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 Céleste - My Persuasion Can Build A Nation

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→ INSCRIT DEPUIS : 20/10/2012
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→ LOGEMENT : Un petit appartement en centre-ville.
→ JOB(S) : Est actuellement libraire à ses heures perdues et étudiante en photographie.
→ HUMEUR : Observatrice - Il se passe des trucs louches à Taleville, méfions-nous du loup qui dort ...



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MessageSujet: Céleste - My Persuasion Can Build A Nation   Sam 20 Oct - 17:47

CÉLESTE LILLA HARTFORD
CRÉDIT - Million Gifs

« Before, I Used To Be Afraid Of Darkness But That ... Was Before ... »
"This is something that everyone knows :"

NOM & PRÉNOM(S) : Cette jeune donzelle répond au doux nom de Céleste Lilla Hartford, Céleste comme la voute céleste, Lilla comme déformation pour la fleur de lilas et Harford, le nom de son géniteur que prit sa mère le jour de leur mariage. ♦ DATE DE NAISSANCE ET AGE : 21 Février 1990, elle compte actuellement vingt-deux petits pains à son panier d'osier ♦ ORIGINE(S) : Française mais contrairement à ce que l'on pourrait dire des français, elle n'a pas pour habitude de porter le béret ni de manger des baguettes à tout va et encore moins des croissants au petit déjeuner. ♦ EMPLOI ET/OU ÉTUDE(S) : Réussir à devenir libraire fut un tournant dans sa petite vie tranquille où elle dépendait de sa bien aimée grand-mère. C'est uniquement pour aider cette brave femme et s'émanciper que Céleste a longuement cherché à se trouver un travail et continuer à se payer des études en photographie sans avoir besoin de réduire les comptes en banque de mère-grand à néant. Tout cela ne l'intéresse pas mais elle s'assure un avenir au cas ou elle ne parviendrait pas à atteindre son principal objectif : monter un restaurant gastronomique à Taleville. ♦ STATUT : Célibataire bien qu'il lui arrive souvent de se sentir seule ... extrêmement seule mais a franchement du mal à s'imaginer en couple. La conception même de l'amour est encore bien trop loin pour qu'elle puisse l'atteindre qu'elle ne cherche même pas à se compliquer la vie.

QUELQUES INFORMATIONS ESSENTIELLES SUR TOI ♦ Céleste aime son prénom plus que tout et il lui plait à croire que dans une autre vie, elle était une étoile ou une divinité.
♦ Très bonne cuisinière, elle aime cependant par dessus tout manger des sandwichs achetés à la boulangerie du coin ou bien de se remplir le ventre à coups de plats préparés avec amour par ce que l'on appelle 'l'industrie agro-alimentaire". Même si son amour pour la cuisine et l'espoir de pouvoir un jour posséder son propre restaurant l'anime, elle se trouve toujours une excuse pour ne pas cuisiner en présence de quelqu'un et préfère ne pas vanter les mérites de son talent caché. Pas avant qu'elle puisse réaliser son rêve en tout cas.
♦ Elle ne boit que de l'eau et exècre le soda et le lait. S'il lui arrive de boire de l'alcool, ce sera de la vodka et pas autre chose car hormis cet alcool fort, elle n'en supporte aucun autre et si elle a le malheur d'en boire, elle tombera immédiatement malade.
♦ Est très attachée à sa grand-mère qui l'a élevée et qui est, à ce jour, le seul membre de sa famille encore en vie. Il lui arrive de lui porter un panier regorgeant de douceurs en tout genre tous les dimanches et ce depuis qu'elle a quitté sa petite maison de campagne appelée "la chaumière".
♦ A pour habitude d'éviter de passer par la forêt pour rentrer chez elle.
♦ Essaye également d'éviter le plus possible de croiser le chemin de Spencer Weber.
♦ Lorsqu'elle ne travaille pas à la librairie, elle aime sortir et prendre en photo tout ce qui passe devant son objectif qu'il s'agisse de citoyens, de paysages ou d'oiseaux.
♦ Les jours de pluie, elle aime par dessus tout sortir. À quoi bon avoir un parapluie si l'on ne profite pas de toutes les occasions pluvieuses pour s'en servir ? Ses plus belles photos ont d'ailleurs été réalisées par mauvais temps.
♦ Autant il lui arrive de fuir les recoins sombres et boisés, autant elle aime se prélasser au bord d'une étendue d'eau et y pique-niquer.
♦ A une peur bleue du sang, des chiens et des effusions de violence.
♦ Sa penderie regorge de vêtements et la couleur rouge prédomine. Le rouge, la couleur de la passion mais aussi la couleur de l'une de ses plus grandes peur : le sang.
♦ Avant, elle aimait s'épanouir au cœur même de la nature et des clairières du bois voisin. Danser au beau milieu de la faune et la flore, retrouver un semblant de simplicité, l'a toujours plus ou moins rendu le sourire lorsque rien n'allait. Après avoir suivi des cours de danse classique, il lui arrive encore de faire des entrechats à l'orée de cette même forêt sans jamais oser y pénétrer de nouveau.
TRAITS DE CARACTÈRE ♦ Malgré son visage d'ange et ses yeux de biche, Céleste est loin de correspondre à la définition de ce que l'on pourrait appeler "une jeune fille de bonne famille parfaite sous toutes les coutures". L'apparence joue en sa faveur la plupart du temps mais dès lors, très peu de personnes ont eu l'incommensurable honneur de se mesurer à ce génie du mal et de la stratégie qui se cache en elle. Si l'on considère qu'elle est bien plus intelligente que ce qu'elle veut bien prétendre, il faut alors accepter le fait que tout ce qu'elle entreprend est la suite logique de l'engrenage de sa vie qu'elle s'est jurée de mener et de contrôler sous tous les angles. Plus jamais elle ne laissera le destin jouer en sa défaveur. Depuis peu, elle a décidé de se prendre en main et de tirer les rennes de cette vie de faste octroyée par sa bonne grand-mère, à ses petits soins depuis la tragique disparition de ses géniteurs alors qu'elle était âgée de six ans.
♦ Lorsque ses yeux se plissent légèrement et que la commissure de ses lèvres s'agite, c'est qu'elle s'apprête à faire quelque chose de décisif.
♦ Passionnée de lecture, de photographie et de cuisine, elle ne s’épanouit pas vraiment dans les études qu'elle poursuit mais tâche d'être une étudiante assidue. Elle a depuis longtemps saisi l'importance des diplômes et de la connaissance mais préfère se cultiver par elle-même que suivre les conseils d'une tierce personne.
♦ L'autorité et elle, ça fait deux. Si quelqu'un a le malheur d'élever un peu trop la voix en sa présence, la regarder de haut ou lui donner un ordre, il se verra bien vite confronté à une Céleste renfermée, perdant son sourire et lui répondant finalement sans faire preuve de tact ni prendre des pincettes. En général, elle aime exprimer ce qu'elle ressent et ce qui ne lui plait pas. Les personnes la connaissant savent donc très bien qu'il ne faut pas s'insurger après s'être mangé ses quatre vérités en pleine face puisque cela est monnaie courante lorsque l'on fréquente la redoutable brunette.
♦ Céleste manque cruellement de discrétion et est plutôt maladroite. Lorsque l'occasion de briser une assiette ou un verre se présente, elle ne la laisse pas passer et envoie valser le moindre objet fragile d'un coup de coude bien placé ou après avoir voulu faire preuve de réflexe et au final avoir fait choir une seconde assiette au passage en essayant de rattraper la première en plein vol. Clairement, elle se blesse plus de cinq fois par semaine et même s'il ne s'agit que de quelques griffures ou égratignures, chaque blessure est une véritable fin du monde.
♦ L'ambition est son leitmotiv. Elle se lève tous les matins avec ce mot en tête. Pour réussir dans la vie, il faut être manipulateur, tactique et comédien. Si Céleste ne possédait pas toutes ces "qualités", elle n'appartiendrait pas à l'élite des ambitieux prêts à tout pour réussir ... Nul ne sait d'où vient son acharnement mais tout un chacun le craint ou est vivement invité à le craindre.


CHAPTER ONE ♦ "Because we all lived in a fairytale."


A L'EPOQUE TU ÉTAIS : Ça te dit quelque chose une crétine vêtue d'une cape rouge pas du tout voyante au beau milieu d'une forêt sombre et menaçante marchant innocemment pour apporter un panier rempli de victuailles à sa mère-grand ? Et Bah c'est moi. ♦ LE CONTE : Le Petit Chaperon Rouge ♦ TON RÔLE DANS L'HISTOIRE : Je sers pas à grand chose, je suis juste là pour brosser les dents du grand méchant loup et lui remplir le bide [U.C] ♦ DE QUEL COTE ES-TU ? : Être ou ne pas être ... Quitte à mourir, autant le faire en faisant parti du clan des gentilles victimes. Rejoignons les "We're Magic" avec fierté, honneur le tout aromatisé à l'ironie ! ♦ TON DERNIER SOUVENIR : L'hécatombe, les ténèbres, une forêt me renvoyant des éclats de voix, la rayonnement provenant de torches, une cape s'échouant mollement, une voix familière criant mon nom et ne souhaitant que ma mort puis d'énormes pattes martelant sourdement le sol me faisant me retourner et faire face à ... je ne puis dire quoi mais je me souviens d'un tremblement de terre, de légers frissons parcourant mon épiderme le tout suivi d'un grondement sourd et une présence familière, réconfortante venant me tirer de là ... Il me semble que c'était l'apocalypse. Depuis ce rêve, je ne vois plus les bois de la même façon ni même l'obscurité et encore moins les hurlements sourds de pleine lune jaillissant d'on ne sait où.


It's hard to dance with a devil on your back ...

«Tu es bien loin d'être aussi crédule et innocente que ça Red, admets-le !»

La jeune femme encapuchonnée reposa son verre au même instant où se dessinait au coin de ses lèvres un léger sourire. Le capuchon rouge recouvrant ses frêles épaules ainsi que son crâne masquait une partie de son visage mais découvrait sa nuque ainsi que ses yeux lorsqu'elle relevait la tête, chose qu'elle fit en se retournant sur sa chaise de bois pour faire face à son interlocuteur. Le fils du boucher de son petit village se tenait devant elle, fier comme un paon, les mains sur les hanches, lui adressant un regard courroucé cherchant à découvrir de son regard inquisiteur ce qu'elle pouvait bien cacher. Quand bien même l'avait-ils vue adopter un comportement suspect, il n'avait aucune preuve de son accusation. Sa seule certitude était qu'elle se payait la tête de bon nombre d'habitants de ce même village qui suaient sang et eau pour contenter le moindre de ses caprices.

S'il y avait une chose qu'elle savait bien faire, c'était manipuler et persuader quiconque se dressait sur son chemin. Il lui suffisait de sourire et de travailler l'expression de son regard pour toucher la corde sensible d'autrui et la belle ne se privait pas de son atout charme pour atteindre ses objectifs. Un beau Prince sur son cheval blanc ne viendrait pas la chercher pour en faire sa princesse ? Soit, elle deviendrait princesse pas elle-même et s'en donnait les moyens à travers le travail d'autrui mais aussi de ces fameuses galettes qu'elle distribuait parfois dans un élan de générosité aux enfants du village. Connue pour son sourire ravageur et ses talents de cuisinière, Red arrivait bien souvent à rattraper des situations critiques en préparant un bon petit plat et aller frapper chez ladite personne pour s'excuser et se faire pardonner. Et ce pour mieux pouvoir recommencer ensuite, une fois la rancœur évanouie et ainsi de suite ... Red menait son petit monde à la baguette et avait même sympathisé avec quelques jeunes gens du village voisin dont un certains Scott. Il était loin d'être le genre de garçon pouvant lui plaire mais, puisque seul le Prince du royaume l'intéressait mais puisqu'il avait toujours été là pour elle d'aussi loin qu'elle puisse s'en souvenir, elle composait avec sa présence. Scott et elle se connaissaient depuis leur plus tendre enfance. À force de passer des heures dans la forêt voisine, elle avait fini par le rencontrer et lier une étroite amitié avec ce dernier. Manquant cruellement d'une famille, la sienne ayant perdu la vie dans la dernière guerre Trollienne du royaume, Red ne pouvait compter que sur ce jeune garçon de son âge et la seule bonne vieille femme qui avait accepté de la prendre en charge, une grand-mère qu'elle appelait "Mère-Grand". Seul hic, Mère-Grand vivait dans une petite chaumière au beau milieu de la forêt et avait besoin d'énormément d'attention. Cette pauvre vieille femme avait beau avoir échappé aux atrocités des batailles, elle en était sortie encore plus affaiblie qu'auparavant. Souvent, lorsque Red passait, elle avait les yeux rivés dans le vide et il lui arrivait d'avoir des conversations sans queue ni tête avec les fantômes des parents de la petite Red.

Le seul remède l'extrayant un tant soit peu de cette vague de folie et solitude n'était autre que la nourriture. Red aimait cuisiner et ses parents lui avaient laissé assez de provisions dans leur demeure pour qu'elle puisse se concocter de quoi survivre et nourrir Mère-Grand. À l'époque, elle avait la compassion de tous les villageois et parvenait à obtenir ce qu'elle voulait avec un torrent de larme, un regard n'inspirant nul autre sentiment que de la pitié et un sourire timide n'osant pas se montrer aussi souvent qu'elle en était capable. Peu à peu, elle apprenait à composer avec les taquineries des jeunes filles de son âge mais aussi tirer profit de cette pitié qu'elle suscitait chez autrui. Rien ne lui avait paru aussi facile que de battre des cils, embobiner par de belles paroles et s'en tirer avec un nouveau capuchon, un nouveau panier d'osier et bien d'autres denrées. La petite Red douce et innocente que tout le monde connaissait grandissait en pourrissant de l'intérieur. Une seule personne arrivait encore à réveiller en elle l'ancienne Red endormie et cette personne n'était autre que Scott. Il l'accompagnait souvent lorsqu'elle traversait la forêt pour rejoindre sa Mère-Grand et l'observait lui prodiguer des soins et la nourrir alors qu'elle divaguait dans son lit fraîchement bordé par sa petite-fille. Passer tous les jours permettait à la vieille femme de ne pas totalement perdre la raison. Red n'avait pas besoin d'elle pour grandir mais elle en revanche avait besoin de ce petit bout de fille emmitouflée dans son capuchon rouge, aussi rouge que ses joues et ses lèvres. Cette couleur vive contrastait avec la pâleur de sa peau et la noirceur de ses cheveux, ainsi, on la reconnaissait aisément. N'ayant pas vraiment conscience de sa beauté étant jeune, elle apprit à s'en servir pour s'attirer de nouvelles faveurs tout comme de nouvelles compagnies. Vivre seule était peut-être un gage de liberté mais même une jeune fille a besoin d'une présence rassurante, surtout lorsque l'orage gronde au dehors.



I don't ever want to let you down
I don't ever want to leave this town

Les éclairs illuminaient les environs, cela faisait un moment qu'elle n'avait pas vu Scott et le jeune homme dormant paisiblement à ses côtés n'était pas ce brun ténébreux au regard noir. Soupirant, Red sortit de son lit en recouvrant son corps nu de la couverture et marcha, sans faire aucun bruit, vers un placard regorgeant de bouteilles diverses et variées. Débouchant l'une d'entre elle avec les dents, elle joua un instant avec le bouchon tout en faisant les cent pas, avalant quelques gorgées toutes les cinq minutes. Observant à travers la fenêtre le paysage s'illuminant à intervalles réguliers, Red ne pouvait s'empêcher de sursauter au moindre craquement, pourtant, elle n'était pas peureuse ... C'était juste que ces craquements lui rappelaient des cris. Ces cris prononçaient deux mots bien distincts que la jeune brune parvenait à percevoir et ce même s'ils provenaient de l'autre côté de la forêt ... Avalant une énième gorgée de vin amer, grimaçant au passage, ces mots semblèrent de nouveau arriver à ses oreilles et son épiderme frémit. « Au loup !! Au loup !! »

Le vent se mit à souffler, son compagnon d'un soir se retourna dans le lit cherchant apparemment la chaleur de la couette disparue sans pour autant se réveiller et quelques coups bien frappés contre la porte en bois massif la firent sursauter et lâcher la bouteille qui rebondit au sol sans même se briser. Les yeux écarquillés, la respiration haletante, Red levait la main contre son coeur, prenant appui au mur le plus proche avant de se diriger vers l'entrée de sa demeure ... Qui cela pouvait-il bien être à cette heure avancée de la nuit ? Il n'y avait qu'une façon de le savoir. Ouvrant brusquement la porte , son corps fut projeté au sol, un grognement sourd s'extirpa d'entre ses lèvres et son dos suivit le même chemin que la bouteille. Ses omoplates lui faisaient mal mais rien ne semblait mieux aller que cette nuit là dans sa tête. Ses yeux croisaient le fer avec ceux de son "agresseur" tandis que ses mains agrippaient ses épaules. Quelque chose avait changé dans son regard ... elle ne s'en rendait compte que maintenant mais elle était ravie de le revoir. Son dos et ses omoplates furent bien vite oubliées et, après avoir jeté un bref regard au bel endormi à sa gauche, elle serra Scott entre ses bras, ferma les yeux et ils restèrent ainsi prostrés des heures durant, n'écoutant que le souffle de l'autre et les quelques grondements osant encore percer le silence.

Il n'avait fait aucune remarque concernant cet inconnu lui tenant compagnie puisque cet inconnu fut congédié par Red en personne le lendemain. Après tout, que pouvait-il bien dire ? Ils étaient amis, son rôle n'était pas de la juger, juste d'être là pour elle, la protéger et la rassurer tout comme elle le faisait pour lui. Au cœur de ce vain espoir d'aspirer un jour à la vie de rêve que d'autres filles avaient eu le droit de goûter avant elle, il l'aidait à supporter les jours passant et la rassurait lorsqu'elle disait que jamais son Prince ne viendrait. Même si elle avait laissé la carte de l'innocence loin derrière elle, Red se faisait toujours passer pour cette adorable jeune femme de vingt-deux ans rêvant tout comme ses voisines de se faire passer la bague au doigt par un homme puissant la sortant de cette vie misérable au beau milieu d'un village fermier à quelques pieds du centre du royaume.
Red avait aussi eu l'occasion de revoir ses sœurs jumelles et il lui plaisait de leur porter à manger dans leur petit village bien loin de là. Faisant le chemin en compagnie de Scott, ils passaient du temps tous les quatre et refaisaient le monde. Cependant, Red était loin de se douter qu'ils avaient tous été touchés par une redoutable malédiction et qu'elle allait bientôt rencontrer la plus grande menace qu'elle ait jamais connue.

C'était un jour radieux, elle et Scott foulaient le sol feuillu de la forêt proche pour aller rendre visite à Mère-Grand et lui porter son habituel panier de victuailles en tout genre. Red avait passé une bonne partie de la nuit à cuisiner sous le regard intangible de son ami qui acceptait de goûter et juger le manque d'assaisonnement à chaque fois. La raison pour laquelle elle acceptait qu'il reste alors qu'elle cuisinait était avant tout parce qu'il trouvait toujours à redire à ses plats, ce qui lui permettait de frôler la perfection à chaque fois. Elle devait bien avouer qu'elle s'épanouissait bien plus en sa compagnie qu'en compagnie de jeunes étrangers ou des villageois. Il ne s'était jamais soumis à sa volonté et se dressait contre le moindre de ses caprices contrairement à bon nombre de personnes. Il avait acquis son respect et il n'y avait qu'avec lui qu'elle se montrait naturelle.

Cheminant depuis quelques minutes à présent, Red pouvait déjà percevoir le toit de chaume de la chaumière et pressait le pas, riant joyeusement après l'avoir défié. Le premier arrivé à hauteur de la porte gagnerait ... Elle avait à peine eu le temps de passer le deal que Scott s'était élancé à une vitesse impressionnante vers la demeure rudimentaire. Bien entendu, il arriva avant elle mais l'attendit sagement, lui tirant la langue lorsqu'elle vanta sa rapidité et le soupçonna d'user de matières décuplant les forces humaines. Frappant à la porte, Red se heurta à un silence, dans un premier temps. Arquant un sourcil, la première chose à laquelle elle pensa fut que Mère-Grand dormait sauf que, lorsqu'elle dormait, les rideaux étaient tirés ce qui, à ce moment précis, n'était pas le cas. Réitérant son geste alors que Scott attendait un pas en arrière, elle tendit l'oreille lorsqu'une explication émanant de Mère-Grand elle-même mit fin à ses doutes. Acquiesçant, Red posa le panier sur le pas de la porte comme elle venait de le lui demander et lui intima qu'elle repasserait pour s'enquérir de son état. Mère-Grand venait de prétendre que le médecin était passé et que son fils était à son chevet ... soit, cela lui convenait et elle ne se posa pas plus de questions que ça en faisant demi-tour pour rejoindre le petit village en compagnie de Scott.

Le lendemain matin, de son capuchon rouge vêtue, la brume l'accompagne à travers bois et elle gagna bien vite la petit chaumière. Cette fois-ci, la porte s'ouvrit et elle fit face à un charmant jeune homme au regard brillant. Écarquillant les yeux dans un premier temps, le détaillant de la tête aux pieds, elle finit par arquer un sourcil interrogateur, raffermissant la prise sur la anse de son panier d'osier. Jamais encore elle ne l'avait vu en ces lieux et pourtant, son air lui disait vaguement quelque chose ... Préférant s'assurer de son identité, elle se fit cependant devancer par cet inconnu qui semblait savoir qui elle était et pourquoi elle venait. « - Vous devez être la petite fille de madame, comment puis-je vous aider ? » Comment pouvait-il savoir cela ... elle ne le connaissait pas et n'avait jamais entendu parler de lui ... Intriguée, elle lui répondit d'un simple : « Vous êtes...? » ce à quoi il répondit, la rassurant quelque peu : « Le serviteur de votre mère-grand. Elle dort actuellement. Le docteur m'a clairement spécifié qu'il ne fallait point la déranger. » De toute façon, Red n'était pas là pour embarrasser ni déranger qui que ce soit et si le médecin avait spécifié qu'elle avait besoin de repos, elle la laisserait en présence de ce charmant inconnu qui semblait prendre soin d'elle.
« Est-ce qu'elle ira mieux ? » La moindre des choses était de savoir ce qu'il en était mais aucune de ses expression ne laissait penser le contraire.
« Oui, ne vous inquiétez pas. C'est une femme forte. » il sortit de la maison, tout en affichant un de ces sourires que les hommes avaient pour habitude d'arborer en sa présence. « Permettez-moi de vous escorter jusqu'à chez vous. De nos jours, les bois sont dangereux. » Et en plus de ça, il était attentionné ... Hésitant, elle finit par céder et ils parcoururent la forêt tout en faisant connaissance. En plus d'être agréable, il avait de la conversation et plaisait grandement à la jeune femme tout de rouge vêtue. Il gagnait du terrain puisqu'elle buvait la moindre de ses paroles et se laissait convaincre par son petit jeu de séducteur. Croire à ces histoires vantant sa bravoure, sa gentillesse et sa douceur était tellement simple qu'elle n'émit pas la moindre protestation, l'écoutant, donnant parfois son avis. Lui proposant finalement de faire une halte en passant par un de ses recoins préférés non loin d'un ruisseau paisible, il accepta non sans émettre une retenue, soulignant la dangerosité de la chose que de s'attarder plus longuement en ces lieux. Si elle pouvait passer un peu plus de temps en sa compagnie, elle en profiterait ...

Tout au long de la semaine, elle le revit régulièrement et ils marchaient ainsi longuement dans la forêt, échangeant, apprenant à se connaitre de plus en plus à chaque fois. Le simple statut de "connaissances" changea un beau jour alors qu'ils étaient perchés sur un tronc et qu'il se pencha vers elle pour l'embrasser. Red, surprise, se laissa une fois de plus prendre au piège et ce fut ce jour même où il la posséda toute entière ... Quelque chose s'était brisé en elle à l'instant même où il avait posé ses mains sur son corps dénudé, qu'il avait fait corps avec elle et qu'elle se laissait aller entre les bras de cet inconnu dont elle ignorait la véritable nature. Bestial mais aussi doux, ce moment fut un tournant dans sa vie. Elle ignorait que Mère-Grand avait été dévorée par ce même être et qu'il était le frère de son Scott. Réfléchissant à ce qu'elle ferait ensuite, à ce qu'ils venaient de faire, Red avait déjà recouvert son corps de sa robe et de son capuchon rouge. Les yeux fixés sur l'endroit où ils s'étaient enlacés, elle se fit attraper rudement par le bras et fut attirée vers Louis. Il lui fallut un long moment avant de comprendre que c'était lui qui la maintenait ainsi et que c'était lui qui venait de prononcer cette phrase aux accents menaçants. « Alors, Dois-je la manger tout de suite où tu veux t'en charger, petit-frêre ? » La manger ? Depuis quand comptait-on des cannibales au village ? Et à qui s'adressait-il ? ... Son cœur manqua un battement lorsque ses yeux croisèrent ceux de Scott qui venait de changer subitement d'apparence. Comment cela pouvait-il être possible ? Bouche-bée, elle observa la scène, cherchant à se dégager de l'emprise de son agresseur. « Pardonne moi, beauté, je savourais ta chaire plus tard. »

De quoi parlait-il ? Pourquoi disait-il ceci ? Était-il vraiment un membre de la fratrie de Scott ? Pourquoi ne l'avait-elle jamais vu avant ? Tant de questions effleuraient son esprit l'empêchant de faire le moindre mouvement et ce jusqu'à ce qu'ils ne commencent à s'affronter devant ses yeux effrayés. Tous deux s'étaient transformés en loups et elle, semblait être la seule à garder un semblant d'humanité bien que son regard vide de sens pouvait bien prouver le contraire. Le sang giclait, les grondements et râles l'assourdissaient. Son meilleur ami était en danger, son amant n'était en fait qu'un loup cannibale qui attenterait à sa vie alors ... que faire ?
Retrouvant pleine possession de ses moyens, elle tenta de s'enfuir, prenant les jambes à son coup, ravalant les quelques larmes montant à ses yeux et cherchant à couler le long de ses joues. Scott émit une énième plainte et des bruits sourds de pas heurtant le sol à un rythme effréné semblaient se rapprocher. Red n'avait encore jamais couru aussi vite et il lui semblait que son cœur cherchait à s'extirper de sa poitrine tellement il lui faisait mal. Haletante, elle trébucha au moment même où il se jetait sur elle, aussitôt repoussé sur le côté par un nouveau loup entrant dans la bataille, sauvant la mise à la brunette qui se redressa, jetant un dernier coup d’œil vers le loup qu'était Scott et qui grondait non loin, tâchant d'ignorer la douleur procurée par la dernière morsure qu'il avait reçu. Se sentant coupable, elle finit tout de même par retrouver le chemin de la maison et s'y barricada des journées durant.

Plusieurs fois elle recroisa le chemin du Loup et parvint à l'éviter à chaque fois de justesse. Il fallait qu'elle soit sacrément vernie pour ne pas succomber aux assauts répétés de cette créature sans cœur, sans âme, touchée par une malédiction dont elle n'avait jamais entendu parler mais, puisque certaines personnes semblaient capable d'user de magie, pourquoi n'y aurait-elle pas accès pour se protéger ? Seulement, était-il possible de devenir sorcière ? Ne risquait-elle pas de finir par brûler sur un bucher ? En tout cas, rien ne l'empêchait de tenter d'en rencontrer une. Peut-être même qu'elle tomberait sur celle qui avait maudit ce fameux Louis ... Peut-être qu'elle pourrait la protéger et qu'elles pourraient s'unir face à ce mécréant qui chercherait un jour à se venger d'elles deux ?
Quittant son village un beau matin, laissant un mot à Scott au cas ou il repasserait dans les environs, elle balança son baluchon sur son épaule et recouvrit son crâne de son fidèle capuchon rouge. LE village semblait paisible cette même nuit où Red partit à la recherche d'aide. Pour une fois qu'elle se rendait compte qu'elle avait besoin d'aide, elle ne pouvait plus faire demi-tour et ça n'était pas avec ce capuchon qu'elle parviendrait à se défendre ... Un dernier regard sur le village et la colline qu'elle franchit lui masqua bien vite ce paysage familier. Elle savait d'ores et déjà que Mère-Grand était passée de vie à trépas et qu'il était inutile de repasser par sa chaumière. Son nouvel objectif était de trouver cette sorcière et de devenir son apprentie, si cette dernière le lui permettait bien entendu, et pour cela, elle se donnerait toute la peine du monde. Rien n'était plus dangereux qu'un Loup assoiffé de sang et de vengeance sur les talons, pas même une horde de villageois l'accusant de sorcellerie ... Il paraîtrait d'ailleurs qu'en présence de flux magiques, son âme se soit pervertie ... Sa chère cousine cherche bien à se rapprocher des forces du mal alors pourquoi , n'y aurait-elle pas droit elle aussi ? Elle prenait enfin son destin en main, la magie lui offrait de nouvelles opportunités mais elle eut à peine le temps de lancer son premier enchantement ... Alors qu'un énième troupeau de villageois la coursait dans la forêt pour sorcellerie, que le Loup la prenait en chasse en compagnie de Mina, cette cousine envers laquelle elle ne pouvait avoir que du ressentiment et qu'elle cherchait désespérément l'aide de Scott, tout s’évanouit ...

CHAPTER TWO ♦ "now, we are trapped in a curse..."


We Are All Drunk Here
Certains prétendent qu'elle est tombée dans un chaudron de vodka lorsqu'elle était petite, d'autres diront qu'elle a été élevée ainsi. Le sujet fait polémique mais il n'y a qu'une seule réponse à l'équation : vous connaissez les alcooliques anonymes ?

24 Novembre 1996

Bonjour, je m'appelle Lyna et ça fait maintenant 3 mois que je n'ai pas bu ...

C'est ce qu'elle aurait pu dire si elle n'avait pas disparu dans un affreux crash aérien. L'on prétendait pourtant qu'ils étaient rares et que cela pouvait arriver à tout le monde et pourtant, Lyna n'était pas ce "tout le monde". Elle n'avait rien à envier aux autres et vivait heureuse depuis cinq années à présent. Rencontrer Jaymie Hartford avait rendu sa vie encore plus rayonnante qu'elle ne l'était déjà. Seul hic, ce petit penchant pour la boisson, sa chère amie dont elle ne pouvait plus se passer et ce puis des lustres. Du peu qu'elle m'en ait parlé, il me semble que ce soit une tare héréditaire et qu'à mon tour je subirai les affres mais aussi la libération procurée par ce doux liquide imbibé d'alcool franchissant mes lèvres, caressant l'intérieur de mes joues, baignant ma langue ainsi que mes dents pour finalement se laisser glisser le long de ma gorge en me brulant et ce, imprégnant de ses puissantes effluves mon cerveau qui ne saurait dès lors plus où donner de la tête.

Nous étions au funérarium avec Mère-Grand plus communément connue sous le nom de "Ginette", un nom typiquement français, qui n'était autre que la génitrice de ma propre mère. Nous étions là, assise toutes deux, fixant intensément les deux cercueils nous faisant face. Je me rappellerai toujours de ce moment car il fut l'une de mes nombreuses premières fois. Je bus mon premier verre d'alcool alors que je n'avais que six ans et que Ginette me tournait le dos pour accueillir les voisins venant nous présenter leurs condoléances. M'infiltrant dans la salle de réception de la modeste demeure où j'avais pour habitude de vivre avec mes parents, je faisais face à une table garnie de mets en tout genre et de verres de vins, de champagne et de bien d'autres boissons dont j'ignorais encore l'existence. Ma petite main avait bien vite serré entre ses doigts ce verre qui m'appelait. Jeter un rapide coup d’œil à droite puis à gauche pour finalement m'enfuir en courant, serrant mon butin contre ma poitrine sans même en renverser sur ma robe en dentelle noire. Personne ne m'avait remarquée et pourtant, une vieille femme avait passé une bonne demi-heure à me caresser les cheveux, pleurant à ma place cette perte qui, selon elle, "serait une grande épreuve qu'il me faudrait surmonter". Cependant, ce que tout un chacun ignorait dans cette maison était que je n'avais pas vraiment conscience de ce qu'il se passait et que j'avais déjà accepté le fait de devoir m'envoler vers un autre pays pour y vivre avec Mère-Grand.

Mes pieds franchissaient à présent le pan de porte du placard à balai et, m'y réfugiant, je pris soin de bien fermer la porte de ma cachette secrète préférée pour analyser sous toutes les coutures cette mixture fort odorante baignant dans mon verre. Y glissant tout d'abord un index timide que je léchai immédiatement, je ne pris plus de pincettes lorsqu'il s'agit d'avaler une gorgée, puis deux, puis une troisième sans jamais m'arrêter et ce jusqu'à ce que je n'ai plus rien à boire. Léchant mes lèvres, je me rappelle de cette première fois où j'appris à aimer boire. J'étais si jeune ... C'était tellement dommage.
À mon tour, j'avais été touchée par la malédiction en trempant mes lèvres en ce doux poison m'ayant plus d'une fois fait tourner la tête.

De mes parents, je ne garde qu'un souvenir flou. Les yeux perçants de ma mère me dévisageant avec cet air hautain que je lui aurais emprunté pour finalement m'ordonner de me tenir droite, de ne manquer aucun cours de danse classique et ce même lorsque mes pieds n'en pouvaient plus de faire des pointes, de bien me brosser les dents matin midi et soir et ce même lorsque je mangeais à la cantine de l'école, de ne pas me salir en me roulant inutilement par terre, d'enlever mes chaussures lorsque je franchissais le pas de la porte, d'exceller au conservatoire, de devenir une danseuse étoile, mais surtout, de ne jamais leur répondre. Ils eurent le temps de m'inculquer quelques valeurs telles que l'ambition, la fierté, la malice et la ténacité. Je ne laissais jamais rien passer, j'analysais énormément le comportement des adultes en le comparant à celui des enfants et me faisait rarement remarquer. Selon certaines vieilles amies de Mère-Grand, je rayonnais sans avoir besoin de rien faire et cela me joua plus d'une fois bon nombre de tours ...


10 Septembre 1998

Les critiques pleuvaient sur ma tête, des remarques acerbes m'étaient balancées en pleine face à longueur de journée et j'acceptais le tout sans broncher sachant qu'un jour, je leur ferai payer leur tort et leur acharnement à mon égard. Rien ne semblait m'atteindre et pourtant, il m'arrivait souvent de pleurer le soir lorsque je rentrais chez Mère-Grand et sécher mes larmes à l'instant même où j'entrais, affichant une mine rayonnante comme si rien ne s'était passé. À l'image de feu ma mère, j'érigeais une carapace autour de mon être de sorte que plus rien ne puisse m'atteindre et je recouvrais mon visage de ce masque impassible en public. Mère-Grand ne sut jamais rien et ce jusqu'au jour où il entra dans ma vie ...

Lâche-moi Weber ! Je n'ai pas besoin de ton aide.
Le ton employé était sec, mon regard le fusillait et lui, ne semblait pas vouloir me lâcher. Cela faisait plusieurs jours qu'il s'intéressait à ma personne comme bon nombre de natifs de cette petite ville mais contrairement aux autres qui n'appréciaient guère les étrangers, il semblait vouloir m'accueillir comme si j'avais ma place ici. Comme si, au même titre que les autres, j'avais le droit de respirer ce même air, de découvrir les moindres recoins de la ville sans avoir l'impression que tout m'était encore inconnu, de pouvoir rire et échanger avec les enfants de mon âge sans me faire rabrouer violemment par les quelques petites pestes du coin qui semblaient en avoir après moi. J'avais plus de succès auprès des garçons mais lorsque ceux-ci se heurtaient à ma douceur et mon petit côté sainte-nitouche, ils se retournaient à leur tour les uns après les autres contre moi juste pour m'embêter, prétendant qu'il était trop facile de m'approcher et que je n'étais pas drôle. De toute façon, les garçons, c'est bête alors cela ne m'étonnait pas vraiment à l'époque. J'étais la victime du coin, le nouveau souffre douleur préféré faisant office de distraction auprès des enfants de cette ville maudite que je n'aimais pas. Aujourd'hui encore il m'arrive d'avoir du mal à me sentir chez moi entre les barrières invisibles dressées tout autour du semblant d'endroit où Mère-Grand avait élu domicile. Je n'aimais rien ni personne et encore moins ce brun qui revenait à l'assaut et, qui plus est, faisait parti du voisinage.

Allez Céleste, je vais pas te bouffer, je sais que t'es pas comme ce que les autres disent !

Je m'étais arrêtée en plein mouvement, mes cheveux m'avaient fouettés le visage comme jamais auparavant, mon cœur s'était serré et Scott me rentrait dedans n'ayant apparemment pas anticipé que je réagisse aussi rapidement. Sans me retourner, je sentais ses petites mains serrer mes épaules et je serrais les poings.

Et puis-je savoir ce que les autres disent à mon sujet ? Que je suis comme ma folle de grand-mère, une fille pourrie jusqu'à la moelle qui ne cherche qu'à tirer profit des autres sans jamais penser à eux ? Que mon sang sera à jamais imprégné d'alcool et que je coulerai de vieux jours aux alcooliques anonymes à attendre que la mort ne vienne me chercher ? De toute façon, ne désirent-ils pas que je disparaisse ? Tu sais, Scott, si j'étais toi je me pousserai du haut de la falaise là-bas et je m'observerai tomber dans le vide en riant.

Ces mots étaient durs, bien trop durs pour une fillette de mon âge. L'on aurait pu mettre la faute sur la mort récente de mes parents et la tristesse engendrée par ce tragique évènement venant à tout jamais bouleverser ma vie mais non, là n'était pas le problème. La maturité que j'avais acquis en si peu de temps n'était due qu'à cette envie de prendre une revanche sur la vie, sur ce que mes camarades me faisaient subir mais aussi une lutte contre cet appel incessant provenant de la vitrine du salon de Ginette derrière les vitres impeccables de laquelle reposaient alcools en tout genre et dans laquelle cette fameuse vieille femme connue pour son acharnement, son franc-parler et son engouement pour l'alcool, se servait aussi souvent qu'elle le pouvait. Elle avait beau suivre une thérapie, rien ne pouvait plus l'aider que la boisson mais ça, je l'ignorais encore. La petit fille que j'étais voyait en elle un modèle, une puissance certaine et une force de la nature. Ginette était élégante, imbue de sa personne mais aussi très malade. Elle l'avait toujours été, ses défenses immunitaires manquant à l'appel, elle avait chopé toutes les maladies frappant à sa porte. Alors, même si les traits de son visage étaient tirés, qu'elle manquait de tomber à chaque fois qu'elle se dressait sur ses deux jambes et qu'elle avait à charge sa petite-fille, je ne lui manquais pas de respect et faisais en sorte qu'elle aille mieux en cuisinant par exemple. De là naquit mon amour pour la concoction de bons petits plats mais ça, c'est une autre histoire. Les autres pouvaient bien dire ce qu'ils voulaient, je n'en avais que faire et même si j'étais deux fois plus crainte que Mère-Grand qui n'était plus une étrangère depuis bien longtemps, je faisais face et testait la résistance de ce Weber. Qu'allait-il répondre à cette provocation ouverte que je venais de lui chuchoter à l'oreille en me retournant subrepticement, plaçant mes petites mains sur son torse après avoir ôté ses mains de mes épaules ? Nos regards se croisaient, intensément, et il ne se déroba pas une seule fois.

« Ce serait trop facile ... Je te pensais plus coriace et même si je sais que tu vas me répondre que tu n'en as rien à faire de ce que je peux bien penser de toi, je tiens à te dire que quoique tu fasses, je te soutiendrai. On se connait peut-être pas mais je trouve qu'on se ressemble ... un peu ... et je voudrais que l'on devienne amis avant que tu ne décides de t'auto-pousser du bord de cette colline d'à peine deux mètres de haut. »

Il avait esquissé un sourire et avait serré fort mes mains. Mes yeux brillaient, les larmes les avaient emplis, et je me laissais aller entre ses bras. Nous étions encore jeunes mais vivions tous deux des situations qui nous dépassaient et qui n'étaient pas réelles. Au lieu de repousser ce nouvel allié comme je l'avais prévu dans un premier temps, j'acceptais de le compter dans la liste restreinte de mes proches et nous devînmes amis. Cette amitié fut la seule que je connus car il est le seul auquel j'accepte de m'attacher un tant soit peu. Il m'a promis, et ce depuis nos premiers échanges, de me protéger, d'être là pour moi et en retour, je lui avais dit la même chose. Nous étions liés et je l'aimais beaucoup mais je découvris ce qu'était vraiment l'amour lorsque je vis pour la première fois son frère ... Spencer.

15 Mai 2000

Ç'avait beau être un amour futile et à sens unique, j'avais senti mon cœur battre comme jamais lorsqu'il m'avait observée de son regard dédaigneux. Selon Scott, il n'était pas gentil et profitait de chaque instant où leurs parents les laissaient seuls pour s'en prendre à lui. Je me rappelle avoir vu ses côtes meurtries par les coups qu'il lui assénait et les bleus causés par les nombreuses chutes provoquées par ce même dément. Malgré tout, je me disais qu'il était l'incarnation -en apparence- du prince charmant. J'aimais bien lire ces histoires sans queue-ni-tête de princesses vivant une vie de rêve, destinées à se marier avec un bel homme venant les chercher sur son destrier blanc pour les emmener dans son châteaux, mettant une fois pour toute une fin à leur existence morne et malheureuse. Spencer n'avait pas de cheval et de toute façon je n'aimais pas vraiment les chevaux mais tout ce qu'il m'inspirait faisait bouillir mon sang, me faisait rougir et me faisait perdre mes moyens. Je n'en ai jamais parlé à Scott, j'avais trop de respect pour lui pour lui avouer que j'étais amoureuse de son frère et ce surtout depuis que je savais tout de lui alors je me taisais et tâchais de soigner ses blessures à coup de compresses et désinfectant lorsqu'il venait vers moi bien amoché. Il me disait avoir peur, ne plus vouloir croiser le chemin de son frère et espérait le voir partir un jour ... Je commençais aussi à l'espérer histoire de ne plus ressentir ce genre de choses inavouables que je ressentais à son égard et, tout changea un soir lugubre.

Je n'avais que dix ans à l'époque et Spencer était au lycée. Six ans nous séparaient mais, à chaque fois que je serrais Scott dans mes bras, je pensais à son frère. Ils exhumaient la même odeur corporelle, un délicat mélange de musc et de pin, que j'aimais sentir lorsque Scott me réconfortait. Lui était sociable, était apprécié à sa juste valeur et me défendait bien des fois lorsque je subissais les assauts répétés des pestes du collège. J'appréciais son aide mais lui demandais souvent de faire comme si je n'existais pas à l'école, histoire qu'il ne passe pas pour un looser comme moi. L'on m'avait collé cette étiquette sur le front depuis la primaire et cela me suivit jusqu'au collège et serait toujours présente au lycée. Nous étions rentrés plus tôt cette après-midi là alors que Scott s'était fait renvoyer chez lui par ordre du directeur qui appela son père, venu le chercher en urgence pour le déposer chez lui avant de repartir au travail et moi, feignant une mauvaise grippe et me faisant ramener par l'infirmière qui commençait à bien me connaître. Il fallait que j'aille m'excuser auprès de lui car, après tout, s'il s'était fait expulsé pour le reste de la journée, c'était bien à cause de moi. Une fois de plus, il m'avait défendue face aux attaques injustifiées des autres et s'en était pris à un élève de troisième, plus grand que nous, qui avait osé poser la main sur moi ... Inquiète, j'adressais un rapide merci à l'infirmière qui repartit après m'avoir souri et encouragé à faire le vide dans ma tête puis j'entrais à la maison histoire de voir si Mère-Grand m'attendait de pied ferme après avoir reçu l'appel indiquant que j'étais soit disant "malade" et que je rentrerais plus tôt que prévu. Je décidais de faire demi-tour alors que je glissais un regard à travers la fenêtre donnant sur le salon, constatant que la vieille femme semblait polongée dans un sommeil profond dans son rocking chair. Après plusieurs minutes d'hésitation, à faire les cent pas sur le pas de la porte des Weber, je tendais l'oreille et me dirigeais vers le jardin de la famille, entendant le vrombissement de cette voix qui me faisait vibrer. J'étais partagée entre l'inquiétude et le contentement de savoir que j'allais croiser le regard de cet éphèbe de seize ans. Remettant mes cheveux en place, j'avançais vers le portillon et me figeais alors que j'entendais un bruit sourd. Quelque chose se plantait dans le sol, un bruit sourd retentit et des cris et pleurs s'élevèrent dans les airs. Il ne me fallut qu'un bref mouvement de tête sur le côté pour voir toute la scène. Scott venait d'être traîné par son frère dans la malle qui avait été refermée et enfouie dans le trou préalablement creusé dans le but d'accueillir la dépouille du corps de mon meilleur ami. Mes yeux s'arrondirent, mon corps se figea tout comme ma respiration. Mon cœur cessa de battre un court instant. Je fixais la scène, ayant eu le temps de me dissimuler derrière un buisson propice à l'espionnage et n'avais pu détacher mes yeux de la scène et ce jusqu'à ce que le patriarche de la famille Weber entre comme une furie en scène. Monsieur Weber hurlait et Spencer restait inerte. Il fallait faire quelque chose ou sinon j'allais le perdre ! Et au moment où je parvenais enfin à faire un pas, Monsieur Weber eut le temps de partir à la recherche de son plus jeune fils dans toute la maison et revenir dans le jardin pour enfin le sortir de ce trou ... Il finit par battre violemment Spencer et j'assistai à toute la scène, couvrant ma bouche bée de mes mains, m'empêchant de crier, tentant d'étouffer mes sanglots.

Savoir tout ceci est mon plus grand secret. Je ne sais pas comment réagirait Scott s'il venait à apprendre que j'avais tout vu et n'avais rien fait ... J'aurais pu me dresser face à cet ado que je voyais comme l'homme parfait mais qui, depuis lors, ne m'inspirait plus que de la crainte. Il avait presque faillit tuer son frère de sang-froid ... il était dangereux. Dans un sens, le danger m'a toujours excitée, galvanisée mais d'un autre côté, je me vois mal pouvoir le regarder droit dans les yeux un jour prochain. De toute façon, il fut envoyé en asile et je ne le revis plus. Scott semblait plus serein même si ses tentatives pour cacher la vérité étaient inutiles. Peut-être que je discernais le fait qu'il mentait au jour le jour pour préserver sa famille parce que j'étais au courant de l'histoire mais je reste persuadée qu'il parvenait à ne pas être soupçonné par quiconque ... Depuis ce jour, je me rends compte que je suis peut-être bien plus attachée à lui que je voulais bien l'avouer. Le perdre aurait été quelque chose d'insurmontable, de bien plus grave que la mort de mes parents ... Cet évènement commença à me changer d'ailleurs, comme si j'avais participé moi aussi à la scène et que j'avais joué un rôle phare dans l'attentat à la vie de mon meilleur ami.

Never see the color of the day
In the darkness I kneel

29 Octobre 2006

Nous étions rentrés au lycée tous les deux, nous étions dans la même classe et je veillais à ce qu'il ne perdre pas de sa popularité en m'enfermant sur moi même et en tâchant de me protéger des attaques récurrentes intentées à mon égard. Je n'y prêtais presque plus attention mais refusais que Scott se mette en danger une fois de plus pour moi ... Qui sait, le scénario d'antan pouvait se reproduire ... En tout cas, je l'ignorais royalement au lycée et le retrouvais à la sortie des cours, lorsque nous rentrions chez nous. Cela me suffisait, je n'avais pas vraiment besoin de lui, il fallait que j'apprenne à me défendre seule mais j'avais beau lui dire tout cela, il ne pouvait s'empêcher de s'interposer entre moi et mes agresseurs dès qu'il le pouvait. Cela lui valut d'ailleurs deux heures de colle un soir, alors que nous finissions à 17h. Il devait rester jusqu'à 19h et j'avais promis de faire attention sur le chemin du retour. Ce qui arriva, nul n'aurait pu le prévoir bien que lui ait insisté pour que je l'attende au lycée avant de rentrer ...

Il pleuvait ce jour là, j'avais mis ma capuche rouge et avait emprunté le chemin désormais familier me conduisant chez moi. Seulement, cette fois, j'étais sans Scott. Il m'arrivait rarement de rentrer seule et pour cause, l'on me chahutait même après les cours. C'était presque devenu monnaie courante, je prenais ces taquineries comme elles venaient et n'en faisait pas une affaire d'état. Je n'aimais pas grand chose, pas même étudier ni même chercher à me lier d'amitié avec les autres jeunes de la ville alors je ne me prenais la tête ni avec mes camarades, ni avec ces leçons qu'il me fallait rendre le jour suivant. J'avais une seule hâte, m'enfouir sous ma couette et attendre un message de Scott indiquant qu'il rentrait et que je pourrais le rejoindre pour que nous discutions comme nous avions l'habitude de le faire. Cependant, rien ne se passa comme prévu.

Au coin d'une rue, une main m'empoigna rudement par la taille et une autre me recouvrit la bouche de sorte que je ne puisse pas crier. À vue de nez, il n'y avait qu'une seule personne mais cette même personne était de trop et allait franchement compromettre les plans que j'avais établis pour ma fin de soirée. Crédule comme je l'étais, je crus d'abord à une mauvaise farce et ce jusqu'à ce que je commence à sentir ces mains pressantes parcourir mon corps, alors qu'il me maintenait je ne sais trop comment contre lui. Commençant à paniquer, les larmes me montèrent bien vite aux yeux et le décor de la ruelle devint flou tout comme le reste de souvenir que je garde de cette fin de soirée. Je perdis bien vite mes moyens et resta choquée à vie.

Souillée, la lèvre fendue par une coupure, mes vêtements déchirés à plusieurs endroits, je me trainais à travers l'épais rideau de pluie qui m'accompagnait sur le chemin du retour. J'avais mal ... Une douleur pas comme les autres. Celle-ci était bien trop profonde et le mal ayant été fait était irrémédiable, j'en avais pleinement conscience. Cet homme qui était sûrement un élève du lycée -je n'en étais pas sûre n'ayant jamais vu son visage et n'ayant pas eu la force de découvrir qui il était, bien trop pressée de rentrer une fois après avoir réussi à me dégager de son étreinte- venait d'abuser de moi. Jamais je n'aurais pensé qu'il serait possible que l'on s'en prenne de la sorte à mon intégrité physique et morale ... jamais. Le corps et le cœur meurtri, ma vision de l'amour changea immédiatement alors que je marchais difficilement, trainant une jambe engourdie sur mon sillage, ressassant ce qui venait de se passer, refusant d'y croire. Je ne pouvais décemment pas en parler, il fallait que cela reste secret ... J'avais bien réussi à garder l'évènement Weber pour moi alors quelque chose me concernant ne devrait pas être trop dur à masquer ... Scott me connaissant par cœur, peut-être qu'il parviendrait à déceler ce changement dans mon regard, ce durcissement des traits de gentille fille sur mon visage, cette lèvre inférieure fendue, mes pommettes violacées et les traces de doigt bleutés ayant retenus mes poignets, mes chevilles et m'ayant empoignées violemment à plusieurs reprises et à plusieurs endroits différents. Je me servis de cette haine envers mon ravisseur inconnu pour dresser une bonne fois pour toute une barrière entre moi et les autres et en particulier envers ceux qui s'en prenaient à moi depuis trop longtemps et ce de manière injustifiée. Jamais plus l'on attenterait à ma vie ainsi. Trop de choses s'étaient brisées en moi et en particuliers ces espoirs liés aux contes de fée que j'avais lu étant jeune .... Jamais personne ne sut et jamais personne ne saura ... Parole d'Hartford.

14 Février 2012

M'habiller en rouge était devenu une habitude. J'avais peut-être peur du sang, j'éprouvais pourtant une attirance malsaine presque maladive pour cette couleur ... Ma penderie regorgeait de fringues rouges en tout genre dont ma veste en cuir préférée. Je décidais que dans un futur proche, je m'installerai dans un petit appartement acquis après des mois et des mois de dur labeur à la librairie, ma seule source de revenu pour le moment. J'avais de nouveaux rêves et attendais autre chose de la vie. Je ne cherchais dorénavant plus à trouver le prince charmant ni même à parler de mes secrets à Scott, je cherchais simplement à essayer d'apprécier la vie à sa juste valeur. Détester les études était une chose mais ne rien aimer en était une autre. Je ne trouvais mon plaisir qu'en la lecture et la cuisine. Croire que la photographie pourrait être une vocation était une erreur, j'étais destinée à posséder mon propre restaurant dans un futur proche et veiller à ce que Mère-Grand coule le reste de vie qu'il lui restait à vivre de façon heureuse et ce même si mes photographies étaient en général très réussies. Je songeais déjà à lui faire suivre une thérapie pour qu'elle arrête de boire et lui avait confisqué bon nombre de ses bouteilles devenues ma propriété et ce même si elle prétendait que c'était le meilleur des remèdes ... Peut-être serait-ce également un remède pour moi ? En tous les cas, j'aimais boire de temps en temps mais jamais de façon démesurée ... pour le moment. Je me forçais à sortir et même une fois, j'avais essayé de vaincre ma peur des chiens en approchant le berger allemand d'un de mes voisins de palier, en vain.

Philosopher sur la vie et son sens occupait pas mal de mon temps lorsque je n'étais ni à la fac ni à la librairie. Une fois même, me perdant dans mes pensées, je me retrouvais en pleine forêt tout de rouge vêtue, le regard perdu dans le vide, j'avais trébuché et m'étais foulé la cheville ... C'était la première fois qu'il m'arrivait ce genre de chose. Une nouvelle douleur encore inconnue envahie mon corps et, alors que je serrais des dents, je sentis quelque chose venir vers moi. Mon pouls s'accéléra de lui-même et je reconnus son parfum avant même qu'il n'arrive à ma hauteur ... C'était cette même odeur que j'aimais sentir sur Scott sauf que sur ce revenant, il y avait une petit subtilité de plus ... une odeur âcre ... lourde ... une odeur de sang. Écarquillant les yeux, je croisais son regard et avais l'impression de le rencontrer pour la première fois. Dieu qu'il avait changé ! Peut-être n'était-ce qu'une apparence mais, quelque chose en lui s'était transformé ... Sans lui, j'aurais du me traîner jusqu'à chez moi en geignant mais puisqu'il était là et qu'il proposait son aide ... après une vive hésitation et plusieurs refus d'affilée, je cédai enfin et me laissai transporter sans oser le regarder une seule fois dans les yeux. Spencer était l'incarnation du machiavélisme, de la peur et de la déception, raison pour laquelle j'avais encore du mal à croire que ce jeune homme qui venait de me "sauver" était le même que cet ado ayant tenté d'enfouir six pieds sous terre son plus jeune frère. Lui indiquer la route fut la seule source de conversation que je trouvais en sa compagnie et ce jusqu'à ce qu'il me dépose dans un siège de jardin, restant à mes côtés préférant s'assurer que quelqu'un vienne s'occuper de moi dans quelques minutes voire quelques heures ... Mère-Grand était partie rendre visite à une amie non loin de là, je n'avais alors aucune idée du temps qu'elle mettrait à venir mais je savais déjà que le temps serait long ... Il avait beau entretenir la conversation, nous avions beau apprendre à nous connaître, je lui répondais mal, très mal. Odieuse, manquant de tact sans jamais révéler ma vraie identité ni même le fait que son plus jeune frère était mon meilleur ami, je l'envoyais promener. Il était hors de question que je le laisse entrer dans ma vie mais il ne le comprendrait pas ... Sur quelques mots blessants et un regard de travers, je l'ignorais alors que Mère-Grand revenait et le congédiait enfin après l'avoir remercié pour son aide. Un docteur fut appelé et l'affaire fut résolue.

Aujourd'hui

Je ne l'ai pas revu depuis ou plutôt devrais-je dire, j'ai fait en sorte de ne plus le voir sauf lorsque, bien entendu, tous les citoyens de la ville étaient conviés aux réunions récurrentes organisées par Lady Mayor auxquelles j'évitais d'aller. Je continue d'entretenir une forte amitié avec Scott, refusant de considérer mes sentiments à son égard comme ayant un rapport avec l'amour et j'ai enfin emménagé dans cet appartement qui m'attendait. Alors que certains, ou devrais-je plutôt dire certaines, semblent aduler Spencer, je continue à me méfier de lui et de ce regard qu'il porte sur moi. Je suis sûre que dans peu de temps, nous nous reverrons et aurons une discussion houleuse ... De toute manière, je ne puis lui parler normalement ni même lui parler de ÇA. Alors, autant ne pas lui parler du tout ... D'étranges évènements se déroulent et l'on n'est jamais en manque d'animation à Taleville. Moi qui trouvais la vie morne ici commence à réellement m'intéresser aux faits divers de vols, disparition et meurtre s'y déroulant. Peut-être que cette ville nous réserve bien plus de surprise que l'on pourrait le croire, qui sait ?


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QUI ES-TU ? : Cleiya plus communément connue sous l'appellation d'origine contrôlée "Pandy Panda la reine des glaces" pour vous servir ! ♦ CÉLÉBRITÉ SUR L'AVATAR : La magnifaïque Phoebe Tonkin. ♦ AVEZ-VOUS PRIS UN SCÉNARIO ? : Yes desu et plutôt deux fois qu'une ! ♦ COMMENT TU ES TOMBÉ(E) SUR LE FORUM ? : Je le connaissais déjà, j'attendais juste un signe du destin ♦ UN MOT EN PLUS ? : J'VOUS KEAFFE MOUMOUTTE, VOUS M'AVEZ MANQUÉ



Dernière édition par Céleste L. Hartford le Mer 24 Oct - 22:35, édité 29 fois
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MessageSujet: Re: Céleste - My Persuasion Can Build A Nation   Sam 20 Oct - 17:55

REBIENVENUE

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MessageSujet: Re: Céleste - My Persuasion Can Build A Nation   Sam 20 Oct - 17:59

MERCIIII MERCI MERCI

Fait la danse de la pluie en courant autour de Spencerpillère

J'SUIS TROP CONTENTE DE REVENIIIIIIIIR EN PLUS CE SCÉNARIO EST UNE PURE BOMBE ATOMIQUE
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MessageSujet: Re: Céleste - My Persuasion Can Build A Nation   Sam 20 Oct - 18:00

Rebienvenue Pandypanda !!!
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MessageSujet: Re: Céleste - My Persuasion Can Build A Nation   Sam 20 Oct - 18:04

Ho merci à toi Lapin blanc, vilaine sorcière et génie schyzophrène

J'AIME TROP KATIE MCGRATH, JE TE VÉNÈRE

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MessageSujet: Re: Céleste - My Persuasion Can Build A Nation   Sam 20 Oct - 18:06

Ouais, on va enfin avoir un lien Pandorounette !
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MessageSujet: Re: Céleste - My Persuasion Can Build A Nation   Sam 20 Oct - 18:08

Mais carrément, c'est obligatoire !

En plus on a un lien en commun en la personne de Spencerpillère ... Un lien de complot universel contre ce mécréant s'imposera donc

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MessageSujet: Re: Céleste - My Persuasion Can Build A Nation   Sam 20 Oct - 19:17

Rebienvenue dis donc

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MessageSujet: Re: Céleste - My Persuasion Can Build A Nation   Sam 20 Oct - 20:09

PARDON, un lien du complot ? NOOOON !!!

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MessageSujet: Re: Céleste - My Persuasion Can Build A Nation   Sam 20 Oct - 20:22

Mais non, t'en fais pas va... Cey une gentille ma Liz'

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MessageSujet: Re: Céleste - My Persuasion Can Build A Nation   Sam 20 Oct - 21:59

Maxen - OH UN STITCH
Il me fait rêver ce poilu, j'aimerais trop pouvoir brosser son poil soyeux

Liz - On peut aussi faire un lien de kidnappage et de séquestrage envers Spencer

Merci en tout cas à vous tous, je m’attelle à ma fiche de suite

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MessageSujet: Re: Céleste - My Persuasion Can Build A Nation   Sam 20 Oct - 22:08

D'après Wyatt tu n'as pas le droit de toucher à mon poil

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MessageSujet: Re: Céleste - My Persuasion Can Build A Nation   Dim 21 Oct - 15:18

Oh ça fait longtemps ! Rebienvenue.
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MessageSujet: Re: Céleste - My Persuasion Can Build A Nation   Dim 21 Oct - 20:18

Dae - Wyatt a le monopole du poil ?
Nyuuuh je suis perdue avec tous vos comptes, il va falloir que je retienne tout ça

Andalib - Ouah le tapis d'aladin quoi
TROP BIEN MERCI À TOI ! Et oui, ça fait un sacré moment en effet T_T

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MessageSujet: Re: Céleste - My Persuasion Can Build A Nation   Dim 21 Oct - 20:25

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MessageSujet: Re: Céleste - My Persuasion Can Build A Nation   Dim 21 Oct - 20:26

Bienvenue parmi nous et bon courage pour ta fichounette

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MessageSujet: Re: Céleste - My Persuasion Can Build A Nation   Dim 21 Oct - 20:34

Oui, j'ai le monopole du poil sur la personne de Chase... À moi, pas touche ! ><

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MessageSujet: Re: Céleste - My Persuasion Can Build A Nation   Dim 21 Oct - 20:35

Je ne comptais pas le prêter, patate

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MessageSujet: Re: Céleste - My Persuasion Can Build A Nation   Dim 21 Oct - 21:31

Pandynou Moi j'ai reprit Chand et le maire, si tu veux tout savoir

*sort*

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MessageSujet: Re: Céleste - My Persuasion Can Build A Nation   Dim 21 Oct - 21:49

Pacey- Merci mystérieux inconnu

Wyatt - Je vais faire une remarque très constructive après avoir lu ton message et avoir bugué sur le prénom Chase ... ça se prononce comme CHAISE C'EY TROP COULE !

Dae & Spencer - Ho merci je vais essayer de retenir tout ça /O/
[J'suis bête c'est marqué dans vos profils ... j'avais pas vuuuuuu]

Spencer: J'ai relu toute ton histoire et j'ai récolté beaucoup d'infos que j'espère réutiliser convenablement dans ma présentation et j'suis totalement fan encore plus qu'avant du grand méchant loup ON VA TROP S'AMUSER TOUS LES DEUX
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MessageSujet: Re: Céleste - My Persuasion Can Build A Nation   Lun 22 Oct - 4:54

Ah... Dans mon monde ça se prononce " tchéïsse ", mais je sais pas pour les autres :3 (Dr House aurait menti ?! *out*)

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MessageSujet: Re: Céleste - My Persuasion Can Build A Nation   Lun 22 Oct - 7:36

Céleste L. Hartford a écrit:

Spencer: J'ai relu toute ton histoire et j'ai récolté beaucoup d'infos que j'espère réutiliser convenablement dans ma présentation et j'suis totalement fan encore plus qu'avant du grand méchant loup ON VA TROP S'AMUSER TOUS LES DEUX

Tu as lu mon histoiiiire (bon, c'était un peu obligé là mais vu sa longueur haha)


Sinon moi aussi je lit ça tchaise *sort*

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MessageSujet: Re: Céleste - My Persuasion Can Build A Nation   Lun 22 Oct - 18:55

DaDa - Yes but with my french accent ça donne Chaise
Les chaises gouverneront le monde /O/

Spencer - Bien sûr que je l'ai lue et je l'ai dévorée et adorée du début à la fin délaissant même mon superbe film du dimanche soir pour la lire tranquillement !

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MessageSujet: Re: Céleste - My Persuasion Can Build A Nation   Lun 22 Oct - 19:00

En tout cas, ça fait plaisir de te revoir parmi nous Pandoune.
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MessageSujet: Re: Céleste - My Persuasion Can Build A Nation   Lun 22 Oct - 19:40

Andalib Ramose a écrit:
En tout cas, ça fait plaisir de te revoir parmi nous Pandoune.

+ 1 :oh:

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