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 Lizbeth J. Mc'Arty ▬ Angels lie to keep control…

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MessageSujet: Lizbeth J. Mc'Arty ▬ Angels lie to keep control…   Sam 20 Oct - 13:57

Lizbeth Julia Mc'Arty

CRÉDIT – Padmo(hora)/Google/Tumblr

« Les monstres sont réels, les fantômes le sont aussi.
Ils vivent à l’intérieur de nous et parfois…
Ils gagnent.
»
Stephen King
"this is something that everyone knows"

NOM & PRÉNOMS : Mc’Arty Lizbeth Julia ♦ DATE DE NAISSANCE ET ÂGE : 13 juin 1984 – 28 ans ♦ ORIGINES : Américano-irlandaises ♦ ÉTUDES : Musicologie ♦ EMPLOI : Serveuse à la pizzeria ♦ STATUT : Veuve
MES SECRETS
Quand je me lève, la première chose que je fais le matin, en hiver, c’est ouvrir les rideaux pour voir s’il neige. J’aime voir un paysage blanc à perte de vue.
Je n’aime pas la viande. Je ne suis pas végétarienne pour autant mais rien à faire, je n’aime pas ça. Le goût ne me plait pas. Résultat, je mange plus que mon compte de plat végétarien. En revanche, je ne mange absolument jamais de poisson.
Du jus d’orange, du jus de pomme, bref, du jus de fruits ! Matin, midi et soir. J’ai tout ce qu’il faut chez moi pour ça.
J’ai peur de l’eau. Enfin, des grands points d’eau. Pas que je ne sache pas nager mais je ne suis pas à l’aise. J’ai bien failli me noyer une fois. Depuis, il est hors de question de me voir traîner au bord d’un lac, d’un étang ou même d’une piscine.
J’ai une peur bleue des motos. Ces engins de mort… Je ne pourrais jamais regrimper sur l’une de ces choses. C’est hors de question.
Je n’aime pas l’odeur de la cigarette, la fumée, … Tout ce qui s’y rapporte. Je trouve ça mauvais pour la santé au possible. Non pas que je prône le bien être ou quoi que ce soit. Je trouve ça inutile, nocif. Et puis ça ne sent vraiment pas bon.
Je ne suis pas sportive pour un sous du tout. Et mon équilibre sur un vélo ou sur des rollers est nul. Par contre, j’aimerais beaucoup apprendre à faire du patin à glace mais je crains que le même problème ne se pose.
J’ai peur des chiens alors que les loups me fascinent. Je n’aime pas les félins non plus. Je trouve ces animaux perfides au possible.
Mes couleurs préférées sont le beige, le bleu pâle ou encore le violet. Le noir aussi mais ça n’est pas une couleur paraît-il.
Je suis allergique aux fraises pour mon plus grand malheur. J’adore ça pourtant.
Sinon, il y a ce secret… ce petit plaisir que je m’offre… Je suis sûre que la magie existe. Alors j’achète énormément de livres sur le sujet. Ma bibliothèque en est pleine à craquer. Tarots, cristaux, pendules et j’en passe. J’en suis sûre, la magie existe bel et bien.
MON CARACTÈRE
Je suis discrète. Dans la vie, je fais mon petit bonhomme de chemin toute seule. Je crois que j’ai une peur bleu qu’on m’abandonne. Qu’on me laisse seule, encore. Que la vie m’arrache à nouveau quelqu’un. Je pense que ça joue beaucoup sur mes relations avec les autres.
Je suis là quand il s’agit d’aider, de rendre un petit service mais je disparais aussitôt quand on n’a plus besoin de moi. Ça ne fait pas de moi une bonne poire. C’est juste que je suis comme ça. Je le fais par plaisir, pas par besoin de reconnaissance.
Je me contente des petits plaisirs quotidiens, des petites choses qui font qu’une journée est belle. J’ai appris à relativiser depuis que j’ai perdu mon mari. Il faut se contenter de ce qu’on a et ne pas toujours courir après mieux, après plus heureux. J’ai pris le parti de rester une optimiste, une enthousiaste.
Je souris beaucoup. Pourquoi ne pas sourire ? Ça met un peu de bonne humeur dans la journée des autres et parfois, ça suffit à leur faire oublier que la journée s’est mal passée ou a mal commencé.
Depuis que j’ai perdu mon mari, je suis d’une timidité maladive, presque maladroite avec les hommes. Peut-être une façon de les repousser parce que j’ai l’impression de le trahir. Je ne suis pas sûre d’être prête à passer à autre chose. Je fais très vite marche arrière quand j’esquisse un simple pas dans cette direction.
J’ai d’ailleurs la sale manie de ne pas me confier, de ne pas parler de moi. Pas que je n’ai pas confiance, c’est juste que je ne veux ennuyer personne. C’est un gros défaut paraît-il. Je ne trouve pas. J’ai juste la conviction que mes problèmes, mes soucis, mes chagrins ne doivent appartenir qu’à moi.
Paradoxalement, je suis jalouse, d’une jalousie atroce. Je passe du calme à la fureur en quelques secondes et je peux devenir une véritable peste. Une fois rassurée, je me calme mais c’est un problème qu’il faudrait résoudre.
Il m’arrive parfois de ne plus savoir qui je suis, d’avoir l’impression que je ne suis pas moi mais quelqu’un d’autre. Je panique et il me faut parfois quelques secondes, voire minutes pour m’y retrouver. J’ai peur d’en parler à un médecin, qu’on me déclare folle.
Et puis je suis envieuse… J’envie tant ces femmes avec du caractère, qui savent quel chemin suivre et s’y tenir quoi qu’il arrive, quoi qu’il en coûte. Pouvoir dire ce que je pense parfois sans avoir peur de froisser.


CHAPTER ONE ♦ "because we all lived in a fairytale"

À L'EPOQUE TU ÉTAIS ? : Elizabeth ♦ LE CONTE : Le chaperon rouge ♦ TON RÔLE DANS L'HISTOIRE : J’ai maudit le loup et sa famille ♦ DE QUEL CÔTÉ ES-TU ? : Mon intérêt, ma vengeance ♦ TON DERNIER SOUVENIR : J’étais à cheval dans les bois à la recherche d’un grimoire qui disait-on, pouvait augmenter le pouvoir de son possesseur.


Mon histoire a réellement commencé alors que je n'avais que cinq ans. Ce qui est arrivé avant n’a aucune importance, car à l’époque… j’avais une famille. Des gens qui m’aimaient. Et une nuit, tout a changé. Du jour au lendemain, j’étais seule. Plus de grands frères pour veiller sur moi. Plus de mère pour me prendre dans ses bras. Plus de chaleur. Il ne restait que le froid. Le froid glacial et la solitude. Mais au bon vouloir de l’un de ces hommes, leur chef, je ne l’appris que plus tard, j’aurais la vie sauve. Les hommes qui m’avaient privé de ma famille me laissèrent dans un orphelinat pas très loin.

La vie n’est pas facile dans ces endroits-là. Si tu ne sais pas ruser pour pouvoir manger, et bien… tu ne manges pas. Si tu ne sais pas te défendre, tu deviens le souffre douleur, l’objet. J’ai rapidement appris à me taire, à ruser, à mordre s’il le fallait. Un agneau parmi les loups, voilà ce que j’avais été en arrivant. Et il m’en a fallu du temps pour apprendre, mais j’ai appris.
Il m’a fallu encore plus de temps pour savoir qui m’avait amené, son nom, où il habitait. Souvent je me suis sauvée pour trouver comment apprendre la magie noire. Mais je n’étais pas une sorcière. Je ne pouvais rien faire avec mes connaissances. Alors j’ai trouvé une autre solution, en attendant… L’homme qui avait tué ma famille vivait tout près. Il n’avait honte de rien. Moi non plus. Mon cœur était noir, il réclamait vengeance. J’avais dix ans quand j’ai trouvé une première solution. Me lier avec son fils, avec le plus grand, l’aîné. Louis. Il avait sûrement presque le même âge que moi.

Ami… oui, nous étions amis. Des amis qui causaient bien du souci à tout le voisinage. Oh oui, je me faisais parfois prendre avec lui mais c’était moi l’orpheline qui avait une mauvaise influence sur lui, alors c’était moi qu’on punissait mais je cherchais… Oh oui, je cherchais un moyen de me venger, Je n’avais que onze, j’en aurais bientôt douze je crois… Et alors ? La vengeance n’est pas une question d’âge. Pas quand on vous toise avec mépris jour après jour après jour…
Il s’est mis à m’aimer je crois. Je ne sais pas trop ce que ça veut dire mais moi je ne voulais qu’une seule et unique chose, la vengeance. J’avais déjà entendu des adultes dire que la haine et l’amour sont des sentiments proches. Alors s’ils ont raison, oui, peut-être que je l’aimais à ma façon. Je n’étais de toute façon pas prête de les laisser s’en tirer à si bon compte.
Ça n’est qu’à seize ans que j’ai trouvé la solution. Le sort parfait, la malédiction qui emporterait ses braves enfants. Changer ses braves enfants en prédateurs, qu’ils reflètent ce que leur père est vraiment. Que l’animal l’emporte sur l’humain. Qu’ils soient maudits par mes soins et surtout qu’ils le sachent. Des loups… Chacun des enfants de l’homme qui m’avait pris ma famille et ma chaleur devint un loup fait d’instincts mais pas seulement. Ce serait trop simple. Ils resteraient aussi humains. Ils finiraient par se souvenir. Cette vieille dame, cette vieille sorcière fut ma bénédiction. Sans elle, je n’aurais pas réussi à me venger de la sorte. Je crois que ce jour-là, j’ai gagné un peu de pouvoir, un tout petit peu, je l’ai senti s’infiltrer en moi.

J’en avais terminé ici, ils étaient maudits, j’avais ma vengeance, je pouvais désormais passer à autre chose. Je n’avais cure de cette pseudo amitié, de l’amour du fils aîné de cet Arthur… Alors j’ai voyagé dans le royaume, je l’ai découvert sans ce poids sur le cœur. Les miens me manquaient, ça ne changerait jamais, leur chaleur. Les disputes que nous aurions pu avoir, des punitions qu’auraient pu me donner ma mère. Oui, voyager encore pour découvrir ce que je n’aurais pas pu voir sans cette vengeance. Et puis apprendre avec le temps toutes ces rumeurs sur des loups. C’était si bon.
Louis, où était-il à présent ? Poursuivi par ma malédiction ? Je me posais la question chaque soir avant de m’endormir et le matin en me levant.
Et finalement… je suis rentrée ou plutôt, je me suis fait engagée au château. J’étais devenue une belle jeune femme, heureuse quoi que forte, solide et méfiante. Mais j’assumais parfaitement cette part d’ombre en moi qui m’avait poussé à venger les miens. Je n’étais pas très loin de cette vieille femme qui m’avait aidé, j’allais parfois la voir.

Quoi qu’il en soit, la vengeance était lointaine à présent et même si j’appréciais toujours ses effets, j’avais autre chose en tête. Au service dans les cuisines au château, il n’était pas rare que je le vois. Un des chevaliers. Il ne me regardait pas avec des yeux méprisants, il me voyait comme une personne. Il me voyait vraiment. Et puis… il était beau, tellement beau. Des cheveux noirs de jais, des yeux verts fascinants. Ce que je pouvais aimer cet homme. Mieux… lui aussi m’aimait. Il me faisait la cour comme si j’étais d’un quelconque rang.
Mais il est arrivé… lui… encore lui… Louis… Il me l’a pris, le tuant devant moi de ses crocs de loup. J’étais partagée entre l’envie de le poursuivre même si je devais en mourir et l’envie de pleurer sur le corps de l’homme que j’aimais, mis en lambeau par Louis. Et pourtant, dans ses yeux, j’avais vu tellement de choses. De la jalousie, de la haine mais de l’amour quand même, bien caché sous tout le reste.

J’ai eu le temps de repenser à cette journée funeste où il a pris mon chevalier, à ce qu’il y avait dans ses yeux. Je savais depuis longtemps qu’amour et haine son effectivement des sentiments voisins. Amour et haine. Louis et moi… De l’eau avait coulé sous les ponts mais alors que je me promenais dans le village à la recherche d’une belle étoffe de tissu, voilà que j’avais sous les yeux Louis… Louis et cette… comment s’appelait-elle déjà ? Red ! Avait-on idée d’appeler ses enfants comme ça.
Ça ne se terminerait pas comme ça. Oh non. Je ne le laisserais pas faire le joli cœur. Louis était à moi. Je ne laisserais pas cette Red mettre les mains sur lui ou plutôt… Je ne laisserais pas Louis mettre les pattes sur elle. Je souris. Toute ma magie y passerait, tout ce que j’avais accumulé alors que je continuais à m’exercer, tout ce que j’avais… Mais il ne la toucherait pas ! Telle était mon désir, ses petites envies concernant Red n’aboutiraient jamais. Ce nouveau sort ne fut pas des plus facile à lancer mais pas des plus difficiles non plus. Ce fut juste différent. Je ne réussis pas dès le premier essai et je dus adapter le sortilège en fonction de ma magie. Au deuxième essai, je savais que j’avais réussi. Je me sentais fatiguée, épuisée aussi bien physiquement que moralement mais je ressentais vraiment que j’y étais arrivée.

Mon étape suivante était qu’acquérir plus de pouvoir. C’était possible. Le pouvoir, ça pouvait s’acquérir, ça se prenait également…
J’avais entendu parler d’un vieux grimoire. D’après les rumeurs et les écrits, il donnait plus de pouvoir à son possesseur. Il créait le pouvoir. C’était ce qu’il me fallait, plus de pouvoir pour développer réellement celui que j’avais. La magie noire, c’était tout ce qu’il me restait finalement… La magie noire et ma malédiction sur Louis et les siens.
J’avais préparé longuement mon expédition. Vivres, armes, potions éventuelles. Trouver un bon cheval également. Je m’étais mise en route évitant les routes au maximum, évitant les sentiers également. Je n’hésitais pas à couper à travers champ et parfois à travers bois. Je ne perdais pas de temps, plus vite j’aurais ce grimoire, mieux j’irais.
Je galopais à brides abattues, dans les bois, poursuivies pas des chiens, ces sales bêtes, que je l’ai ressentie. Reconnaître la magie n’est pas dur, la ressentir même avec de faible pouvoir non plus mais celle-là était si forte, tellement forte que je crus d’abord me rapprocher du grimoire. Mais ensuite, je compris qu’elle me suivait ou plutôt qu’elle allait me dépasser. Lâchant les brides, je chutais en bas du cheval…

CHAPTER TWO ♦ "now, we are trapped in a curse"


Je suis né à Shelby, dans le Montana. C’était très tard le soir, c’est ce que me racontait toujours mon père quand il me parlait de ma naissance. Il était si fier, lui l’irlandais pur souche. Il regrettait juste que je ne sois pas rousse je crois. J’étais l’enfant chérie, celle qui avait été désirée. Il disait toujours qu’il avait réveillé tout le monde dans la famille. Pourtant, à part mes parents, je n’ai jamais vu personne d’autre. Pas d’autres Mc’Arty, pas de cousins ni de cousines… rien. Ils habitaient dans un autre état, trop loin pour se permettre de faire de tel voyage me disait mon père. J’aurais portant aimer connaître mes cousins et mes cousines puisque je n’avais ni frère ni sœur.
Enfin… je n’étais pas seule. Non, j’avais mes amis dans le voisinage, à l’école aussi. Aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais manqué de quoi que ce soit et plus important… Je n’ai jamais manqué de marque d’affections de la part de mes parents.
Cependant, ils n’étaient pas toujours rassurés à mon sujet. Toute petite déjà, j’étais persuadée que la magie existait. Quand on est enfant, passe encore. Mais quand on grandit, ça commence visiblement à poser problème. On me traitait de folle, parfois de sorcière. Ça ne me dérangeait pas. Je restais fidèle à moi-même. La magie existe, j’en suis certaine. Pas une lubie d’enfant, pas un délire d’adulte. J’ai juste appris à ne plus en parler. Voilà tout.

Un beau jour, mon père décida qu’il était tant que toute la famille soit réunie. Et puis, je ne délirais plus à propos de magie, c’était l’occasion rêvée. Alors nous avons plié bagage tous les trois, nous sommes montés en voiture et nous sommes parti. Je crois aussi qu’à l’époque, ce qui les inquiétait, c’était que je commençais à sortir avec un garçon. Il était fils de militaire. Je crois qu’ils ont eu peur. Je ne voyais pas de raison.
Mon père était pressé d’arriver. Ma mère voulait qu’il s’arrête mais il persistait à dire qu’il était hors de question qu’il s’arrête, qu’il n’était pas fatigué. Mais il s’est endormi au volant. Jusque quelques secondes. Je dormais à l’arrière, affalée sur les bagages. J’ai entendu ma mère crier, je me suis réveillée juste à temps pour sentir la voiture partir en tonneau. Je me suis cognée la tête quand la voiture s’est retournée. Je pense avoir perdu connaissance un moment, parce que quand je me suis réveillée… Il y avait des gyrophares partout autour. Je n’avais pas froid pourtant j’étais trempée, mais je n’étais plus dans la voiture. Où était la voiture ? Et puis je vis les reflets de l’eau. Un lac…
J’avais mal partout, pourtant… tout était lointain. Et puis j’ai vu deux civières, comme on en voit dans les films. Le sol était humide, il y avait quelqu’un en costume de plongée. Quelqu’un m’a dit qu’il était désolé et puis je me suis mise à crier je crois. J’ai ressenti une vive douleur et puis plus rien.

Je me suis réveillée à l’hôpital. On m’annonça que mes parents n’avaient pas survécu à l’accident. Qu’on avait cherché des membres de ma famille mais que personne ne s’était manifesté jusqu’à maintenant. J’étais à l’hôpital de Taleville. Quel drôle de nom pour une ville… C’est ce que j’ai pensé alors que mes parents étaient morts. Et puis je m’en suis voulu.
Physiquement, je n’allais pas si mal. J’avais une jambe cassée en de multiples endroits. Sur la radio que m’avait montré le médecin, j’avais pensé à un puzzle. Trois de mes doigts avaient été démis mais pas cassé. Je devrais garder une minerve également. D’après eux, je ne m’en sortais pas si mal, j’avais eu de la chance… De la chance… J’avais déjà l’impression d’avoir entendu ça. Mais ça n’était pas possible. Comment aurais-je pu ? D’ailleurs, je n’avais pas de chance. J’étais seule, toute seule dans une ville que je ne connaissais pas, avec des gens que je ne connaissais pas. Tu as de la chance.
Ces mots ont raisonné dans ma tête, j’ai fait une crise. C’est ce que m’ont dit les médecins. Sans doute un traumatisme dû à l’accident. Mais moi, pendant quelques instants, j’avais l’impression que je ne devais pas être ici. Un traumatisme causé par l’accident, m’ont répétés les médecins. Je n’ai pas insisté, je savais ce que c’était d’être prise pour une folle. Alors, c’était un traumatisme lié à l’accident.
Je suis restée six mois à l’hôpital. Essentiellement à cause de ma jambe, des opérations pour la remettre en état et puis de la rééducation. Je remarcherais normalement, ils en étaient sûrs. J’ai fêté mes seize ans à l’hôpital. Toute seule. Mais après six mois, aucune famille ne s’était manifestée alors que je devais sortir. Alors on m’a placé en famille d’accueil d’où je partis dès mes dix-huit ans.
D’un commun accord avec mes parents adoptifs, je me débrouillerais avec un peu d’aide au début pour ensuite me débrouiller seule. Nous n’avons jamais pu tisser de véritable lien.

Les premiers temps, j’ai eu de l’aide. Quand ils furent sûrs que tout irait bien, on me lâcha dans le grand monde avec un subside et mon héritage. J’ai été très solitaire pendant cette période. Mais j’ai travaillé dur à l’école tout en me réfugiant dans ma passion, la magie. Les seules notes désastreuses que j’eues… C’était en sport. Je n’étais définitivement pas douée. Je n’étais pas un petit génie mais je n’étais pas idiote. Mes notes étaient bonnes, voilà tout.
Je me suis ensuite lancée dans la musicologie. Je n’avais plus personne pour regarder par-dessus mon épaule. J’ai dû prendre un petit boulot pour y arriver mais j’y arrivais. C’est pendant mes études que je l’ai rencontré. J’avais vingt ans et nous sommes littéralement entrés en collision. Je sortais du cours, il y entrait. Griffin Holt… Il a bafouillé en s’excusant puis m’a aidé à me relever. Il a tenu à se faire pardonner. Nous nous sommes retrouvés pour partager notre dîner. Froid… car nous avions trop parlé avant de manger. Nous avons partagé des cafés, d’autres dîners. Nous avons partagé des bancs à la laverie. C’était idiot mais je crois que ça me faisait du bien. Il connaissait ma petite passion déroutante, il savait en quoi je croyais et puis, il était parfaitement conscient des petites crises qui me touchaient parfois et il était là, toujours patient. Et moi je connaissais toutes ses petites manies, même les plus honteuses. C’est ce qui faisait de nous un couple.
Un soir, il est arrivé en moto, s’est agenouillé devant moi alors que je descendais les marches de chez moi et de but en blanc, il m’a demandé en mariage. J’ai hésité. Longuement. Enfin… pas tant que ça. Ça faisait quatre ans que nous étions ensemble alors il m’a fallu quelques secondes au plus. Mais à lui, ça a dû lui paraître une éternité. Petit comité. Nous nous sommes mariés un premier avril. C’était sa lubie. Je lui avais demandé s’il se fichait de moi et il m’a répondu que la vie ne valait pas le coup d’être vécue avec ce genre de petites lubies idiotes. Alors on a peuplé notre vie de petites lubies idiotes. C’était de l’humour au quotidien… Jusqu’à ce que la vie m’enlève la personne la plus cher à mes yeux et à mon cœur. Mon amour, ma seule famille, celle que l’on construisait ensemble. Il sortait de la ville quand les freins de sa moto ont lâché. Mort sur le coup, il n’avait pas souffert. Ça ne m’avait pas réconforté.
Au final… on ne m’avait laissé que six ans de bonheur pour compenser les cinq ans de vide. À vingt-sept ans, j’avais enterré mes parents et mon mari. À vingt-sept ans, j’étais veuve. Mais je me souvenais de nos petites lubies alors pour lui faire honneur, j’ai continué à imaginer de nouvelles petites lubies. Mais même si je suis une optimiste, je me cache de la vie… Je n’ose plus. Je me fais discrète pour que l’on m’oublie, que la vie m’oublie. Je peuple mon quotidien de sourire et de gens mais je refuse d’avancer sans lui. C’est trop récent… ça ne fait que quelques mois que je l’ai perdu. Cela fera bientôt un an.

J’ai peur de laisser les gens entrer dans ma vie. La vie me prend tous ceux que j’aime. Ils disparaissent tous de façon violente. Je ne veux plus que l’on souffre et si pour ça, je dois être la serveuse souriante qui égaie les journées mais qu’on oublie rapidement… Je suis prête.
Mais parfois… j’ai l’impression d’être une imposture… Je crois que je mens, je crois que je suis une autre. Pour finalement me souvenir de qui je suis, d’où je viens et ce que je fais. Je suis Lizbeth Julia Mc’Arty, fille de parents décédés, veuve de vingt-sept ans, serveuse à la pizzeria. Je crois en la magie.


"you and no one else"


QUI ES-TU ? : Luny, Padmo(hora) ♦ CÉLÉBRITÉ SUR L'AVATAR : Katie McGrath ♦ AVEZ-VOUS PRIS UN SCÉNARIO ? : Ouip ! ♦ COMMENT TU ES TOMBÉE SUR LE FORUM ? : J’y suis déjà. Le Lapin Blanc & Génie ! ♦ UN MOT EN PLUS ? : Adieu Aby, bonjour Liz !


Dernière édition par Lizbeth J. Mc'Arty le Lun 3 Déc - 12:41, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Lizbeth J. Mc'Arty ▬ Angels lie to keep control…   Sam 20 Oct - 14:21

DEJAAAA XD t'as fini ? xD

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MessageSujet: Re: Lizbeth J. Mc'Arty ▬ Angels lie to keep control…   Sam 20 Oct - 14:22

Mais ça fait genre... perpét' que c'est fini ! XD
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MessageSujet: Re: Lizbeth J. Mc'Arty ▬ Angels lie to keep control…   Sam 20 Oct - 14:23

ZUT, hein XD Bah je vais laisser Spencer te valider alors xD

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MessageSujet: Re: Lizbeth J. Mc'Arty ▬ Angels lie to keep control…   Sam 20 Oct - 14:26

Disons que j'attendais pour rien de la poster... Parce que je pouvais en fait. XD
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MessageSujet: Re: Lizbeth J. Mc'Arty ▬ Angels lie to keep control…   Sam 20 Oct - 14:32

J'arrive ! J'arrive



TU ES OFFICIELLEMENT ACCEPTE A TALEVILLE ♦ "tu peux passer ton chemin cher ami."


Votre fiche a été validée et nous vous félicitons. Vous pouvez donc commencer le jeu, car les portes de la ville vous sont désormais ouvertes. A partir de maintenant, vous pouvez vous promener où bon vous semble. N'hésitez pas à aller faire un tour dans votre répertoire et ainsi trouver ce dont vous avez besoin pour faire des rencontres surprenantes et vivre à Taleville sans problème.

Si vous avez un problème, madame le maire sera ravie de vous recevoir.

_______________________________




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MessageSujet: Re: Lizbeth J. Mc'Arty ▬ Angels lie to keep control…   Sam 20 Oct - 14:34

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MessageSujet: Re: Lizbeth J. Mc'Arty ▬ Angels lie to keep control…   Aujourd'hui à 23:51

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