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 SPIN OFF | Le bal masqué [Elliot/Aimée]

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MessageSujet: SPIN OFF | Le bal masqué [Elliot/Aimée]   Lun 24 Sep - 18:42

D'accord, c'était son père. Je ne savais pas si je devais rajouter quelques choses ou pas. Si je devais dire un mot sur la façon dont il m'avait répondu ou éviter le sujet de son père. Du souvenir des brides de morceaux qui me restent de notre soirée arrosé, je crois que ses parents sont de gros hypocrites bourges qui jouent avec leurs fils comme un patin. Je ne supporterais pas ça, mais je me dis qu'il est parfois assez connard sans son genre, il a su le prouver me le montrer même. Je n'ai pas oublié sa menace, je crois que lui non plus, c'est juste que les choses entre nous ont pris une autre tournure. Une autre forme. J'aurais surement était affreuse en gosse de riches hypocrites. Je le sais, mais j'aurais préféré ça que les parents adoptifs que j'ai eue. Eux c'était des vrais connards, des arracheurs de coeur par plaisir qui devait siroter un cocktail depuis ma fuite. Je suis facile à briser, enfin je sais que je suis fragile dans mon genre. Je ne le montre pas et la plupart du temps, on est tous comme ça. Je n'aime pas montrer que je suis complètement anéanti au fond de moi et je suis sûr que c'est un peu pareil pour les autres.

Je m'apprêtais à dire quelque chose, mais je me retiens. Je ne sais pas pourquoi, je n'arrive pas à fixer ailleurs. Je le fixe lui, dans les yeux et... et on s'embrasse.

OH PUTAIN. Arrête-toi bon sang, arrête-toi.

Et merde. Merde, je sens un frisson qui parcourt mon corps. Je ferme les yeux comme si je veux me souvenir de ce moment. Vous y croyiez ? Il m'embrasse. Elliot m'embrasse comme si tout au fond de lui il avait compris que je craquais. Que je craquais pour lui comme la pauvre lycéenne conne que je suis et avec qui il avait bu ce soir-là. Je n'ai pas envie de m'arrêter et pourtant. Je m'éloigne soudain de lui, je l'ai presque poussé pour qu'il arrête. Pourquoi il a fait ça ? Je ne pense pas qu'il soit attiré par moi, y'a peu de chance. Il a envie d'impressionner les habitants ? Non, je ne pense pas ? Ses parents ? Faire chier ses parents en embrassant la pauvre gardienne de cimetière ? Là je doute. Je doute et je flippe. Je sors de la piste de danse, une main devant la bouche. Je quitte limite la place centrale et j'ai le coeur qui va exploser. Je me retrouve plus loin dans la rue et je sens un courant d'air qui me donne un tout autre frisson. On est peut-être à l'extérieur, mais il faisait frais et je sentais derrière moi les regards sur mon dos.

Je suis perdue. Complétement. J'aurais dû rester en face de lui, je ne sais pas... j'ai tellement peur. Peur de me rendre compte qu'Elliot se fou de moi. Qu'il se sert de moi. Pour je ne sais quoi, mais imagine... en même temps il ne sait pas ce que je ressens alors pourquoi je suis partie ? Je poussai la porte du restaurant qui est resté ouvert près du centre. Histoire d'avoir des toilettes pour le bal vu les panneaux. Je croise deux filles près de l'entrer des toilettes, alors je tourne vers les cuisines. Vide. Je m'arrête devant une table de préparation en argent glaciale. Et mon réflexe c'est d'aller foutre mon nez dans le gros frigo qui est là pour me rendre compte que j'ai faim et que je veux manger un truc. Je retire mon masque que je pose sur la table et j'ouvre l'énorme frigo qui était à droite. Je vois un pot de glace que j'attrapai et je m'assois sur la même table.

J'ai envie de pleurer, mais je contourne le pot avec mon doigt avant de foutre un bout de glace praline dans ma bouche.

J’entends alors un bruit. Des filles qui rient comme des idiotes. Je fixe la porte. J’ai les yeux qui piquent, mais je reprends avec mon doigt de la glace sans lâcher la porte du regard. J’espère qu’il ne m’a pas suivi, qu’il ne m’a pas couru après et qu’il ne va pas ouvrir cette por...

Merde.
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MessageSujet: Re: SPIN OFF | Le bal masqué [Elliot/Aimée]   Mar 25 Sep - 12:13

Il y a un instant, j’embrassais Aimée en flippant comme un gros malade quant à ma réaction spontanée inhabituelle et maintenant qu’Aimée m’avait repoussé… J’me demandais ce que j’avais pu faire de travers. Ça avait eu l’air de lui plaire pourtant. Bon, ok, c’était pas prévu, y avait rien entre nous, du moins la dernière fois que j’avais vérifier, on en était pas là. Oui, je sais, j’étais pas un pro en la matière, j’étais même franchement un sale con. Les filles, moi, mes relations, c’était toujours compliqué surtout pour elles. Je n’en avais jamais rien à foutre et je ne savais même pas comment c’était possible que je puis être amoureux de Kat’ et attiré par une autre. J’étais en colère, j’étais paumé, putain de soirée à la con.

Je la regardais s’éloigner sans esquisser un geste jusqu’à ce que je me décide, un peu tardivement. Mon vieux vint alors se mêler de ce qui ne le regardait absolument pas… ma vie. Il me retint d’une main ferme par l’épaule, je me défilais, me tournant en le regardant dans les yeux. Le défiant de toute mon arrogance. Je le paierais cher mais là, je voyais rouge. Nom de Dieu, pourquoi Aimée s’était-elle enfuie comme ça ?
Je sortais de la zone qui servait de piste de danse et je me mis à la poursuite d’Aimée qui n’alla pas bien loin. Le restaurant. Je décidais de m’allumer une cigarette avant, ça me calmerait histoire de pas trop… en fait, j’en savais foutrement rien. Bordel, ma tête tournait pas rond quand il s’agissait d’elle.
Une fois ma clope finie, j’entrais dans le restaurant et je la vis avec un pot de glace. Mais qu’avait les filles avec la glaces bordel de merde ? Je ne comprenais pas en quoi ça pouvait aider et d’ailleurs, ça se plaignait ensuite que c’était mauvais pour la ligne d’après elles. Je ne comptais même plus le nombre de fois où j’avais entendu parler régime ou ligne, ou glucide, lipide et gnagnagna. Je crois que c’était pour ça que je n’avais pas fini l’équipe de cheerleaders, j’avais faillis devenir marteau.

Je regarde en biais les filles qui squattaient depuis que j’étais entré alors qu’elles sortaient visiblement des toilettes. Je haïssais ce genre de meufs tout juste utiles pour lancer des rumeurs et des commérages.

« Dégagez les pies, vous gênez ! Barrez-vous. » Je leur montrais la porte, il y eu une hésitation et puis elles filèrent. Je criais à la porte. « Oh et surtout n’oubliez pas de dire que le fils Richter a couru après une fille bande de garces ! »

J’étais de bonne humeur, c’était clair et net. Je m’installais devant Aimée, tapotant la table des doigts en me demandant comme et par quoi commencer. J’étais pas doué pour les discussions encore moins les discussions de ce type. C’était hasardeux, houleux, ça allait parler sentiments et tout le tralala, sauf que les sentiments moi, j’ai du mal. Autant commencer franco.

« J’peux savoir ce que j’ai bien pu faire de si terrible pour que tu te tires comme ça après un baiser alors que t’es restée quand j’me payais clairement ta tronche la première fois qu’on s’est vu au cimetière ? Nan parce que là, je comprends pas tu vois. C’était un baiser, pas une menace ! Merde. »

Avec plus de douceur, ça aurait peut-être était mieux mais c’était pas mon rayon. La douceur, c’était pas franchement dans mes aptitudes. D’ailleurs, côté émotionnel, j’étais pas doué, ça se saurait dans le cas contraire. J’avais un tas de parasites, des potes, March et c’était à peu près tout. Le reste de la ville ne pouvait pas me sentir ou me traitait comme quantité négligeable quand ils étaient sûrs que je ne leur rapporterais rien via mon père. Je ne haïssais pas les gens par hasard. Je ne faisais pas du charme par hasard non plus. Si je n’en avais rien eu à foutre d’ailleurs, j’aurais joué les lovers en m’excusant, en déblatérant un tas de conneries plus énormes les unes que les autres mais là, j’y arrivais pas. J’crois qu’en fait, j’étais vraiment en colère qu’elle se soit tirée comme ça alors que je l’embrassais. Si je fouillais bien d’ailleurs, ça m’avait blessé et ça n’était pas pour me plaire du tout. Je m’étais fait avoir comme un con. J’étais désagréable avec les autres pour éviter ça… M’attacher.

« Si tu voulais pas venir, fallait le dire clairement. Si tu voulais pas me voir, pareil. J’suis un grand garçon, j’peux supporter, j’suis pas en sucre bordel. »

Je faisais marche arrière, peut-être qu’il était plus que temps. J’avais l’âme d’un maso je suppose mais fallait que je me protège avant que ça dérape. J’étais totalement largué. Je savais même pas quoi faire pour m’en sortir. Je savais ce que faisais l’amour puisque j’aimais Kat’ mais j’avais oublié ce qu’on ressentait quand on commençait à tomber dans le panneau et j’étais en train de tomber dans le panneau.
Sauf que l’ennui, c’est que je crois que ça se voyait, que je prenais mal la chose.
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MessageSujet: Re: SPIN OFF | Le bal masqué [Elliot/Aimée]   Mar 25 Sep - 21:20

Je n'avais pas conscience du pouvoir que ce type avait sur moi. J'aurais pu faire n'importe quoi, je pense que j'aurais eu ce même sentiment d'incompréhension et de doute à son sujet. Je ne pouvais pas le cerner, c'était frustrant. Je ne pouvais jamais réellement savoir à quoi m'attendre avec lui et en plus de cette frustration grandiose, j'aimais ça. Je devais être maso dans mon genre, j'étais attirée par un type qui était imprévisible, avec qui je m'étais bourré la gueule un soir et que j'appréciais malgré tout. Il n'avait rien d'un type mystérieux et torturé qu'on voulait protéger et aider. Il avait cette facette torturé sans doute, mais pas de la même manière. Je n'avais pas constamment envie de le prendre dans mes bras sous prétexte que je veuille qui se sente bien. J'étais plutôt du genre à vouloir le prendre dans mes bras pour le sentir contre moi et me sentir comme les autres. Ouais, j'étais idiote et j'étais amoureuse du beau et très élégant - en ce moment surtout - Elliot Richter. Je le fixe, je ne peux pas regarder ailleurs en même temps. Le fait qu'il soit là, c'est qu'il m'avait suivi. Pourquoi ? J'ai du mal à le croire du style amoureux de la rouquine du cimetière ou même attiré par la personne que je suis. Et je l'imagine bien ne pas avoir supporté cette humiliation devant tout ce beau monde.

J'étais ignoble dans mes pensées, parce que je ne veux pas admettre que je suis attirée par lui, que son baiser je l'ai apprécié et que j'aimerais bien qu'il me prenne dans ses bras là tout de suite. Mais je n'aurais jamais crus que ce soir, il ferait ça. J'avais imaginé tellement de scénario ridicule et à l'eau de rose. Mais pas de baiser le soir du bal masqué de la ville. Il lance un regard aux crétines qui sont là. Putain je le sens mal tout ça. Je le sens très mal, j'ai envie de partir en courant et rentrer me cacher dans ma cabane. Je voulais finir mes jours ici, par rencontrer... Putain, mais pourquoi moi... Je le regarde alors s'installer devant moi, je pose aussi le pot de glace. J'ai l'air stupide, je sais qu'il le pense surement. Je suis le parfait stéréotype de la femme blesser qui se morfond dans sa glace. Je lève les yeux vers lui écoutant alors ce qu'il venait de dire. Il n'avait pas tort, je n'avais pas peur de lui et là je fuyais ? J'aurais dû le baffer, ça aurait été plus mon genre.

« - Je suis désolée. »

C'est tout ce que je sors, en même temps je ne sais pas quoi lui répondre, quoi lui dire même. En même temps qu'est-ce que je pouvais lui répondre j'étais perdue. Perdue entre une envie de le frapper parce que je ne supportais pas l'idée qu'il m'utilise comme ses salopes qui me servent de coéquipière et d'un autre côté... Oui, d'un autre côté je rêvais qu'il m'embrasse de nouveau. J'étais con et totalement perdue. Mais j'étais sincère dans mes excuses, parce qu'au fond, j'aurais peut-être pas du fuir comme une princesse qui doit rentrer avant minuit.

« - Ne m'embrasse plus si c'est pour faire le show. » Je descends de table, remettant ma robe en place. Robe qu'il m'avait offerte, je pense que ce n'est pas la peine de le noter. « - Je ne voulais pas venir tu vois. Je ne voulais pas débarquer comme ça, comme si je faisais partie de cette ville parce qu'en réalité, je n'en fait pas parie et j'en ai rien à battre, mais... » Je reprends mon souffle. Je peux le faire, ouais, je peux dire ce que je pense. Je le faisais tout le temps après tout. « - je me suis dit, aller Elliot t'invite, la robe est cool, ça va être une bonne soirée. Tu ne pouvais pas préciser que c'était un rencart ? Que ça voudrait dire que j'étais ta nouvelle putain de proie ?! »

Ouais, j'avais beaux l'appréciait comme une folle, je ne supportais pas l'idée que j'étais qu'un trophée de plus dans sa collection. Qu'il ait pensée que je suis une proie facile comme mes amies où bien même je ne sais pas, qu'il est remarqué que j'avais légèrement beaucoup craqué pour sa gueule d'Ange et son sourire à la con ? Putain je veux partir, pleurer dans mon lit et me réveiller le matin en me disant que c'était qu'un mauvais rêve. Juste un mauvais rêve et qu'Elliot n'est jamais entré dans ma vie. Je ne suis pas censé vivre de belle chose, bien au contraire. J'ai beau être en vie, j'me considère plutôt comme morte depuis la mort de...

Merde je pleure.

Je me retourne automatiquement, pour lui montrer mon dos plutôt que les larmes. Il fallait que je pense à ça maintenant. Quelle conne.
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MessageSujet: Re: SPIN OFF | Le bal masqué [Elliot/Aimée]   Mer 26 Sep - 9:03

Alors que j’étais clairement énervé, mieux, que j’avais vraiment la rage, je continuais à tapoter la table des doigts. Cette habitude était franchement agaçante, même pour moi mais je ne pouvais rien y faire, c’était ça ou… ou… en fait, je n’en savais rien, je suppose que je m’énerverais d’autant plus vite.

« - Je suis désolée. »

Super, ça m’avance vachement, c’est clairement compréhensible. Désolé pour quoi ? Être partie ? Être venue ? Être là ? À cet instant, la porte émis un bruit. Encore des emmerdeuses je supposais. Je me retournais. Bingo ! Puis que mon attitude exemplaire et sympathique ne suffit à leur faire comprendre qu’elles étaient de trop, j’en remis une couche.

« Y a des gens qui parlent, cassez-vous ! Allez vous repoudrer le nez ailleurs ou mieux, allez vous faire sauter dans un coin vous faites ça très bien ! »

J’étais aimable, encore plus qu’à mon habitude mais quand j’avais vu de qui il s’agissait… ça avait suffit. Un duo de cheerleaders. Deux de celle qui avaient fini dans mon lit, deux de celles qui m’avaient le plus emmerdé. Celles qui m’avaient fait renoncer à ces connasses première catégorie. Ça ne redorerait pas mon blason mais je n’en avais rien à foutre, de plus, j’étais convaincu qu’elles étaient uniquement venue pour avoir des commérages à se mettre sous la dent ou écouter notre conversation.
La porte se referma en un claquement sourd. J’avais dû les vexer plus que jamais, grand bien leur fasse. À moi, ça me ferait des vacances. Aimée poursuivit ses excuses ou je ne sais quoi juste après ça. J’devais être reluisant là comme mec mais là encore… je l’avais suivie alors que j’aurais laissé n’importe laquelle de ces filles se tirer sans même la suivre.

« - Ne m'embrasse plus si c'est pour faire le show. » C’est une blague ? « - Je ne voulais pas venir tu vois. Je ne voulais pas débarquer comme ça, comme si je faisais partie de cette ville parce qu'en réalité, je n'en fait pas parie et j'en ai rien à battre, mais... » Mais quoi bordel de merde ? Tu vas la finir ta phrase ! « - je me suis dit, aller Elliot t'invite, la robe est cool, ça va être une bonne soirée. Tu ne pouvais pas préciser que c'était un rencart ? Que ça voudrait dire que j'étais ta nouvelle putain de proie ?! » Là c’est bon, elle me gonfle…

Je respire un grand coup, je crois que j’vais disjoncter. Sérieusement ? Elle avait qu’à le dire nom de dieu qu’elle avait aucune envie de venir ! Qu’est-ce que j’en avais à foutre ? J’aurais passé la soirée comme toujours, assis à envoyer des regards meurtriers à la première fille qui oserait venir vers moi. C’était bien connu, aux soirées d’anniversaires de Taleville… Le fils Richter n’insultait personne en public mais ça ne l’empêchait pas d’être désagréable. Là, on était ni en public et en plus, j’étais contrarié, parfait cocktail incendiaire.

« Nan mais ça va bien aller de voir le mal partout ! Faut arrêter là. J’t’ai embrassé parce que j’en avais envie bordel ! Fallait le dire si tu voulais pas venir, c’est tout. C’est pas vrai ça. Si j’avais voulu m’afficher j’aurais pris une des deux pétasses que j’ai envoyé chier ! C’était pas prévu que j’t’embrasse. Ok ? Si tu te sens comme une putain de proie comme tu dis, c’est que t’as pas dû piger. Tu fais chier bordel. Tu crois quoi d’ailleurs ? Que c’est le fric de mon vieux qui l’a payé la robe ? Nan, c’est ma poche ! Alors si tu pouvais arrêter trente putain de secondes de jouer sur la parano, ça m’arrangerait ! J’suis là parce que j’en ai envie, j’t’ai offert la robe pour te faire plaisir. Tu crois que je raque de ma poche à chaque fois. Faut pas déconner. Nan, tout ce que t’as cru c’est que je t’avais embrassé pour faire genre pas vrai ? Parce que j’peux faire que ça, faire genre ! J’ai pas le droit d’avoir des envies ou des sentiments moi, c’est bien connu. Après tout, j’suis qu’un connard par vrai ? Et merde… »

Je donnais un coup dans le pied de la table avec mon pied. Merde… Je réalisais. J’avais dit quoi là ? Est-ce que j’avais évoqué le mot sentiment ? Putain de merde… j’étais bon à abattre. Bravo Richter. Tu bats tous les records de conneries. Brillantissime de t’étaler comme ça. Vraiment très brillant. J’avais l’impression qu’une tornade m’était passée dessus. J’avais l’esprit en vrac et le corps qui pétait un plomb. Magnifique.
J’allais me lever, me barrer, rentrer chez moi. Au point où j’en étais, mon vieux ne trouverait pas pire correction que ce qu’il pouvait faire après que je lui ai tourné le dos au bal. Sauf que voilà, Aimée s’était mise à pleurer. Et merde. Je détestais ça. C’était ma faute ? Je supposais, ce serait logique mais je voyais pas en quoi ce que j’avais déballé pouvait bien faire chialer. Et voilà qu’elle me tourne le dos pour tenter de le cacher. Génial. Ça m’aide. Putain, j’fais quoi ? J’suis énervé, j’ai envie de me tirer pour éviter d’en rajouter une couche mais en même temps j’arrive pas à partir. L’idée de la laisser là comme ça avec cette bande de rapaces en talons hauts me rend dingue.
La prendre dans mes bras ? Nan mais ça va pas ? J’aurais l’air aussi habile d’un gymnaste avec une jambe cassée. Je mis ma main sur son épaule sans rien dire, je ne savais pas quoi dire. C’était la seule forme de réconfort dont j’étais capable. J’étais pas doué avec les gens quand j’étais sincère. En fait, ça n’arrivait jamais en dehors de March donc j’étais bien moins que pas doué. Si elle comprenait pas ça, de toute façon, j’étais cuit. Si elle comprenait, j’étais mal de toute façon. J’me leurrais pas. J’aimais Kat’ et je tombais dans le panneau avec Aimée. J’étais incapable de démontrer correctement qui j’étais parce que je ne savais plus qui j’étais vraiment. J’étais un funambule avec un équilibre de merde sur une corde raide.
En fait, j’étais pas en train de tomber dans le panneau… j’aimais cette fille, je l’aimais comme j’aimais Kat’. J’étais un foutu couillon, j’avais rien vu venir…
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MessageSujet: Re: SPIN OFF | Le bal masqué [Elliot/Aimée]   Ven 28 Sep - 19:01

Il fallait que d'autres viennent fourrés leurs petits nezs dans le restaurant. Et pas n'importe qui s'il vous plait. Elles m'ont reconnu j'imagine, on prit leurs pieds en se disant qu'Elliot se tape la nouvelle. La pauvre fillette du cimetière, celle qui n'a pas vraiment d'amis. Elles doivent se dire qu'Elliot a pitié de moi. Oh oui. Je les imagine déjà en cours, me posant trop de questions et moi leurs offrant trop peu de réponses. Vu la manière dont elles sont parties, je sens déjà la frustration qu'elles éprouvent et la colère face à Elliot. Je lui balance ensuite ce que je ressens vraiment, ce que je pense vraiment de tout ça. Aux vues de sa tête je sais que je l'énerve maintenant, qu'il est exaspéré par mes paroles, mais j'y peux rien. Je le vois comme ça, je le ressens comme ça. J'ai l'impression que je n'aurais pas dû venir, que j'aurais dû rester chez moi. Ça m'aurait évité une dispute avec lui, en plein bal. Tu parles d'une fête joyeuse. C'était ma fête plutôt.

Elliot se décide à répliquer, comme si nous étiont face l'un à l'autre dans une bataille de ping-pong. Je perds toujours à ce jeu-là. J'étais intelligente et plutôt douée en spot, mais ça. Une vraie quiche. J'vous jure. Et je le sentais mal. J'avais l'impression que j'allais m'écrouler en entendant tout ce qu'il allait me dire. Mais vraiment mal. Et puis ça tombe. Je suis paranoïaque ? Je crois. Mais je retiens surtout le fait qu'il en avait envie. Putain, il en avait envie, c'est tout ! J'me sens conne, tellement. Et ce n'est pas tout. Je crois que je suis en train de faire un malaise. Comme si j'étais là sans vraiment l'être. Il aurait payé la robe de sa poche ? Il voulait me faire plaisir ? Et puis il a des sentiments.

Bon sang, des sentiments.

Sa résonne en moi, à chaque fois de plus en plus fort. J'ai l'impression que je vais m'écrouler, mais je ne peux pas m'empêcher de croire que tout ça, c'est une blague. Une grosse blague et que je vais me réveiller en regrettant. Quand il donne un coup de pied, je sursaute et avec mes pensées s'enflamme. Je pense à moi, à ma vie, à cette partie de moi que je considère morte et je me mets à pleurer en pensant à Tommy. En pensant à la voiture, à cette nuit et à ma stupidité. Je ne veux pas revivre ça et je sais que je ne le revivrais jamais, mais je ne veux pas m'attacher à quelqu'un pour ne plus le revoir après dans ma vie. Elliot, putain, il était spécial dans son genre. Il était surtout l'opposé même de ce dont une fille rêvait. Et je m'étais attaché à ses défauts. Comme une conne. Je pense que si je m'éloigne maintenant ça serait mieux. Si j'attends ça sera plus dur, mais je suis déjà en train d'essuyait les larmes qui ont coulé en essayant de ne pas casser mon make-up, je suis déjà de nouveau face à lui, essayant de ne pas montrer que j'ai pleuré comme une idiote. Je ne veux surtout pas qu'il me demande pourquoi, mais je ne veux pas qu'il croit que c'est sa faute. Vu le contexte, c'est possible. Après tout, j'ai fui un baiser et là je m'en prenais plein la tronche. Mais je n'étais pas du genre à pleurer et à montrer que j'étais mal.

« - Ne me rend pas fautive pour tout ça ! » c'est vrai, ce n'est pas moi qui dégage une image de conard. Ce n'est pas moi qui donne ce genre d'impression et qui fait que je me trompe comme une idiote. Je m'avance vers lui pour lui faire face. Je suis conne, je le sais crétin. « - Quand est-ce qu'on a décidé d'être ensemble ? Hein ? Quand est-ce que tu m'as demandé de « SORTIR » avec toi, hein ? Pourquoi tu es incapable de dire les choses clairement ! » Je le bousculait comme une idiote à chaque fois que je ponctuait mes mots.

J'étais énervé. Je le fixais alors droit dans les yeux. Je ne voulais pas de relation, je voulais sortir avec lui. Etre sa copine, parce que j'étais complètement effrayait parce que je ressentais à son égard. Mais complètement mortifié même. Je saurais incapable de lui dire que j'ai plus qu'appréciait ce moment au milieu des autres personnes qui dansaient. Son baiser, nos regards. Putain, Elliot, pourquoi ? Tu ne pouvais pas te contenter mon ami, tout simplement ?

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MessageSujet: Re: SPIN OFF | Le bal masqué [Elliot/Aimée]   Sam 29 Sep - 21:09

Cette fille allait me rendre dingue. Réellement dingue. J’avais balancé des choses impensables. Moi ! Moi, Eliot Lukas Richter, fils d’une des familles fondatrices de Taleville, j’avais balancé que j’avais des sentiments ! Ok… Les gens normalement constitués avaient des sentiments, rien de plus normal. Sauf que je ne m’exprimais jamais à ce sujet. J’en étais incapable. J’avais la capacité d’expression aussi réduite qu’elle pouvait l’être mais j’avais réussi à dire des choses que je ne pensais même pas exprimer. Aimée me retournait la tête et moi j’étais là à ne pas savoir quoi faire avec mon incapacité à m’exprimer sur moi-même à tenter de la consoler parce qu’elle pleurait. Y avait franchement un truc qui allait pas chez moi.
Comme si j’avais envie de m’accrocher, souffrir ? Je faisais souffrir… Les autres s’accrochaient… Pas moi, non, moi, j’étais un connard sans cœur. Je me le répétais depuis tellement longtemps. C’était vrai d’ailleurs. Il n’y avait qu’à voir ma relation avec Kat’. Elle ne pouvait pas me sentir et moi, j’étais pas foutu de m’excuser pour tout ce que je lui avais fait parce que ça aurait été reconnaître que j’étais capable d’éprouver quelque chose, reconnaître que j’étais humain et qu’on pouvait me blesser comme tout un chacun. Je ne haïssais pas les gens par hasard bordel. J’étais en colère contre moi et contre ces putains de sentiments plus forts que moi.

Elle se retourne, elle essuie ses larmes tant bien que mal. Et moi j’me sens mal, au fond, quelque part, de l’avoir fait pleurer… Parce que bon, ça peut-être que moi pas vrai ? Putain… J’en ai marre. C’est quoi ces sentiments de merde qui remettent toujours tout en cause ? Mon comportement… il était ce qu’il était. Mais que ce soit envers Kat’ ou Aimée, ça m’obligeait à devenir désagréable pour me protéger.

« - Ne me rend pas fautive pour tout ça ! » Ola… Attend, responsable de quoi ? C’était pas moi qui étais parti que je sache. Merde ! Nom de Dieu ! « - Quand est-ce qu'on a décidé d'être ensemble ? Hein ? Quand est-ce que tu m'as demandé de « SORTIR » avec toi, hein ? Pourquoi tu es incapable de dire les choses clairement ! » Clairement, elle se payait ma gueule, c’était pas possible autrement.

Intérieur ou pas, j’allumais une cigarette, rien à branler. Que le propriétaire aille se faire foutre ou me file une amende, j’en avais franchement rien à carrer vu la situation. C’était pas la fin du monde, ouais, je sais mais quand bien même. Elle voulait quoi là ? Que je lui dise ce que je ressentais ? Mais j’en étais incapable putain !
Je tombais le masque, passais ma main dans mes cheveux trop bien fait et tirais sur ma cigarette en soupirant. J’étais énervé, j’étais agacé, j’en avais sacrément marre. Putain de soirée.

« Ah, parce que pour ça aussi t’as besoin d’une invitation ? T’as pas compris ? J’peux pas faire ce que tu me demandes, ok ? Tu veux voir pourquoi j’en suis incapable ? D’accord ! J’vais te montrer, j’vais même t’expliquer ! Tu veux tout savoir ? Tu vas tout savoir ! »

Je disjonctais totalement. Je l’attrapais par le bras et l’entraînais avec moi dans les toilettes que je bouclais. N’importe qui pouvait bien débarquer à présent, personne ne verrait rien.
La clope coincée aux coins des lèvres, je déboutonnais ma veste blanche que j’accrochais à la poignée, je virais mon t-shirt également. Voilà, elle voyait maintenant, elle voyait les dégâts. On pouvait pas louper les marques de boucles de ceintures. Je tirais encore sur la cigarette, torse nu, j’avais peut-être l’air con mais j’en avais rien à foutre. Voilà, ils étaient deux à savoir en dehors des responsables et de l’infirmière de l’hosto à cause de cette connasse de Bennet.

« Contente ? Je hais les gens, ok ? Je les hais. Ils veulent ma place ? Qu’ils la prennent ! J’l’eur offre de bon cœur tu vois ! Je déteste chaque personne de cette putain de ville. Je les hais tous. J’exprime rien clairement parce que j’en suis pas capable. J’veux pas être la proie de ces connards. C’est moi le connard en chef. J’utilise mon fric pour les faire chier, pour me venger parce que l’argent, c’est tout ce que j’avais jusqu’à maintenant. » Je grimaçais, je dérapais déjà. Parce que je la voulais elle aussi. Dans le panneau… En plein dedans… « Je préfère être un sale con qu’une cible potentielle. Tu veux du clair ? Tu vas en avoir. Toutes ces connasses que tu côtoies et qui gesticulent avec leur pompon, j’en ai rien à foutre. C’est toi, c’est tout. J’ai pas de raisons, c’est toi. J’ai pas de réponses non plus. Je t’aime, qu’est-ce que tu veux que j’y fasse hein ? Putain… » Je me pétrifiais. J’avais dit quoi là ? Que je l’aimais ? J’étais mal… « Tu veux faire quoi maintenant hein ? Te tirer ? Rentrer ? Aller crier sur les toits que j’ai un putain de cœur ? Tu voulais pas venir, avoir une soirée sympa ? Ben désolé. C’est raté faut croire, j’suis dans le tableau ! »

Et j’avais la trouille… une putain de trouille qu’elle me rejette et qu’elle fasse des confettis avec ce qu’il restait de moi parce que là, j’en menais pas large… Je continuais de fumer, encore et encore ma cigarette en attendant qu’elle réagisse, qu’elle sorte de sa stupeur. Tu parles d’une déclaration. J’étais torse nu dans les chiottes d’un restaurant merdique en train de fumer pur quatre parce que j’assumais même pas le fait d’éprouver quelque chose.
J’crois que Kat’ aurait apprécié ma situation. En fait j’en savais rien. J’avais les nerfs en pelote, je voulais juste qu’Aimée réagisse…
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MessageSujet: Re: SPIN OFF | Le bal masqué [Elliot/Aimée]   Dim 30 Sep - 13:29

J'ai du mal à comprendre ce qui se passa. Je crois qu'à un moment, j'ai décidé de balancer plus ou moins l'impression que j'avais. Le fait que je ne comprenais pas tout ce qui se passer actuellement, avec le fait qu'on était en couple pour lui. Non pas que j'étais contre, quoi que si un peu, mais surtout que je ne voulais pas. Pas me retrouver avec un mec, à jouer les couples parfaits et heureux parce que quoi qu'il arrive pour le moment j'étais loin d'être heureuse. Mais je ne pensais pas que ça serait lui le futur mec qui voudrait m'avoir comme copine. Dire non aux autres aurait été facile, mais lui. Je voulais garder ce lien qu'on avait, cette amitié sans jamais lui dire qu'au fond, j'avais des sentiments à son égard. Ce n'était pas contre lui, mais plutôt parce que je refusais de le voir disparaitre de ma vie un jour. Je n'aimais pas cette ville et ces habitants, il y a de petites exceptions, mais quand j'étais avec Elliot, j'avais l'impression d'être moi. D'être moi sans avoir à me soucier des regards et du passé. J'étais aussi en colère, en colère parce que je ne maîtrisais pas la situation. J'étais en mer, entre le sol profond et l'air. Parfois plongeant, parfois montant. J'étais incapable de savoir ce qu'il fallait que je fasse.

Je me rendais aussi compte que ma colère n'arrangeait rien. J'étais furieuse, furieuse qu'il ne puisse pas parler clairement. Furieuse contre moi-même aussi, pour agir si stupidement. Pour ne pas être honnête avec lui, moi qui d'habitude n'ait pas peur d'aller droit au but. Mais je me serais sentie terriblement conne en lui disant ce que je ressentais vraiment et ça je ne voulais pas que ça arrive. Je ne voulais pas être celle qui se décide à s'ouvrir pour se prendre un beau et magnifique râteau.

Sans vraiment prêter attention, monsieur s'allume une cigarette. Je crois qu'il était tout aussi en colère contre moi que moi-même. J'ai encore du mal à assimiler le fait qu'il tienne à moi, c'est vrai je n'ai pas l'étoffe pour être the one non plus. Je n'ai pas l'étoffe pour être sa copine tout cours. Je me demande encore comment on a pu en arrivait là, comment on est tombé là-dedans. Je déteste la manière dont il parle. Si dénuer de sensibilité et si agressif. Ça me fou des frissons, ça me glace le sang même et ça me donne envie de pleurer, pour lui. Pour la peine que j'ai d'être parfois si conne et d'avoir l'impression d'être pris au piège. Mais alors que j'essaye de comprendre où il veut en venir, il m'attrape le panier. Je suis encore plus perdue, mais l'idée de savoir pourquoi Elliot à tant un problème avec le monde des mots et du concret m'intrigue. J'aurais juste aimé qu'il me le dise autrement. Qu'il m'en parle calmement. C'était peut-être trop demandé. Il me serrait fort d'ailleurs. J'avais mal là où il tenait mon bras, mais dès qu'on entra dans les toilettes il me relâcha. Je me collais à l'un des murs pleins de marque et d'écrits idiot. Des toilettes quoi. Il ferma même la porte, pour être qu'à deux.

Pour que je sois la seule à voir.

La cigarette entre les dents, il commence à retirer sa veste, plus son tee-shirt. J'étais perplexe. Où voulait-il en venir ? Que voulait-il me montrer ? Et puis d'un coup, je les vois. Des marques, des cicatrices. Des coups, Elliot recevait des coups. Il se faisait martyriser. J'avais l'impression d'entendre le bruit horrible que produit un fouet contre le corps de quelqu'un. Ça me donne encore plus de mal à parler, mais Elliot lui est à fond. Si j'étais contente ? Il se fou de moi, j'avais complètement peur. Peur de celui qui lui fait ça, j'avais la haine aussi. Et j'avais mal comme si j'avais reçu moi-même ses coups. Ils les détestent tous, vraiment, il ne joue pas au connard, il l'était vraiment. Je n'arrivais pas à détacher mes yeux des marques, j'entends qu'il parle que l'argent c'était tout ce qu'il avait jusqu'à maintenant. Je lève les yeux vers lui, confuse. Je l'avais vraiment mis en colère, je m'en rendais compte. J'ai déjà dit à quel point je détestais le voir ainsi ? Et puis je l'entends. Entre ses paroles, il y a ce petit bout qui arrête mon être.

Putain, putain...

J'étais Conne. Conne de croire que personne ne s'intéresserait à moi. De croire qu'Elliot se jouer de moi. De croire que j'étais invisible. Il a dit qu'il m'aimait... il a dit qu'il... m'aimait.

C’était comme si à ce moment-là j’écoutais plus rien. J’étais presque incapable de bouger. Putain que j’étais faible. Une partie de moi voulait fuir et le laisser là, parce que je l’aimais aussi. Comme la pauvre lycéenne que je suis. Et une autre, une autre avait envie de revenir au milieu de bal et voulait continuer à savourer le baiser qu’il m’avait offert. Je lève les yeux aux ciels, j’ai l’impression que je n’ai plus vraiment le contrôle sur ce que je fais. Sur ce que je dis. Je sens que je me décolle du mur, qu’une larme de plus coule sur ma joue et que j’attrape son visage entre mes mains pour l’embrasser de nouveau. Pour ressentir ce que j’avais ressenti plus tôt. Je sens un frisson qui me parcours tout le corps et mon cœur qui d’un coup s’accélère. Je ne suis pas assez forte pour le fuir et pas assez forte pour penser que dans l’avenir je vais souffrir. J’ai juste envie de profiter d’aujourd’hui, c’est tout. De profiter que pour la première fois depuis longtemps je me sens vivante. C’était si horrible que ça de demander un peu de répit dans ma vie ?

Je sais que jamais je n’arriverais à racheter ma dette envers Tommy. Je sais que j’aurais toujours du mal à vouloir vivre comme je le sens à cause de ça, mais Elliot me rappelle que je suis toujours en vie malgré tout. Je fini par décoller mes lèvres de nouveau. Sans pour autant m’éloigner vraiment.

« - Je suis venue parce que tu me plais, Elliot Richter. » mes mains glissent le long de son torse. Je sens les marques que je-ne-sais-qui lui a laissé. Je crois que c'est son père. Que j'ai vu plus tôt dans la soirée, mais je ne veux pas en parler. Je ne veux pas que les choses empirent. Je ne vois pas quoi dire d'autres. Désolé, je le suis déjà. Il le sait et je ne veux pas répondre à toutes ses questions, parce que je préfère rester. Je fini par baisser les yeux pour regarder les marques de plus près. « - Je suis désolée d'avoir crus que tu jouais avec mes sentiments. La prochaine je ne partirais pas en courant, je te le promet. » J'essayais de sourire, mais bon, ce n'était pas facile. J'avais en moi encore pas mal de confusion. J'étais aussi complètement effrayait.
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MessageSujet: Re: SPIN OFF | Le bal masqué [Elliot/Aimée]   Dim 30 Sep - 14:43

Je crois que je lui avais fait mal mais sur le coup, il fallait qu’elle voie. J’avais pas réfléchi, j’avais agi et maintenant… maintenant j’étais cuit. Elle savait, elle avait vu et quoi ? Si elle éprouvait juste de la pitié, j’ferais quoi au juste ? J’en savais rien… J’en savais rien du tout. J’étais un con, un con parfait et complet. Comment avais-je pu en arriver là, comment j’avais pu me mettre à aimer ? Je n’avais jamais voulu aimer… Comme si c’était pas assez compliqué d’aimer Kat’, j’étais pris au piège avec Aimée. Personne ne devrait pouvoir aimer deux personnes. Mieux, personne ne devrait tomber amoureux s’il ne le veut pas.
Et j’étais là, immobile, je tremblais presque tellement j’avais les nerfs, tellement j’étais en colère… et puis je flippais… Le rejet, j’avais peur du rejet. Je connaissais bien mais j’avais qu’un putain de cœur d’artichaut. Si Aimée me rejetait… Je crois que je rentrerais sans même me montrer. Pleurer ? Non, je n’en étais certainement plus capable depuis longtemps. Me saouler ? Ça, ça me ressemblait assez. Un peu d’herbe ou beaucoup aussi d’ailleurs. Cocktail détonnant et explosif. Je penserais franchement qu’elle allait sortir et me laisser là en plan comme un con parfait.
Sauf qu’au lieu de partir, elle s’approche de moi, prend mon visage en coupe et m’embrasse. Si je suis surpris ? Oh ouais. Mais en quelques secondes, le baiser est partagé. Trop tard… Je suis foutu. J’ai horreur de ça. Parce que je sais que je tiens à elle, je tiens à sa franchise et sa façon d’être. Je suis un con. Je la serre un peu contre moi. Je suis vraiment un con…

Le baiser est rompu, je la relâche un peu. J’ai encore du mal à me rendre compte de la merde dans laquelle je suis. Parce qu’au fond de moi, je sais que si je ne change pas, elle partira mais je ne peux pas changer… Je ne veux pas souffrir. J’aurais dû l’obliger à me fuir, l’obliger à partir, l’obliger à me haïr.

« - Je suis venue parce que tu me plais, Elliot Richter. » Ses mains sur ma peau, je frissonne. Ça m’aurait mis en colère normalement mais j’étais calme, trop calme. Comment personne ne sait pour ça alors que je me suis tapé la moitié de l’équipe des cheerleaders ? Simple… efficace… Je n’aimais pas, je baisais, simplement. À moitié habillé, débraillé. Oui, j’étais un connard. Je l’avais toujours dit. « - Je suis désolée d'avoir cru que tu jouais avec mes sentiments. La prochaine je ne partirais pas en courant, je te le promets. » Je la croyais… Je voyais qu’elle était désolée. Dans le panneau.

J’inspirais, je tirais sur ma cigarette. J’inspirais à nouveau ensuite. Je m’offrais un nouveau baiser le terminant par un plus petit. Je ne savais même pas que j’étais capable de tendresse.

« On devrait… y retourner. » Je renfile mon t-shirt et ma veste. Je me retourne vers la porte pour la déverrouiller puis je me retourne vers elle. « Je compte sur toi pour te taire. » Je me retourne encore vers la porte puis vers elle. « Sois patiente. Avec moi j’veux dire. » J’étais paumé, largué, ne pas jouer de mensonges en matière de relation était une grande première. J’étais incapable d’agir normalement.

Je la laissais seule dans les toilettes. Je terminais ma cigarette et je m’assis en attendant qu’elle revienne. Je supposais qu’elle avait besoin de temps. J’en savais rien en fait. J’étais dans la merde. Une merde noire. Comme si Aimée allait tenir, comme si elle était capable de me supporter à long terme moi qui passais pour le plus grand connard de cette ville. Je me sentais nettement mieux dans la peau du connard que dans la peau du type amoureux. J’étais un putain de funambule avec une jambe plâtrée qui marchait sur la corde sans filet. J’allais me faire mal, c’était couru d’avance. Pourtant, elle était là, sur le même fil, avec moi. J’étais mal.
Je la voulais pourtant. Je la désirais. Je l’aimais. Et je culpabilisais comme un malade parce que je savais que je la ferais souffrir quoi que je fasse. Et puis Kat’… comment allais-je faire ? Aucune foutue idée.

Les fesses sur une table, j’attendais Aimée, il fallait qu’on y retourne ou du moins, que j’y retourne. J’allais déjà le payer assez cher comme ça. M’être tiré, sans prévenir, déjouant son autorité en public. C’était mauvais pour moi et pourtant, j’afficherais mon air le plus arrogant parce que j’étais Elliot Lukas Richter. Parce que j’étais le fils d’une des plus grandes familles de la ville.
Des filles passèrent devant moi, je les regardais avec mépris alors qu’Aimée revint vers moi à cet instant.

« On y retourne ? »
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MessageSujet: Re: SPIN OFF | Le bal masqué [Elliot/Aimée]   Mer 10 Oct - 9:55

Je ne me rendais pas compte de ce qui se produisait là. Bon sang, Elliot. Il, il avait des sentiments pour moi. Je crois que l’espace d’un instant, j’étais ailleurs. Ouais c’est le moment. Comme si une autre parlait à ma place, une autre personne ou peut-être tout simplement la vrai moi. Celle qui ne pense pas constamment à son petit frère, celle qui n’a pas peur d’aller de l’avant, de foncer avec son honnêteté. Je venais de prendre le visage d’Elliot entre mes mains, savourant alors comme jamais un baiser. Un échange de nos lèvres, collaient l’une contre l’autre comme cherchant à se fondre l’une dans l’autre. Je crois que je n’ai jamais autant apprécié un baiser, ouais c’est ça. Je suis légèrement tremblante, en même temps c’est normal. Je ne suis pas consciente de ce que je faisais et je frissonnais parce qu’il avait répondu à ce baiser, il m’aimait. C’était comme si je revivais soudainement. Comme s’il arrivait à faire renaitre ne moi cette petite étincelle. J’avais encore beaucoup de chose à apprendre dans la vie, beaucoup de chose à découvrir, mais depuis quelques mois je m’étais persuadé que je ne méritais pas tout ça.

J’avais trouvé mes répits en Elliot. Il écouta mes mots, j’étais tellement désolée de l’avoir regarder avec les mêmes yeux que tous ses cons de la ville. Il m’embrassa de nouveau, avant de finir par s’arrêter pour parlait à son tour. Il me dit alors qu’on devrait y retourner et j’ai alors du mal à croire que c’est lui qui parle, que c’est sa voix. Si calme. Je me regarde sur la glace à côté, putain mon visage. Il faut arranger ça. Alors que j’entends le clic de la porte qu’il déverrouille, il décide de me prévenir. Il voulait que je me taise. J’avoue à ce moment-là j’étais un peu perdue, mais il rajouta d’autres paroles. Je lui souris alors qu’il sort. C’était le moment d’arranger mon visage, mes cheveux, un peu tout quoi. Je me regarde un moment, j’ai pleuré ça se voit. J’ai pleuré parce que j’ai pensé à Tommy et maintenant, j’ai l’impression de le trahir. Oui, comme si je le voyais s’éloigner de moi, m’accusant de préférer un autre. Tommy me manque tellement.

Je suis hésitante, qu’est-ce que j’ai fait ? Est-ce que je dois m’arrêter maintenant ou ? Non, je ne regrette pas du tout et je n’ai pas à me poser des tas de questions. On n’échappe pas à quelqu’un quand on a des sentiments à son égard. J’arrange rapidement mon visage, remettant mon masque en place. Je réajuste ma robe et je me regarde un dernier moment. J’aimais Elliot, un type complétement à l’opposé de ce qui à l’époque me faisait fondre et à ce moment précis j’avais l’impression que j’étais capable de lui pardonner beaucoup. Je me rendais compte que ce que je ressentais pour lui n’avait rien des amourettes pour lycéenne. C’était plus fort. Plus terrible aussi et tellement plus dangereux. Je me fichais des autres, de leurs réactions, de ce qu’il dirait pour que je le quitte, mais sentiments ne disparaitrons pas. Il était puissant, incontrôlable et fort.
C’était comme marqué son nom à l’encre indélébile sur ce muscle dans ma poitrine. Rien ne le ferait disparaitre, rien. Rien jusqu’à ce que je décide d’arracher cette chose pour ne plus le voir, mais à quoi ça sert d’imaginer le pire quand pour le moment tout va bien ?

Je réapparais dans le restaurant, je vois Elliot assis qui m’attend. Des files passent devant lui. Je n’ai aucune idée de ce qui nous attend dans l’avenir. De cette vie qu’on décide étrangement de partager. J’hausse les épaules.

« - On y va. »

J’aurais aimé lui prendre la main, un peu conne, mais j’attendrais. J’étais patiente dans mon genre. J’étais prête à affronter les regardes des habitants de Taleville. Bande d’ingrat.
Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: SPIN OFF | Le bal masqué [Elliot/Aimée]   Mer 10 Oct - 10:37

Quand j’avais dit à Aimée de se taire, je crois qu’elle n’avait pas compris. Je rectifiais donc ça avant d’ouvrir la porte. C’était… un drôle de moment. J’avais du mal à me faire à l’idée que j’avais dit ce que j’avais dit. Totalement semé. Je ne savais pas si j’arriverais à faire qui que ce soit correctement avec elle. J’étais comme j’étais et… ça ne lui suffirait peut-être pas.

« Quand je disais te taire… Pour les marques. Personne ne sait à part March. Ne dis rien. »

Je ne voulais pas qu’on sache, c’était ma hantise. Ma bête noire. Bon, presque personne ne savait en fait. À part le responsable, l’infirmière de l’hosto à cause d’un stupide café trop chaud. Maintenant, il y avait elle. Mais dans la confidence pure. Ouais, il n’y avait que March et elle.

J’attendais Aimée qui ressortit un peu plus tard avec son masque sur le visage. Je remis le mien également. Je passais ma main autour de sa taille quand elle décréta qu’on pouvait y aller. Je nous emmenais donc vers la sortie. Que Taleville aille se faire foutre, ce soir malgré tout ce qui me tournait dans le crâne, je devais admettre que j’étais euphorique. Oui, j’étais dans la merde mais j’étais bien, je n’en avais rien à foutre. Que les gens fassent donc avec ça.
La seule chose que j’espérais je crois, c’est qu’Aimée tiendrait bon face à cette charogne.
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MessageSujet: Re: SPIN OFF | Le bal masqué [Elliot/Aimée]   Aujourd'hui à 16:09

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SPIN OFF | Le bal masqué [Elliot/Aimée]

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