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 ▽ l'obscure crapulerie du coeur humain semblait ne pas avoir de limites.

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toothless. i could've sworn you had teeth.


→ INSCRIT DEPUIS : 07/01/2013
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→ JOB(S) : fut un temps j'étais étudiant en histoire nordique, maintenant, simple assisant à la bibliothèque - de quoi payer le loyer.
→ HUMEUR : explosivement curieuse.



MessageSujet: ▽ l'obscure crapulerie du coeur humain semblait ne pas avoir de limites.    Lun 7 Jan - 20:07

Ruben Nogard
CRÉDIT - OBLIGATOIRE

« Son plus ancien souvenir : les visages des géants penchés sur elle, les voix comme des rochers roulants et une odeur de gaufre brûlée. L'odeur provenait de ses cheveux. Elle y avait mis le feu et presque tous avaient cramé. »
"This is something that everyone knows :"

NOM & PRÉNOM(S) : ah, une longue histoire qu'est mon prénom - mon oeil. Si certains préfèrent l'originalité à appeler leurs enfants Luka ou Lorenzo, il faut croire que les origines de mon père ont tranchées. Ruben me fait largement penser à une marque de barbapapa, mais il en est de mon prénom. Ruben. Pour le nom de famille, je le trouve amusant comme poétique. Nogard, et maintenant, à l'envers tout ceci ce qui donne dragon. ♦ DATE DE NAISSANCE ET AGE : en plein mois de Décembre, le 7 même. Et, au jour d'aujourd'hui je suis âgé de 24 ans. ♦ ORIGINE(S) : mon père était islandais, ma mère est américaine. Je suis, je suis ? ♦ EMPLOI ET/OU ETUDE(S) : je faisais des études en histoire nordique (danois, islandais, norvégien et suédois), au jour d'aujourd'hui je suis simple assistant à la bibliothèque - rien de bien fou en somme. Tout en continuant évidemment à faire mes curiosités sur les pays froids de mon côté. ♦ STATUT : ce qui intéresse c'est le souriant charismatique ouvert. Or, je suis tout l'inverse. Ce qui fait que je suis destiné au célibat, n'allez pas croire non plus que je n'ai jamais eu d'histoires, mais disons qu'elles sont plutôt rares.

QUELQUES INFORMATIONS ESSENTIELLES SUR TOIle dessin, s'il y a une chose dans laquelle Ruben n'excelle pas, c'est le dessin. Oh pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé. Il aime à croire maintenant qu'il a deux mains gauches et s'il s'avère doué concernant l'histoire, le monde artistique n'est certainement pas pour lui. A moins que cinq barres et un petit ronds soient acceptés pour paraitre dans une grande galerie - et encore ayez des doutes à ce propos.

le ciel, quand certains vouent un culte pour les petits oiseaux, les grands immeubles et j'en passe, concernant Ruben il n'y a pire obsession que le ciel. En plus de vivre au dernier étage d'une grande bâtisse, il pourrait passer des heures à le regarder sans rien faire. Essayer de voler ? Sa mère lui a une fois raconté que gamin, il s'est jeté du haut de son lit pour battre des ailes. Il faut croire que l'expérience n'a pas été concluante. Mais, il n'est certainement pas assez dingue pour se laisser tomber du haut de je-ne-sais-combien d'étages. Ah le ciel, les nuages, la pluie, même le temps, toute une histoire d'amour.

le soleil, ce bon détonateur de bonne humeur. On ne peut que sourire en voyant un rayon de soleil. Sans savoir pourquoi, Ruben lui n'est pas friand des journées trop ensoleillées et chaudes. Non, il a plus tendance à vouloir s'enfermer dans son frigo qu'autre chose. Journée de pluie, de neige, comme de grêle, tout lui va tant qu'une brise froide vient lui caresser la joue.

les grimaces, pas forcément le plus expressif dans son genre, quand il se décide à tirer la tête ou quoi que ce soit, ça ne passe pas inaperçu. Dans le registre des têtes marquantes, Ruben pourrait convenir parfaitement. S'il sait parfaitement jouer des yeux, il n'en est que catastrophe du reste. On en vient plus à en rire qu'autre chose et tout le sérieux fini par disparaitre - ce qui a tendance à lui taper sur le système, ce n'est plus un secret pour tout le monde.

tactile, même si au départ il se montre des plus réfractaires, Ruben n'en est pas moins une machine qui aime toucher. Ne serait-ce qu'une main, une tignasse ou autre chose, il lui est impossible de rester les mains vides. Et s'il y a une chose qu'il gardera pour lui, c'est qu'il aime tout particulièrement qu'on s'occupe de lui, non pas forcément d'être le centre d'attention, mais déjà aimant tout ce qui est froid, il demande juste un peu de chaleur humaine.
les sentiments, quel drôle de bordel. On pourrait penser que c'est un grand maladroit, et d'une certaine façon il y a un peu de vérité. Malgré tout, s'il peut paraitre comme un ours bourru et un ermite coincé dans sa caverne, s'il vous porte dans son coeur, ce sera pour un bon bout de temps. Si un de ses proches se trouve être à l'hôpital totalement dans le gaz, il restera le temps qu'il faudra jusqu'au réveil. Quitte à dormir sur une vieille chaise bancale, quitte à avoir le dos en miettes.

la colère, reste une chose bien improbable. Enfant, Ruben était ce genre de gosse survolté à crier pour un oui et non, tout un caprice pouvait se lire dans ses yeux. Pourtant, depuis l'accident qui a causé la perte de son cher père, il voit les choses autrement - et surtout grâce à Grim à vrai dire. S'il se révèle tête de noeud aux premiers abords, il n'ira jamais jusqu'à hurler à la mort. Pourtant, il reste quelqu'un à prendre les choses, encaisser sans broncher, jusqu'au jour de l'explosion. Dans ce cas, on pourra voir dans ses yeux le furie nocturne.

TRAITS DE CARACTÈRE ♦ ah Ruben. Que dire à son propos ? Bien des choses, surement trop à vrai dire. Même lui n'arrive pas à se connaitre, et si durant l'adolescence il se cherchait, il n'a toujours pas gagné ceci : se trouver. Aux premiers abords, il peut paraitre comme quelqu'un de profondément froid, à la limite de l'asociabilité. On se fie peut-être trop à la première phrase, aux premiers mots. Parce que si les mots peuvent donner un sacré coup, les yeux n'en restent pas moins une porte ouverte sur l'âme. A l'intérieur de Ruben se trouve une flamme des plus ardentes, on ne sait réellement pourquoi. Gonflée d'espoirs et d'idéalisations peut-être enfantines, il se complait dans son monde et ses illusions. Voler un jour reste son rêve, oui, non pas prendre l'avion, mais se voir pousser des ailes et avaler les nuages d'un coup de dents. Il est ce sourire un peu maladroit, cette incompréhension du monde extérieur, des autres qu'il tente tant bien que mal de cerner. Ruben désire apprendre, est d'une curiosité presque étrange - non pas pire que son très cher ami Grim, ça, c'est un fait. Il n'est pas rare de le voir le nez plongé dans un bouquin, et ce qu'il peut lire reste dans le médiéval/fantastique. Il ne trouve aucun intérêt aux histoires d'amours qui se finissent de la même manière. Bien que foncièrement agréable avec ceux qu'il apprécie particulièrement, il n'a cessé d'apprendre au fil du temps que la violence ne faisait rien gagner. Alors Ruben ne fait que prendre les coups, jusqu'au jour de la complète explosion. Dans ce cas, il vaut mieux reculer, mieux fermer les yeux et encaisser. Bombe à retardement, retard de bombe. Peu expressif, parait comme simple armure de glace, sous cette peau se cache pourtant un coeur battant à vive allure. Passionné par tout et impressionné par rien, une simple page blanche qui ne fait qu'écrire son histoire. Ou plutôt, il ne fait que tout recommencer.


CHAPTER ONE ♦ "Because we all lived in a fairytale."




A L'EPOQUE TU ÉTAIS : à la base, je ne crois pas avoir eu de nom. Sauf qu'une personne est entrée dans ma vie et a décidé de me nommer Krokmou. Prénom peu orthodoxe, surtout pour un dragon - mais j'crois que ça, c'est venu du fait que je n'avale que du poisson. Krokmou, Croque-mou, croquer du mou, enfin, je ne vais pas vous faire un dessin. ♦ LE CONTE : Dragons. ♦ TON RÔLE DANS L'HISTOIRE : je suis censé être la pire bestiole, l’insaisissable furie nocturne. Impossible de me voir, ni de m'attraper, et pourtant, faut croire qu'un gamin a réussi à m'avoir. Une longue histoire d'amitié entre l'animal et l'homme. ♦ DE QUEL COTE ES-TU ? : le bien, enfin, je crois. ♦ TON DERNIER SOUVENIR : le vent sur mes écailles, le vide, du gris autour de nous et Harold tombant au fil des nuages. Moi augmentant la cadence, l'attrapant contre mon corps et puis, plus rien.

le Furie Nocturne, le plus rare des dragons, une majestueuse créature ailée, sombre comme la nuit, aux yeux de chat, qui crache des boules de feu bleues, ne ratant jamais ses coups et que personne n'a jamais vu, juste entraperçu. Il ne vole jamais de nourriture.

Le responsable de ma prison, le responsable de ma presque mort, de ma mise au sol. Je le vois, planqué derrière ce rocher, je ne sais pourquoi il se butte à rester, mes mises en garde ne sont peut-être pas claires ? J'en viens à me dire que ça ne sert plus à rien, me lovant contre la terre chaud, je regarde ces arbres et ces oiseaux qui s'y cachent. Nostalgique d'une perte, d'une dose de liberté que je ne pourrais surement jamais récupérer. Ce n'est pas faute d'avoir essayé, pourtant, il faut croire que ce gamin a eu raison de ma force. Je ne sais plus, une pierre quelconque, moi m'écrasant au sol, coincé dans un filet. Il n'a pas osé planter son couteau dans mon coeur, n'a pas daigné me mettre à mort. Que me veut-il alors ? Est-ce qu'il essaiera à nouveau de causer ma perte ? Roulant simplement des yeux, la paix est bien loin de se faire sentir. Il sait que je l'ai remarqué, mais malgré tout, il s'aventure sur ce chemin bien glissant. Alors que j'entends des pas se rapprocher de moi, un autre son, quelque chose qu'il traine. Machinalement je relève ma pauvre tête bien engourdie et me rapproche de lui, perplexe. Un panier en osier, contenant quelque chose. Sans rien demander, il ouvre et fait tout tomber. « Tu dois avoir faim ... » Ses yeux témoignent une certaine peur, après tout, qui a jamais osé s'approcher de moi ? Fallait-il seulement le pouvoir, et il doit bien être le seul depuis à avoir eu cette chance de m'approcher. Le dévisageant de mes deux yeux, il l'ouvre, fait tout tomber, dévoilant du poisson, oui rien que de ça. Si certains se nourrissent de moutons, même d'humains, j'ai tendance à préférer les animaux de la mer, je ne sais réellement pourquoi. Le suivant des yeux, il attrape l'un deux et un pas, puis un autre, s'approche de mon cas. Petit à petit, je baisse ma garde, ne voyant dans son regard qu'une grande compassion et dans ses mains, seulement ce poisson. Alors qu'il s'arrête d'un coup sec, c'est à mon tour de m'approcher de ce jeune garçon. Gueule ouverte, j'entends son rire résonner tout à coup. « Bah, t'as pas de dents ? Tu sais, le poisson c'est mou, mais quand même faut que tu - » Sans lui laisser le temps de finir sa phrase, mes belles dents sortent de ma gencive, avalant d'un coup sec la bestiole et lui en tombe royalement à la renverse. « Croques. » Il fait alors papillonner ses deux yeux clairs, à mon tour j'imite sa position, assis au sol. Sans peur, sans rien de bien grand, comme si tout un climat venait de s'installer, aucune intention de tuer, juste s'approcher. Intérieurement, je ne fais que rire de cette situation, je fais deux têtes de plus que lui, si ce n'est plus. Il tente alors de me sourire, et tant bien que mal j'essaie de répondre à cet amusement. S'il a été cet élément qui aurait pu causer ma perte, Harold a aussi été ce renouveau. Avoir confiance en l'être humain, en ceux qui voulaient notre perte, notre fin.

Une odeur de cendres, une odeur de feu et d'une bataille qui ne fait que trop bien s'annoncer. Comme si les choses ne pouvaient être plus compliquées, il en va de notre survie, de toute une existence, de la fin d'une vie difficile pour nous les dragons. Attendant patiemment la venue de celui qui est le seul à avoir su grimper sur mon dos. Sa course folle le mène vers moi et dans son regard, je ne peux que lire une détermination sans faille et une confiance absolue en l'être que je suis. Grimpant vivement sur mon dos, je sens sa main passer sur mes écailles, un encouragement - du moins le connaissant ça ne peut être autre chose. Une certaine peur commence à prendre place à moi, comme si nous allions parfaitement y passer. Pourtant, une petite voix dans ma tête me dit : à deux vous êtes invincibles. Harold le sommes-nous vraiment ? Qui pourra conter notre valeureuse histoire ? Qui ? J'aimerais que ce soit toi, que ce soit eux, que nous en revenions gagnants. Un saut, un battement d'ailes et nous voilà dans les airs. Le vent claquant sur mes écailles me montre à quel point le froid peut faire souffrir, malgré tout, mon sang pulsant réchauffe mon corps, mes membres, mon tout et ce feu interne ne peut que me permettre de survivre. Une bâtisse, d'autres dragons nous accompagnant et comme si rien ne pouvait être mieux, des boules incandescentes qui fusent dans le vent et s'écrasent un peu partout autour de cette vieille bâtisse grisâtre, fade, monstrueuse - considérée comme notre repère. Tout ceci est peut-être trop facile à mon goût, me montre à quel point la reine doit être stupide de se laisser avoir de cette façon. Pendant que certains s'amusent à rentrer, je préfère rester à l'extérieur, analyser au mieux les alentours. Elle n'est plus, disparue en un claquement de doigts. Et je peux sentir qu'Harold aussi se sent totalement perdu, désorienté. Serait-ce si simple de tout détruire ? Je n'ose y croire. Alors que tout parait prendre une tournure ô combien appréciable, rien n'arrive par hasard, rien ne se fait au mieux. Non pas l'un des nôtres, mais surement une bestiole appartenant à cette femme sans vergogne. Plus grosse que moi, plus dangereuse aux premiers abords et son regard rougeoyant me transperce l'âme. Son dévolu se pose sur moi, la seule logique rester d'utiliser la ruse pour s'en débarrasser au mieux. Un coup de pieds bref pour me signaler que je dois aller à gauche ou à droite, suivant les gestes de cet humain attachant, nous ne faisons que tourner et monter entre les nuages. Alors que j'entends ses mots qu'il peut me murmurer à l'oreille, mes yeux s'écarquillent. Est-il possible de ... ? Un coup d'oeil jeté en arrière, pour simplement m'affirmer que tout ne peut que marcher, il hoche la tête. Alors que la bête aux allures d'un démon s'approche de plus, son énorme gueule s'ouvre. « MAINTENANT ! » Prenant une longue inspiration, je me retourne d'un coup sec, lui jetant mon esprit dans la bouche. Bleue, contrairement à d'autres feux, le mien se trouve être bleu, un hurlement plaintif, la bête qui se retrouve à dégringoler petit à petit. Mais, un soucis persiste, mon dos, je n'y sens plus de présence, ni rien. Mon pauvre coeur ratant un bond d'un coup sec, je me retourne et en plus de cette chose, Harold se trouve détaché de mon dos, courant vers une morte certaine. Mourir ? Lui ? Maintenant ? Je ne puis l'accepter, pas sans moi. Inspirant pour prendre le plus de vitesse que possible, je plonge en piqué, faisant l'effet d'une lame fondant dans l'air. J'arrive bien vite à sa hauteur, ses yeux son clos, son corps parait se décomposer. Enroulant mes ailes autour de son corps pour le protéger du mieux que je peux, l’atterrissage ne sera ni beau avoir et qui sait si nous survivrons. Plus qu'un mot prononcé à l'oreille, une promesse pour l'éternité. Vint alors un bruit d'orage en furie, et ce noir.

"You and no one else."


QUI ES-TU ? : anciennement March, suite à un blasement général, j'ai laissé tomber le personnage tout comme le DC. ♦ CÉLÉBRITÉ SUR L'AVATAR : Kit Harington ♦ AVEZ-VOUS PRIS UN SCÉNARIO ? : nop. ♦ COMMENT TU ES TOMBÉ(E) SUR LE FORUM ? : ouh ça date, par pub j'crois haha. ♦ UN MOT EN PLUS ? : :fuh: :huhu:



Dernière édition par Ruben Nogard le Dim 20 Jan - 11:14, édité 28 fois
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MessageSujet: Re: ▽ l'obscure crapulerie du coeur humain semblait ne pas avoir de limites.    Lun 7 Jan - 20:08



CHAPTER TWO ♦ "now, we are trapped in a curse..."


ruben, 8 ans - route menant à Reykjavik, Islande

Il fait froid. Je n'y vois rien, je n'y comprends rien, tout ce que je sais, c'est qu'il fait froid. Je n'ose pas ouvrir mes yeux, j'ai mal partout, ça me tire dans les jambes, dans les bras et dans le coeur. Entre mes mains, je peux sentir quelque chose de poudreux. Comme de la farine, mais en beaucoup plus gelé. Je ne me souviens pas trop, quoi qu'un peu. La voix de maman s'élevant dans les airs et au fil du temps se faisant de plus en plus forte, comme si le monde ne l'entendait déjà pas assez. Papa s'y mettant aussi, et moi derrière à regarder sans rien pouvoir faire. Il fait froid. Ce voyage c'était tout, c'était un retour aux sources comme le disait si souvent papa, un retour à mes véritables origines. Je ne sais pas trop comment il a rencontré maman, mais il m'a dit que le jour où l'a vu, ça a été le coup de foudre. Une américaine, un islandais. Cherchez l'erreur quelque part ? Une seule passion, deux caractères contradictoires et j'ai pointé le bout de mon nez des années plus tard. Oui, ce voyage c'était tout, maintenant, je sais juste que tout est cassé. Pinçant ma lèvre inférieure, elle est toute sèche, toute rugueuse et brisée. Un peu de sang je crois. Haussant les sourcils, j'arrive tout juste à ouvrir les yeux. Tout est flouté, et blanc. Est-ce que je suis mort ? Reniflant pour ravaler mon rhume, je papillonne petit à petit des yeux. Tout est alors plus clair. Une lumière au bout du tunnel, un feu au loin. Mais pas de celui qui rassure, non je parle plutôt d'un qui fait naître au fond de moi une boule immense. La voiture qui au départ était bleue, n'est plus qu'un tas grisâtre et malodorant. Assis sur le sol, les mains dans la neige, mon ventre se crispe tout à coup, à la recherche d'un regard, d'une voix, je ne le sais. Levant un peu plus mon regard, je crois que là-haut il y avait la route oui. Maintenant, je crois me souvenir. Les cries qui résonnent dans la voiture, rien ne va plus, papa qui ne se concentre pas sur le volant, un camion et un énorme bruit, pire que maman qui s'énerve contre moi lorsque je fais une bêtise. Mon souffle se met à se couper, l'air se fait rare, mon estomac me hurle de tout dégobiller. Je cherche, toujours, sans rien trouver. C'est alors que tant bien que mal, je me décide à me lever, comme si ma vie en dépendait - et à vrai dire, elle en dépend réellement. Un pas en avant, puis deux, et je me retrouve à retomber la tête dans la neige en première. Geignement plaintif d'une peau trop rapidement mise au froid. Grognant contre ma propre personne et contre ce corps qui ne peut plus tenir debout, à nouveau je me retrouve sur mes pieds et j'avance vers une silhouette qui me parait allongée au loin - une autre aussi se trouve à quelques mètres, mais j'essaie de faire petit à petit. Ce chemin, pourtant court, me parait une éternité, toute une vie à avancer d'une jambe à l'autre pour en fin de compte, avoir droit à un corps sur le ventre. La tête plongée dans la neige, je reconnaitrais entre toute cette tignasse foncée à souhait, sombre comme la nuit. « Papa ? » Me laissant alors tomber sur les genoux, je passe mes petites mains froides sur son dos. Je ne fais que le secouer, et je ne peux que faire ceci à vrai dire. Au départ un sourire large comme un croissant, pour finir en une bouche fondue dans la peau. Tout est blanc, tout est brillant et je me sens me transformer au fur et à mesure que je secoue vainement le corps de mon cher père. Même ma voix ne veut plus faire office de mauvais présage, et de ma gorge ne sort que des mots muets. Je fouille dans la neige, à la recherche de sa main, et ce que j'en sors, n'est qu'une chose violette tirant doucement vers le bleue. Un jouet d'enfant, mais en bien moins amusant. Toussant comme le pire des animaux, je sens quelque chose de chose me frapper la joue. Non pas de la neige, non pas un chocolat ou quoi que ce soit d'agréable. De l'eau en abondance, mais pas comme des larmes d'un caprice non calmé. La peur qui commence à me dévorer. « S'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît ... » Que je répète sans me stopper, une prière que ce dieu sourd n'entendra certainement jamais. Juste là, inerte, ne répondant pas à mes pauvres mains qui commencent elles aussi à perdre de leur blancheur, tournant vers celui d'une petite bestiole imaginaire. Et les minutes passent, défilent comme souffle le vent. Je continue toujours, moi, intact, sans aucune blessure - mais rien n'est pire que celle du coeur, ça, maman me l'a toujours répété. Je ne l'ai d'ailleurs pas cherché, je suis reste là, dans le froid. Mon pantalon est mouillé, mon visage aussi mais au moins, il ne se congèle pas. Mes yeux doivent être rouges, je le sens, ils piquent, beaucoup, un peu trop d'ailleurs. Je veux dormir moi aussi, je veux rester dans ses bras, même s'ils sont violets et me rappellent les fleurs que maman aime particulièrement. Mes mains se glissent alors sous son corps et je pousse. Une fois, deux fois, trois fois, j'ai cessé de compter. Son visage, je le vois, oui presque. Mon coeur claque, mon estomac me fait mal et tambourine lourdement contre ma peau. Il va sortir, je le sais, je vais exploser de l'intérieur et de moi il ne restera que de piètres flocons. Alors que mon but apparait de plus en plus sous mes yeux, une autre présence, une autre ombre que je peux déceler, un peu chancelante, un peu sonnée et surtout grelottante. Je n'ai pas eu le temps de le voir, de le regarder dans les yeux, j'ai juste été tiré en arrière par cette main frêle et maigre. Elle ne parle pas, et regarde sans réellement voir. Me tirant vers le chemin inverse, je tape des pieds. « J'VEUX PAS. PAPA IL ... » Mes yeux s'écarquillent, une foule, des bruits que je n'avais pas encore entendu, et si cette femme s'avère être ma mère, tout le reste ne m'est que des inconnus au bataillon. Je me met à hurler d'une colère sans nom, tirant du mieux que je peux sur elle. Des types s'approchent, veulent me faire venir, ils sont habillés de rouge, de blanc, je n'en sais rien, je ne sais plus. Corps tremblant, la machine s'arrête, implose de son mieux. Serrant d'un coup sec la main de cette mère en larmes, je m'abaisse et tout ce que j'ai pu avaler depuis s'écrase sur le sol dans un bruit dégoutant. Le goût salé, le goût sucré, le goût de la mort qui m'a guetté. Une vieille odeur ferreuse, brûlante et cette amertume me calcinant les entrailles.

grim et ruben, 11 et 16 ans - Taleville, quartier résidentiel

Quand la vie ne fait que vous sourire, il faut soit lui répondre, soit la laisser dans votre dos et ne pas remarquer la main qu'elle peut vous tendre. J'ai cessé de trop m’illusionner, de me perdre dans les principes humains. Pinçant avec une certaine nervosité ma lèvre inférieure, je reste assis là, sur ce banc. Depuis des heures j'y suis, pensif, même plus qu'il ne le faudrait. Après tout, à ne trop peut parler, à partir d'un moment les voix internes finissent par réagir seules. Mes cheveux sombres cachant ma vue, je ne voix que le bout de mes pauvres chaussures. Seul. Comme si tout ne pouvait allait pire, j'ai cette réputation, cet amusement quand on peut me voir. Les sourires carnassiers, comme se faire dévorer. Je ne parle pas, je me cache trop derrière mes cheveux et quand je l'ouvre, ce n'est que pour m'enfoncer qu'ils disent. Si certains croient que j'en souffre, que je ne suis qu'un pauvre enfant voulant rompre tout contact, je n'ai besoin d'eux, ils n'ont pas besoin de moi. L'histoire pourrait s'arrêter ici, se fermer sur un joli la fin. Il faut croire que les sales visages en ont décidés autrement. Un mauvais coup du sort je suppose. Un rire sec m'échappe à cette pensée, et je glisse mon visage entre mes mains pour oublier leurs yeux. J'en souffre malgré tout, j'en ai mal à l'intérieur, je ne comprendrais jamais pourquoi ils me considèrent comme ce gamin nocif, dangereux, qui préfère rester au fond de la classe plutôt que de faire des grands sourires digne d'une pub de dentifrice. Ah oui, quelle belle bande ils feraient, tous à sourire, le petit paquet entre les mains, chantant le slogan. Parait-il que seulement les vielles personnes finissent seules, à rester sur leurs sièges, regardant le temps défiler, les saisons se couler et le monde s'écrouler sous leurs pieds. Je n'oserais contredire, pourtant, il n'y a pas qu'eux. J'avouerais préférer être seul vers la fin de ma vie plutôt que dans le début. Serrant d'un coup sec ma tignasse, je secoue ma tête. Non, je ne dois pas penser comme ça. Je n'ai pas besoin d'une parole, pas besoin d'une main quelconque ou d'un sourire rassurant. Je suis seul, et c'est bien mieux ainsi. Ni elle, ni lui, ni personne. Jamais. « Tu sais, tu vas vraiment t'arracher les cheveux si tu continues comme ça. » Papillonnant des yeux derrière mes fines mains, je fronce les sourcils, lâchant cette pression autour de mes cheveux. Baissant alors ma garde, je tourne ma tête vers cette voix que je considère à la limite de fluette. Et pourtant, c'est un garçon qui se trouve face à moi, des cheveux bruns, des yeux clairs pour accompagner le tout et cet air sur le visage, il ne veut ni rire, ni sourire, je pourrais même voir une certaine inquiétude. Mais pourquoi ? « Qu'est-ce que ça peut bien t'faire ? » Que je grogne à son égard. Si certains veulent s'approcher, malgré moi je préfère les faire reculer. Comme un animal jeté en cage en mal de liberté, qui désire briser ses barreaux, ses chaînes pour s'envoler au fil du vent. Même si tout parait simple, c'est une part de vérité. Si seulement il était possible de se faire pousser les ailes et s'allonger sur un nuage. Levant alors mes yeux vers tout ce bleu, j'y vois des oiseaux, du moins ce que j'arrive à en déceler derrière la masse noire me couvrant pratiquement le visage. Je sens le regard curieux du garçon me détailler, essayer de voir ce qui peut se cacher, voir mon visage. C'est alors qu'il tente un véritable acte de bravoure, que quiconque n'a jamais essayé. Même ma pauvre mère n'a jamais tenté de me faire voir la lumière. Un frôlement, un doigt qui se pose sur une mèche de cheveux et je recule derechef, comme s'il venait de m'attaquer. « Essaie ça encore une fois, et j'te jure que je te mords ! » Mise en garde, même une menace. Si moi j'ose à penser qu'il va disparaitre, il reste pourtant planté là à me fixer, un peu béat de cette réponse. On peut dire : attention ou je te cogne mon poing dans la figure, fait gaffe ou je te marave de coups de pieds. Mais, mordre paraitra plus amusant qu'autre chose, je dois avoir mal choisis mes mots. Maladresse infuse, et pourtant je suis bien capable de mordre de toutes mes dents. Debout maintenant, dressé devant lui il dois pas être pas même plus haut que trois pommes. Croisant mes bras sur mon torse, comme pour me protéger de quelconque atteinte à ma personne, durant un instant nos regards se croisent. Large sourire scotché sur son visage, il ajoute. « Continue alors, comme ça tu seras chauve et on pourra voir ton visage. » Comme si rien de plus n'existait pour lui en ce moment même. Je pince ma lèvre inférieure, comme seul réflexe je lui lance un regard cinglant, lui tournant le dos et voulant à tout pris rester dans un lieu où on ne m'embêtera pas. Pourtant, j'entends des bruits de pas, et à moins que ne ce soit un animal, j'ose à penser que c'est ce gamin pas très grand. Alors que je m'arrête quelques mètres plus loin, je continue la cadence en courant, et recommençant à m'arrêter. Je dois avoir la berlue, mais il est en train de me suivre. Sentant petit à petit l'énervement grimper au fond de mon âme, je me retourne d'un coup et lui s'amuse à jouer la carte de je n'ai rien fais. Il est adossé à un mur à regarder le ciel, me jetant un coup d'oeil de temps à autre. Un soupir désespéré m'échappant des lèvres, je suppose qu'il m'a entendu vu qu'il essaie une autre approche. Attrape moi si tu veux, plus il s'approche et plus je recule. A un tel point que je ne vois plus les minutes défiler et même le temps parait se défiler plus rapidement. On s'amuse à quoi ? A rien. Si lui y trouve son bonheur, tant mieux pour son cas. Ce n'est qu’essoufflé que j'arrive enfin devant chez moi, claquant alors la porte, je daigne porter un regard à la fenêtre et je le vois, dans la rue à ma recherche. Ses yeux se jetant sur la fenêtre, je me baisse tout à coup. Maintenant, il sait où je vis, il sait et sans trop savoir pourquoi un large sourire vient illuminer mon visage pour la première fois depuis bien longtemps. Me redressant encore, à nouveau dans cette rue il ne reste plus âme qui vive. Et pour une fois, je peux me dire que ce n'était pas le fruit de ma propre imagination. Coeur claquant, c'est peut-être ça l'amusement, au bout du compte.

grim et ruben, 16 et 22 ans - Taleville, quartier résidentiel

Quelque chose de dégoutant dans l'arrière de la gorge qui ne veut partir, je déambule dans la rue à la recherche de rien. Autour de moi ? Peu de choses, si ce n'est le noir et les étoiles pour se moquer amèrement de moi. L'estomac en vrac, la tête dans des nuages gris, je passe lentement ma main sur ma bouche. J'y vois quelque chose, liquide, un peu de sang sur mes lèvres, un peu d'eau pour s'y mélanger. Tout aurait pu se finir normalement, tout aurait pu se faire calmement. Faut-il croire que je suis un monstre ? Par moment je me pose la question, sans pour autant y répondre. Sans ménagement une furie sourde s'empare de mon corps, sans réfléchir mon poing s'écrase sur un visage, et jusqu'à l'horreur la bataille continue. On en perd une petite, mais jamais la guerre. Et, quand on ne peut se soigner seul, il en va de ceux qui comptent le plus de vous aider. Retourner chez moi dans un pareil état, ne sachant même pas faire un simple bandage ? Tout pourrait s'infecter jusqu'à causer ma perte. Une maison, une porte, et ma main qui s'écrase avec nonchalance dessus à plusieurs reprises. Je n'ai plus la force de frapper assez fort, et si dieu le veut ainsi, je m'endormirais sur le pallier de la porte. Une lumière qui s'allume, une présence commune et quelques grommellements que je peux déceler - tellement ils sont indiscrets. Elle s'ouvre, me crache sur les yeux son blanc destructeur. « Rub' il est deux heures du matin qu'est-ce que t- » Ses yeux s'écarquillent tout à coup, sourire penaud collé au visage, je n'ai pas eu le temps de voir les dégâts. Mais, si je peux marcher, c'est que je n'ai rien de cassé - heureusement pour moi. C'est alors que je sens sa main m'agripper le poignet et tout en jetant un regard sur la gauche puis la droite, il me glisse à l'intérieur. J'ai déjà eu la chance de voir l'intérieur de cette immense maison, une fois, ou deux. Je ne m'en souviens jamais réellement, mais ce que je sais, ce qui me marque à chaque fois, c'est le regard de ce père autoritaire qui est bien loin de me porter dans son coeur. Une pièce, une autre et puis la salle de bain. Je le vois farfouiller dans un tiroir, et j'en passe. C'est tout juste s'il n'est pas en pleine panique. C'est alors que je vois le miroir, son reflet et mon état magnifiquement atroce. Lèvre fendue, joue rouge et arcade sourcilière en miettes. Je n'ose regarder le reste et m'attarder sur mes vêtements déchirés. A peine ais-je le temps de m'assoir sur le rebord de la baignoire que ce cher Grim revient à l'attaque, du produit entre les doigts et un morceau de coton. Associez les deux pour en faire une superbe torture, et l'impact n'en est que trop douloureux. Une injure pour témoigner de mon mécontentement, alors que lui retient un rire en coin, je l'entendrais presque venant du fond de sa gorge. « Ose encore geindre et je te met triple dose d'alcool, là tu pourras pleurer. T'en a pas marre de te battre des fois ? » Un grognement, des sourcils froncés et pour tout finir, une phrase que j'ajoute. « Mais c'était pas ... C'était moi, sans être moi et - » Pas assez de temps pour finir la phrase qu'il en remet une couche et je retiens la douleur physique au fin fond de mon estomac, crispant mon corps comme si je venais de me prendre une belle décharge électrique. Retenant tant bien que mal mes plaintes, petit à petit, il se débarrasse du sang qui me dégouline sur le visage, m'aide au bout du compte. Tout en passant une main dans sa tignasse, j'entends son soupir craquer le silence. « Tu sais, grâce à toi je pense que je vais me diriger dans le domaine de la médecine. Sans rire. » Roulant inlasablemment des yeux, l'air de rien, sa phrase me fait rire malgré tout. Combien de fois Grim a été le seul à pouvoir me rafistoler ? Combien de fois est-ce qu'il a été là pour panser mes plaies ? J'ai cessé de compter il y a déjà bien longtemps. A la base, rien ne préconisait à faire que cette relation soit aussi fusionnelle, comme un frère jamais eu, comme un poids sur les épaules tombant tout à coup. Si l'un à un sourire trop large collé au visage contrairement à l'autre, il faut croire que les contraires s'attirent et que même les six années nous séparant n'y jouent pas grand chose. Mains posées sur ce rebord froid, je reste là sans bouger, comme obnubilé par le fait qu'il se lave les mains. « Toi faire médecine ? Tu parles, t'es une brute, tu as faillis m'arracher la peau. » Outré, une réaction qui ne m'étonne plus. Ah Grim, ce sacré Grim, à trop se laisser aller par ses sentiments, à trop montrer qui il est vraiment. Il ne joue pas, ne s'amuse à jouer la carte manipulatrice qui pourtant se montre à chacun de nous. Sincérité est le maître mot de monsieur, ou plutôt devrais-je dire jeune homme. « Moi ? Attends, rappelle moi qui s'explose les phalanges, se fait bleuir les lèvres et se ramasse lamentablement ? Qui ? » Alors qu'il se prépare à dire autre chose, je lève mes mains en l'air pour lui signaler d'arrêter sa lancée avant de se vautrer joliment. Ou plutôt de m'enfoncer devrais-je dire. « Stop. J'te vois déjà venir sur tes grands chevaux avec tes exemples, c'est bon, très bien. J'ai compris. » Alors qu'il coupe l'eau, il se dresse devant moi dans toute sa magnificence et je me met à redouter sa grande morale. Si avant j'écoutais les paroles des adultes - et encore il y avait bien des fois où je n'en faisais qu'à ma tête - Grim est le seul à avoir droit à une attention toute particulière accompagné d'une moue à vous faire culpabiliser le plus hargneux des hommes. « Qu'est-ce que tu serais sans moi ? » Haussant simplement les épaules, je ne sais quoi lui répondre. Je serais probablement à l'hôpital à l'heure qu'il est, ou même totalement mort dans une vieille rue sentant la sueur et le rat. Me redressant du mieux que je peux, un faible sourire vient accompagner mon visage. Mes mains passent alors sur son dos et je l'attire contre moi. Rares sont les moments comme celui-ci, tout simplement parce que je ne sais comment bien procéder. Si lui sait bien parler, moi j'ai plus tendance à m'enfermer au fin fond d'une grotte fermée à double tours. Posant durant un instant mon menton sur son épaule, j'ajoute tout en riant d'un naturel presque désopilant. « Surement dans un coin miteux dévoré par des insectes. » « Et encore des insectes, j'te trouve bien gentil. » Comme si ça ne suffisait pas, lui aussi s'ajoute à la rigolade. Relâchant le peu de pression que j'exerce sur son corps, je passe alors une main dans sa tignasse brune pour lui ébouriffer - ce qui donne d'ailleurs un beau champs de bataille. Tout se concorde pour ne donner qu'un peu de joie, un peu de bonheur. Même si tout peut se recouvrir d'un drapé sombre, parfois une lumière aussi petite soit-elle peut nous ramener vers une sortie, moins sombre, plus agréable où l'air parait plus doux. Le sang n'y est pas, en aucun cas la ressemblance. Pourtant il est ce frère tant imaginé, il est cette présence tant voulue, cette main tendue que je ne voulais accepter.

silas et ruben, 26 et 24 ans - Taleville, quartier résidentiel

Courir, toujours plus vite, toujours plus haut et jusqu'à en perdre haleine. Trop tard, quelle bêtise de se faire avoir d'une telle façon, au bout du compte je suis ce genre de personne à me faire avoir quoi qu'il puisse en coûter. Alors que je vois cette ombre au loin se glisser dans une immense bâtisse - qui cache aussi mon appartement -, je me met à gravir les escaliers deux par deux. Et arrivant face à la porte dorénavant claquée, je tambourine avec une force telle que même dans ces moments-là je n'arrive pas à me reconnaitre. Alors qu'une certaine colère m'envahit, petit à petit, je cerne le côté comique de la chose. Une fois Silas a essayé, il s'est loupé, une deuxième fois à nouveau, et faut-il croire que la troisième est toujours la bonne ? Bien évidemment. Roulant des yeux d'une manière désespérée. « Nom de dieu tu vas ouvrir cette fichue porte ?! » Croisant mes bras sur mon torse, j'attends. Ce voleur de pacotille, ce kleptomane dans toute sa splendeur. Rien ne nous poussait à nous rencontrer, si ce n'est sa tentative de me piquer mon porte-feuilles. Au départ, bien évidemment, ma seule idée était de lui arracher la mâchoire et j'en passe. Pourtant, Silas a su habilement jouer des mots, des phrases et d'un certain charme pour s'en tirer au mieux. Qu'est-ce qui me pousse à continuer à lui parler ? Qui le sait vraiment. Peut-être parce qu'il habite deux étages en dessous du mien, oui, c'est effectivement une chose à ne pas négliger. Attendant presque avec une certaine patience qu'il ouvre la porte, je n'ose faire à nouveau un geste. Même si je ne le connais pas autant que Grim, il n'empêche que c'est un homme bien trop buté et qui sait que mes accès de colère ne sont pas des légendes. Haussant les sourcils, c'est alors qu'un grincement se fait entendre et personne pour m'accueillir derrière. Poussant un peu plus pour me laisser voir ce qui s'y passe, mes yeux s'écarquillent à la vue de l'appartement. La bouche entre-ouverte, la première fois que je pose mon pieds dans l'entre du malfrat pas si mauvais que cela. Des meubles certes, mais pour décorer tout cela, des portes-feuilles de toutes les couleurs, soigneusement rangés dans ce couloir. Secouant alors ma tête pour revenir à mon but principal je jette mes yeux sur toutes les salles, ni dans la cuisine, et un son qui débarque d'une pièce. Le salon. Le voilà dans toute sa splendeur, tenant entre ses mains mes papiers. Je tends la main, lui laissant une chance de me les rendre en toute diplomatie. « Tu crois pas que je vais te les rendre aussi facilement ? » Mes sourcils se baissant pour donner une mine ô combien blasée, nos yeux se croisent et un combat ne peut qu'en ressortir. « T'es sûr ? » Alors que monsieur hoche la tête calmement. Je mime pour complète dernière chance un compte à rebours à partir de dix. Bien vite arrivé à cinq, je le vois reculer avec ce sourire narquois scotché aux lèvres. Arrivé à zéro je me jette à sa poursuite. Ah ! Quel beau jeu que celui du chat et de la souris. Qui va se faire dévorer ? A tout les coups celui avec la langue trop bien pendue. Une course effrénée dans ce grand salon, un saut et puis un bruit sourd. Boum, crac. Le parquet qui se retrouve témoin de la violence de cet acte. Silas allongé sur le sol, dos surement brisé à l'heure qu'il est, et moi au dessus de lui allongé avec une telle nonchalance que j'en viens à partir dans un monstrueux fou-rire, tout en ne perdant de vue ce que je cherche. Mes mains farfouillent, cherchant les siennes et lui continue de gigoter. Or ce qui peut jouer en ma faveur est bien ma force. Je plaque ses poignets au sol et le fixe, regard cinglant, essayant de calmer ce haussement d'épaules rythmés que me provoque mes rires. « Tu vas me dire où il est, ou je te jure que je te dévisse la tête. » Mimant un air sérieux pour qu'il comprenne ma menace - qui bien évidemment ne prendra pas lieu, il hausse ses sourcils, toujours ce sourire scotché au visage. « Tu sais, ça risque d'être difficile les mains collées au sol. Enfin après c'que je dis ... » Pourtant sa phrase montre une certaine logique. Relâchant la pression que je peux faire, je me laisse rouler sur le côté et me redresse pour finir simplement assis en tailleur. Je vois bien qu'il tente de se remettre de ses émotions et je ne peux qu'en avoir une certaine fierté. Coeur claquant contre mon torse à grande vitesse à cause de cette folle course et de cet amusement presque crétin que je peux avoir et que lui aussi ne cesse de faire ressortir. Passant une main dans sa tignasse bouclée, l'autre se glisse dans sa poche pour en ressortir l'objet de mes désirs. Malheureusement, Silas ne se laisse pas avoir si facilement. Le fourbe préfère me tendre le porte-feuille et quand je désire à l'avoir, il recule. Fronçant mes sourcils, presque agacé, cette fois-ci je m'approche plus que prévu de lui. Son bras se lève en l'air, je fais de même et deux visages bien trop proches à mon goût. Mon sang ne fait qu'un tour, mon estomac se crispe et ses yeux m'arrachent un courant électrique. D'un coup bref et non prévu, je lui arrache de sa main et me recule, me levant aussi par la même occasion. « Wharol gare à toi la prochaine fois que j'te reprends à me piquer quelque chose. » Rire sec m'échappant du coin des lèvres, je ne perçois qu'un mince haussement d'épaules et surtout un pétillement dans ses yeux clairs. Soupirant d'une manière désespérée, je me dirige simplement vers la sortie. C'est un peu ce changement de quotidien, cette dose d'adrénaline dans la journée, la course du type volé. Si la taquinerie est d'office de puis notre rencontre, l'entente parfaite est impossible, tout est bon pour se mettre dans la figure avec un sourire carnassier au visage. Se pousser un peu à bout sans le vouloir, fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis. Crétin, stupide, inutile, un jeu de gamins certainement. Pourtant je me complais à y plonger tête baissée dans cette gueule de loup. Et le pire ? C'est que la sensation n'est que trop agréable quand je me retrouve à ses côtés, malgré son orgueil démesuré et ses phrases trop bien tournées. Et pourtant, petit à petit, Silas me dévore le coeur.


Dernière édition par Ruben Nogard le Sam 12 Jan - 0:25, édité 38 fois
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MessageSujet: Re: ▽ l'obscure crapulerie du coeur humain semblait ne pas avoir de limites.    Lun 7 Jan - 20:11

C'est qui qui ? C'est bibiiiiii Maaaah j'suis contente de faire ça avec toi ma patate ♥

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MessageSujet: Re: ▽ l'obscure crapulerie du coeur humain semblait ne pas avoir de limites.    Lun 7 Jan - 20:14

KIT HARINGTON OMG JE TE VÉNÈRE
Un super méga gros (RE)bienvenue à toi surtout avec CROCMOU

*est trop fan veut un lien et plein de rp' d'amûr quand il sera validé*

Bonne rédaction de fiche en attendant j'ai hâte de voir ce que ça va donner mais je pense que tu pars sur une idée génialissime !


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Dernière édition par Céleste L. Hartford le Lun 7 Jan - 20:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ▽ l'obscure crapulerie du coeur humain semblait ne pas avoir de limites.    Lun 7 Jan - 20:21

rebiiiiiiiienvenue superbe choix d'avatar I love you
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MessageSujet: Re: ▽ l'obscure crapulerie du coeur humain semblait ne pas avoir de limites.    Lun 7 Jan - 20:44

Rhooo j'adore ce dragonnnn !

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Vladimir collectionne les petites licornes. Il a un rêve! Elle a un rêve! Ils ont un rêve! On a un rêve alors dans nos veines coule la même sève, la même sève... On est des brutes! Des fous! Des fumistes! Mais affreusement optimistes! Parce qu'au fond de nos coeurs on a un rêve. J'ai un rêve.
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MessageSujet: Re: ▽ l'obscure crapulerie du coeur humain semblait ne pas avoir de limites.    Lun 7 Jan - 22:03

Re bienvenue !!
Crocmou, il est trop chou I love you

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Tu crois que tout va bien pour moi, que j'ai tourné la page, que je suis heureuse, que si tu me vois sourire c'est que ma vie est parfaite, que te croiser ne me fait plus rien? Tu te trompes mon pauvre vieux, oh oui, tu te mets le doigt dans l'oeil. Tout n'est qu'illusion, tromperie, superficialité. En réalité, j'ai envie de crever tellement ça me fait mal. Et mon coeur chancelle, défaille, bascule, déraille.
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MessageSujet: Re: ▽ l'obscure crapulerie du coeur humain semblait ne pas avoir de limites.    Mar 8 Jan - 6:41

    Rebienvenue apparemment Razz
    Bon courage pour ta fiche et super choix d'avatar et de personnage I love you
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MessageSujet: Re: ▽ l'obscure crapulerie du coeur humain semblait ne pas avoir de limites.    Mar 8 Jan - 6:58

daelysia, je suis aussi contente !
céleste, oooh t'es adorable Padounette, j'espère ne pas te décevoir dans ce cas. I love you ET MERCI.
merylin, meeerci.
june, héhé !
isalya, je confirme ! MERCI.
birdy, merci beaucoup, beaucoup !

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J'avais toujours entendu dire qu'à l'instant de votre mort, votre vie entière se déroule devant vos yeux en une fraction de seconde. Tout d'abord cet instant dure beaucoup plus longtemps qu'une fraction de seconde, il s'étend jusqu'à l'infini comme un océan de temps.
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MessageSujet: Re: ▽ l'obscure crapulerie du coeur humain semblait ne pas avoir de limites.    Mar 8 Jan - 12:13

haha WELCOME BACK **
(j'suis qu'on va se trouver un lien de fifou!)

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    DEEP INSIDE MY HEART;
    a simple,real, true love.
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MessageSujet: Re: ▽ l'obscure crapulerie du coeur humain semblait ne pas avoir de limites.    Mar 8 Jan - 14:12

Il paraîtrait que ce serait Rebienvenue, alors Re-Bienvenue !! Et bonne chance pour ta fiche.
En plus t'es bowww !
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MessageSujet: Re: ▽ l'obscure crapulerie du coeur humain semblait ne pas avoir de limites.    Mar 8 Jan - 16:36

spencer, Y'A INTÉRÊT MON SPENCOCO. :fuh:
peter, mais, mais tu sais que tu es fort mignon toi aussi ? :huhu: MERCI.

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MessageSujet: Re: ▽ l'obscure crapulerie du coeur humain semblait ne pas avoir de limites.    Mer 9 Jan - 15:51

JE PLUSSOIE CELESTE

CROCMOU ET KIT, EPOUSE MOI ! Rebienvenue ♥
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MessageSujet: Re: ▽ l'obscure crapulerie du coeur humain semblait ne pas avoir de limites.    Mer 9 Jan - 16:25

John Snow !!!!!!!!!!!!!!!!!!! Mon personnage préféré dans GOT !!!!!!!!!!!! rebienvenu et j'espère que ce personnage tu va le garder longtemps Very Happy
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MessageSujet: Re: ▽ l'obscure crapulerie du coeur humain semblait ne pas avoir de limites.    Mer 9 Jan - 17:16

rosie, QUAND TU VEUX ROSIE, FONDONS UNE FAMILLE DE PETIT ROUX. :huhu: Merci ma belle. I love you
jorden, oh oui je compte le garder, tu peux en être rassuré haha. :fuh: Merci !

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MessageSujet: Re: ▽ l'obscure crapulerie du coeur humain semblait ne pas avoir de limites.    Ven 11 Jan - 22:48

Citation :
[i]rosie, QUAND TU VEUX ROSIE, FONDONS UNE FAMILLE DE PETIT ROUX. :huhu: Merci ma belle. I love you

Je suis tentée Twisted Evil JE VEUX UN LIEN, UN RP, UNE MECHE DE CHEVEUX, QUELQUE CHOSE, N'IMPORTE QUOUA OU AU MOINS UN DE TOUT ÇA
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MessageSujet: Re: ▽ l'obscure crapulerie du coeur humain semblait ne pas avoir de limites.    Ven 11 Jan - 23:19

MON N'AMUUUUUUUUUUUUUUR ♥



TU ES OFFICIELLEMENT ACCEPTE A TALEVILLE ♦ "tu peux passer ton chemin cher ami."


Votre fiche a été validée et nous vous félicitons. Vous pouvez donc commencer le jeu, car les portes de la ville vous sont désormais ouvertes. A partir de maintenant, vous pouvez vous promener où bon vous semble. N'hésitez pas à aller faire un tour dans votre répertoire et ainsi trouver ce dont vous avez besoin pour faire des rencontres surprenantes et vivre à Taleville sans problème.

Si vous avez un problème, madame le maire sera ravie de vous recevoir.

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❝ FORBIDDEN FRIENDSHIP ❞
I drift back to you in my sleep, where the fields are green and the air is sweet, where the tide falls softly at my feet, where colors dance and paint, a wild romantic masterpiece ; It knows every secret, dream and fear, it unlocks memories of younger years, no future sewn, no soil just sand ; Take me back my beloved homeland. GRIM & RUBEN IT'S ALL THAT MATTERS.
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MessageSujet: Re: ▽ l'obscure crapulerie du coeur humain semblait ne pas avoir de limites.    Aujourd'hui à 21:13

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▽ l'obscure crapulerie du coeur humain semblait ne pas avoir de limites.

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