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 Allons à la chasse aux ingrédients

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MessageSujet: Allons à la chasse aux ingrédients    Mer 31 Oct - 20:36

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Allons à la chasse aux

ingrédients


Ft. Merilyn & Céleste
Une tarte faite maison. Voilà un bon moment que Merilyn souhaitait en faire une. Voilà un bon moment également qu'elle n'avait pas passé d'après-midi avec sa très chère amie: Céleste. Ayant eut l'idée subite de concilier ses deux envies, la jeune fille avait alors demandé à son amie si ça lui plairait de préparer une tarte de A à Z; c'est à dire depuis la récolte des ingrédients jusqu'à la dégustation et, qu'elle fut sa joie quand Céleste accepta. Elle était tellement heureuse d'avoir une amie comme elle. Pour Merilyn, Céleste était un véritable rayon de Soleil. Une belle rencontre comme elle en faisait rarement. Elle savait qu'elle pouvait lui faire confiance. Et la jeune brune était tout simplement devenue comme une sœur pour elle. Elles passaient beaucoup de temps ensemble mais elle ne s'ennuyaient jamais, ce n'était pas comme avec certaines autres personnes à qui on ne trouve jamais quoi dire. Avec Céleste, elle trouvaient toujours de quoi occuper leur temps et même quand elles ne parlaient pas, elles savouraient le temps passé ensemble, tout simplement pendant que Merilyn grattait les cordes de sa guitare...

Cette journée passée avec sa si chère amie, Meri la préparait depuis plusieurs jours déjà. Sur une chaise, soigneusement accrochés à un cintre, trônaient déjà les vêtements qu'elle avait prévu de porter car en effet, une sortie dans la forêt, ça ne s'improvise pas à la dernière minute. Enfin, après, c'est vous qui voyez. En tous les cas, Merilyn ne s'y essaierait pas. Elle avait déjà tenté l'expérience dans son enfance; résultat: elle était revenue avec des ampoules au pieds et des boutons dus aux orties. Alors, pour cette sortie avec Céleste, elle avait tout prévu, elle avait même conseillé son amie pour pas qu'il lui arrive la même mésaventure qu'à elle dans son enfance...

Ce matin là, Merilyn avait été réveillée par un rayon de soleil rebelle, filtrant à travers ses volets pourtant clos. Elle aurait pu rester un peu plus flemmarder dans son lit mais elle n'en avait eu aucune envie. A peine avait-elle ouvert les yeux qu'elle était déjà debout, trop excitée à l'idée de cette merveilleuse journée. Un sourire c'était immédiatement formé sur ses lèvres quand, en ouvrant les volets, elle avait découvert Soleil encore timide mais pourtant déjà haut dans le ciel. Cela annonçait une journée splendide, un temps parfait pour aller se promener dans la forêt. C'est donc de très très bonne humeur que la jeune femme avait rejoint sa cuisine et s'était préparé un thé. En même temps, elle prépara les ingrédients et les ustensiles qui leur seraient nécessaires, à elle et à Céleste une fois de retour de la forêt pour préparer leur délicieuse tarte. Une fois son thé prêt, elle déjeuna vite fait, sa tasse et une petite tartine de pain, rien de plus. Heureusement, ses parents n'étaient pas là. Ils auraient été là, ils auraient crié scandale qu'elle mange si peu. Ils n'avaient jamais compris que Merilyn n'avait pas besoin de manger beaucoup pour être calée, résultat, la plupart du temps, elle était obligée de manger beaucoup, beaucoup trop pour elle avant de partir en cours et elle se retrouvait à avoir mal au ventre toute la matinée... Mais bref, là n'est pas le sujet de notre propos. Une fois le ventre plein et la cuisine rangée, Merilyn prit la direction de la salle de bain. Elle en profita pour envoyer un petit message à Céleste. Elle n'était pas une fan des nouvelles technologies. A vrai dire, à part appeler, envoyer un sms et envoyer un mail, elle ne savait rien faire d'autre et elle ne cherchait même pas à savoir, bien consciente que même si elle apprenait, elle ne saurait jamais car dans ce domaine, les nouveautés affluent sans cesse et de toutes parts.

SMS de Merilyn
Coucou ma belle. J'espère que tu es en pleine fore. J'ai trop hâte d'être à tout à l'heure et de passer cette journée avec toi. Ça va être super. N'oublie pas de prendre un panier pour récupérer tous nos ingrédients (a)
Gros bisous et à tout à l’heure... I love you
Meri


Après avoir enfin réussi à taper et à envoyer le message, Merilyn s'attela à sa préparation. Après s'être douchée, elle enfila les habits trônant sur ce cintre, dans sa chambre depuis l'avant veille. Certes, la tenue n'était pas des plus sexys mais ce n'était pas le but. Habillée d'un simple pantalon jean et d'un tee-shirt, Merilyn compléta sa tenue par une toute légère touche de maquillage puis elle se coiffa d'un chignon. Elle était fin prête pour sortir. Finissant sa tenue en enfilant une veste et des baskets, elle récupéra un panier, pensant que deux ne seraient sûrement pas de trop puis, elle sortit de son petit appartement. Au dehors, un léger vent lui balaya le visage lui faisant ressentir une sensation très agréable. Elle aimait cette sensation. Elle l'avait toujours aimée à vrai dire. Merilyn aimait tout ce qui s’apparentait à la nature et aux éléments. Le froid, le chaud, elle les aimait tous les deux et ne s'était jamais plainte qu'il fasse trop froid ou trop chaud. Dans ce domaine, elle n'était pas difficile. A croire qu'elle avait toujours été habituée à supporter le chaud comme le plus froid et pourtant, elle ne se rappelle pas avoir un jour, souffert des températures extérieures même en plein hiver, peut être que cela faisait partie de son métabolisme, quelque chose présent dans ses gènes Mais bref, Merilyn ne s'en souciait guère, à quoi bon aller s'occuper l'esprit de choses pas très utiles?...

Après avoir marché quelques minutes qui ne lui parurent guère longues, la jeune femme arriva à la lisière de la forêt, là où elles s'étaient donné rendez-vous avec Céleste. Elle était encore à l'avance et aucune traces de son amie aux environs, aucunes traces humaines tout simplement. Merilyn décida donc d'aller s'allonger sur l'herbe, dans un petit coin où Céleste la verrait sans problèmes en arrivant. Elle leva les yeux au ciel observant les beaux nuages blancs qui y étaient présents. Elle avait toujours cru qu'ils avaient une signification. L'herbe verte lui picotait les jambes ce qui créa en elle une incroyable sensation de plénitude et de liberté. Elle avait toujours aimé passer du temps dans la nature, ça la réconfortait. Contrairement à d'autres, elle aimait avoir quelques instants de silence, ils lui permettaient toujours de reprendre de l'énergie et à ce moment précis c'est exactement ce qu'elle faisait. Les yeux toujours dans les nuages, Merilyn laissa vagabonder ses pensées et n'entendit même pas Céleste arriver...
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MessageSujet: Re: Allons à la chasse aux ingrédients    Jeu 8 Nov - 20:30

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Des champignons ... IL NOUS FAUT DES CHAMPIGNONS !


Ft. Merilyn & Céleste



Fixer son panier pendant quelques heures t'avait maintenue éveillée alors que tu songeais encore que, pour une fois, tu allais pouvoir vivre un énième moment privilégié avec ta plus grande amie, Merilyn. Des amis, tu en avais très peu et les comptais à peine sur les doigts d'une main mais, qu'importe. Les collectionner ne faisait pas parti de tes passes-temps et comme Mère-Grand se plaisait à souvent te le rappeler "mieux vaut être seule que mal accompagnée Céleste". Prenant cette maxime à sa juste valeur, tu avais longtemps évolué sans trop te socialiser, ce genre de choses ne faisaient que te causer bien plus de problèmes que tu en avais déjà et, malheureusement, tu avais fait face à bien trop d'acharnement à ton égard pour t'en relever indemne. Résultat ? Renfermée, discrète mais développant un caractère affirmé à mesure que le temps passait, tu ne laissais plus les critiques pleuvoir sur toi impunément. Brandissant un bouclier parapluie les rejetant toutes, tu te servais désormais de tes neurones et d'une répartie héritée de ton père bien trop souvent reléguée en arrière plan, presque oubliée, tu parvenais enfin à t'affirmer et à t'opposer à toutes ces pimbèches te jalousant car c'était bien ça. La jalousie avait poussé ces créatures appelées "filles" à te craindre, te haïr sans même chercher à te connaître mais de toute façon, tu n'avais toi non plus pas envie de les connaître alors peut-être n'avais-tu pas perdu ton temps en les évitant ? Tu es restée en retrait et ce jusqu'à ce que Meri vienne vers toi récemment, alors que tu te prenais une fois de plus une réflexion mal placée. Un échange de regard avait suffit pour te calmer, apaiser la tigresse grondant en toi et la suivre ... Ce jour là, pour une fois, tu avais pris la bonne décision.

Alors que tu te levais le matin même, te rendant compte que tu t'étais endormie habillée, le panier à la main, tu esquissais un bref sourire et portait immédiatement la main à ton téléphone qui venait de vibrer. Coupant le réveil, tu t'éveillais à cette magnifique journée dont les rayons de soleil pénétraient à l'intérieur de ta chambre, t'éblouissant au moment où tu te déplaçais vers la fenêtre de ta chambre pour l'ouvrir. La poignée de cette dernière était résistante mais tu parvins à en venir à bout. Peut-être finiras-tu par appeler un spécialiste en matière de poignées de fenêtre pour qu'il t'arrange ce problème ? À moins que tu sortes toi-même les outils nécessaires à cet exploit ? La mécanique ne t'intéressait pas, comme beaucoup de choses, mais parfois mieux valait-il prendre les choses en main et effectuer un travail peut-être pas parfait mais suffisant pour calmer un tant soit peu le petit problème qui évoluerait en gros problème si tu ne faisait que reporter à plus tard le travail d'un spécialiste. En attendant, tu n'avais pas le temps de t'atteler à cette tâche alors, après avoir inspiré deux bonnes bouffées d'air frais, tu t'éloignais du rebord de cette ouverture sur le monde extérieur pour aller te préparer. Comme te l'avait conseillé Meri, tu avais mis de côté une tenue adéquate. La forêt, tu la connaissais malgré toi mais refusait souvent de t'y aventurer sauf lorsque tu n'avais pas le choix mais souvent, tu avais le choix alors tu n'y allais tout simplement pas. Il fallait que Merilyn ait cette merveilleuse idée d'aller y récolter quelques ingrédients pour la concoction d'une tarte pour que tu cèdes de t'y rendre en sa compagnie. Que crains-tu en cette forêt Céleste ? Toi-même tu l'ignores mais les poils de ton épiderme se hérissent alors que tu t'imagines arpenter un sentier recouvert de feuilles sèches.

Après une rapide douche, une préparation express de petites galettes natures dont toi seule a le secret, tu chausses tes après-skis venant mettre un point final au reste de ton accoutrement. Un bonnet rouge à pompon sur le sommet de ton crâne, un vieux sweat d'un rouge sombre, un jean troué aux genoux mais raccommodé comme tu le pouvais, tu t'empares de nouveau de ton panier et ose jeter un nouveau regard à ton téléphone qui affiche un nouveau message. Meri. Tu souris et t'apprête à y répondre.



SMS de Célestouille
Bien le bonjour à toi jeune gazelle. Je me porte comme un charme, tu t'en rendras bientôt compte et suis parée à te rejoindre dans quelques instants le temps d'achever de préparer une petite surprise pour toi ... je sais que tu ne manges pas beaucoup le matin alors je t'ai préparé un petit quelque chose, sois prête ! Mon panier est prêt, il n'attend plus qu'à ce qu'on le remplisse de champignons ... quoique, ôte-moi d'un doute on a pas besoin de champignons pour notre tarte ?
D'énormes baisers sur tes deux joues, j'arrive !
Celestounette


Tu finis te tapoter ton sms à la vitesse de la lumière et te diriges vers ton plus grand ami : le four. L'ouvrant, une délicate odeur s'élève à tes narines et tu te lèches déjà les babines. Tes galettes ont beau être natures, tu sais déjà qu'elles seront excellentes et nourrissantes à souhait ! Là était la petite surprise pour l'estomac délicat de ton amie. Prenant le soin de les glisser dans une boite tupperware, tu refermes le four, l'éteins et range les douceurs du matin dans ton panier. Réajustant ton bonnet sur ta tête, tu passes une main distraite dans tes longs cheveux noirs et jette un dernier coup d’œil à la pièce à vivre avant de sortir de ton petit appartement douillet. Pourquoi quitter un tel havre de paix pour se rendre dans un lieu aussi imprévisible ? Les sangliers ne représentaient-ils pas à eux seuls la plus grande menace de ces sous-bois ? Tu sais que tu te fais bien trop d'idées mais ne peut t'en décharger tout le long du chemin. Sautillant, appréciant l'intérieur confortable de tes après-ski et la chaleur qu'ils te procurent, tu approches du lieu de rendez-vous et observes déjà d'un œil inquiet le sommet des pins se dressant majestueusement en direction du ciel.

Tu manques de ne pas voir Merilyn, allongée sur un carré d'herbe, appréciant le soleil mais laisse ton regard se poser sur elle alors que tu avançais à grands pas vers ce corps sans y prêter attention. Un peu de plus et tu aurais trébuchée sur ton amie ... comment aurait-elle accueilli ta maladresse ? La blondinette n'était pas du genre à s'agacer pour un rien ni même se montrer haineuse, bien au contraire et sa douceur est certainement la plus grande qualité que tu apprécies en elle. Bien entendu, tu l'admires, tu sais qu'elle est moins dérangée que toi et bien plus sereine et cela se lit sur son visage rayonnant lorsqu'elle t’aperçoit à son tour. T'agenouillant à sa hauteur, tu lui tend la boite tupperware et la salue chaleureusement, t'allongeant sur elle pour la câliner. « Meriiiiii, tu m'as manquée ! » Lui frottant amicalement les joues pour les tapoter ensuite, tu attends qu'elle s'empare de la boite pour lui dire « Tiens, je tiens personnellement à veiller à ce que tu manges convenablement avant que nous partions à l'aventure. N'hésite pas à en prendre plusieurs, ils ont été faits avec amour ! » Lui adressant un sourire enjoué, tu conserves cependant cette petite pointe de mélancolie ne permettant pas à ton sourire de s'étirer jusqu'à tes oreilles.

© Belzébuth

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MessageSujet: Re: Allons à la chasse aux ingrédients    Sam 10 Nov - 20:19



Des groseilles, des

myrtilles, des

mûres et ... des

champignons !


Ft. Merilyn & Céleste
L'herbe fraîche t'avait fait succomber à la tentation. Tu t'étais allongée à même le sol sans même te soucier des gouttes de rosées sûrement encore présentes sur la végétation. Il était trop tard quand tu t'en rendis compte et malgré les minuscules gouttes qui te rafraîchissaient le dos, tu n'avais aucune envie de te relever. Tu te sentais si bien, ainsi, allongée au milieu de ce champ en lisière de forêt. Tu le savais très bien, ce n'était pas bien de rester allongée dans l'humidité, tu risquais d'avoir des rhumatismes et surtout de t'enrhumer mais la sensation de liberté que tu ressentais à ce moment précis valait bien tout les sacrifices du monde. Tu fermais les yeux, humais les bonnes odeurs de la nature environnante et t'imprégnais de cet atmosphère. Tu avais l'impression d'avoir toujours connu cela comme si cette communion avec la nature faisais partie de toi. Tu ne pourrais pas t'en passer. Vivre dans une ville pleine de buildings, sans un seul espace vert serait un vrai supplice pour toi et tu ne crois même pas pouvoir y survivre. Heureusement pour toi, tu étais à Taleville. Cette ville était un véritable havre de paix. Tu ne voulais pas te l'avouer car tu en voulais terriblement à tes parents mais pourtant, Taleville resterait toujours dans ton cœur. Tu voulais voyager de part le monde, faire de nouvelles découvertes mais tu le savais très bien, tu finirais toujours par revenir là où tu étais née car cette ville faisait partie de toi. Toutes ces pensées passaient par ta tête à ce moment précis. Tu manquais de t'endormir mais l'arrivée de Céleste, ta chère amie te fis sursauter. Tu te relevais un peu pour l'embrasser. Tu l'aimais tellement. Jamais,non jamais tu n'avais penser rencontrer une amie comme elle. Tu lui faisais une entière confiance, tu étais prête à tout pour elle. Tu voulais simplement qu'elle soit heureuse et tu aimais la voir sourire. Céleste, elle ne souriait pas beaucoup, certes mais chacun de ses sourires était un véritable rayon de soleil, un rayon qui à lui seul te mettais de bonne humeur.

T'allonger quelques minutes avait suffit pour que tes muscles s'endolorissent. Tu t'étirais donc un coup avant que ton amie ne te prenne dans ses bras. Tu te dis alors que franchement, tu aurais du plus dormir la veille mais l'idée de cette journée t'avais fait perdre le sommeil. Et au lieu de dormir, tu avais préféré penser à toutes les choses merveilleuses que vous feriez le lendemain avec Céleste. Tu avais dormi quatre heures, tout au plus et ton sommeil fut sans doute rempli de rêves de promenades dans cette forêt que tu affectionnais tant. Tu aimais y venir y chercher toutes sortes d'ingrédients pour faire de bons petits plats. Après tout, pourquoi allez acheter ce que la nature nous donne généreusement et gratuitement? Dans ton sommeil, ton ventre avait même du gargouiller à l'idée de cette jolie tarte aux groseilles ou aux mûres, ou à tout autre fruits que vous trouverez. Vous aurez bien le temps de vous décider plus tard. Ton rêve allait devenir réalité et ton estomac trouverait bien satisfaction en fin de journée. A moins que ce soit dès maintenant. Tu attrapais la boîte que te tendais ta généreuse amie. Tu humais l'odeur des galettes encore chaudes. Tu n'avais pas un gros appétit, tes amies te le faisaient souvent remarqué. Plus jeune, certaines avaient même cru que tu étais anorexique mais ce n'était pas le cas, loin de là. Tu avais seulement un petit estomac. Quoi de mal à cela? Cependant, l'odeur des galettes encore chaudes te donna l'eau à la bouche. Les galettes de Céleste étaient de vrais petits bijoux. Tu cédais donc à la tentation et en pris une sans te faire prier avant de dire: "Je ne me lasserai jamais de tes galettes ma Céleste d'amoour je crois surtout qu'elles sont faites avec amour, rien à voir avec celles qu'on trouve dans les magasins. Tu vas devenir mon fournisseur officiel je crois mais c'est pas bien parce que je vais finir par prendre dix kilos." Tu rigolais puis lui tendis la boîte pour qu'elle se serve à son tour.

Ton amie avait suivi tes recommandations. Elle s'était parée pour cette escapade. Peut être un peu trop, certes mais mieux vaut trop que pas assez. Après tout, toi même avait déjà eu le malheur de t'aventurer pas assez protégée dans la forêt et le résultat avait suivi: des égratignures par dizaines. Tu approuvais donc le choix qu’avait fait ton amie même si tu craignais qu'elle aille vraiment chaud quand l'après midi arriverait mais mieux vaut avoir trop chaud que trop froid n'est ce pas? Tu ne doutais pas que Céleste devait avoir d'autres vêtements en dessous et elle pourrit enlever ses premières couches si elle avait trop chaud mais ce ne devait pas être le cas pour l'instant. Te relevant pour t'asseoir sur l'herbe tu finis par te dire que t'allonger là avait été une mauvaise idée. Tu devais maintenant avoir une belle tache sur tes vêtements mais qu'importe. Tu n'allais pas à un défilé de mode et ce n'est pas ce qui gênerait ton amie; et puis de toute façon, le ridicule ne tuait pas. Tu te secouais les vêtements essayant au maximum de faire partir ce qui s'était collé à toi puis, tout sourire, tu t'adressas à ton amie: "Alors, prête pour notre escapade? Ça va être super, j'en suis sûre." Récupérant ton panier, tu pris ton amie, bras dessus bras dessous puis vous rentrèrent bientôt dans la forêt dont la lisière était baignée par les rayons du Soliel. Connaissant la forêt comme ta poche, tu guidais ton amie en sautillant non vraiment, cette journée était parfaite. Te rappelant que tu n'avais pas répondu au SMS de ton amie le matin même n'ayant pas trouvé le temps pour -ou plutôt n'ayant pas eu le courage de reprendre cet appareil que tu n'utilisais que très peu, mettant des heures à écrire un simple mot-, tu pris la parole d'une manière enjouée pour dire: " Au fait Célestouille pour répondre à ta jolie question de ce matin, pas besoin de champignons pour notre tarte mais si tu veux aller en ramasser, je peut te proposer de faire une quiche ou un gratin. Après, nous aurons à manger pour toute la semaine..." Tu souriais pui tout en continuant à sautiller, tu entraînais ton amie à un détour de la forêt que tu savais riche en succulents fruits. Tu lui dis alors: "Tu vas voir ma belle, ici on va trouver des fruits à profusion, un véritable paradis sur terre"" Bras dessus, bras dessous vous continuaient votre chemin, chacune un panier dans la main, on aurait dit une image toute droit sortie des livres de contes...
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MessageSujet: Re: Allons à la chasse aux ingrédients    Lun 7 Jan - 17:38

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Manger une Biche, c'est mal

Ft. Merilyn & Céleste

La retrouver était une aubaine. Toi qui ne savait pas vraiment comment occuper tes journées lorsque tu ne travaillais pas à la librairie ni n'allait en cours, tu étais bien heureuse de pouvoir compter sur une amie comme Merilyn qui avait toujours d'excellentes idées ! De plus, cette petite escapade serait l'occasion pour toi de te remettre aux fourneaux et de sortir tes moules et casseroles que tu aimais faire tinter joyeusement à chaque fois que tu cuisinais. Cuisiner n'était pas seulement un passe-temps, c'était aussi une façon d'être qui faisait partie intégrante de ce que tu étais. Si l'on t'enlevait cette aisance à t'échauffer devant tes meubles n'attendant que recevoir les ustensiles utilisés au fur-et-à-mesure, tu n'aurais plus rien mis à part cette occupation ludique que tu n'avais pas choisie et qui t'avais été imposée naturellement. Cet appareil photo tombé entre tes mains dès ton plus jeune âge alors que tu t'en souvenais à peine s'imposait à toi à chaque fois que tu ne savais que faire et que l'ennui recouvrait les murs blancs de ton petit appartement du centre-ville.que tu avais su rendre douillet même si aux premiers instants tu avais été réticente à l'idée de t'approprier l'espace de cet endroit confiné.

En attendant, cette amie que tu chérissais plus que n'importe quel autre habitant semblait apprécier tes créations et au simple fait de humer les galettes, elle en eut l'eau à la bouche. Il n'en fallait pas plus pour convaincre Céleste qu'une fois de plus, elle n'avait pas mangé et qu'il lui faudrait se faire violence. À la limite, tu pourrais même lui proposer de lui faire la cuisine ? Au moins tu serais sûre qu'elle se nourrit convenablement et puis, c'était quoi cette idée de s'allonger dans l'herbe humide et d'attendre ainsi vautrée dans un environnement propice à l'infection de l'organisme !? Un rhume est si vite arrivé ! Mais à peine penses-tu à l'avertir quant à cette évidence qu'elle t'interrompt en vantant les mérites de ta cuisine, te faisant légèrement rougir. « Du moment que tu n'ingères aucun produit illicite hormis mes galettes, ça me va ! Tu peux bien prendre dix kilos, regarde-toi tu es toute fine ! » Ton doigt pointe sa silhouette qui en aurait fait rager plus d'une mais après tout, si elle tenait à faire attention à son poids, c'était son problème. De toute façon, tu trouverais bien un jour un moyen de lui faire manger de tout en quantité suffisante matin, midi et soir ! Elle ne devait plus négliger les repas, manger était bien trop important à tes yeux pour qu'elle ne dénigre cette envie d'être attablée et de manger de bons plats.

Tes galettes te font de l’œil alors qu'elle te les tend. Avec application, tu en pinces une entre ton pouce et ton index, l'observe sous toutes les formes en la levant dans les airs et consens finalement à croquer dedans avant de revenir t'inquiéter de ce qui t'attendais. Apparemment plus enjoué que toi, elle te montre la marche à suivre et t’interpelle joyeusement alors que tu lui adresses un haussement de sourcil peu convaincu. « Mais .. tu es sûr que les bois sont ... comment dire ? Sûrs ? » À n'en point douter, la jolie rousse agrippa ton bras et t'entraîna dans sa folle course, gambadant de droite à gauche, ne prêtant même plus attention à cet air manquant cruellement d'assurance que tu affichais en traversant l'arche des deux premiers arbres que vous franchirent sans grande peine. Ainsi il existait réellement des gens comme Merilyn qui aimaient se perdre dans les bois pour récolter des fruits, légumes, herbes et mousses en tout genre ... Ta précieuse amie pourrait certainement t'aider à l'avenir à te fournir en ingrédients que tu n'oses pas aller chercher par toi même à cause de cette peur ancestrale de l'abysse de ces bois hantant certaines de tes nuits tant et si bien que dès que tu en observes la lisière par ta fenêtre, tu trembles d'effroi. Et pourtant, à observer les alentours une fois plongé en pleine végétation abondante, tu te plais à penser que ça n'est pas si terrible ni même redoutable ... Cependant, tu ne peux masquer les légers tremblements agitant tes membres presque masqués par les rebonds effectués par vos corps qui ne cessent d'avancer joyeusement, le tiens entraîné par celui de Merilyn qui redouble d'enthousiasme. Ton attitude à toi est plus ... renfermée. Tu t'efforces de ne pas trahir ta crainte mais ne peux t'empêcher de rire jaune en jetant de temps à autre un regard par dessus ton épaule, en direction d'un buisson qui, tu en étais sûre, venait de bouger de façon inexpliquée. Qui sait ce qui ce cachait dans ces herbes touffues et humides faisant office de cachette de choix pour les prédateurs de cette immense forêt.

Immense, c'était peu dire. La forêt te semblait démesurée et pourtant, vous veniez d'y pénétrer. Sous le couvert des arbres, le temps passait plus lentement. Tu levais une main et en l'observant, tu avais l'impression de vivre au ralenti. La vitesse de ton pouls diminuait peu à peu à mesure qu'elle t'apportait cette dose de confiance et te rassurait à grands éclats de rire ou intonation de surprise en découvrant un nouvel ingrédient. « Tu crois qu'on peut trouver de bonnes baies ? » Tes yeux se posent sur un buisson aux baies rouges sang qui te permettent de t'évader un instant de cette atmosphère pesante et ténébreuse s’abattant sur vos silhouettes. La forêt avec Merilyn c'est bien mais tu ne peux ignorer ces appréhensions t'ayant toujours hantées à chaque fois que tu abordais le thème du bois. Tu te tournes en sa direction et, avant qu'elle ne te réponde, elle revient sur ce message auquel elle n'avait pas répondu le matin même. Tu aimais bien les champignons et aurait bien essayé d'en introduire dans une tarte aux fruits ... drôle d'idées mais qui ne tente rien n'a rien ?! Cependant, cette idée de faire une quiche ou un gratin fit naître un nouveau sourire sur tes lèvres. « J'adore les quiches ! On va se constituer un véritable garde-manger et tu pourras pas dire que tu manges pas ! Je veux que tu gouttes tout ce que je vais faire s'il nous reste assez de victuailles pour faire d'autres plats ! » En revanche, lorsque tu vis un faon se faufiler entre les arbres au loin, tu ne pus penser à mal. La vue d'une créature aussi belle et délicate qu'un faon te redonna du baume au cœur. Tu voulus lui faire part de tes pensées et avouas « Regarde Meri' ... À la simple vue d'une biche, je pourrais devenir végétarienne ... comment les gens peuvent-ils tuer d'aussi beaux animaux ? » Tu lui agrippes le bras doucement et l'attires vers toi lui intimant de faire le moins de bruit possible. « Ne cueillons que des fruits et contentons-nous d'une bonne dizaine de tartes et de bons desserts ! »

© Belzébuth

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Dernière édition par Céleste L. Hartford le Jeu 10 Jan - 19:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Allons à la chasse aux ingrédients    Mar 8 Jan - 21:06



Des groseilles, des

myrtilles, des

mûres et ... des

champignons !


Ft. Merilyn & Céleste
Alors que vous avanciez, main dans la main, un peu vers l'inconnu, tu te mis à rigoler sans raison apparente. C'était plutôt un rire nerveux. Ça te faisait tellement de bien d'être là, aux côtés de ton amie si chère: Céleste à te promener. Il y a quelques jours, tu passais encore des examens, notamment ton rapport de stage et après tant de temps à être restée chez toi, à réviser, dans tes bouquins, sortir au grand air te faisait extrêmement de bien. Plus encore qu'on ne pouvait l'imaginer. La forêt était comme un deuxième chez toi. Tu la connaissais par cœur ou presque. Tu ne t'étais quand même pas aventurée dans les bois profonds mais tu aimais toujours passer du temps au milieu de toute cette faune et flore. C'était ressourçant, absolument et ça te permettait de te recentrer sur l'essentiel dans te nombreux moments d'hésitations, notamment en ce moment par rapport à tes parents. A vrai dire tu ne savais plus trop quoi penser. Ça faisait cinq ans, déjà. Cinq ans que tu ne leur adressais plus la parole et quoi que tu dises, tu ne pouvais t'empêcher de te dire qu'ils te manquaient, terriblement. Après tout, tu avais passé ton enfance avec eux. Ils t'avaient toujours tout donnée, tout ce dont tu avais besoin et surtout de l'amour. Ils avaient été des parents exemplaires à un point près. Ils t'avaient menti et tu détestais la malhonnêteté, pourtant ils le savaient. Pourquoi avaient-ils fait ça ? Tu ne les comprenais toujours pas sur ce point là. Avaient-ils donc eu si peur que tu te retournes d'eux que tu te serves du fait qu'ils ne soient pas véritablement tes parents pour les critiquer ? C'était bien mal te connaître. Tu les aimais d'un amour pur et sincère et ils avaient brisé la confiance que tu leur témoignait en milles morceaux. Rien ne serait plus jamais pareil, JAMAIS. Tu décidais de chasser ces idées de tes pensées. Rien, absolument rien ne devait venir gâcher ton après midi entre amies. Vous aviez des projets plein la tête. Et tu en étais sûre, vous n'alliez pas voir le temps passer.

Tu avançais en sautillant, ton comportement reflétant bien la grande joie que tu avais d'être ici. Tu prêtais tout de même attentions aux endroits où tu mettait les pieds. A vrai dire, tu ne tenais pas à réveiller un serpent dans ton sommeil. Tu avais une affreuse horreur de ces bêtes. Rien que l'idée d'en croiser un te donnait la chair de poule. Non, non, tout allait bien se passer, tout. Tu essayais de te convaincre de cela, te disant que après tout, ça serait le comble qu la nature te joue des mauvais tours alors que pour la première fois, tu venais ici accompagnée. Tu levais les yeux au ciel, regardant les bouts de nuages que tu pouvais encore distinguer, le reste étant caché par les cimes des arbres. C'était bizarre mais tu t'étais toujours sentie en équilibre avec la nature. Comme si cela faisait partie de toi. Puis tu avais fini par te dire que ce devait être ton imagination qui te jouait des tours. Tu écoutais ton amie, à tes côtés, elle ne semblait pas très rassurée. Si les bois étaient sûrs : évidemment sinon tu ne l'amènerais pas ici... Tu lui souris, essayant de la rassurer mais tu la comprenais. C'est vrai que cette immensité pouvait être très intimidante mais tu en étais certaine, à la fin de votre promenade, elle aurait oublié toutes ses peurs. Tu tentais de te rappeler la première fois que tes pied avaient foulé la terre de ces bois. Ça remontait à bien longtemps mais tu étais sûre et certaine, tu avais du être aussi effrayée que ton amie. Heureusement que ton superpapounet -comme tu l'appelais quand tu étais enfant - était là. Tu secouais la tête. Voilà que tes pensées virevoltaient de tes nouveau vers tes parents alors même que tu ne voulais point penser à eux, pas maintenant, quelle folie. Pour te concentrer sur autre chose, tu décida de répondre à la question de Céleste. Tu commençais donc, sur le ton de la plaisanterie : " Je crois que si elle t'entendait, ta prof te tirerait les oreilles pour avoir fait une répétition du mot "sûr." Sur ce, tu rigola et Céleste en fit de même puis tu continuais en disant : " Et ne t'inquiètes pas il n'y a aucun danger et si quelqu'un t'attaque, il aura à faire à mois alors tu es en toute sécurité, je te le promets. On reviendra toutes les deux en un seul morceau ce soir quoique peut être pas car après avoir tant mangé et cuisiné, on va sûrement plonger tête la première dans notre lit... ."

Ton regard se posa tout autour de vous et c'est là que tu repérais ce que tu cherchais : des myrtilles et des groseilles. Tu attirais ton amie dans ta course effrénée et c'est mi-sautillant, mi-courant que tu gagnais le lieu que tu venais de repérer. Tu ne te rendis pas compte que ton amie s'était arrêtée quelques mètres avant toi, entrain d'observer des baies rouges, certes magnifiques mais qui ne te donnaient pas vraiment confiance. Il faut dire qu'on t'avait dit toute ton enfance de faire attention à ces petits fruits qui pouvaient être emplis de poisons et de dans le doute, ne pas en cueillir. Tu t’empressais donc de lui dire: " Il y en a sûrement, sans aucuns doutes cependant, les baies dépassent mon domaine de compétences alors je ne te conseillerais pas de t'y essayer. je ne tiens pas à ce que tu deviennes malade, je m'en voudrais toute ma vie sinon... Viens plutôt voir les belles myrtilles qu'il y a par ici, j'en ai l'eau à la bouche..." sur ces paroles, tu en pris une grosse poignée et lui en tendis la moitié, t'apprêtant à engloutir l'autre moitié. Cependant, voila qu'un animal majestueux vint vous tenir compagnie. C'est Céleste qui te le fit remarquer : une magnifique biche baignée par le soleil, ça te fit penser à Bambi. Tu étais émerveillée. C'était la première fois que tu voyais un tel animal. Tu tournais la tête vers Céleste. Elle semblait tout aussi émerveillée. Un sourire se peignait sur tes lèvres. Cette biche était un cadeau tout droit sortie du ciel, tu lui fis donc savoir : " Elle est magnifique. Je n'en avais encore jamais vue. C'est sans doute parce que tu es à mes côtés. Tu as vu c'est un cadeau sorti du ciel, pour toi..." Tu lui souris et rajoutais à l'idée de tous les plats que vous alliez avoir sur les bras ce soir : " Je crois qu'on va avoir assez à manger pour tout Taleville, ma Célestouille.. " A ces mots, une image de plats empilés l’un sur l'autre se forma dans ta tête et tu ne pu t'empêcher de rigoler. Tu finis par manger tes myrtilles, et bientôt une insulte sortit de ta bouche; tu t'étais tâchée. Tu étais vraiment trop maladroite... Bon ben, tu aurais une machine de plus à faire. Triste constat toi qui en avait fait tourner une hier... Tu finis par te dire que ce n'était pas grave. Ton après-midi avec Céleste valait bien le coup d'avoir un peu plus de travail....
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MessageSujet: Re: Allons à la chasse aux ingrédients    Jeu 10 Jan - 19:33

Opération Lavage

Ft. Merilyn & Céleste

« Ne pas regarder derrière soi ... »Ça paraissait si simple et pourtant, c'était si compliqué ... Ces mots dansaient dans ton esprit alors que tu essayais de te convaincre que tu n'avais rien à craindre et qu'en les observant, les biscoteaux de Merilyn étaient finalement assez développés pour qu'elle ne vous protège. Au cas ou il ne vous resterait plus aucun espoir, tu trouverais une ultime solution et opterais pour une solution de facilité à la portée de toutes les filles de votre espèce : crier très fort ! Oui, crier, ça c'était une solution plutôt efficace surtout lorsque l'on savait que ta voix portait et qu'elle pouvait être étonnamment aigüe lorsque tu étais en état de stress. Peut-être parviendrais-tu à sauver vos vies ?! Mais pour cela, encore fallait-il qu'elles soient menacées et pour le moment, tout portait à croire que vous n'aviez rien à craindre si ce ne sont ces baies qui te font de l’œil et desquelles Meri te détourne de tes envies suicidaires pour te foutre sous le nez de bonnes choses appétissantes portant le nom de Myrtilles. On pouvait en faire des choses avec des myrtilles et celles-ci avaient la particularité de tâcher tout tissu venant s'y frotter de trop près.

Un trait de malice illumine ton visage alors que ta main se déplace délicatement vers le buisson de ces fruits bleus-violets que tu appréhendes avec gourmandise mais, semblant anticiper ton envie, ton amie t'en tends une belle poignée que tu accueilles avec contentement tout comme ton estomac qui se met à gargouiller joyeusement. Seraient-elles aussi bonnes qu'elles en avaient l'air ? Une seule façon de le savoir ... « Ça faisait longtemps que j'en avais pas mangé d'aussi bonnes même celles du marché ne sont pas aussi sucrées ! » Rien ne valait les myrtilles cueillies à même leur buisson puisqu'elles étaient encore fraîches et intactes pour celles qui n'avaient pas été picorées par un prédateur au bec pointu. Ton avis sur la forêt commençait à changer. Finalement, rien de surprenant ni même de dangereux n'avait surgi de derrière un tronc d'arbre et vous preniez énormément de plaisir à prendre part à cette partie de cueillette improvisée. Cette ballade aurait-elle été aussi appréciable avec quelqu'un d'autre ? Jetant un regard en coin à ton amie, l'observant à la dérobée, tu repenses à ce jour où tu t'étais ouvert à elle.

Parler n'avait jamais été ton fort surtout lorsque c'était pour répliquer à une remarque acerbe ou une critique et encore moins lorsque des paroles de réconfort t'étaient apportées. Tu ne savais pas vraiment comment te comporter en société et trouvais vraiment trop difficile d'adapter ton comportement à chaque personne aussi différente soit-elle face à laquelle tu te trouvais. Vivre en solitaire, attendre que le temps passe en cuisinant et aller parfois à la rencontre de Mère-Grand ou Scott, ça c'était facile. Mais connaître de nouvelles personnes et songer un instant à te faire des amis était tout de suite plus compliqué. Les relations humaines ne t'avaient jamais apporté de bonnes choses et ce jusqu'à ce que cet être salvateur aux cheveux flamboyants entre dans ta vie. Avec Merilyn, tu avais retrouvé ta joie de vivre laissée aux oubliettes et pensais même à sortir de temps en temps le soir pour profiter d'une jeunesse éphémère dont tu n'avais pas encore saisi la subtilité. Pour toi, avoir vingt-deux ans c'était plutôt banal et n'apportait rien de bon puisque tu n'avais jamais réellement été enfermée ou contrainte à un couvre-feu. Ta liberté, tu l'avais déjà alors tu ne voyais pas ce que tu pouvais faire de plus une fois la majorité atteinte. Cependant, en agrandissant ton cercle de connaissance, tu t'étais rendue compte que le nombre de possibilités et d'idées de sorties étaient multipliées par deux ou voire trois de sorte à ce qu'au final, tu n'aies presque plus de temps à consacrer à ton petit plaisir personnel. Tu n'étais certes pas encore droguée aux sorties mais tu appréciais passer du temps avec d'autres personnes que ta mère grand ou ton reflet dans le miroir ... Il n'y avait pas à dire, Merilyn t'avait réellement ouvert les yeux.

« Merci Meri ... » chuchotant, tu avais englouti le reste de fruits restant dans ta paume et t'étais retournée en sa direction pour faire le bilan de ce qui se trouvait dans vos paniers. Entre temps, une biche était entrée dans votre champs de vision et vous l'aviez observée, complices silencieuses ne bougeant plus de sorte à ne pas déranger l'animal sur son territoire et tu avais souri, touchée par ses mots. « Je ne savais pas que les biches sortaient du ciel ... tu crois que ça s'apprivoise ? On pourrait lui donner des myrtilles ? » Retrouver ton âme d'enfant n'était pas chose aisée non plus mais là, influencée par l'ambiance de franche camaraderie vous recouvrant, tu te prêtais bien volontiers à cette nouvelle activité où jouer les innocents était permis. Puis elle vint à te parler de votre butin. Tu acquiesces à ses dires constatant que vous aviez bien trop de vivres pour vous deux seules. Haussant les épaules, tu soumis une nouvelle idée. « Je crois que tu as raison Merinouille, nous pouvons rentrer préparer notre banquet ! » Tu lui donnes un léger coup de coude amusé et te redresse, balançant joyeusement ton petit panier d'avant en arrière sans trop de violence histoire de ne pas transformer son contenue en véritable bouillie. « Opération lavage en vue mon capitaine ! Vite rentrons, on peut peut-être encore faire quelque chose pour la survie de ton haut ! »

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MessageSujet: Re: Allons à la chasse aux ingrédients    Mar 15 Jan - 21:09



Les myrtilles...

C'est bon, certes mais

Ça tâche !


Ft. Merilyn & Céleste
La bonne odeur des myrtilles de montait aux narines. Vos paniers en étaient pleins et vous alliez surement embaumer tout le quartier en rentrant. Un sourire se forma sur tes lèvres à cette idée : les fruits frais n'avaient vraiment rien mais absolument rien à voir avec ceux qu'on trouvaient dans les magasins. Il faut dire que toi qui avait toujours élevée dans le goût des fruits frais, tu ne mangeais aujourd'hui presque rien venant des magasins. Tu trouvais ça sans goût, fade. Tu te demandais même comment des gens pouvaient aimer les conserves. Ça sortait totalement de ta façon de penser. Tu regardais autour de toi, la forêt qui vous entouraient. Elle te paraissait tellement vivante. Ça te faisait penser à ces vieux livres de contes de fées, pourquoi donc la forêt était toujours décrite comme effrayante ? Tu n'en savais rien mais pour toi, la forêt n'avait rien de dangereux. Pourquoi donc les contes avaient-ils donc le don de traumatiser ainsi les enfants ? Tu n'en avais absolument aucune idée. Tu aurais voulu rester ici jusqu'au coucher de soleil mais Céleste avait raison, il vous fallait repartir si vous ne vouliez pas rester devant les fourneaux jusqu'au lendemain matin sans compter que toi, tu devais aller à tes cours dès le matin. Tu finis donc par déclarer en jetant un regard sur vos paniers qui semblaient pleins à rebord, vous ne risquiez pas de passer inaperçues dans les rues, ainsi chargées. Heureusement que c'était le weekend et que de ce fait, il y aurait moins de monde dans la ville, tu ne tenais vraiment mais vraiment pas à ce que certaines personnes vous fasse certaines remarques désobligeantes. " Tu as raison, on a peut être encore une chance de sauver ce pull avant que la tâche ne s'incruste et puis, on a encore beaucoup de travail alors il ne vaudrait mieux pas qu'on tarde même si j'aurais adoré te faire découvrir d'autres choses mais ne t’inquiètes pas, ce sera pour un autre jour, enfin si tu veux bien et si la forêt ne t'as pas trop traumatisée. " Tu lui souris avant qu'une idée te traverse l'esprit, tu lançais donc : " Bouges pas ma belle, je reviens, je suis juste à côté. " Sur ce, tu partis en trottinant vers la clairière que tu avais repérée sur ta gauche. Tu avais l'habitude d'y venir. Tu aimais d'ailleurs y rester plusieurs heures, allongée et tu ne voyais jamais le temps passer. Ce que tu aimais le plus ici, c'était le rayon de soleil qui réussit à filtrer à travers les branches.

Tu observas un moment ce qui t'entourait même si tu le connaissais déjà par cœur puis tu sortis de tes pensées, ne souhaitant pas faire attendre ton amie. Tu ramassais de ci de là, les plus belles fleurs que tu trouvais et tu fis un autre bouquet d'herbes fraiches qui pourraient bien vous êtres utiles pour cuisiner. Tu revint donc, le sourire aux lèvres, tes deux bouquets à la main. Tu les tendis à ton amie en disant : " Un petit cadeau pour toi des fleurs et puis plein d'herbes aromatiques: persil, romarin... Ça me tenait à cœur maintenant, on peut rentrer... On trouveras des champignons sur le chemin du retour, j'en ai vu tout à l'heure " Et vous repartirent comme vous étiez arrivées, bras dessus, bras dessous en sautillant sauf que cette fois ci, Céleste semblait bien plus confiante. C'était une mission accomplie pour toi. Tu étais vraiment heureuse d'avoir fait découvrir le monde magique de la forêt à ton amie. Comme prévu, vous trouviez des champignons en bordure de forêt. Tu en pris quelques uns de ceux que tu connaissais : hors de questions pour toi de prendre des risques même si il faut l'avouer, ce champignon marron était très beau mais tu ne savais absolument pas de quelle sorte il pouvait bien s'agir. Tu les rajoutais dans ton panier et c'est à ce moment là qu'un écureuil passa devant vous, à vitesse grand V certes mais ni l'une ni l'autre ne l'aviez raté. Tu n'en avais presque jamais vu auparavant mais celui que venait de passer était franchement magnifique. Son pelage reflétait le soleil d'une manière éblouissante. Franchement, la beauté des animaux impressionnerait toujours. Tu t'empressais de dire à ton amie : " Tu as vu comment il était beau ? " Les yeux encore pleins d'étoiles, vous finirent par sortir de la forêt et à rejoindre la ville... Tu garderais vraiment un souvenir impérissable de cette escapade. Ça faisait longtemps que tu n'avait pas passé un si bon moment. Cependant, tous les moments que tu passait avec Céleste étaient exceptionnels. Tu étais heureuse d'avoir rencontré une personne comme elle, tu ne pensais vraiment pas faire une rencontre comme elle mais la vie était imprévisible. Il faut dire que au début, tu avais connu une Céleste un peu fermée mais petit à petit, elle s'était ouverte, épanouie, à l’image d'une fleur et cela t'avait vraiment fait plaisir. Tu avais toujours été un brin protectrice envers elle et puis, tu la considérais un peu comme la sœur que tu n'avais jamais eue. Elle faisait pleinement partie de ton quotidien, de ton équilibre. Tu souris à cette idée. Le hasard faisait bien les choses quelques fois car à vrai dire, votre rencontre était un peu due au hasard, un coup de cœur amical... Tu sortis de tes pensées alors que vous arriviez à destination: vous aviez encore beaucoup de travail et la journée était loin d'être finie pourtant, vous étiez déjà bien fatiguées.
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MessageSujet: Re: Allons à la chasse aux ingrédients    Sam 23 Mar - 16:09



Bambi est parmi nous ...


Ft. Merilyn & Céleste
Se prendre pour un aventurier explorateur spécialisé en botanique était un réel délice bien qu'elle ne puisse donner de nom à ces étranges baies dont on lui avait toujours vanté le caractère empoisonné ... S'agissait-il de fruits rouges non comestibles seulement destinés à ravir l'oeil ou d'ingrédients qui, une fois cuits, prenaient un tout autre goût et dont les vertus changeaient ? Quelle qu'en soit la nature, Céleste se garda bien d'en cueillir et se contenta de passer devant ce buisson d'un vert émeraude avec une décontraction et une indifférence à toute épreuve. Non, ce rouge n'était pas attirant. Non, il ne viendrait pas colorer de ses pigments la surface craquelée de laquelle s'échapperait le doux fumet de la tarte prévue par les deux jeunes femmes ... Non Céleste ...

« T'es sûre que ce genre de truc ne se mange pas ? »

Finit-elle par souffler en direction de son amie à l'instant où son corps s'immobilisa et sa main se leva en direction d'une jolie grappe de ces délicates choses sans nom oh combien attirantes. Ce fut plus fort qu'elle, il fallait qu'elle en soit sûre mais la blondinette fut plus la plus rapide. Bien vite, Céleste fut attirée en d'autres lieux. Pourquoi devait-elle être attirée par tout ce qui était rouge ? Afin de ne pas devenir dingue, elle porta son attention sur les pans de son long manteau rouge sur lequel elle passa ses mains, ôtant de ce fait les quelques feuilles de houx s'y étant accrochés et elles continuèrent leur épopée jusqu'à ce que le pull de sa collaboratrice de cueillette du jour ne se retrouve tâché au grand désespoir des deux jeunes femmes qui passèrent un court mais intense moment à fixer la tâche avec désespoir.

« J'adorerais en apprendre plus sur la forêt et ses secrets ! Je n'irais pas jusqu'à dire que tu m'as guérie de ma phobie mais ... j'ai un peu moins peur à présent. »

Avoua-t-elle finalement avant que Merilyn ne se dirige vers un tronc d'arbre, le contourne et disparaisse de son champs de vision pour se rendre en terre inconnue. Les bras pendants le long de son corps, ses mains réunies autour des poignées de son panier en osier qui contenait un surplus de fruits divers et variés qui attireraient sans aucun doute l'attention des citoyens de Taleville, Céleste se retrouvait de nouveau seule en forêt. Elle avait beau savoir que son amie n'était pas loin, l'angoisse l'envahissait comme à chaque fois qu'elle observait de la fenêtre de son petit nid douillet le dôme de conifères peuplant les lieux. Les forêts avaient beau être un véritable havre de paix pour certains, il apparaissait aux yeux de Céleste comme un monde à part, un portail vers une autre dimension aussi sombre et mystérieuse voire même dangereuse qu'elle n'osait jamais la regarder en face. Plus elle pouvait éviter de croiser les chantiers l'y menant, mieux elle se sentait. Être peureuse n'était pourtant pas dans ses habitudes bien qu'elle ait longtemps du appréhender et finalement encaisser les réflexions des uns et des autres tout comme agir seule lorsque Scott n'était pas là pour lui donner un petit coup de pouce. La vie n'était pas un long fleuve tranquille, non. Elle l'affirmait haut et fort et répliquait à chaque fois que la vie était un long fleuve sans fin semé d'embuches.

Fronçant les sourcils en entendant des bruits de fourrés, la jeune fille vêtue de rouge se mis sur ses gardes et tourna sur elle-même à trois cent soixante degrés jusqu'à découvrir, rassurée, la silhouette de son amie qui reprenait place dans son champs de vision et s'avançait en sa direction, un joli bouquet de trouvailles entre les mains. Ravie, Céleste la remercia et l'agrippa par le coude, l'entrainant vers le sentier les menant vers la sortie de la forêt. Meri était un soleil au cœur de cette bulle sinistre sentant le sapin et elle espérait qu'en retour de cette joie qu'elle lui inspirait, elle lui était aussi utile à sa façon. Le manque de confiance qui l'empêchait d'être elle-même était tel que la perspective d'un futur était inenvisageable tout comme prendre ce genre de décision qui peut changer votre vie comme mettre un terme à ses études et se lancer une bonne fois pour toute à la poursuite du rêve que l'on a toujours convoité. Cela paraissait si simple à envisager mais en soit, lorsqu'il fallait passer de la théorie à la pratique, les obstacles étaient de taille.

Meri' le soleil avait du taper dans l'oeil d'un des habitants de cette forêt puisqu'une biche consenti à sortir de sa cachette, se dévoilant par la même occasion à leurs yeux éblouis. Si jusqu'à présent Céleste n'était pas entièrement satisfaite de sa ballade aux côtés de Meri, cette manifestation inespérée mit un point d'honneur à leur séance cueillette. Ravie, l'étudiante en photographie regretta de ne pas avoir pris avec elle son appareil mais partagea avec son amie sa surprise. « Je suis sûre qu'il s'agissait de la plus belle créature de toute la forêt ! Nous sommes chanceuses, profitons-en pour rentrer vite et mettre au point ce dessert grandiose qui mettra l'eau à la bouche de tous tes voisins ! » Reprenant une marche dynamique, sautillant tous les deux cent mètres, Céleste jubilait d'enfin voir Taleville se dresser à l'horizon. « Nous y sommes ! » Cria-t-elle malgré elle. La fatigue était présente mais la journée était loin d'être finie. Saluer quelques voisins, connaissances, amis et éviter de croiser le regard de ceux que l'on appréciait moins et finalement franchir le pas de la porte de l'appartement de Meri pour s'affairer autour des fourneaux.
La fin de la journée fut rythmée par rires, taquineries, blagues, et grands discours autour des propriétés du thym et de son goût tranchant et inévitable dans un plat. Des journées comme celles-ci étaient trop rares et passaient trop vite à son goût mais, alors qu'elles engloutissaient les dernières parts de la tarte et nettoyaient les champignons qu'elles avaient trouvés sur le chemin du retour, Céleste se fit la promesse de sortir plus souvent et encore plus si elle pouvait bénéficier à chaque fois de la présence rassurante de Merilyn.

FIN
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Allons à la chasse aux ingrédients

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