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 ▲ You Are The Night Time Fear ▬ Spencer

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MessageSujet: ▲ You Are The Night Time Fear ▬ Spencer   Lun 29 Oct - 11:52


# You Are The Night Time Fear
« You are the silence in between what I thought and what I said »
# The Music Book
# Spencer Weber & Céleste Hartford
Les yeux plongés dans ton bouquin, tu prêtes à peine attention à ce qui se passe alentour. Il faut dire que ta lecture est des plus passionnantes. Cela fait à peine cinq minutes que tu as osé sortir ce livre de son rayon pour le dépoussiérer que tu te retrouver immergée en pleine création culinaire et t'imagine avec l'auteur, en train de préparer un magret de canard sauce caramel sans foirer cette fois-ci. Tu as beau avoir des prédispositions en maniement de casseroles, ingrédients et épices en tout genre, rien ne t'empêche de parfois manquer ce que tu entreprends. « Même les meilleurs échouent » Tu croirais entendre Mère-Grand te parler dans le but de te convaincre que tu n'es pas bonne à rien et que tu mérites autant ta place en cette ville que n'importe quel autre imbécile y vivant. Tu as beau acquiescer dans le vide à ce murmure que toi seule entends, tu ne peux te persuader que tu trouveras un jour ta place ici. Et pourtant, tu ne manques pas de faire des efforts ! Après avoir subi les railleries et taquineries de tes petits camarades d'antan, tu as réussi à te faire une place ici-même et ne plus accepter la moindre attaque sans rétorquer. Écouter et faire la sourde oreille, c'est un truc de tapette et toi, tu es loin de manquer de courage alors, depuis peu, tu sors de tes gonds et rembarre la moindre personne te faisant une réflexion et ce même s'il s'agit d'une simple blague. Te pousser dans tes retranchements n'a jamais été la meilleure chose à faire pour que ton visage s'illumine, bien au contraire et maintenant, tu as presque du mal à dissocier la sincérité du mensonge. Bien que le regard exprime beaucoup de choses, tu as vu tellement de beaux parleurs et de manipulateurs inexpressifs en ce monde ou bien de très bons comédiens que tu peines à faire confiance à qui que ce soit. Même Mère-Grand a des airs suspects lorsqu'elle s'empare du balais pour dépoussiérer le pas de la porte.
En un soupir, tu referme le manuel et pose ton regard vide sur la caisse enregistreuse de cette librairie dans laquelle tu travailles lorsque tu n'étudies pas. Avoir vingt-deux ans a parfois ses avantages mais implique également de grandes responsabilités comme payer un loyer, récolter assez d'argent pour se nourrir et se vêtir et tout un tas de choses auxquelles tu n'avais pas pensé lorsque tu vivais encore chez ta bienveillante grand-mère qui a toujours fait tout son possible pour que tu ne manques de rien. Son seul salaire n'a jamais réellement aidé à arriver en fin de mois sans être à découvert mais, maintenant que tu as un travail et une vie, tu l'aides à arrondir ses fins de mois et songe à lui payer une entrée direct en centre de désintoxication tellement son addiction à l'alcool est devenue puissante. Tu te vois encore débouler chez elle il y a une semaine et faire l'inventaire de toutes les bouteilles peuplant la maison qu'il s'agisse du dessous du lit, d'entre les coussins des sofas, à même les pots des pauvres fleurs dépérissant ... tu en as même trouvé une dans la boîte aux lettres ! Et elle te regardait, parvenant à peine à te suivre tellement elle était ivre. Parfois, tu entrevois dans son comportement celui d'un être primaire sachant à peine s'exprimer et faire usage de ses membres ... Quoiqu'il en soit, il te fallait agir, tu n'avais pas le choix et même si tu regrettes lui avoir fait beaucoup de peine en partant avec son butin, tu sais que tu as fait le bon choix. Peut-être que cela te portera préjudice de les avoir ramenées chez toi mais dans le fond, tu sais qu'il est impossible de se dérober à ces évènements dressés sur ton chemin par le Destin lui-même. Si tu pouvais lui toucher deux mots à celui-là, il ferait moins son malin et Dieu sait que tu en aurais des choses à lui dire !
La caisse enregistreuse semble frémir alors que tu passes distraitement tes doigts sur les boutons la composant en réfléchissant à la meilleure façon d'empêcher la solidification du caramel. La librairie est plutôt calme à cette heure-ci. Les jeunes sont à l'école, les plus vieux travaillent et d'autres se promènent. Il est rare qu'en pleine semaine, tu croises bon nombre d'habitant entre les rayons et étages de cette librairie au sein de laquelle tu travailles depuis près d'un an et tu as déjà tes petites habitudes. Si ce vieux monsieur moustachu revient une fois de plus pour se faire rembourser un livre dont le coin d'une malheureuse page a le malheur d'être replié alors qu'il vient à peine d'en faire l'acquisition, tu lui demanderas s'il porte réclamation à chaque fois que le pain qu'il achète se rassit au bout de quelques jours. Tu n'aimes pas vraiment te frotter aux pires caractères de la ville mais souvent, tu dois le faire puisque tu travailles actuellement dans le commerce et qu'un des mots d'ordre est "le client est toujours roi" ou une connerie du genre. Alors en général, alors que tu t'apprêtes à faire une remarque acerbe ou répondre avec toute la présence d'esprit dont tu disposes, tu ravales ta fierté et te plie aux exigences du dernier imbécile osant te dénigrer parce que tu ne fais pas bien ton travail. Même si tu sais que ça n'est pas vrai, ce genre de pique a tendance à t'agacer au plus haut point et bien que tu te retiennes de dire que si tu faisais du si mauvais travail que ça, cela ferait longtemps que tu aurais été virée, tu prends une profonde inspiration, sors ton sourire commercial et obéis. Un changement s'est peut-être opéré en toi lors de tes seize ans, tu as encore du mal à laisser la place à cette Céleste agressive et redoutable qui gronde en toi à chaque fois que tu te soumets. Une lutte acharnée a pris place en ton esprit et te fatigue de plus en plus. Tu réfléchis bien trop pour au final t'écraser alors que tu pourrais clouer le bec à n'importe qui dans cette petite bourgade d'un simple regard ou remarque qui toucherait n'importe qui en plein coeur. Analyse Céleste, prends note et sers-toi de ces atouts chocs lorsque tu auras décidé de ne plus être une victime.

En parlant de victime, ton épiderme frissonne au moment même où le carillon de la porte d'entrée retentit. Tu viens de te lever et te rendre au même rayon duquel tu avais sorti ton bouquin de cuisine pour l'y ranger de nouveau et, dans un élan de curiosité, viens de jeter un œil à travers quelques livres mal rangés te permettant d'avoir une vue dégagée de l'entrée du magasin au cœur de laquelle se dresse l'une de tes plus grandes peurs ... « Spencer ... » Ce murmure s'échappe de tes lèvres sans que tu puisses rien y faire et, alors que tu recouvres ta bouche du plat de ta main pour t'empêcher de sortir une autre ânerie qui attirerait ton attention, tu fais ton possible pour être discrète et tâches de t'échapper au coin disquaire du sous-sol alors qu'il jette des regards à droite à gauche, apparemment à la recherche de quelque chose et, dans le fond, tu sais que c'est toi qu'il cherche même si tu refuses de l'accepter. Heureusement pour toi, tu sais être un minimum silencieuse et, alors que tu atteint l'escalier menant à l'étage inférieur, la main posée sur la rambarde de ce dernier, tu te figes en sentant une main se poser sur ton épaule. Les yeux écarquillés droit devant, tu entends son souffle et sent ce délicat parfum de musc émaner de son être. Ç'aurait pu être Scott et tu aurais préféré que ce soit lui mais, manque de pot, tu vas devoir le supporter et faire comme si de rien n'était et ce même si tu aurais bien envie de lui balancer en pleine face ses quatre vérités dont celle que bien trop de gens ignorent en cette ville ... Le grand Spencer apprécié et reconnu de tous n'est pas si charmant et agréable que ces pauvres et pitoyables villageois veulent bien le croire mais ça, tu es la seule à le savoir. Alors, déglutissant enfin, tu t'efforces d'adopter un air commercial avec un sourire en prime et te retourne, saisissant un instant sa main pour l'ôter de ton épaule. Son regard te cloue au sol une fois de plus et, après avoir osé le contempler une longue minute, tu arques un sourcil et lui sort un « Que puis-je faire pour toi, Spencer ? » à peine convaincant. Tu te maudis de ne pas vraiment savoir jouer la comédie mais tu ne peux faire autrement. Tu as peur de lui et même si l'expression de son visage s'est adoucie en quelques années, il ne parviendra jamais à effacer ces images qui te restent en travers de l'esprit. Te déplaçant légèrement sur la gauche de sorte à appuyer ton coude et garder un semblant d'équilibre sur la seconde marche de l'escalier, ta cheville oubliée te fais de nouveau mal. Tu te rappelles alors que c'est dans ces mêmes bras que tu t'es reposée alors qu'il te ramenait chez toi après avoir lourdement insisté en te trouvant bien mal en point à l'orée de la forêt il y a une semaine ... Pourquoi essaye-t-il d'être ce qu'il n'est pas ?

CREDIT IMAGES # code by shiya.




Pour rajouter ou supprimer un paragraphe de texte c'est ce code là :
PARAGRAPHE4

Si vous voulez le rajouter après le paragraphe 3, c'est avant la dernière balise

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Dernière édition par Céleste L. Hartford le Lun 7 Jan - 15:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ▲ You Are The Night Time Fear ▬ Spencer   Lun 29 Oct - 15:09


“ – Don't be afraid,
I'm not the same anymore, I swear.
Céleste L. Hartford & Spencer L. Weber

Un dernier coup d'oeil dans le miroir, un dernier geste sur ses cheveux, une dernière pause. Spencer allait devoir faire un communiqué officiel à la place du maire pour expliquer l'agitation soudaine des habitants de la ville à l'approche du bal. En gros, la chose la plus ennuyante du monde. Mais Spencer avait une image à tenir, un statut. Il devait être présentable et pouvoir montrer avec fierté qu'un Weber reste un Weber. L'élégance de son costume sur-mesure laisse perplexe l'un de ses journaliste qui l'accompagne. Trop beau pour être qu'un simple rédacteur en chef s'amuse-t-il à lui dire. De quoi faire apparaitre sur le visage de Spencer un léger sourire. L'entrée sur scène est primordiale. La manière dont il marche, dont il sourit, dont il prend la parole. Son apparition doit en dire long sur sa personne comme sur ce qu'il s'apprête à dire. Il ne doit pas montrer la moindre peur, la moindre hésitation. Non, Spencer devait se montrer convainquant, rassurant. Il devait apparaitre de manière tel à ce que les questions qu'on souhaite tant poser se fasse effacer par de nouvelle, plus puissante, plus idiotes aussi. Respirant une derrière fois, Spencer sortie des toilettes pour homme de la mairie. Retrouvant son ami le journaliste, Spencer se montre près. Le regard droit devant, le dos droit et la démarche assurée, Spencer Weber entra en scène. C'était parti.

[...]

« - A plus tard. » Il salua son ami alors qu'il entrouvrait sa veste. La température avait beau ne pas être très élevée, avec la pression de ce meeting Spencer avait plus que chaud. Trop chaud peut-être. Il s'aventura dans la rue, allumant sa cigarette. Il tira un coup laissant la fumée sortir de sa bouche doucement. Il avait faim, terriblement faim. C'était l'inconvénient de ce genre d'évènement privé, vous affamé. Il n'avait rien avalé avant d'aller parler à ses messieurs et le voilà qui traine dans les rues, le ventre hurlant à la famine. L'horreur. Heureusement qu'il vivait au dernier étage du bâtiment du Journal. C'était proche, au centre presque de la ville. Il ne lui faudrait donc pas longtemps pour aller chez lui, mettre un plat surgelé dans le micro-onde et manger, mais étrangement, alors qu'il passa devant la librairie d'Iseult, il s'arrêta. Il aimait beaucoup la jeune femme, au fond on pouvait dire que c'était son ami et cette semaine Spencer n'avait pas encore acheté de livre. C'était l'occasion de passer avant d'aller chez lui. Il balança sa cigarette au sol, qu'il écrasa avant de pénétrer dans l'endroit. L'odeur de la librairie lui donnait toujours des Frissons, allait savoir pourquoi.

Il parcourut des yeux les étages, les livres, la caisse... mais aucun signe d'Iseult. Il laissa sa main glissait le long des livres marchant doucement alors que quelques légers mouvements captivèrent son attention. Quelqu'un était en train de descendre vers le rayon disque en bas. Accélérant, il reconnut Céleste. C'est vrai qu'elle travaillait aussi ici. Sans doute à des heures où elle n'avait pas cours. Ce qui expliquait pourquoi il ne l'avait jamais vraiment travaillé, puisqu'à chaque fois c'est son amie Iseult qui lui vend des livres. Automatiquement il posa sa main sur l'épaule de celle-ci, pour l'alerter de sa présence. La dernière fois les choses s'étaient passées d'une drôle de manière. En réalité, Spencer avait très mal pris la façon dont elle avait réagi face à lui. Comme si elle ne le portait pas dans son coeur et pourtant, elle ne savait rien sur lui. Elle ignorait complétement qui il pouvait être et surtout ce qu'il pouvait faire. Il ne savait vraiment pas pourquoi elle était ainsi avec lui, ça le torturait.

« - Oh j'étais venu voir les nouveautés et passait saluer Iseult, mais elle n'est visiblement pas là. » Il haussa les épaules, descendant d'une marche pour être à la haute de Céleste. « - Mais je suis content de tomber sur toi, comment va ta cheville, Lilla ? »

C'est vrai qu'il y a de ça une semaine il était tombé sur elle dans la forêt. Il avait fait son maximum pour être courtois et aimable, il l'avait même porté. Il avait joué au prince charmant, au sourire charmeur et à la bonté inouïe. Et en retour, il n'avait rien reçu. Pas la moindre chose qui montrait que Céleste n'était contente qu'il l'aide. Il se souvient d'elle, enfant. Quand elle jouait avec Scott. Il les fixait jouer de loin parfois.

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MessageSujet: Re: ▲ You Are The Night Time Fear ▬ Spencer   Lun 29 Oct - 18:07


“ – You feel the cold hand and wonder if you'll ever see the sun
Céleste L. Hartford & Spencer L. Weber

Devenir aussi avenant et agréable en aussi peu de temps relève du miracle ou d'un jeu d'acteur professionnel, à vous de voir ... En tout cas, toi, tu ne te laisses pas berner par ces longs cils battant le vide alors qu'il t'observe, tu n'es pas dupe, tu le vois toujours cet animal sans cœur ni raison capable des pires choses pour s'assurer une place de choix au sein de sa famille. Tu en sais bien plus qu'il ne le faudrait et, alors qu'il descend d'une marche pour être à ta hauteur, tu frémis. Spencer a toujours été le genre de garçon qui te plaisait et ce pendant un sacré bout de temps. Le port de tête altier, la démarche assurée, il a tout pour plaire et tu sais que lorsque les filles gloussent dans la rue alors que tu passes à côté d'elles, c'est parce qu'elles viennent de croiser le chemin de Monsieur Spencer Weber. Alors que tu remets une mèche de cheveux derrière ton oreille en te dérobant à son regard, tu te dis que tu aimerais être comme toutes ces ignorantes innocentes rêvant de pouvoir partager un moment seule-à-seul avec un tel homme. Il avait pour réputation d'être parfait et d'exceller dans tout ce qu'il entreprenait ... ne l'ayant jamais vu à l’œuvre mis à part lors de réunions hebdomadaires au sein même de la ville, tu ne peux te permettre de le juger. De toute façon, tu le connais bien mieux que n'importe qui ici hormis sa famille. Tu sais qui il est réellement et, alors que tu oses le regarder de nouveau du coin de l’œil, tu aperçois ce masque recouvrant la face cachée de ce monstre.

Un monstre. Oui, Spencer Weber était un monstre à tes yeux et même si l'on chantait ses louanges partout dans la ville, tu ne pouvais te défaire de cette impression. Il t'avoue enfin la véritable raison de sa visite et tu te sens soudainement mieux. En simple réponse, tu acquiesces d'un signe de tête faisant mine d'arriver à la même conclusion que lui après avoir jeté un bref regard vers la caisse et les rayons alors que tu sais très bien qu'Iseult n'est pas là. Il faudrait que tu cesses d'être paranoïaque Céleste, ou tu finiras par devenir folle ! Réajustant ton haut sur tes frêles épaules, il te semble encore sentir sa main glacée exercer une légère pression sur ta peau. Tes muscles se raidissent, tu pâlis mais prend garde, bientôt il va croire que tu ne te sens pas bien et va encore se sentir obligé de te ramener chez toi et ... ce n'est pas ce que tu veux ... n'est-ce-pas ? Et Monsieur Weber en rajoute une couche en t'appelant par ton second prénom ignoré de tous ... Tes yeux s'écarquillent de nouveau alors que cette fois, tu oses le regarder droit dans les yeux. Comment a-t-il pu savoir ? Avait-il entendu Scott t'appeler ainsi lorsque vous étiez enfants ? Se pourrait-il qu'il se souvienne de toi et de cette manie que tu avais de faire les gros yeux et de rougir à chaque fois qu'il t'adressait un regard ? Le rouge te monte aux joues mais tu ne faiblis pas. Tu maintiendras le contact entre vos regards et ce jusqu'à ce qu'il ait une excuse valable pour être entré en connaissance de ton second prénom ce qui, en soit, n'est pas non plus un drame.

« Je m'appelle Céleste ... » Tu trembles légèrement et serres les poings te sentant menacée comme s'il venait mettre son nez dans ton passé et ta vie intime. Il n'en a pas le droit ... Seule ta mère t'appelais ainsi alors, de quel droit se permet-il une telle chose ? Surtout lorsque l'on sait que certains de tes petits camarades d'école primaire utilisaient ce prénom pour se moquer de toi ... mais ça, il ne le sait sûrement pas. Tu n'y peux rien mais tu restes sur la défensive. Décidément, il t'est impossible de te détendre en sa compagnie et pourtant, il t'y incites en agissant avec toi comme si vous étiez de proches amis se retrouvant à la fin d'une journée normale. Sauf qu'il n'est que quinze heures et qu'il te reste une heure avant de pouvoir rentrer chez toi. Se pourrait-il qu'il te laisse tranquille lorsque tu rentreras ou a-t-il déjà d'autres plans sur la comète te concernant maintenant qu'il t'a en face de lui ? « Ma cheville ? Elle reste légèrement douloureuse mais je peux encore marcher dessus ... » Plus tu le regardes et plus tu le trouves attirant. Est-ce l'effet du costume ou bien ce parfum émanant de son être ? Tu ne peux le dire mais, tu te laisserais bien convaincre par tout ce qu'il a à te dire. Dans un élan de faiblesse, tu te résous enfin à lui adresser une politesse pour sa bienveillance. « Je n'ai pas eu le temps de te le dire mais, merci pour la fois dernière, sans toi j'aurais peut-être perdu ma jambe ... » Et tu t'autorises une plaisanterie en plus ? Cette fois-ci, tu as vraiment touché le fond, Lilla.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: ▲ You Are The Night Time Fear ▬ Spencer   Mar 30 Oct - 16:21


“ – Don't be afraid,
I'm not the same anymore, I swear.
Céleste L. Hartford & Spencer L. Weber


« - J'aime bien Lilla. » laissa t'il échappait alors que la demoiselle en question n'avait pas l'air d'apprécier qu'on la nomme de son second prénom. En réalité, Spencer n'avait jamais parlé d'elle en disant Céleste. Il disait Hartford. Et puis un jour, alors qu'il rentrait du lycée, il avait entendu Scott rire de ce second prénom que Spencer avait trouvé attachant. La haine que Spencer avait pour Scott, il ne l'avait pas pour ceux qui entouraient ce crétin. Ils ne pouvaient pas savoir. Ils ne savaient pas que Scott était un meurtrier. Le plus étonnant là-dedans c'est que même au fil des années, cette image était restée dans la tête de Spencer. Il en voulait toujours à son petit frère d'avoir « tué » sa mère. C'était une grande chose stupide dite comme ça, mais pour Spencer il n'y avait pas d'autre responsable et Scott devrait payer pour ça un jour. Malgré les efforts de Spencer pour être cette personne à la perfection inhumaine, il savait qu'une part de lui essayerait toujours de faire du mal à Scott et une part de lui arriverait à lui faire du mal, à le tuer. A lui rendre la monnaie de sa pièce. Oui, Spencer le savait. Un jour, il allait devoir laisser son costume au placard pour en finir avec celui qui avait vécu alors qu'il aurait dû mourir.

En tout cas, pour le moment Spencer arrivait à garder le contrôle. La manière dont Céleste avait repris Spencer était loin d'être respectueuse, mais c'était logique. Il n'y avait personne dans tout Taleville qui la nommait comme Spencer venait de le faire. Il se plaisait à se montrer plus que sociable, c'était sa manière à lui de gagner la confiance des gens. Sa façon de s'introduire chez les gens, en douceur sans qu'il ne se doute de ce qu'il fut. Il parlait à Céleste comme si l'année derrière elle avait 6 ans et qu'elle jouait dans le jardin. Il aurait pu se montrer plus distant, mais quelque chose chez elle l'intriguait toujours. Sa manière de le regarder, de lui parler. Sa façon d'être en sa présence était perturbatrice.

« - Alors, tout vas bien. » Au fond il se souciait peu de savoir si sa cheville allait bien ou pas. Formule de politesse oblige, il devait toujours faire croire qu'il s'intéressait réellement à la vie des petites personnes avec qui il discutait. C'était primordial l'écoute. Et puis soudain, aussi surprenant que cela puisse paraitre, Céleste le remercie. Il laissa un sourire prendre son visage, amusé par ses paroles avant de répondre : « - Ce n'est rien, vraiment. J'pense que n'importe qui aurait fait ça en voyant une jolie brune au milieu de nulle part. » Il afficha un plus beaux sourire encore. Histoire d'en rajoutait un peu. Céleste, c'était un jeu. Un jeu qu'il ne voulait pas perdre. Il n'aimait pas qu'on se montre méfiant ou distant. La plupart des gens auraient des raisons, stupides parfois, mais ils en ont. Mais Céleste est une amie à Scott. Et si Scott avait raconté des choses à son propos ? Et si ? Et Si ? Ce n'était pas le moment de se fatiguer avec des questions sans queue ni tête et surtout, il ne fallait pas se montrer inquiet où pris ou piège. Personne ne savait.

« - Puisque Is' n'est pas là, ça te dirais de me montrer les nouveautés. » Il rentra ses mains dans ses poches, s'écartant un peu pour laisser céleste le guider vers le rayon. Il était là pour les livres quand même, comme chaque semaine. Enfermé dans un hôpital il n'avait pu se reposer l'esprit qu'en lisant. Une échappatoire comme un autre. Plutôt que de ronger les murs avec ses ongles, il passait des nuits entières à lire de nouvelles histoires. Et il avait gardé cette habitude, bien qu'il ait moins de temps pour lire. Chaque semaine, il venait acheter un nouveau livre, un nouveau monde dans lequel disparaitre. Bien entendu il ne voulait pas embêter céleste avec ses petites manies, mais puisqu'il était là, autant faire ce qu'il aurait dû faire et par la même occasion, parler de lui. Quand on parle de soi, d'une certaine manière on fait confiance à la personne devant nous. Le sentiment qu'on éprouve quand quelqu'un nous racontes de petites histoires sur sa personne, c'est la confiance. Ça nous pousse à raconter nos propres histoires à nous et ainsi on découvre l'échange.

« - Une lecture amusante est aussi utile à la santé que l'exercice du corps. » Il sourit à Céleste rajoutant « - Alors, qui a dit ça ? » Le jeu, c'était aussi un bon moyen de briser la glace en quelque sorte.

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MessageSujet: Re: ▲ You Are The Night Time Fear ▬ Spencer   Mer 31 Oct - 19:50


“ – Come away little lamb come away to the water,
Give yourself so we may live anew.
Céleste L. Hartford & Spencer L. Weber


Tu finis pas abdiquer en haussant les épaules. Après tout, qui es-tu pour lui interdire de t'appeler Lilla ? Tout simplement parce que l'évocation de ce prénom te rappelle ta mère et son merveilleux sourire lorsqu'elle le prononçait, il devrait se passer de le prononcer ? Il a beau apprécier ton second prénom, nulle autre personne que ta chère génitrice n'a jamais eu l'audace de te nommer ainsi exceptés Mère-Grand et quelques fois Scott lorsqu'il ne te fait pas l'incommensurable honneur de t'agacer avec. Il est gentil Scott, n'est-ce pas ? Alors pourquoi Spencer ne le serait-il pas lui aussi ? Tu te mets à douter en l'observant te répondre et en te grattant la nuque d'un air gêné. Tu remets ensuite l'étole te recouvrant les épaules en place par dessus ta veste en cuir rouge puis agrippe deux trois livres négligemment posés sur la marche du dessous dans le but de les ranger à leur place lorsque tu seras parvenue à te mouvoir hors du champs de vision de ce cher Weber. « Tant que tu ne m'appelles pas "hép toi là-bas", ça ira ... » Tu lui fais cette fleur parce qu'il t'as sauvé la vie -ou plutôt la cheville- la dernière fois mais c'est bien la seule et unique fois que tu laisses passer un tel affront !

Vous vous opposez littéralement. Plus tu le regardes et plus tu te dis que vous êtes différents. Lui est avenant et sociable, tu es sauvage et désagréable et pourtant, tu aimerais te contrôler mais ça n'est pas si facile, encore moins avec un tortionnaire de petit frère dans les parages. À lui, on donnerait le bon dieu sans confession mais toi, on te jetterait dans les flammes des enfers sans hésiter un seul instant. Tu sais ce que les gens disent de toi, tu sais que depuis trop longtemps on en a après toi mais lui ... Que pense-t-il de toi ? A-t-il déjà entendu des ragots à ton sujet ? Secouant la tête de droite à gauche comme pour te réveiller, tu le regardes finalement du coin de l'oeil, comme si tu essayais de décrypter ce qu'en le regardant en face tu ne pouvais voir. Avait-il un seconde visage ? Il aurait été schizophrène, ça se saurait puisqu'il y a suffisamment de commères en ces lieux pour que la moindre tare soit divulguée à tort et à travers et ce aux oreilles de tous. Mais après tout, en tant que rédacteur en chef du journal du coin, n'a-t-il pas un contrôle sur tout ce qui se dit et se fait ici, à Taleville ? N'est-ce pas lui qui lance les rumeurs et débats et parfois même, met un habitant de la ville sous la lumière des projecteurs ? Tu ne t'es pas intéressé à sa vie depuis belle lurette mais maintenant qu'il te fait face, tu aimerais en savoir bien plus sur lui ... Que penserait Scott en te voyant dans une telle position ?

Fronçant les sourcils, tu observes ce sourire carnassier se dessinant sur ses lèvres alors que tu le remercies et qu'il emploie le terme 'jolie brune". Jusqu'à présent, personne n'a un seul instant osé prétendre à voix haute que tu étais jolie ... était-ce une flatterie, une façon de s'attirer ta sympathie ? Quoiqu'il en soit, tu prends ce compliment à sa juste valeur et hausse le menton, laissant un bref sourire satisfait faire se soulever le coin de tes lèvres. Tu as l'air un instant niaise mais, dieu merci, tu te reprends bien vite et resserre ces livres au préalable ramassés contre ta poitrine. Ce spécimen te faisant face est fascinant. Tu as l'impression de tout connaître de lui parce que tu connais son plus grand secret mais, dans le fond, tu n'en sais pas plus que ça. Qui est-il réellement pour toi ? Tu as un instant l'impression que vous êtes liés mais aussi destinés à vous affronter puisque tu ne peux supporter ces manières de fils à papa et cette façon qu'il a d'être charismatique et excellent lors de ses discours. Tu aimes ses articles mais tu n'aimes pas le personnage. Ce Spencer t'inspire décidément énormément de choses ... « Je ne suis pas sûre que n'importe qui ait la force de me soulever aussi facilement et me transporter sans faiblir Spencer. Je suis sûre que tous les soirs tu t’astreint à une séance de musculation intensive. Fais-moi voir ça ... » Puis, taquine, tu lèves dans main dans les airs, l'observe comme pour attendre son autorisation, puis pince légèrement ses biceps affichant une moue peu convaincue et, comme si tu voyais ta réaction, tu ris. «Quoique, tu pourrais tout aussi bien prendre des stéroïdes ... » Aussi simplement que ça, tu t'esclaffes un court instant comme n'importe quelle fille l'aurait fait en touchant aux muscles de Spencer Weber. Puisqu'il aime être au centre des attentions et qu'il apprécie les compliments, tu lui en fais aussi naturellement que ça, comme si tu t'ouvrais légèrement à lui et ce jusqu'à la prochaine réflexion qui te fera te renfermer.

Les nouveautés ? Voyons, qu'est-ce qu'on a bien pu t'amener cette semaine ? T'autorisant un instant de réflexion, ton regard se pose sur les présentoirs près de la caisse enregistreuse et tu l'invites à te suivre. « Si Monsieur Weber veut bien me suivre. » Montant sur la même marche que lui, tu le frôles légèrement et te dirige vers les bibliothèques dans lesquelles tu repères bien vite l'emplacement des deux livres que tu tiens serrés contre ta poitrine pour les y remettre en un éclair. Ensuite, tu jettes un coup d'oeil par dessus ton épaule pour t'assurer qu'il t'a bien suivi et le mène vers l'entrée du magasin. « Un ouvrage sur les mythes, un sur le tourisme de Centre Afrique, un recueil de poésie du vingtième siècle, un énième bouquin sur l'éternelle guéguerre vampire/loup-garou mais surtout, un incontournable revisité en quelques sortes, "Le tour du monde en quatre-vingt jours". Je sais que ce dernier n'est pas une nouveauté mais il a été réécrit et j'aime beaucoup cette nouvelle version légèrement absurde. » Scrutant la reliure des livres, tu lui tends le dernier que tu as cité pour qu'il puisse le toucher, voir de ses propres yeux la fine écriture penchée et observer le prologue un court instant. Le laissant un instant observer le comptoir à nouveautés, tu te glisses derrière la caisse enregistreuse derrière laquelle tu te caches un instant histoire de t'emparer d'un cahier de brouillon que tu lui tends après coup. « Sinon il y a ce tout nouvel ouvrage répertoriant les meilleures recettes de la meilleure cuisinière de Taleville pour la modique somme de 500 €. Les fins de mois sont difficiles, les études coutent cher alors cette jeune étudiante a vu les choses en grand tout comme le prix de l'ouvrage. La reliure est travaillée, les gribouillis sont faits main tout comme les dessins des plats imaginés. » Tu plaisantes mais tu espères qu'un jour peut-être, tu auras l'opportunité d'ouvrir ton propre restaurant, d'écrire ton propre ouvrage avec tes meilleures recettes et de voir les gens apprécier les bons petits plats que tu concocteras ... Il semble te prendre au sérieux et tu te surprends à sourire. Puis, il te soumets une énigme. Faire travailler ton cerveau à une telle heure, quelle idée ... Tu repasses plusieurs fois cette phrase dans ton esprit tout en jouant avec ton cahier de brouillon, apposant tes coudes sur le meuble de la caisse. De vieux souvenirs de philo emplissent ton esprit et tu lui réponds, en arquant un sourcil. « Ne serait-ce pas ce cher ami Kant ? À moins que ce ne soit notre bodybuilder Talevillien, Spencer Weber ? »

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MessageSujet: Re: ▲ You Are The Night Time Fear ▬ Spencer   Sam 10 Nov - 13:12


“ – Don't be afraid,
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Céleste L. Hartford & Spencer L. Weber

Un sourire idiot face à la remarque de Céleste. C'est vrai que Lilla c'était toujours mieux que « machin truc ». Visiblement malgré sa réaction négative, la jeune femme décida de laisser passer cette fois, histoire de ne pas s'attarder sur des choses inutiles sans doute. Elle alla, par conséquent, continué à faire son job et commença à reprendre le cours habituel des choses le tout sous le regard de Spencer. Il est étonnant de voir comment le temps agis sur les habitants de cette ville, comment le temps passe vite parfois, qu'il défile comme si hier encore il était dans sa chambre à lire le roman qu'on lui avait forcé à lire pour le cours de français. Comme si hier il était l'adolescent de 16 ans qui ne se prenait pas la tête en cours et qui était le plus populaire de sa classe. Il aurait aimé continuer sa vie de lycéen, être ce joueur de football au grand sourire qui avec Fanny, sa copine de l'époque, montrait à quel point il avait la belle vie. Oui, il aurait aimé continuer une vie normale, sans Scott, sans problème, sans prise de tête. Aujourd'hui Spencer se rendait compte à quel point son acte était désespéré. Enterrer vivant son petit-frère était la chose la plus stupide qu'il avait commise parce qu'il n'avait pas agi intelligemment. Il aurait dû prendre son temps, préparer un plan, faire quelque chose de plus précis. Aujourd'hui il était condamné à vivre avec ce sentiment de dégout et de haine.

Ce n'était pas comme si l'idée d'en finir avec Scott avait disparu de son esprit. En vérité, il y pensait parfois, quand dans la nuit il laissait de drôle de pensée l'envahir. Pourtant, le fait de vivre loin de sa famille, loin de ses frères, de ses soeurs lui permettait d'éviter le plus possible de redevenir cet être sans coeur et sans émotions. Il essayait vraiment, depuis la mort de son père, d'être quelqu'un de bien. Il essayait d'être celui qu'après sa sortie de l'hôpital il prétendait être, pourtant il n'échappait pas à cette partie de lui qui le suivait au fil des années.

Taquine, Céleste avoua qu'elle était persuadée que Spencer se faisait les muscles tous les soirs pour pouvoir être si fort. Quel blague, mais ça ne l'empêche pas de sourire levant son bras pour regarder si ses muscles étaient vraiment là. Il se surpris à rire ensuite face à la seconde remarque de Céleste.

« - Je te tiendrais au courant quand j'aurais un corps de bodybuilder. » Affirma-t-il avec un sourire, lui qui trouvait ça laid les hommes trop musclé. « - Mais je risque de ne plus avoir de cou après. » Il posa sa main sur nuque, comme si c'était évident qu'un homme sans cou c'était horrible et même un peu gêné de jouer le jeu avec Céleste.

Inclinant la tête, il suivi Céleste. Il était là pour voir les nouveautés, autant le faire, non ? C'était bien beau de vouloir se rapprocher de Céleste, mais il fallait aussi faire ce qu'il voulait. Après tout, lire était sa façon de se reposer, de découvrir et d'être. Comme si une partie de lui ne vivait que dans le livre. Tout en regardant à droite et à gauche, comme s'il découvrait l'endroit pour la première fois, il suivi Céleste qui l'emmenait à l'entrée de la librairie. Il écouta attentivement Céleste, s'approcha d'elle pour voir de plus près le dernier ouvrage dont elle parlait.

« - Une réécriture de Jules Verne ? » Le nombre de fois où Spencer avait lu Jules Verne ne se comptait pas sur ses 10 doigts. Il avait toute une collection de ses plus grandes oeuvres dans la bibliothèque qui trônait dans son salon. Il avait toujours été fascinait par les voyages, les aventures et l'incroyable intelligence de l'écrivain. Il prit le livre que lui tendit Céleste et laissa sa curiosité s'emparer de lui. Il laissa alors son esprit faire une lecture rapide du résumé, avant de lire quelque morceau des premières pages. Alors qu'il semblait fascinait par ce dernier tu entends quelque chose. Céleste écrit ? La cuisine ?

« - Je ne saurais dire si c'est un bon prix ou non, je n'ai jamais goûté ta cuisine. Mais 500€, c'est abordable. » il plaisantait, c'était bien entendu exorbitant pour un livre. Mais il trouvait ça intéressant de savoir cet intérêt pour la cuisine et cette envie d'avoir son propre livre de recette. Comme si, d'un coup, elle s'ouvrait plus à lui. Ce qui changeait beaucoup de la dernière fois ce qui n'était pas pour lui déplaire. Ça lui permettait de respirer au fond. Lui qui s'était torturé l'esprit se demandant pourquoi avait-elle réagit de cette manière-là dans les bois. Curieux, cette manière dont les gens n'agissent jamais de la même manière. Amusé en voyant que céleste se prend au jeu, Spencer attendit qu'elle lui réponde. Et elle trouva la réponse à sa petite devinette.

« - Je serais incapable de dire des choses aussi subtiles. » dit-il affichant un sourire. « - Mais oui, c'est Kant. » Spencer se plaça en face de Céleste, tendant le livre que plus tôt elle lui avait tendu. Il comptait l'acheter, ça semblait être une bonne idée et il s'était vite perdu en tentant de lire le début du récit. « - J'aurais bien pris cet ouvrage à 500€ dont tu me parlais, mais j'ai peur de me ridiculiser en tentant d'élaborer les recettes qui y sont écrit. » Il haussa les épaules, il avait toujours été peu doué en cuisine et quand Jude-mei venait manger chez lui c'était vraiment horrible. Il n'arrivait pas à comprendre pourquoi il avait autant de problèmes à faire cuire un plat de patte. Ou encore à faire une omelette. Et alors qu'il sortit son portefeuille de sa poche, prêt à payer il demanda :

« - D'où te viens cette passion pour la cuisine ? »

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MessageSujet: Re: ▲ You Are The Night Time Fear ▬ Spencer   Lun 12 Nov - 22:00


“ – Come away little lamb come away to the water,
Give yourself so we may live anew.
Céleste L. Hartford & Spencer L. Weber

Il t'effraye ... N'est-ce pas Céleste ? Tu as beau faire mine de rien, tu ne peux faire semblant et ton organisme tout entier te rappelle à quel point il est l'une de tes plus grandes peurs avec la forêt ... Étrangement, tu ne l'y as jamais associé et pourtant, tu l'imagines très bien en tueur ambulant armé d'une hache ensanglantée, arpenter les sentiers battus de l'immensité végétale, lieu de perdition et de surprises. Toi qui ne t'aventure pas bien souvent en ces lieux, tu vas encore plus te méfier maintenant que tu t'es un tant soit peu ouverte à l'aîné des Weber. Pourquoi agirait-t-il en ta faveur après t'avoir ignorée tant d'années ? Remarquait-il cette rougeur s'emparer de tes joues lorsque tu le croisais ? Ton corps frémir lorsqu'il te frôlait ? Ces yeux ronds qui s'agrandissaient à mesure qu'il s'approchait ou apparaissait dans ton champs de vision ? Certainement pas ... Weber aîné avait certainement bien mieux à faire et cela doit toujours être le cas. De toute façon, maintenant qu'il t'a traumatisée à vie quant à sa véritable nature, tu ne pourras jamais plus le regarder de la même façon. Pourrait-il te violenter tout comme il le fit avec ton meilleur ami ? Ce pauvre Scott avait bien trop souffert et te voilà à copiner avec l'ennemi ? N'as-tu pas honte Céleste ? Et cesse de reléguer ces élucubrations à son égard, il n'est pas humain et ne le sera jamais ... Ne vois-tu pas les reflets des enfers brûler en ses yeux ? Non, toi, tout ce que tu vois lorsque tu remontes ces escaliers en le frôlant à peine n'est autre que cette lueur d'espoir qui l'a en apparence changé ...

La lecture. Un passe-temps comme un autre, de belles histoires en tout genre ou recettes miraculeuses pouu rompre un quotidien trop morne. Parfois même des recommandations pour les ménagères de 40 ans en mal d'amour ou les jeunes mères en plein baby blues ... Tu en as vu passer des revues entre tes mains, sous tes yeux mais également tout type d'ouvrage dont certaines couvertures retenaient ton attention plus que d'autres. Certes tu n'aimais pas grand chose mais tous les livres abordant un tant soit peu le domaine culinaire faisaient ton bonheur qu'il s'agisse de biographies des plus grands chefs ou de recettes traditionnelles ou exotiques. Tout y passait et plus d'une fois, tu passais de la théorie à la pratique en moins de temps qu'il n'en faut pour lire la liste des ingrédients nécessaires à l'élaboration d'un simple gâteau au yaourt revisité à ta sauce. Épices, herbes, fruits et viandes. Bien plus qu'un loisir, la cuisine était une véritable passion et l'un de tes seuls retranchements lorsque tu sentais que plus rien n'allait. Et pourtant, tes professeurs te disaient que tu étais plutôt doué dans le domaine de la photographie et ce sans pour autant adorer cette pratique. Lorsque ton oeil se fixait sur l'objectif pour capturer un moment T dans un espace E, il ne te fallait que quelques instants pour analyser la situation et en tirer les meilleurs côtés. Les émotions des uns et des autres étaient définitivement ancrées sur pellicule, les plus beaux paysages baignés dans l'aurore faisaient également parti de ses meilleures prises. Une seule de ses photos l'intéressait vraiment et lui faisait ressentir une grande plénitude lorsqu'elle l'observait : une photo de Scott prise à l'improviste. Jamais elle n'avait ressenti plus que de l'amitié envers ce mystérieux ténébreux mais elle se mettait bien souvent à en douter à l'instant où elle croisait ce regard de fer imprimé sur un vulgaire papier. Sa plus grande fierté était d'avoir pris cette photo elle-même ... Mais bon, jamais rien ne remplacerait son amour pour la gastronomie. Mais là n'était pas le sujet !

Étrangement, vous vous mettiez à plaisanter ensemble ... C'était plutôt bizarre mais aussi plaisant et palpitan. Pour une fois que tu parvenais à te sentir différente de la Céleste renfermée qui prenait possession de ton être habituellement, autant en profiter. Lui jetant un regard amusé, ta silhouette s'éclipsa derrière une étagère et tu revins ensuite pour le conduire vers la caisse enregistreuse afin de passer aux choses sérieuses puisqu'après tout, il était là pour trouver une lecture qui le passionnerait certainement. Il y en avait des choses en stock mais il devait certainement avoir lu la majorité des livres reposant en ces meubles de bois poussiéreux que tu dévisageais un court instant avant de reporter ton attention sur lui. Tu prenais soin de les nettoyer de temps à autres ces étagères de façon distraite. Rêveuse, tu aimais te perdre dans les histoires indiquées par la reliure des livres et te prenais pour l'héroïne. Tant tôt Blanche-Neige, tant tôt Belle, ou encore Cléopatre lorsqu'il ne s'agissait plus de contes de fée, tu en avais remaniées des histoires ... Voir les habitants de la ville se passionner à leur tour pour une simple chose constituée de papier, de mots et d'encre te permettait de les observer sans qu'eux ne puissent le faire à leur tour, pour une fois. Bien trop longtemps tu avais subi les remarques désobligeantes de plus de la moitié de la ville mais, peu à peu, il t'étais moins difficile de ne pas en tenir rigueur. Les critiques ruisselaient sur ta peau et allaient s'écraser en à peine quelques secondes au sol qui les accueillait avec autant d'indifférence que tu t'efforçais de le faire.

Il te fallut quelques instants pour faire l'inventaire des nouveautés rapidement rangées le midi même et il sembla s'intéresser à l’œuvre originale de Jules Verne. Curieuse, tu l'observais manier le livre avec précaution et en tourner les pages distraitement tout en préparant ton coup dans ton coin. Lui proposer ton livre de recettes personnalisées l'avait fait sourire. Vous vous preniez au jeu et puis, on ne sait jamais, qui sait s'il était capable de cuisiner les mêmes merveilles que toi ? Le prix ne semblait pas être un obstacle pour cet homme dont la famille devait collectionner bon nombre de trèfles à quatre feuilles lui portant chance ... Tu en aurais bien pris un peu de sa chance mais peut-être qu'attendre ton tour était la meilleure des choses à faire ? « Tu goûterais mon gratin à la rhubarbe, tu ne douterais pas un seul instant de mes talents de chef cuisto ! » Recette originale, elle était la première à laquelle tu pensas pour illustrer ce cahier que tu sortais d'en dessous du meuble. « Je te laisse feuilleter, peut-être y verras-tu une curiosité à satisfaire ? » Pointant la nouvelle version de Jules Verne, tu feuilletais à ton tour ton précieux cahier en tapotant le plat de ton pied contre le sol après avoir réajusté le foulard d'un rouge sang recouvrant une partie de ta gorge.

Spencer n'était finalement pas un philosophe et l'avouait. Grand bien lui fasse ! Abordant de nouveau l'ouvrage à 500 euros, Tu pouffas discrètement et saisis le livre qu'il te tendait, t'apprêtant à encaisser le prix escompté. Seulement, une question impromptue vint te stopper en plein mouvement alors que tu commençais à peine à glisser le bouquin dans une pochette de sorte à ce qu'il ne soit pas souillé par le monde extérieur qui l'attendait. Fronçant les sourcils, tu hésitas un instant, figée en plein mouvement. Comment expliquer cela ? Mais surtout, comment expliquer cela à quelqu'un comme Spencer ? Il n'était peut-être pas si différent des autres mais la brunette méfiante que tu étais ne pouvais qu'exprimer quelques réserves. « Et bien ... C'est une histoire compliquée ... » Gênée, passer une main dans tes cheveux sembla t'aider et jouer longuement avec une mèche d'un noir éclatant que tu fixais intensément également. « On va dire que c'est une sorte d'exutoire, cuisiner m'aide à me changer les idées ... on a tous besoin d'un refuge ... n'est-ce pas ? » Relevant les yeux, tu scrutais son expression tout en reprenant la pochette contenant le livre entre tes longs doigts. Allait-il exprimer une quelconque émotion ? Avouer à son tour qu'il avait une passion cachée dans laquelle il se donnait corps et âme lorsqu'il faisait face à des petits soucis aussi humains que futiles ? Bien qu'il te soit difficile de l'imaginer subir le même genre de persécutions que toi, tu lui laisses tout de même une chance de se rattraper un minimum pour le pseudo "crime" manqué commis sous tes yeux.


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MessageSujet: Re: ▲ You Are The Night Time Fear ▬ Spencer   Ven 16 Nov - 12:46


“ – Don't be afraid,
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Céleste L. Hartford & Spencer L. Weber

« - Est-ce une invitation ? Je ne dirais pas non, il faut dire que ça me changerais des plats préfabriqués qui sont habituellement dans mon frigo. » Il attrapa le carnet de brouillon que Céleste lui tendait. Son ouvrage, car oui il était curieux. Il l'était toujours et il parcourut quelques pages du regard, remarquant les annotations et les points que Céleste notait dans son carnet alors que la jeune femme encaissé le livre que Spencer allait acheter.

Elle est charmante, elle a un regard attirant. Quelque chose chez elle est complètement envoutant et c'était vrai que Spencer n'aurait su dire quoi. Mais le plus drôle la dedans c'est cette distante qui apparaissait parfois et pousser Spencer à répondre à lui-même à ses propres questions. Une distance qui faisait ressortir en lui un mauvais côté, un aspect de sa personne qu'il tentait tant bien que mal d'ignorer. Ce n'était pas une chose aisée d'être celui que le monde entier voudrait que vous soyez. Il l'avait appris durant toutes ses années enfermées, ou les murs de sa chambre étaient les uniques paysages de son imagination. Il avait appris, d'une certaine manière, à être ce qu'on voulait qu'il soit : Un adolescent comme un autre, un homme comme un autre. Il devait pour cela, écarté sa haine pour son petit-frère ou du moins le garder pour lui seule et ne jamais le montrer. Il ne fallait pas croire que Spencer avait oublié, qu'il avait tiré une croix sur Scott. Il n'avait pas baissé les bras et une partie de lui cherchait toujours un moyen plus intelligent pour mettre son frère à terre. Pour se venger, parce que tout ceci était une histoire de vengeance. L'oubli de sa personne, la mort de sa mère. Le regard des gens, la pression sur ses épaules.

Spencer a toujours été un modèle dans sa famille. Oui, il acceptait tout ce qu'on lui demandait de faire sans jamais broncher. Un exemple de bonté et de maturité qui avait toujours fait la fierté de ses parents. Il était trop calme, disaient-ils. Tout petit, il ne pleurait presque jamais. Même lorsqu'il se blessait. Il regardait sa blessure, laissé une larme coulait, mais il n'hûrlait pas, non, il attendait qu'on l'aide à soigner sa blessure et il reprenait le cours de son jeu comme si cela n'était pas arrivé. Son père disait qu'il était l'exemple même d'un bon Weber. Fort, solide. Mais plus le temps passé, plus les choses changèrent. Spencer devait s'occuper de lui-même et de ses frères et soeur. Les rares moments avec sa mère était d'une consolation et d'un réconfort énorme. Le piano dans le salon, la poésie qu'elle lui lisait. Et puis, plus rien. Plus un regard, plus un mot. Spencer grandit tout en devant assumer son rôle de grand-frère et en devant accepter la présence de ce petit être qu'était Scott. Celui qui lui avait pris sa mère. Celui qui avait tout cassé dans sa petite vie. La colère et la haine qu'il avait pour lui grandissait chaque jour un peu plus et Spencer ne pouvait rien y faire. Il ne pouvait pas ignorer les sentiments qui le poussaient à agir comme il le faisait. Battre son frère, c'était le seul réconfort qu'il lui restait. Sa seule manière de se défoulait pleinement.

Et même après toutes ses années enfermées, il n'avait pas oublié ce plaisir étrange qu'il prenait parfois lorsque qu'il voyait cette peur dans le regard de son petit-frère. Mais ce soir-là, ce soir quand Spencer avait revu son père. Cette confrontation dans sa voiture. Ça avait changé des choses en lui. Soudain la voix de Céleste le fit réfléchir.

FLASH BACK

« - Qu'est-ce que tu crois faire ? » Lâcha-t-il enfin alors qu'il tourna et sortie du parking. Spencer se contenta d'attendre. Il attendait un endroit précis avant de parler. Oui, un panneau. Lorsque le panneau indiquer « Tourné à droite pour sortir de la ville » alors à ce moment. Il parlerait. Il ne savait pas pourquoi, mais il devait attendre ce moment-là. Peut-être pour qu'une partie de lui rompe le silence qui s'était installé depuis le début ? « - Je ne lui pardonnerais jamais. » Son père arrêta la voiture aussitôt. Il sortit alors, devant le regard incompris de Spencer et alla devant sa portière pour le faire sortir de force de la voiture. Il plaqua son fils très durement contre la porte qu'il venait de refermer et le regarda droit dans les yeux. « - Tu ne lui pardonneras jamais ? C'est ton petit frère bon sang ! Il n'ait pas responsable pour la mort de ta mère ! Tu es responsable ! Toi et Toi seul ! C'était pour toi qu'elle voulait rentrer plus tôt de notre week-end ! Pour toi qu'on a pris la route tard et que ce foutu camion nous a foncé dessus ! Pour toi et seulement toi ! » Spencer le regarda avec les yeux d'un enfant qui ne comprenait pas. Quel accident ? De quoi parlait-il ? Qu'est-ce que c'était que cette histoire ? Un mensonge pour protéger son petit frère, c'est ça ? « - Tu mens. » lâcha-t-il. Son père qui le tenait toujours par les épaules, le secoua une nouvelle fois avant d'hurler. « - Mais bordel, tu l'as appelé ce soir-là, tu étais jeune tu dois plus t'en souvenir, mais tu nous avais appelé alors qu'on était chez ton oncle. Tu pleurais comme une merde que ta mère te manquer et que tu n'arrivais pas à dormir parce que tu avais peur que le loup vienne te manger ! Ta mère était enceinte de 8 mois et à cause de toi... à cause de... » Les larmes coulaient toute seule. Son père lâchât prise petit à petit s'éloignant de Spencer qui avait les yeux grand ouvert comme si soudain il comprenait un tas de choses. Une illumination.

« - Tu mens ! Tu mens ! » Spencer poussa sauvagement son père, cette fois c'était lui qui ne se contrôlait plus. Il refusait qu'on lui mette tout sur le dos alors qu'il n'avait rien fait. Il se souvenait pourtant de cet appel. C'était vrai que leurs oncles avaient invité ses parents pour un week-end, c'est vrai que Spencer les avaient appelé tard le soir, quand la vielle voisine s'était endormis. Vrai que sa mère n'était plus jamais revenue après ça. Il refusait cependant d'y croire. Son père reprit ses esprits se tenant droit comme un pique devant son fils. « - Tu l'as tué. » Spencer leva les yeux vers son père. Non, c'était faux. C'était faux. Il lui sauta dessus le cognant sans se retenir, comme le lui avait fait ce jour-là dans le jardin. « - Tu mens ! Tu mens ! » Tout en le frappant, il hurlait et pleurait. Il se sentait si minable, si horrible et il ne remarquait pas qu'il était en train de tuer son père. Oui, il ne le remarqua que lorsqu'il s'arrêta, les mains pleines de sang, assis sur son père. A aucun moment-là plus ne cessa de tomber. Jusqu'à ce qu'il arrête tout simplement de penser. Il regardait son père comme si ce n'était pas lui. Comme s'il ne l'avait jamais frappé, touché voir même vu. Il se leva alors, manquant de peu de retomber, mais la voiture été derrière lui. Il regarda ses mains et ce fut comme une révélation. Il essuya ses larmes, prit une grosse respiration malgré l'odeur du sang qui l'entourait. Il souleva le corps de son père et le replaça dans la voiture. Coupa quelque fil sous le capot et lança le moteur. Il laissa tourner et commença à s'en aller.

FIN DU FASH BACK


Il posa ses yeux sur Céleste. C'est vrai, on avait tous besoin d'un refuge. Depuis cette nuit, le refuge de Spencer était le monde du journalisme, l'écriture. Cette rencontre avec la mort l'avait changé. Car oui, Spencer avait tué son père et aujourd'hui encore il avait beaucoup de mal avec cette idée qu'il avait tuée. Il avait ôté la vie de quelqu'un. Si à 16 ans il voulait tuer son petit-frère, ce n'est vraiment qu'en face du corps inerte de son père qu'il avait compris ce que tout cela signifiait et jusqu'où pouvait aller sa colère. Plus que de vouloir paraitre pour quelqu'un de bon, Spencer avait presque réussit à être cette personne honnête. Ce rédacteur en chef charismatique.

« - Tu as complètement raison. » Spencer sortie son portefeuille, prêt à payer pour ce livre qu'il était venu chercher. Il se surpris alors de s'entendre rajouter : « - L'écriture a longtemps été cette échappatoire dont tu me parles. Je dois avoir une étagère entière avec mes journaux les uns à côtés des autres. » Il haussa les épaules rajoutant, le sourire aux lèvres, effaçant légèrement ce qui l'avait plus tôt ramené en arrière : « - Aujourd'hui, j'en ai fait mon métier. »

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MessageSujet: Re: ▲ You Are The Night Time Fear ▬ Spencer   Lun 7 Jan - 15:44


“ – What do you see in those yellow eyes ?
Céleste L. Hartford & Spencer L. Weber


Tu ignores tant de choses à son sujet et pourtant tu lis tous les articles qui paraissent en son nom en te vautrant dans ton canapé préféré celui placé à un endroit stratégique que tu apprécies tant. La fenêtre de ta chambre n'est pas vraiment grande mais pourtant elle t'offre une très belle vue sur l'étendue boiseuse de Taleville t'effrayant tant. Il n'y a rien de tel que de lire les dernières nouvelles du jour alors que le soleil se cacher derrière la cime des arbres les plus hauts dominant de leur taille le reste de leurs congénères mais aussi de la vie qu'ils abritent. Ils te dominent Céleste. Et c'est peut-être d'ailleurs pour ça qu'ils t'effrayent tant toi l'indomptable. Combien de fois t'a-t-on dit que tu l'étais ? Tu ne saurais le dire et pourtant, ce mot te colle à la peau comme s'il faisait partie de ton être. Quoique tu fasses, tu ne peux t'en défaire et ce doit également être par sa faute que tant de personnes te fuient.

Au contraire de Spencer, tu n'as jamais été adulée, admirée, tu n'as pas même déclenché d'émeutes sur ton passage ! Il faut croire que tu as loupé ta vie jeune fille ! De toute façon, la gloire ne t'intéresse pas. Tout ce qu'il te faut pour être heureuse c'est un endroit sécurisant, une présence rassurante et un défi à relever. Une fois tous les facteurs réunis, tu n'as plus qu'à laisser le temps couler lentement sur toi te vieillissant un peu plus chaque jour et pourtant, tu n'as pas l'impression de vieillir ... Tous ces souvenirs qui te reviennent parfois en tête te semblent trop superflus ou un peu trop surfaits pour être vrais. Spencer battant son frère, l'enfermant dans une espèce de malle pour l'enterrer à jamais six pieds sous terre ... Tu oses le regarder à cet instant-ci, hésitante, et n'oses faire le rapprochement entre l'air de dément ayant emprunté les traits de son visage tirés ce soir là où, curieuse, tu avais observé la scène du début à la fin sans pouvoir rien n'y faire si ce n'est espérer que tout s'arrête et qu'un adulte débarque pour que ton plus grand ami soit épargné par une folie meurtrière venue d'on ne sait où. L'irrationnel te fait peur lui aussi ... Comment une ville peut-elle s'appeler Taleville ? Ce nom ne sonne-t-il pas un peu surfait lui aussi ? Jusqu'à présent tu n'y as jamais réellement prêté attention et pourtant, il est évocateur. Cependant, tes voisins, camarades, amis et étrangers vivant en ces lieux sont bien loin de vivre un parfait comte de fées digne de deux relatés dans une bonne vingtaine des livres pour enfant et adultes répertoriés dans les bibliothèques de la librairie. Tu ne les as pas tous lus mais ils t'inspirent et ce dès l'instant où tu poses tes doigts délicats sur la reliure de l'un d'entre eux. Ce que tu ressens lorsque tu entres en contact avec eux et oses même tourner une ou deux pages te paralyse, te transporte dans un monde lointain dont tu discernes à peine les contours et pourtant, tu es dotée d'une très bonne vue. Ce monde de paix où les bons réussissent toujours au détriment des mauvais te semble à des années lumières et pourtant, tu rêves qu'un tel monde existe et que tu puisses t'y réfugier afin de vivre une vie heureuse et vivre toi aussi une fin heureuse.

Il s'empare de ton carnet si précieux et à l'instant où tes doigts le quitte, tu te sens faible ... Tes yeux se posent sur son visage décontracté contrastant avec l'air gêné que tu abordes puis glissent sur le recueil de recettes qu'il feuillette avec attention. Il relève une invitation à dîner et toi, tu te contentes de hausser les épaules le laissant libre de croire ce qu'il voulait. S'il venait un jour quémander à manger en frappant à la porte de ton petit appartement, tu ne rechignerai pas à lui faire goûter tes dernières merveilles mais seulement pour le remercier de cette fois où, trop distraite, tu t'étais foulée la cheville et où, sautant sur l'occasion, il t'avait ramenée chez toi devant les yeux stupéfaits de Mère Grand à l'instant où elle revenait du marché. Cet évènement t'avait fait douter sur ses intentions. Pourquoi un être que tu croyais si vil s'évertuait-il à faire croire qu'il était bon ? Sa réputation était intacte et, à ta connaissance, il ne savait pas que tu détenais certainement l'un de ses plus grands secrets ... Il se pouvait que, dans un élan de bonté chevaleresque, il ait tout simplement voulu rendre service mais pourquoi t'étais-tu sentie menacée dans ce cas ? À l'avenir, il faudrait que tu évites de te braquer un peu trop rapidement en te contentant de te focaliser sur les points négatifs faisant de la coqueluche de ces dames un être abject. En tous les cas, tant que tu n'auras pas la certitude que jamais plus il ne laisseras la folie l'emporter dans un excès de violence, tu ne lui feras pas entièrement confiance. Cela dit, une personne s'intéressant au livre et leur vouant une grande passion gagnait des points dans ton estime ...

Ce fut partagée que tu repris ton ouvrage et lui tendit le sien après avoir encaissé son achat, faisant une moue peu convaincue alors qu'il t'avouait que tu avais entièrement raison. Depuis quand se rangeait-il de son côté ? Depuis quand entretenaient-ils ce genre d'échange aussi cordial ? L'atmosphère se fit lourde, le piège se referme peu à peu sur toi. Tu es à seulement quelques pas de tomber dans la gueule du loup en lui faisant confiance parce qu'après tout, les animaux, tu les aimes ... Cette confidence qu'il te glissa malgré lui provoqua la naissance d'un demi sourire sur tes lèvres. Alors comme ça, Spencer avait trouvé la paix en l'écriture ... C'était bon à savoir. « J'aime lire tes articles, je crois que tu as trouvé la bonne vocation. » Tu ranges tes brouillons avec application, ferme à double-tour la caisse enregistreuse, jettes un œil à l'horloge indiquant une fin de journée bien avancée et lui adresse un sourire tout à fait commercial de ceux dont toi seule a le secret et qui te rapportent souvent bien des compliments. « J'attends la prochaine édition avec impatience Weber. » T'extirper de derrière le comptoir ne te demande que quelques minutes. Jetant un dernier regard à ce qu'il te reste à faire avant de fermer la librairie, tu n'as qu'une hâte, rentrer chez toi. Cette journée n'a pas été particulièrement longue mais cette rencontre inattendue t'as quelque peu surprise. Tout de même heureuse d'avoir pu lui parler comme n'importe qui l'aurait fait, tu te faufiles entre deux rangées de livres et, avant de disparaître de son champs de vision, lui adresse un dernier salut. « Ravie de t'avoir vu, j'espère que tu reviendras me faire un compte-rendu positif du bouquin. Bonne soirée Monsieur Weber, au plaisir de vous revoir dans notre boutique un jour prochain ! »

Le but n'était pas de faire s'enfuir les plus prestigieux habitants de la ville, bien au contraire. Il t'apparait un peu plus humain mais c'est méfiante que tu l'observes te tourner le dos, t'adresser un dernier au revoir et rejoindre la rue s'obscurcissant de plus en plus à mesure que le temps passe. Une journée de plus s'achève et tu n'as toujours pas d'avis tranché sur Spencer ... Tu espères simplement que tu pourras protéger Scott si jamais il devait se retrouver dans la même situation que celle à laquelle tu assistas jadis et que, cette fois-ci, non aveuglée par des sentiments aussi dérisoires que ceux ressentis à l'époque, tu surgiras et assèneras un coup suffisamment fort pour assommer Spencer et sauver ton précieux ami sans ciller devant le regard de fer du Loup.



– FIN –

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NEVER HAD MUCH FAITH IN LOVE OR MIRACLES
Never wanna put my heart on deny But swimming in your world is something spiritual I'm gonna get every time you spank the night
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