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 Topic commun ϟ The end begins for the cat

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MessageSujet: Topic commun ϟ The end begins for the cat   Mar 24 Juil - 0:15

L’air frais de la nuit s’était engouffré dans mes cheveux, dans ma maudite robe de soirée. Il glaçait mes bras, me filait la chair de poule. Et puis, tout redevint calme. Mes talons avaient touchés le sol dans un atterrissage net et précis. Alors que le commun des mortels se serait ramassé sur la chaussée, j’avais vécu la chute au ralenti. Anticipant le moindre de mes mouvements, le moindre millimètre : réception parfaite. Devant moi, la clarté obscure d’une ruelle plongée dans la pénombre. Le calme froid et parfait, l’odeur d’une fuite toute fraiche, les pas, la course qui résonne encore sur le bitume glacé. Derrière moi, l’agitation de la mairie, la maire vociférant comme l’espèce de dictatrice qu’elle était ; Spencer qui, plus prudent que moi n’allait pas tarder à descendre ; la lumière de la petite salle où nous avions passé notre soirée. Et enfin, sous mes pieds, les débris du carreau cassé. Le verre brisé de la déchéance, de la vérité, de la lâcheté et du désespoir aussi. J’avançais de quelques pas… peut-être Spencer allait-il croire que je l’attendais. L’attendre pour traquer, quelle bonne blague ! Chasser c’était mon métier, il le savait, il avait remarqué que je pistais de plus en plus souvent ces derniers temps. Suivre Spencer, c’était comme enrouler des écouteurs autour de son I-pod : il fallait défaire les nœuds, et c’était chiant, jusqu’à preuve du contraire ça ne servait strictement à rien. Sauf que j’en étais convaincue, cet homme n’était pas aussi sympathique et innocent qu’il le prétendait. Qui essayait encore de faire croire cela ? Dans cette ville même le plus innocent des pasteurs risquaient de tromper sa femme avec la grande blonde plantureuse du coin. Croyez-moi, le dossier est soigneusement rangé dans mon bureau avec le smiley « XD » stylisé au marqueur rouge dessus. Bref, tout cela pour dire que je n’attendrais pas ce mythomane compulsif, pas plus que j’étais surprise que Chandler Bannister soit le voleur des précieux bijoux de mâdame l’Impératrice de Taleville. J’étais Katherine Richter après tout. Il était de notoriété publique que plus rien ne m’étonnait (à part les potins de Rosie, parfois), les gens étaient tous fous et prêts à faire n’importe quoi s’ils étaient assez désespérés pour.
Sans perdre une seconde de plus à méditer sur les vices de mon espèce, j’abandonnais mes fidèles escarpins et je m’élançais à la poursuite du réceptionniste. Pieds nus, je n’étais qu’une ombre. Déjà au lycée j’excellais en course de vitesse, et les nombreux joggings nocturnes improvisés ne m’avaient pas fait régresser, au contraire. J’avais maintenant atteint de la vitesse, de l’endurance. A vue de nez Chandler n’était pas ce genre de gars qui prenaient soin de leurs corps. Non, il était ce mec casanier qui préférait regarder la télé plutôt que de courir comme Castiel par exemple. Je n’aurais donc aucun mal à le rattraper. De plus, je savais où il habitait.
Je tournais à gauche à vive allure, sortit mon portable de ma poche, sans ralentir, et appuyais sur la touche numéro cinq de mes contacts abrégés. Le numéro de ma rousse préférée. Celle-ci devait encore se tenir proche de la mairie, elle avait tout sous les yeux.

« Rosie, c’est encore moi, dis-moi… Spencer est à mes trousses ? La police ? Régina ? Ils sont partis où et comment ? C’est très important, il va essayer de s’enfuir, je vais le retenir mais je n’aimerais pas l’abîmer tu vois, ou qu’il explose mon nez. Mon visage c’est sacr… »

J’embrayais à droite, elle déboula de nulle part. Pas le temps de réagir, ni d’un côté, ni de l’autre. Les deux phares braqués sur moi arrivaient à une vitesse bien supérieure à celle en règle. Je sentis la taule froide faucher mes jambes nues, mon épaule cogner le pare-brise et mon corps entier rouler au-dessus du toit du véhicule. Tellement surprise, je notais même la couleur de l’imposante berline : noire. Classique, on ne pourrait jamais l’identifier.
Je restais en suspens. Une, deux secondes, avant de retomber lourdement sur le sol avec un « CRACK » sonore. La respiration coupée, j’aurais voulu crier, hurler, je ne pouvais pas. J’étais comme prisonnière. Mes cheveux roux barraient mon visage ensanglanté, et une larme se mêla au sang. C’était vraiment une mort stupide.

La dernière chose que je vis, ce fut la lumière agonisante de mon portable. Alors qu’une flaque écarlate commençait à se répandre autour de moi, je sombrais dans les ténèbres.

C’était vraiment une mort stupide.

* * *

La jeune femme était allongée dans un lit aux draps immaculés. Autour d’elle, des machines, ils avaient sorti le grand jeu. Cela faisait plus de quarante-huit heures que son état restait inchangé. Plongée dans l’inconscience, son corps fin et agile était désormais brisé. Cette nuit de conseil marquait donc la fin de l’emprise de Kat sur la ville ? Et, pendant que des évènements étranges se déroulaient dans la ville, la chambre de Katherine semblait être comme un autre monde. Pas de cadavre, pas de sourire pour autant. Les habitants de Taleville, des curieux aussi bien que des amis étaient venus rendre visite à l’endormie. Les uns espéraient que c’était pour la dernière fois, d’autres restaient à ses côtés. Dans tous les cas cela ne laissait personne indifférent, cependant, il ne fallait pas oublier qu’on parlait de Kat. Même inconsciente, sa présence pourrait bien délier des langues, faire ressurgir des haches de guerre enterrées ou même des passions refoulées.

N’oubliez jamais : Kat is watching you.



Consignes HRP : Aucun tour n’est prédéfini à l’avance, vous pouvez poster quand vous voulez, ce que vous voulez du moment que cela se passe à proximité de la chambre de Kat. Que vous ayez ou pas un lien avec elle (au pire si vous en avez pas envoyez moi un mp , je vous trouverais un truc à faire) vous pouvez participer (prévenez juste dans CE TOPO). Et sinon beh … pleurez-moi si je vois que la situation se coince j’interviendrais entant que pnj pour mettre un peu d’huile sur le feu



Dernière édition par Katherine D. Richter le Mar 24 Juil - 17:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Topic commun ϟ The end begins for the cat   Mar 24 Juil - 17:16

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

J’avais décidé de ne pas assister à la tenue du conseil de ville. J’avais fait acte de présence au début histoire de… Pour tout dire, l’histoire du voleur ne m’avait pas vraiment intéressée. Je n’avais même pas cherché à spéculer, ça n’était pas mon genre. Par contre, ce que j’avais fait, c’est rester à l’extérieur, adossée au mur près de la porte d’entrée à l’extérieur et je m’étais réchauffée les mains avec mon café et des clopes.

Le compte rendu des événements serait de toute façon sûrement fait par Spencer dans son journal. Je ne savais donc pas vraiment ce qui s’était passé mais je fus bien surprise de voir passé en courant respectivement trois personnes. Chandler, Katherine et Spencer… Le tout à des intervalles irréguliers, je suis persuadée qu’aucun d’entre eux ne m’avait vu.
Il était assez simple de déduire que le coupable était Chandler mais il y avait une police à Taleville, aussi, je ne bougeais pas d’un pouce. Qu’est-ce que ça me rapporterait. Et puis Katherine était bien plus rapide que n’importe qui dans cette ville. Quant à Spencer… Pas la moindre idée.
Je regardais sortir les gens un par un après ce drôle de spectacle. Soit les gens rentraient, soit ils allaient discuter de ce qui était arrivé ce soir.

Je discutais avec quelques collègues ne voyant pas le temps passer et quand je me rendis compte de l’heure qu’il était, je m’empressais de rentrer. À pied… Ma voiture était en rade et je ne savais as encore si elle était réparable. En plus, je devais nourrir Matho.
Mais voilà, à peine étais-je arrivée à hauteur de l’hôpital que je voyais une ambulance débouler.

Je ne suis pas curieuse de nature mais… J’entrais malgré tout pour savoir ce qui se passait. Je me faufilais au service des urgences et ce fut très clair. Katherine Richter avait été renversée.
Mes sentiments à son égard étaient assez mitigés mais je patientais malgré tout. J’entendis aussi parler d’une autre personne nettement moins amochée et certainement pas par une rencontre avec une voiture. Allez savoir pourquoi, je sus que c’était Spencer, simplement en entendant crier après l’infirmière. Non, je n’ai pas encore de pouvoir de médium.

Je me rapprochais de la chambre de Kat’ et je m’assis sur les chaises disposées contre les murs. Je n’allais certainement pas aller lui rendre visite mais c’était l’occasion rêvée de voir un petit drame et d’avoir des surprises. Les braves gens de Taleville, dont moi, avouons-le franchement, semblaient avoir un penchant très net pour les drames. C’est fou ce qu’on pouvait apprendre en étant au bon endroit au bon moment.

Bien entendu, ça ne me servait à rien. Je ne concevais pas les émissions de la radio et pour les potins, nous avions déjà ce cher loup qui nous en révélait des pleines plâtrées à chaque édition du journal.

Je me saisis d’un magasine vieux de plusieurs mois sur la table à côté de moi et commençais à le feuilleter. Véritablement sans intérêt, je le reposais.
Je me mis à cogiter un peu quand même. Il était assez rare de voir les gens s’arrêter dans notre belle ville, il y avait quand même relativement peu de chance que ce soit un étranger à notre patelin qui ait renversé Kat’. Ça ne me rassurait pas forcément de avoir qu’il y avait un chauffard remarquable et surtout un fuyard de cette espèce en ville.

Sérieusement, ça m’aurait fait flipper si j’avais choppé mon animal ce soir avec ma voiture. J’aurais vraiment eu les jetons de peut-être être la responsable mais j’avais choppé la bête il y avait quatre jours de ça. Hallelujah.

Je sais, c’est un peu mesquin de penser à soi dans pareille situation mais après tout… Pour le moment, il n’y avait rien à faire à part attendre.

« Excusez-moi mademoiselle, si vous n’êtes pas de la famille, je vous demande de partir. »

« Il n’y a pas foule dans le couleur que je sache, je ne dérange pas, je partirais quand je dérangerais. Je prends des nouvelles. »

Elle me regarda, persuadée que ça allait me faire bouger, je me saisis d’un autre vieux magasine. Elle déguerpit.
♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

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Dernière édition par Abygaëlle T. Kiefer le Jeu 9 Aoû - 11:45, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Topic commun ϟ The end begins for the cat   Dim 29 Juil - 11:15

Ray venait d'entrer à l’hôpital de la ville, un petit bouquet de fleurs à la main., fraîchement cueilli en forêt. Il était d'ailleurs en tenue de garde forestier, avec ses chaussures de randonnées, ses vêtements marrons et verts. Rien de bien élégant, mais en même temps ce n'était pas forcément le lieu pour. Et de toute façon, il n'était que de passage.
Il avait entendu parler de l'accident. D'ailleurs, qui n'était pas au courant dans cette ville que Katherine Ritcher s'était faite renverser par une voiture ? Spencer Weber allait encore avoir de la matière pour son journal !
Bref, il n'était pas là pour penser à ce gars, mais bel et bien pour Kat. Oui, car il appréciait cette jeune femme, même s'il était difficile de la cerner. Elle a tendance à mettre son nez un peu partout, et à pointer là où il ne faut pas, mais n'est-ce pas pour ça qu'elle est détective ?

Enfin cet accident venait encore noircir le tableau de Taleville. Entre l'histoire du vol chez le maire, le cadavre découvert et maintenant ça, il y avait de quoi plomber l'ambiance ! Et ça ne loupait pas ! Les habitants ne parlaient plus que de ces événements. Il faut dire que d'habitude, Taleville est une ville plutôt tranquille., alors la moindre perturbation donne matière à parler.
Il ne savait pas vraiment quoi en penser d'ailleurs. Qu'est-ce qui avait poussé Chandler Banister à commettre ce vol ? Pourquoi chez Mme le maire ? Il l'avait croisé une fois ou deux et il l'avait perçu comme un jeune homme sympathique et sans histoire. Était-ce une sorte de vengeance ? Car Mme le maire était loin d'être appréciée de tous ! Ou alors, peut-être était-il tout simplement cleptomane. Ou encore, ne vivait-il pas assez confortablement.
M'enfin...on pouvait faire nombre d'hypothèses !

Ray croisa une infirmière et demanda des nouvelles de Kat. Elle lui répondit que son état était stable pour l'instant mais toujours inconsciente. Elle lui fit comprendre qu'elle avait eu de la chance car elle avait frôlé la mort. Pour finir, elle lui indiqua le numéro de chambre et s'en alla rapidement, appelée par ses responsabilités.
Il suivit donc les couloirs, croisa des médecins, des infirmières, des visiteurs, comme lui. Un cortège à grande vitesse de personnel de l’hôpital faillit le bousculer. Il ne se sentait pas vraiment à l'aise dans ce lieu. Cela sentait le désinfectant à plein nez et ce n'était pas forcément agréable !
Il pensa alors à Meg et espéra ne jamais avoir à mettre les pieds ici pour elle...

Il arriva enfin de la chambre et toqua. Évidemment, personne ne lui répondit puisqu'elle était inconsciente. Il se demanda même pourquoi il avait toqué. Par réflexe sûrement.
Il entra et s'arrêta net lorsqu'il la vit dans le lit. Tout un tas de tuyau la reliait à des machines dont il ne comprenait pas la fonction. Il reconnaissait seulement le bip régulier du cardiogramme. Il s'était attendu de la voir dans un mauvais état mais la réalité était tout de même difficile à encaisser.
Se rendant compte qu'il restait figé sur le pas de la porte, il s'avança vers elle. Elle semblait dormir sereinement.
Était-ce vraiment de la chance lorsqu'on était dans cet état ? Et quand elle allait se réveiller...la douleur sera forcément violente. Bon, peut-être pas. Les médecins doivent sûrement l'anticiper.
Il était debout près de son lit, et se demanda ce qu'il faisait ici, avec un bouquet de fleurs. Elle ne le verrait pas...Mais il n'était pas le seul à avoir fait ce geste car quelques bouquets étaient déjà présents dans la pièce. Rien à voir avec le sien d'ailleurs, qui semblait ridicule à côté des autres.
En tout cas, les personnes avaient eu la bonne idée d'amener un vase ou un pot. Lui, se retrouvait coincé avec ses fleurs. Il vit alors un verre vide et le remplit d'eau.
Il y installa enfin les fleurs, et le posa à l'écart des autres.

Heureusement, il était seul. Il ne serait pas entré si elle avait eu de la visite de sa famille ou de proches. Après tout, il ne la connaissait pas très bien non plus même s'il l'appréciait. On ne pouvait pas dire qu'il appartenait aux proches. D'ailleurs, il se demanda si elle avait de la famille dans le coin, ou s'il elle était au courant de l'accident.
Tout ce que lui avait pu faire, c'était lui ramener un petit peu de forêt ici. Il savait qu'elle l'appréciait autant que lui.
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MessageSujet: Re: Topic commun ϟ The end begins for the cat   Sam 4 Aoû - 21:39

Démasquer le voleur, c’était une chose… Éviter qu’il se casse, c’en était une autre. Incomparable fail de madame le maire qui était encore plus contrariée. Chandler s’était fait la belle. J’avais vu Kat se faufiler derrière une porte et Spencer aussi. Allez savoir… Moi ce que j’en dis, c’est qu’elle fait ce qu’elle veut. Ça fait trop longtemps que je n’avais plus aucun impact sur sa vie à la cousine.

Le spectacle d’aujourd’hui était terminé alors à quoi bon rester à traîner à la mairie ? Comment ils disent déjà dans les films ? Ah ouais… Circulez, y a rien à voir. Alors je circulais. J’étais un bon citoyen, très respectable et puis je voyais suffisamment ce lieu quand je venais travailler, pas besoin d’y traîner plus que nécessaire.
Je me faufilais pour sortir de là, tout en évitant les parents. Je n’avais vraiment pas envie des les avoir dans les pattes ce soir. Pas qu’ils m’emmerdaient mais… ils m’emmerdaient.

Alors que je marchais tranquillement, clope au bec… - Oui, c’est mauvais pour la santé il paraît mais on s’en fiche. - …je me mis à cogiter un peu. Ça m’arrivait de temps en temps de retourner les événements dans ma tête. Le brave type du patelin avait craqué. Comme quoi, pousser à bout, n’importe quel clampin pouvait péter un circuit. Tranquillement sur le chemin du retour, j’avais le portable qui me démangeait ou plutôt, le mode silencieux qui me harcelait. Les parents. Sans doute les questions habituelles d’acharnement au contrôle. « Où es-tu ? Que fais-tu ? Rentre à la maison. » Je regardais l’engin et tout naturellement, j’appuyais sur la touche rejeter et puis éteindre.
Avant, je les balançais mais ils ont fini par ne plus les remplacer ce qui était assez contrariant. Financer soi-même le rachat de téléphone m’avait appris une chose… Pour ça, faut de l’argent. CQFD.

Une fois à la maison, je vis passer une ambulance. La soirée n’était-elle donc pas finie ? Mince, j’avais dû rater un drôle de spectacle. Je jetais un coup d’œil par la fenêtre et puis j’ai vu des gens converger vers l’hosto. Oiseau charognard que j’étais, je rallumais mon portable. Non pas pour joindre mes vieux mais un de mes potes. Je voulais savoir s’il avait des infos.
Pas de bol, je les ai eu mes infos, ma cousine, MA cousine venait de se faire renverser. Je n’étais pas vraiment du genre à m’en faire pour quelqu’un mais c’était elle.
Je remballais mes émotions et je sortis en trombe, passant devant mes vieux sans même chercher à répondre à leurs questions. Je n’étais pas le genre à me taper un sprint mais une fois n’est pas coutume, je l’ai fait et très franchement, je n’étais pas le champion du 100 mètres. Alors une fois à l’hôpital, j’étais à moitié en train de suffoquer. La course, c’était vraiment pas fait pour moi.

Je repris mon souffle, appuyé sur mes genoux comme un vieux tuberculeux. Après deux bonnes minutes, j’avais retrouvé assez de souffle pour parler. J’apostrophais une infirmière histoire de savoir où se trouvait le bureau des infos.
Une fois planté devant, je réclamais le numéro et l’étage de la chambre de Kat’.

« Seul la famille proche est autorisée monsieur. »

Elle était conne ou bien elle le faisait exprés. Je me demandais bien qui ne savait pas dans cette ville que Kat était ma cousine. Visiblement, il y en avait encore qui ne savait pas. Je m’emportais.

« C’est ma cousine espèce de bonne à rien ! Elle est où ? »

Elle bafouilla vaguement deux nombres. Étage et chambre je suppose. J’y courais comme un dératé, une fois encore. Arrivé à l’étage, on tenta encore de me refouler. Je perdais patience. Déjà qu’à la base, ça n’était pas mon fort… je regardais l’infirmière en chef, mes ongles, de nouveaux l’infirmière.

« Du vent vieille bique. » Ça, si tout le couloir ne l’avait pas entendu, c’est qu’ils étaient sourds.

Je la virais de mon chemin et je passais. Non mais quand même… Oui, bon, d’accord, j’étais inquiet surtout en entendant deux personnes discuter. Elle était dans le coma. Bien, au moins, elle ne risquait pas de savoir que j’étais venu. Manque de bol, y avait déjà un clampin, le garde chasse.
Je choppais un bouquet dans un vase sous le regard accusateur de je ne sais qui, je virais la carte et j’entrais. Tant pis pour le côté j’m’en tape. Au pire, ma défense était toute trouvée, si elle y passait, qui donc allais-je faire chier ?
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MessageSujet: Re: Topic commun ϟ The end begins for the cat   Mer 15 Aoû - 18:08


la mort. elle vous broie le corps, le coeur et l'esprit. elle est dangereuse. elle fait mal sans vous avertir avant. elle vous perturbe. elle vous tourmente. car vous êtes perdu, ne sachant que faire. vous voulez alors nier vos sentiments et vos questions qui sont à l'intérieur de vous.


TOPIC COMMUN △ INTRIGUE N°1 △ A L'HÔPITAL

La situation s’était à présent calmée. Un peu calmée car je restais quand même assez inquiète, soucieuse et angoissée. J’avais préféré prendre sur moi après avoir vu l’état de Spencer. Ce dernier avait été sous le choc, et je n’avais pas voulu l’anéantir avec une dispute de couple ou mes questions stupides. Je n’étais pas venue le voir pour lui faire subir un interrogatoire, mais parce qu’il avait besoin de moi. Certes, notre entrevue avait été assez… étrange, mais finalement, tout était presque rentré dans l’ordre quand j’avais quitté sa chambre avec gros sur le cœur. Car, je ne voulais plus le quitter… J’avais tellement eu peur de le perdre ce soir. Et, j’avais encore peur. D’ailleurs, en marchant dans le couloir, je tenais les clés de l’appartement de Spencer. Je les serrai avec force, comme si j’avais peur de les perdre. La peur me rongeait tellement. Je refusais de retourner à l’hôtel sachant que le réceptionniste était le voleur. Et s’il s’en prenait à moi étant donné que j’étais la petite amie de Spencer Weber ? A cette interrogation, je me mis soudainement à trembler. Heureusement que Spencer m’avait passé ses clés de son appart, afin que je puisse être un peu plus tranquille… et en sécurité. Mais j’aurais nettement préféré rester dans sa chambre, quitte à violer le règlement de ce putain d’hôpital de merde. Je voulais être présente pour lui, ne jamais le quitter. Etre toujours là pour lui. Malheureusement, je ne pouvais pas ce soir. Je devais renoncer à ses bras, à sa chaleur, à ses mots, à sa voix et à ses baisers. J’avais tellement besoin de passer la nuit avec lui… Hélas.

A présent, je me dirigeai sans grande conviction vers la sortie. Mes pas résonnaient lourdement contre le carrelage de l’hôpital. J’avais zappé la porte de la chambre de Katherine lorsque j’étais sortie de celle de Spencer… Cependant, le bruit de mes pas s’estompa. Je venais de m’arrêter, face à la porte de sortie, celle qui me permettait de rejoindre l’accueil puis la véritable sortie de l’hôpital. Je semblais hésitante. Je venais de snober Katherine, en quelque sorte, vu que je n’avais pas posé un seul regard sur sa porte. Je m’étais d’ailleurs faufilée parmi les infirmières, les docteurs, les patients et les visiteurs, discrètement comme si je voulais passer inaperçue. « Excusez moi, vous êtes en plein milieu mademoiselle ! » me dit une voix féminine, poliment. Je sursautai, puis je me mis à chercher du regard mon interlocuteur. Quelques secondes plus tard, je vis une infirmière, qui attendait patiemment derrière moi pour passer, le sourire aux lèvres. « Je… Je-Je suis désolée Madame » bredouillai-je, terriblement gênée. Puis, je me décalai de l’entrée m’asseyant sur un fauteuil qui se trouvait à quelques pas de la porte. L’infirmière m’adressa un dernier sourire, pour ensuite disparaitre derrière la porte.

A nouveau seule, je retombai dans un nouveau mutisme tout en me perdant dans mes pensées. Et si j’allais voir Katherine ? Elle en valait quand même la peine ? Surtout qu’il semblait qu’elle était dans le coma… Et si elle ne revenait pas ? A l’inverse, à son réveil, comment allait-elle réagir si je n'étais pas venue la voir ? Si je ne revenais pas sur mes pas, j’allais m’en vouloir. J’allais regretter. Je me mis alors à fixer la porte de la chambre de Spencer, pendant quelques minutes, toujours silencieuse. Et par rapport à Spencer ? Voulait-il que j’aille voir Katherine ? Je soupirai doucement, perdue. Finalement, je bondis sur mes pieds brutalement pour revenir sur mes pas et me diriger vers la chambre de Katherine. Arrivée devant la porte, je vis alors une image choquante. Katherine, du moins, le corps de la jeune rousse, terriblement…. En mauvais état. Ses yeux étaient fermés comme si elle faisait la sieste. Je fus pétrifiée pendant un court instant qui me parut une éternité. Mais je n’arrivais pas à faire un pas de plus. Jusqu’ici, Katherine avait tout fait pour me protéger contre Spencer… Malheureusement, elle n’avait pas réussi à se protéger elle-même. Je me sentis alors coupable… Etrangement coupable.


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    L'AMOUR EST LE PLUS PUISSANT DES POUVOIRS.On dit que rien n’arrive par accident, on se prend parfois la réalité en pleine figure, et parfois, elle s’impose lentement à nous, malgré tout nos efforts pour l’ignorer (c) sunday.
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MessageSujet: Re: Topic commun ϟ The end begins for the cat   Mer 22 Aoû - 15:33

Si on faisait abstraction de tous les tuyaux qui la reliait aux machines, on pouvait lire une certaine quiétude sur le visage de Kat. Elle était simplement endormie...Elle ne devait pas souffrir ainsi. Mais qu'en serait-il lorsqu'elle se réveillera ? Elle devait, bien sûr, être déjà sous morphine. Mais était-ce assez pour une personne consciente ? Et si jamais elle ne se réveillait pas ? Certains seraient sûrement soulagés d'être débarrassés de cette fouine. Mais d'autres, malgré tout, devait la respecter un minimum et l'apprécier pour ce qu'elle était. C'était le cas de notre garde forestier. Il préférait ne pas penser au pire. Cela serait un grand malheur dans la famille de Kat si cela devait arriver. Qui pouvait bien être le coupable ? Pourquoi avoir fauché cette jeune femme ? Etait-ce le réceptionniste de l’hôtel ? Il était peut-être un voleur, mais de là à être un potentiel meurtrier...

Il avait entendu dire que les personnes inconscientes pouvaient entendre les paroles des visiteurs. Etait-ce vrai ? En tout cas, il ne se voyait pas lui parler. Pourquoi parlerait-il à une personne endormie ? Il y avait de quoi être ridicule !
Cependant, après réflexion, cela ne coûtait rien d'essayer...
Il prit donc sa main et lui dit simplement : « Courage Kat ».
Que pouvait-il lui dire d'autres ? « Soit forte » ? « On est tous avec toi » ? Ridicule !

De plus, il sentit comme une présence. Il se tourna vers la porte, il y avait Elliot Richter. Super ! Ray espérait qu'il n'avait rien vu de tout cela. Il retira sa main et le salua d'un mouvement de tête.
Qu'allait penser le cousin de la victime ? Oui, il savait parfaitement qu'ils étaient cousins, non pas par Kat, mais par Amy la « miss potins ». Il ne savait si lui le connaissait. En même temps, on ne pouvait se tromper vu sa tenue de garde forestier !
Il s'éloigna légèrement du lit pour laisser la place à Richter.

-Je suis désolé pour votre cousine, dit-il.
Cela paraissait peut-être comme une phrase bateau mais en réalité il était parfaitement sincère.

Lui aussi avait amené un bouquet de fleurs...beaucoup plus présentable que le sien. Un de plus ! Se réveillera-t-elle à temps pour les voir et les apprécier ?
Il ignorait maintenant ce qu'il devait faire. Devait-il partir ou rester ? Elliot Richter avait peut-être besoin d'être seul avec elle.
Il préféra alors quitter la salle.

-Bon, je vous laisse tranquille. Au revoir.
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MessageSujet: Re: Topic commun ϟ The end begins for the cat   Sam 25 Aoû - 13:05

Merde. Merde, merde, merde. Rosie jura tous les noms inimaginables et encore ininventés en se baissant pour ramasser son sac. Ramenant sa crinière en arrière, elle reprocha à tous les gens faisant la queue derrière elle que c’était de leur faute. Après avoir rangé, ou plutôt jeté en vrac ses affaires dans son sac, elle paya son café et partit la tête haute et la poitrine gonflée. Tous des minables ! Ouais. Encore heureux qu’ils fassent de bons cafés. Pas comme à l’hôpital. Foutu hôpital. Elle détestait cet endroit. Froid et sinistre, où il n’y avait que des geignards en mode momie, qui ne cessaient de se plaindre. Et où le café était répugnant.

Rosie marcha les quelques mètres qui éloignaient l’hôpital du café d’où elle revenait, et entra de nouveau dans cette bâtisse qu’elle haïssait tant, et dans laquelle elle traînait depuis deux longues journées. Deux longues journées à rester avachie sur un fauteuil qui sentait l’alcool et le médicament, à lire des magazines et faire leurs quizz, à boire des cafés dégueulasses, à manger des steaks surgelés et des compotes au goût périmé, à s’ennuyer à mourir, et à veiller sur Katherine, sa meilleure amie après sa propre sœur Charlotte.

Elle marchait dans les couloirs, son gobelet de café chaud à la main, quand une roue vint lui bloquer le passage. La rouquine sentit une douleur monter, quand son pied se fit écraser par une vieille aigrie en fauteuil roulant. Scandalisée, elle attrapa d’une main un manche du fauteuil, lui fit faire un demi-tour sans prêter attention à l’air choquée de la vieille, et le poussa de toutes ses forces dans le couloir, non sans lui adresser un signe de main vulgaire.

Tout ceci ne serait jamais arrivé si cette foutue voiture n’avait pas percuté Katherine. Et même, si Chandler le voleur n’avait pas fui comme un lâche. Tout s’était passé très vite. C’était au conseil de la ville, quand le maire avait annoncé qui était le vrai coupable, et qu’il s’était enfui à toutes jambes pour échapper aux conséquences. Mais il était passé par la pièce où Katherine était, avec Spencer, et bien sûr, elle n’avait pas pu s’empêcher de lui courir après. C’était Kat. Aussi agile qu’un chat, aussi rusé, mais également aussi intrépide. Elle fonçait dans le tas, sans réfléchir. Elle était féline et imprévisible. Après tout, elle n’avait pas un job ordinaire.

Rosie et tous les citoyens étaient sortis en trombe de la mairie, mais tous étaient restés sur le trottoir, devant le porche, à observer la scène comme s’ils regardaient un film. Son téléphone avait sonné et elle avait décroché à toute vitesse quand elle avait vu le nom de Kat s’afficher. « Rosie, c’est encore moi, dis-moi… Spencer est à mes trousses ? La police ? Régina ? Ils sont partis où et comment ? C’est très important, il va essayer de s’enfuir, je vais le retenir mais je n’aimerais pas l’abîmer tu vois, ou qu’il explose mon nez. Mon visage c’est sacr… »

Et bang. Rosie n’avait pas même eu le temps de répondre à aucune des questions de Kat, cette dernière ne lui en laissant même pas l’occasion. Le seul mot qui sortit de sa bouche à cet instant fut brouillon, saccadé, tremblant, perçant, horrible. « KATHERINE !!! » avait-elle hurlé comme une furie en lâchant son téléphone, les yeux arrondis par la stupeur. Devant elle s’était déroulé le choc. Personne n’avait vu arriver. Ce fut brutal, net, rapide. Le corps fragile de Katherine roula sur le toit avant d’atterrir lourdement sur le goudron. La voiture ne s’était pas arrêtée.

Depuis, Rosie restait à son chevet, insultant les infirmières de mal faire leur boulot, et ne les laissant même pas faire les tâches quotidiennes. Rosie n’insistait même pas, elle leur ordonnait de la laisser faire la toilette, braillant qu’elles avaient beau avoir leurs diplômes, elles n’en restaient pas moins inutiles. « Ne la touchez pas vous bande d’ignares ! Kat ne me pardonnerait jamais si elle savait que j’ai laissé des oies obèses vernir ses ongles ! » Et c’est ainsi qu’elle gagnait. Et qu’elle ne leur laissait pas le choix. Depuis deux jours elle ne dormait presque plus, restant éveillée dans l’espoir que Katherine se réveille enfin, avec son fameux sourire jusqu’aux oreilles. Ce sourire-là, qui brillait même dans l’obscurité. Ce sourire-là qui lui manquait. Kat lui manquait.

Rosie poussa doucement la porte de la chambre d’hôpital de son amie, non sans adresser un regard à la porte de la chambre de Spencer, lui aussi hospitalisé. Il lui semblait l’avoir entendu parler avec une femme, sans doute Jude. Rosie ne rendait pas visite à son patron quand sa petite amie lèche-bottes était là. Elle n’avait pas la force de se battre avec elle en ce moment. Pas depuis l’accident. Alors elle passait de la chambre de Kat à la chambre de Spencer, discutant un peu avec son patron et lui caressant le front, blaguant un peu avec lui, puis elle retournait veiller sur Kat, seule, parfois avec Pandore. Aujourd’hui néanmoins, elle découvrit avec horreur que Katherine avait des visiteurs, et pas les meilleurs.

D’abord une fille qu’elle n’avait jamais vue de sa vie, et qu’elle ne pensait pas non plus avoir jamais vu avec Katherine. Et puis, un homme, un peu rustique, qui ne lui disait rien non plus. « Mais vous êtes qui vous ? » demanda-t-elle sans gêne, de la méprise dans sa voix. Il n’eut pas le temps de répondre, quand soudain, un Richter entra dans la pièce. Elliot, le cher cousin de Katherine. Rosie le reconnut de suite. Bien qu’il soit beau mâle, il était arrogant, trop arrogant, et elle n’aimait pas qu’on se croit mieux qu’elle. Katherine lui avait parlé de son cousin, sa réputation le précédait. Un vrai lapin au lit. Et un vrai connard. Ray lui adressa des mots de réconfort. Rosie fit le contraire.

« C’est maintenant que tu arrives toi ?! » hurla-t-elle à son égard sur le ton le plus froid du monde. « Ta cousine s’est pris une bagnole en pleine face, en pleine face ! Il y a deux jours ! Katherine est dans le coma ! Et tu arrives que maintenant, et même pas la queue entre les jambes, comme si tout était normal ? Pauvre con ! » Sur ces hurlements, elle lui balança un flacon de vernis, fermé, à la figure. Et comme si la journée n’était pas déjà assez horrible, Jude fit son entrée. Du moins, Rosie aperçut son visage d’ange derrière la porte, collé à la vitre. Elle regardait Katherine, le teint presque aussi pâle que l’endormie.

Se sentant de trop, et peut-être voulant éviter une nouvelle scène de Rosie, Ray quitta la pièce. La rouquine soupira et s’avança vers la porte également, pour la retenir de se fermer. Elle lança un regard hautain à Jude, et siffla entre ses dents. « Entre, si tu veux » Elle ne la regardait pas dans les yeux, ayant trop honte d’être gentille avec elle. Car oui, pour elle, ce geste était gentil. Depuis qu’elle veillait sur Katherine, elle ne laissait pas entrer n’importe qui. Mais après tout, Jude était une amie de Katherine. Aussi idiot que cela paraissait à Rosie, Kat aimait bien Jude. Chose qu’elle ne comprenait pas. Elle fit entrer la blondinette et ferma la porte derrière elle. Maintenant, c’était entre Rosie, Jude, Elliot et sleeping beauty.
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MessageSujet: Re: Topic commun ϟ The end begins for the cat   Sam 25 Aoû - 15:26

Manque de bol, en entrant dans la pièce je n'avais pas prévu une chose… ou plutôt… quelqu’un. Rosie. En réalité, dans l’ordre des gens que je ne pouvait pas sentir – et la liste était sacrément longue – il y avait mes vieux, le shérif, mon boss, Rosie, Spencer et etc…

Me plantant devant Rosie, bras croisé avec mon bouquet de fleur, je la dévisageais de haut.

« Tu veux pas fermer ta grande gueule pour une fois Rosie ? T’es dans un hôpital, pas dans une foire agricole alors la ferme. Je suis déjà venue la voir, écrase deux secondes, mets-la en sourdine, bref… Ta gueule. Va donc prendre l’air et lâche-moi les baskets ma grande. Respire, tu vas nous faire un infar’ avant l’heure. Note bien, ça me ferait de vacances. Fais-moi donc ce plaisir, étouffe-toi avec ton venin ou mieux, empoisonne-toi avec ton vernis à ongles. »

L’impolitesse avec elle, c’était inné, notre seul moyen de communication valide à vrai dire. Rosie n’avait pas besoin de savoir que j’étais profondément touché, choqué, troublé, blessé par ce qui était arrivé à Kat’, il ne manquerait plus qu’elle aille l’ouvrir et j’étais vu.
J’esquivais la bouteille de vernis tout en regardant mon bouquet de fleur improvisé. Une fois le virus roux sorti de la pièce, je respirais presque. Certes, j’avais hurlé sur les deux infirmières que j’avais croisé en venant mais Rosie m’avait vrillé les tympans. Cette emmerdeuse montée sur haut talon était un véritable poison, tout comme sa sœur d’ailleurs. Je ne pouvais pas les encadrer, c’était plus fort que moi. À croire que c’était inscrit dans mon sang.

« Allez Rosie, on s’appelle et on se fait une bouffe ! Bisous chérie, oublie pas les macarons, tu sais que j’adore ça ! »

Connasse… Voilà la seule chose qui me venait à l’esprit et puis surtout, de quoi je me mêle ? Oui, Kat’ était dans le coma, oui c’était son amie mais il ne fallait pas non plus pousser mémé dans les orties. C’était ridicule à ce stade là.
Je regardais Rosie sortir alors que la conquête de Spencer entrait. Ma foi, ma cousine en connaissait du monde… Et malgré tout, je me sentais l’effet d’un intrus. Jamais je n’aurais montré que cela m’affectait, c’était une évidence. Comme si quelqu’un pouvait y croire… Je m’étais tellement évertué à cacher la personne que j’étais et à mentir que j’étais devenu mon propre mensonge sous bien des angles.

Passé le doute. Je mis les fleurs dans un vase. Pas de carte, au moins ne saurait-elle pas qu’elle venait de moi, enfin… si on veut. Je regardais Kat’ dans cet état déplorable et j’avais une envie viscéral de retrouver le responsable et de les briser les rotules à grand coup de masse. Pas violent pour deux sous, je me serais pourtant délecté du spectacle, vous pouvez me croire.
On dirait toujours que les riches avaient des valeurs morales erronées et dans mon cas, on imaginait même pas à quel point.

Dans cette ville, personne n’avait jamais réussi à me toucher en dehors de Kat’, personne ne comptait plus qu’elle malgré les apparences. J’aimais Kat’ sincèrement et réellement. Si personne ne le savait, y compris elle, c’était pour une bonne raison, je le cachais bien. La seule personne qui arrivait à me toucher c’était elle et elle était étendue là, à se battre à cause d’un connard qui n’avait pas été fichu de regarder où il allait.

Je jetais un coup d’œil à la nouvelle arrivante et je décidais de m’approcher de ma cousine pour lui murmurer quelque chose à l’oreille. Quelque chose qui me ressemblait. J’étais persuadé qu’elle ne pouvait pas m’entendre de toute manière. Je ne croyais pas en cette foutue théorie qui disait qu’un comateux pouvait tout entendre.
Je murmurais.

« T’as intérêt à te battre, t’as intérêt à revenir, faut qu’on se parle, qui je vais emmerder d’autre dans cette putain de ville à part les frangines Bennet… »

Je me reculais, hésitant un instant à sortir et pourtant, je le fis. Un café me ferait le plu grand bien.
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MessageSujet: Re: Topic commun ϟ The end begins for the cat   Sam 25 Aoû - 17:11

« Mais qu’est-ce que tu veux que je te dise Eddy ? Elle est partie, elle est partie ! Maintenant t’es libre mon gars, va danser la tecktonik sur les ailes d’un avion ! Tu peux même aller te souler dans ce club de strip-tease… tu sais, celui juste à la sortie de la ville où ta sœur travaille tous le samedi et se fait tripoter par de vieux garçons encore plus gras que toi ! »

Sourire. Petit tapotement sur l’épaule. Fuite. Masque de compassion : out.

Ce n’était pas la première fois que ça arrivait. Que des gens de son staff croient au personnage sympathique et à l’écoute que Charlotte Bennett devenait une fois qu’elle était à l’antenne, et que, par la même occasion, ils tentent de gratter deux-trois conseils du cœur comme les pauvres auditeurs qu’elle écoutait chaque soir. Sauf que les auditeurs, ils raquaient leurs mères. Trente-cinq cents/minute, temps qui comprenait les pauses pubs et les disques que Charlotte se faisait un plaisir de passer. Mais bon, converser avec l’aînée des Bennett, c’était un honneur ! La jeune femme s’étonnait de ne pas s’être fait proposer une augmentation ! Après tout, elle était une célébrité ! Une célébrité épuisée d’être harcelée par ces fervents fans et qui ne demandait qu’une chose : un viennois et sa petite sœur pour élaborer le prochain plan d’attaque contre cette blondasse décolorée qui tournait autour du rédac’ en chef dont la petite s’était entichée.
Elle l’avait déçue d’ailleurs, Rosie, quand elle lui avait plus ou moins avoué que le mec qu’elle convoitait sortait déjà avec une autre. Les Bennett ne se faisaient pas doubler. Elles ne tombaient pas amoureuses non plus, voilà le résultat ! Ca n’allait pas du tout ça ! Oh non ! Foi de Charlotte ! Une fois sa cadette en tête à tête, elle allait remettre les pendules à l’heure ! Même si le plan pour conquérir Monsieur Boss incluait un pieu, des cris et du sang.
Mais en attendant, il fallait déjà la trouver Rosie ! Dieu seul savait ce que fichait cette gamine ! Déjà quand elle avait trois ans lors de vacances campagnardes (que Charlotte avait détestées), on l’avait perdue puis retrouvée deux heures plus tard en couche culotte en train de nager dans une flaque de boue ! (La rouquine n’en a aucun souvenir mais Charlotte déjà fourbe du haut de ses cinq années a conservé la photo).

Ah oui. C’est vrai. SE : code sirop d’erable. La BFF réduite à l’état d’un pancake.

Déjà installée au volant de son 4x4, Charlotte ne releva pas le pied de la pédale d’accélération, elle se contenta de donner un violent coup de volant pour faire demi-tour en direction d’un des endroits qu’elle haïssait le plus : l’hôpital. Ce n’était pas spécialement parce qu’elle trouvait ça triste… les malades, les mourants, les femmes veuves et les enfants orphelins… non. Elle détestait les hôpitaux parce que Charlotte avait une phobie assez atypique : elle avait une peur bleue des vieux.
Ces personnes âgées, ces mamies gâteaux, les rides, l’arthrose, le parfum Chanel ouvert depuis la nuit des temps et toujours pas terminé. La jeune femme ne comprenait pas cette vénération pour ces vieux os qui avaient déjà presque un pied dans la tombe. Elle frémissait déjà à l’idée de pénétrer dans cet endroit qui sentait le vomi, le temple de l’ancêtre et de la peau de vache. Quelle idée elle avait eu Katherine Richter de vouloir faire sa Catwoman et de partir à la poursuite de cette crapule de Chandler-machin ?!
Non, Charlotte aimait bien Katherine (enfin, c’était un grand mot). Elle n’avait rien contre elle, elle trouvait que c’était une fille sympa, qui s’habillait avec bon gout mais qui monopolisait un peu trop sa sœur. Pour Char, qui aimait attirer tous les regards, l’accident de Katherine n’était qu’un stratagème de plus pour attirer l’attention.

Sur ces pensées, les lèvres pincées, elle arriva enfin à destination. Griller trois stops, ce n’était jamais une perte de temps. Elle se gara sur deux places, comme bonne propriétaire de gros motorisés, et sorti du véhicule comme un boulet de canon.

« Katherine Richter ? »
demanda-t-elle à la vieille chouette de l’accueil qui pionçait sur son magazine de sudoku. Elle tapota avec une lenteur horripilante sur le clavier et, après deux minutes, elle réussit enfin à prononcer intelligiblement le numéro de la chambre de la détective privée. Charlotte y partit à grands pas. Quand, soudain, une grand-mère dans son fauteuil roulant sortie de nulle part la heurta de plein fouet.

Il n’y avait qu’un mot pour décrire le regard que la jeune femme lui lança : sinistre. La vieille tenta la technique de la tortue et rentra sa petite tête fripée dans ses épaules. Cela n’eut pour effet que d’ajouter un rictus malsain à la tête délicieusement effrayante que tirait déjà Charlotte. Elle ne comprit pas ce qui lui arriva. D’un coup de pied la brunette bousilla les freins du fauteuil et, aussi vive que l’éclair, elle lui fit faire un demi-tour et la rejeta dans le sens inverse.
Avant même de voir si Mamie Nova avait fini sa vie en s’encastrant dans le mur, Charlotte faisait demi-tour en direction de la chambre quatre-cent trente-deux, non sans avoir pris le temps de mettre une pièce dans l’antique distributeur de l’hosto pour commander son café viennois. Avant de s’en saisir, elle essuya soigneusement le gobelet en plastique avec un mouchoir en papier, qui savait quelles sortes d’MST pouvaient trainer sur ce truc ? C’était tout simplement écœurant !

Sa boisson bouillante en main, elle se dépêcha d’enfin trouver le cadavre de Richter et accessoirement, sa sœur. Mais lorsqu’elle arriva, en poussant négligemment une blondinette d’un coup de hanche, elle ne s’attendait pas à tomber sur un champ de combat.

« Allez Rosie, on s’appelle et on se fait une bouffe ! Bisous chérie, oublie pas les macarons, tu sais que j’adore ça ! »


Un grand blond à l’allure de benêt parlait comme ça à sa sœur ? Mais il avait bouffé un kebab avarié ou quoi ? Lorsque il libéra l’angle de vision pour aller chuchoter quelque chose à l’oreille de l’endormie, le regard interdit de Char croisa celui de Rosie. Et, alors qu’il allait pour sortir, la jeune femme lui adressa son plus joli sourire.

« Hep, tu vas où comme ça ? Tu sais ce qui va bien avec les macarons ? Le café. »

Sans que personne n’ai le temps de réagir, elle lança le breuvage infecte et fumant sur le torse du jeune homme. Puis, le menton en l’air, l’allure impériale, elle continua son chemin sans plus prêter attention à lui.

« Rosiiiiiiiiiie ! Mais ça fait bien deux jours que je ne te vois plus ma chérie ! Tu veux bien m’expliquer pourquoi le vernis à ongle que tu as acheté la semaine dernière est en train de rouler dans le couloir ? »

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MessageSujet: Re: Topic commun ϟ The end begins for the cat   Jeu 30 Aoû - 11:33

J’étais venu avec de bonnes intentions, j’étais venu voir ma cousine que quelqu’un avait renversé avec sa voiture et s’était enfui ! Et au lieu d’être tranquillement là à lui parler dans le vide de choses dont elle ne se souviendrait pas… Il y avait cette bécasse de Rosie qui faisait une scène de ménage digne du plus grand soap. C’état ridicule. Cette pimbèche me cassait les pieds au plus au point. Je ne l’avais jamais aimé et elle ne m’avait jamais aimé. En fait, je n’aimais pas les Bennet et les Bennet ne m’aimaient pas. Qu’elles aillent au Diable avec leur manière de princesse de bas étages.
J’aurais voulu être seul avec Kat’ mais bien entendu, ça ne serait jamais possible avec tout ce monde et le cercle s’agrandissait ! Alors que je disais à cette chère Rosie de ne pas oublier les macarons, sa connasse de sœur arriva comme une fleur et renversa son café sur ma veste. Je n’étais pas violent mais j’étais d’un naturel emporté. Le café était naturellement brûlant et ce contact m’arracha une grimace. Je ne retirais pourtant pas ma veste ni ma chemise pour aller demander un t-shirt abominablement quelconque à un infirmier. Personne ne m’avait jamais vu torse nu et il y avait une bonne raison à ça.

J’attrapais un vase plein d’eau où siégeaient des fleurs en m’assurant de choisir le vase avec l’eau la plus ancienne possible à en juger par l’état des fleurs. Je me dirigeais vers Charlotte et le lui retournait sur la tête.

« Ca te rendra moins nauséabonde très chère. Les fleurs apportent une jolie touche de couleur à ton teint et puis une bonne douche froide ne peut que te faire le plus grand bien chérie. »

J’envoyais le vase se fracasser contre le mur, l’expédiant ainsi entre les deux sœurs. J’étais en colère, en colère comme je ne l’avais jamais été et ça se voyait sur mon visage.

« En plus des macarons, n’oubliez pas de changer l’eau des fleurs mes amours puisque je ne suis même plus le bienvenu au chevet de ma propre cousine ! »

Forcément, notre petit trio avait attiré l’attention et le spectacle étant fini ainsi que tout danger, une infirmière m’entraîna à l’écart alors qu’une jeune femme que je connaissais vaguement était en train de parler à une infirmière. Je n’eus pas le temps d’entendre ce qu’elle disait que je me retrouvais assis dans une chambre vide et qu’on me retirait ma veste.

« Non mais c’est pas bientôt fini ? Je vais très bien, foutez-moi la paix et allez donc vous occuper de ma cousine au lieu de vous enraciner comme une bonne à rien. »

L’infirmière n’en fit rien me répondant sur un ton cinglant qu’il n’y avait qu’une seule chose à faire pour Katherine, attendre et rester calme. Ben voyons, comme si nous allions rester calmes ? Ca n’était pourtant pas un secret que les Bennet et moi ne nous entendions pas du tout. Elle rajouta qu’en plus, elle devait vérifier si je n’étais pas brûlé. Comme si c’était important… Mais je retirais ma chemise, pourvu qu’on me relâche après. Je n’étais que légèrement brûlé, vraiment pas de quoi faire un drame, c’était ridicule. Mais l’infirmière s’arrêta pour voir autre chose, autre chose que je cachais.

« Si vous en parlez à qui que ce soit, je vous jure de vous faire expédier en mission humanitaire au fin fond du trou du cul du monde sans un radis en poche. Maintenant trouvez-moi un t-shirt ou quelque chose, je vais bien ! »

Je dus attendre un moment, assis sur le lit, j’allais refermer la porte en la claquant, histoire de bien signifier que le premier qui rentrerait aurait affaire à moi, le tout, sans me montrer vraiment. Qu’ils aillent tous au diable dans cette ville. Tous autant qu’ils étaient. Voilà ce que ça rapportait de s’inquiéter pour quelqu'un.
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MessageSujet: Re: Topic commun ϟ The end begins for the cat   Jeu 30 Aoû - 12:03

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

J’étais venue pour voir Katherine mais j’étais loin de me douter que j’allais assister à un combat de coq car pour moi, c’était à ça que ça ressemblait. Le pauvre garde chasse était parti alors que Richter envoyait la jeune Bennet sur les roses de façon très impolie. Je n’étais pas le top de la politesse mais il fallait reconnaître qu’il avait une manière bien à lui d’être impoli.
La pauvre petite copine de Spencer avait assisté à tout ça sans réagir. Je pouvais la comprendre. Personnellement, je ne me glisserais jamais dans des querelles comme celle-là, il y avait toujours trop de dommages collatéraux. Pour couronner le tout, la grande sœur Bennet, pétasse parmi les pétasses… Oh pardon, je m’égare, c’est personnel… Venait de débarquer pour en rajouter une couche. Comme je m’y attendais plus ou moins, le fils Richter avait réagi. Ça devenait n’importe quoi. Je me levais et allais chercher quelqu’un capable de mettre un terme à tout ça ou alors capable de trouver quelqu’un capable de calmer le jeu.

Le fils Richter fut emmené pour voir si le café de Charlotte n’avait pas causer de dégât. Pour m’être déjà brûlée avec du café, je trouvais que c’était en effet une bonne idée. Je passais à côté de cette très chère Charlotte, dégoulinante d’eau croupie à en juger par l’odeur. Je déposais près de Kat’ une enveloppe scellée.

« J’espère que tu te rétabliras Kat’ et que tu auras le courage de lire un petit quelque chose en te réveillant. »

Je ressortais de la chambre et repassais à côté de Charlotte avec un sourire certain.

« Il faut croire que même hors des bureaux, tu es un peste. C’est rassurant. »

Je lui fis signe et je m’éloignais. Je ne m’abaisserais pas à créer un esclandre dans un hôpital. Je fis également signe à la petite blonde et à Spencer. J’étais polie moi ! Je pris le chemin de la sortie, il n’était pas vraiment crucial que je sois là. J’entretenais de bons rapports avec Kat’ mais pas assez bons pour supporter Charlotte Bennet, diva de la radio, emmerdeuse de première classe, en dehors du boulot.
Qui sait, avec un peu de chance, elle se ferait jeter de l’hôpital en même temps que sa sœur et Richter. La tranquillité des patients, même à Taleville, c’était une priorité et là, je supposais facilement que la tranquilité des patients était en danger.

Je m’allumais une cigarette une fois sur le pas de l’entrée de l’hôpital. Je soupirais. Ça n’était certainement pas dans ces conditions qu’elle allait se rétablir… Enfin, ça n’était pas mon problème. Je regardais derrière moi et haussais les épaules. J’avais suffisamment de choses à gérer pour ne pas me rajouter en plus les problèmes de quelqu’un d’autre. J’espérais juste que Kat’ lirait ma lettre. Certes, ça n’était pas grand-chose mais c’était une marque de soutien suffisante à mon sens.

Je me mis en route vers chez moi. Je serais encore à pieds quelques temps. Ma voiture n’était pas prête d’être réparée malheureusement. Sur le chemin, je souris. Avec un peu de chance, le fils Richter finirait peut-être par tuer Charlotte. Ils ne semblaient pas s’aimer du tout. Dire que tout ce beau monde était réuni dans un même couloir. C’était un cocktail explosif. J’aurais peut-être dû rester au final. Mais c’était du voyeurisme, ça n’était pas une bonne idée du tout. J’avais vraiment autre chose à faire comme par exemple, préparer mon prochain spectacle en plein air. Le plafond du théâtre n’était pas assez haut pour me permettre de jouer avec le feu.

Après quelques mètres, j’avais fini par penser à autre chose. Ce qui se passerait à l’hôpital, je l’apprendrais bien assez vite. Taleville était une petit patelin quand il s’agissait de véhiculer les rumeurs ou les faits divers.
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MessageSujet: Re: Topic commun ϟ The end begins for the cat   Dim 9 Sep - 17:53

Un week-end en amoureux en perspective. Voilà quelques choses d'incroyablement et étrangement stressant. Rien que d'y penser, ça lui donnait des frissons partout. Les poils de ses bras se lever et il avait l'impression qu'un courant d'être lui caressait le dos. Mais si il y pensait d'une autre manière, ça pouvait très bien se passer et ça pourrait être une très bonne expérience. Il passa sa main devant son visage, glissant jusqu'à la masse qui lui servait de cheveux tout en se laissant tomber sur son lit. Une légère douleur à l'épaule lui rappela la bagarre derrière la salle du conseil. Chandler qui le regarde dans les yeux.

C'était son ami.

Le seul ami qu'il avait eu et voilà comment ça c'était fini ! Bon sang, il l'aurait aidé si ce con lui avait demandé. Il aurait donné une part de la fortune weber si c'était nécessaire. Voler le maire, mais quel con ! Il laissa son poing tombait contre le matelas de l'hôpital. Et si Chandler était le mec derrière le volant de la voiture qui a percuté Katherine ? Il ferma les yeux, il essaya de se souvenir du moment. Quand il avait aperçu Katherine, quand il avait vu la voiture filait. Il ré-ouvrit alors brusquement les yeux et se leva presque aussi vite. Il ouvrit le tiroir du petit meuble à roulette près de son lit et attrapa un stylo. Il retourna la feuille qui lui avait donné le médecin et écrivit quelques numéros, puis des lettres. Il resta bloquait, en réalité il essayait de se souvenir de la plaque d'immatriculation de la voiture. Il resta ainsi une bonne trentaine de minute.

« - Putain ! »

Il balança violement ce qu'il était posé sur le meuble - dont la feuille. Il était en colère. En colère de ne pas se souvenir. Ça faisait déjà quelques jours qu'il était à l'hôpital - quand on est un Weber, les médecins regardent tout et rien pour être sûr que vous n'allez pas mourir bêtement sur le lit. Pourquoi n'avait-il pas eu ce réflexe plus tôt ? Il entendit alors un bruit derrière la porte. Il se demandait si c'était Rosie, après tout voilà un moment qu'elle reste près de Katherine. Il s'arrêta près de sa porte qu'il ouvrit doucement. Il ne l'ouvrit pas complètement, juste assez pour voir ce qui se passe en face. En réalité, une infirmière venait de débarquer. Grosse, bloc note sous le bras. Robe qui donnait l'impression de craquer aux moindres pas. Bref, une réplique de Terminator en patate. Spencer aperçu Jude qui visiblement était allé rendre visite à Katherine. Elle était amie ? Spencer n'en avait pas la moindre idée. Il resta perplexe en voyant Rosie dire qu'elle n'allait pas partir si facilement, mais Charlotte l'attrapa lui jurant qu'il fallait absolument qu'elle se regarde devant une glace pour voir les dégâts qu'avaient causés ses deux jours. Spencer adorait ses jumelles. Rosie surtout, mais Charlotte était drôle dans son genre.

Il aperçut Aby et automatiquement il ferma la porte. Ok, encore une fois que faisait-elle là ? C'était quoi le délire, c'était la journée porte ouverte dans la chambre de Katherine Richter ou tous les habitants de la ville s'était soudain souvenus de son existence ?

Il ré-ouvrit la porte, apercevant le garde forestier partir sans dire quoi que ce soit. L'infirmière rentra dans la chambre de Katherine et Spencer remarqua quelques choses d'étonnant. Sa main tremblée. Cette main qu'il avait posée sur la poignet de la porte tremblée étrangement. Il regarda sa chaire un moment quand il entendu l'infirmière rouspétait contre Rosie. Il sorti la tête de sa chambre regardant l'infirmière disparaitre après avoir tourné au fond du couloir. Il regarda si quelqu'un était dans le coin et quand il silence se fit, il traversa l'espace entre sa chambre et celle de Katherine. Il ouvrit la porte et soudain, il senti son coeur s'arrêta. Etendu là, Katherine.

Le bruit des machines autour de son lit, un vrai stress. Il prit une grande respiration, se décidant à avancer vers la chaise posée près du lit de la jeune femme. Assis, il regarde la salle, en fait le tour avec ses yeux. Il avait l'impression qu'il ne pouvait pas la regarder longtemps. Que c'était trop dur. Ses yeux se posent sur la main de Katherine. Elle a l'air endormi. On dirait qu'elle va se réveiller d'une minute à l'autre. Pourtant, Spencer savait, il savait qu'elle était dans le coma. Il se mordit la lèvre reposant ses yeux ailleurs. Il avait envie de lui parler, mais il ne savait pas quoi dire. Tout en évitant toujours de la regarder il attrapa alors rapidement sa main. Il laissa échapper un sourire idiot.

« - T’es complètement gelé, Richter. »

Il sera plus fort la main de la jeune fille. Il senti alors des picotements. Puis une eau salé ne tarda pas à venir perlaient ses joues. Il pleurait. Il pleurait ouvertement, sans se cacher. Il pleurait à en faire tomber des gouttes sur les draps blancs de la jeune femme.

« - C’est frustrant. Complétement frustrant de savoir que si j’avais pu être plus rapide, si j’avais pu… tu ne saurais pas dans cet état-là. » Et il posa ses yeux sur Katherine. Continuant à laisser toute cette frustration prendre le dessus sur lui. « - Reviens s’il te plait et pardonne moi. »

Putain, il se sentait coupable. Comment avait-il pu tomber si bas ?

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