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 Hasardeux le monde, la tête en bas...

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MessageSujet: Hasardeux le monde, la tête en bas...   Lun 17 Sep - 19:24

Si j’étais le figurant dans un film, une voix off raconterait ce qui se passe mais vu qu’on n’est pas dans un film et que je n’ai pas de voix off perso… C’est parti… Let’s go.
Il n’était pas tard et j’avais fait ma matinée au vidéoclub. Résultat, je ne travaillais pas ce soir et j’avais tout le temps de traîner en route autant que j’en avais envie. C’était un vrai plaisir, soyez-en certain. Certaines personnes fumaient cigarette sur cigarette. Je n’avais jamais aimé ça. La cigarette. Je ne vais pas dire que je ne fume pas un petit pétard de temps en temps. D’ailleurs, c’était ça mon péché à moi. À la maison, le soir, je fumais un pétard. Mais pas en plein milieu d’un parc, certainement pas !

Enfin… Je m’étais décidé à faire un détour par le parc. J’aimais bien cet endroit. Bon, j’avais essayé de mettre fin à mes jours ici-même. Sur un de ces bancs ! Mais Dae m’avait sauvé. Oui, je sais, il y a des souvenirs plus joyeux à évoquer mais non. Moi dans ce parc, ma mère ne m’avait jamais emmené et mon père non plus. Pas de promenade en poucettes ou de joyeux balancement pour jouer les aviateurs sur la balançoire ou de fouilles archéologiques dans le bac à sable en quête de je ne savais quoi. De toute façon, quand j’étais petit, je ne voulais pas devenir pilote de formule un, ni aviateur, ni astronaute, ni chirurgien, ni aventurier des temps modernes. Moi, quand j’étais petit, je voulais devenir magicien, sortir des lapins de mon chapeau, dire abracadabra et que tout disparaisse. Ça c’était la classe. Moi, j’voulais devenir David Copperfield ou Criss Angel même si à l’époque, lui, il existait pas. Bon, c’est vrai que les magiciens ont des costumes super classe… Mais je dérive quand même vachement dans ma narration là. Revenons-en à nos moutons.
Je marchais tranquillement, un pied devant l’autre, consciencieusement tout en envoyant un SMS hautement inutile à Dae. Oui, c’était une habitude, peut-être mauvaise mais une habitude quand même.

Au moment où je relevais les yeux de mon clavier, ils se posèrent sur mon banc. Oui MON banc. Celui sur lequel j’avais tenté de me suicider. Je regardais alentour. À gauche. À droite. Rien ! J’allais donc m’étaler de tout mon long sur le banc en prenant soin de me coucher un max sur ma veste parce que quand même, c’était froid du bois un peu humide.
Non, non et non, je ne regrettais pas d’avoir raté mon coup. J’étais très bien en vie et puis, il y avait plein de beau mec à Taleville alors pourquoi chercher à se suicider, je vous le demande ! J’avais foiré une fois, je ne comptais pas remettre ça.
Je finis par me mettre la tête en bas et les pieds en l’air. Vous savez… assis mais à l’envers. Le cul et les jambes sur le dossier et le dos contre la partie assise, les pieds dans le vide derrière le dossier et la tronche et les cheveux pendant vers le bas. Oui… là encore, très classe pour un mec de vingt huit ans, je le reconnais mais parfois, la vie était plus belle la tête en bas. Je ressortis mon téléphone de ma poche pour envoyer un second SMS à Dae. Une fois cela fait, je le refermais et le rempochais.

Après ça, je me rendis compte que quelqu’un m’observait. Non seulement je gardais ma position mais en plus, je cherchais ce quelqu’un du regard la tête en bas. Mon regarda finit par se heurter a de longues jambes montée sur talons. Une femme. Aucun mec n’avait les jambes aussi fines. Mon regard remontait, chemise, veste, écharpe, longs cheveux ondulés de couleur foncés. Une belle femme mais comme toute les femmes… pas du tout mon genre. Mon genre était un peu mieux bâti et devait se raser les poils du menton s’il ne les laissait pas pousser. Mon genre avait un service différent sous la ceinture mais passons.

« Bonjour. »

Difficile de parler la tête à l’envers, il est vrai mais ne me rendant pas bien compte encore que la situation se prêtait plutôt à la moquerie qu’à la discussion, rien ne me paraissait anormal ou déplacé. Je récupérais mon chapeau qui était tombé par terre pour le poser à coté de moi sur le banc, je gardais toujours ma tête en bas alors que j’entortillais mon écharpe autour de mon cou.
Bonjour, je m’appelle Wyatt, j’ai sans doute une belle case de moins, je bosse au vidéoclub et vous ? Joli temps pas vrai ?

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MessageSujet: Re: Hasardeux le monde, la tête en bas...   Dim 23 Sep - 18:29


les humains, c'est de la merde. le monde m'énerve. il m'étouffe, m'oppresse, m'agace et m'irrite. je veux tous les frapper. ils ont l'air débiles avec leurs manières et leur vie de merde. je les hais.


Le monde de l’hôpital était un monde de fous. Surtout dans le domaine où je travaillais. A vrai dire, vous allez me dire que c’était normal. En psychiatrie et en psychologie, il ne fallait pas m’attendre à soigner des gens qui ont une jambe cassée ou un truc dans le genre, mais une blessure « quotidienne ». Non là, c’était autre chose. Dix fois plus jouissif et excitant. Des fous. Je soignais des fous. Des gens qui avaient leur tête. Des cas plus ou moins pires… Non, je n’avais pas de compassion pour eux, ni de pitié. Je les soignais en les contemplant, avec un sourire hautain et froid. Après tout, je me retrouvais en eux. J’étais moi aussi folle. Alors oui, j’aimais bien mon métier. Je ne vivais que de ça, et surtout pour ça.

Bref… Ma journée avait ressemblé comme toutes les autres que j’avais passées. Des piqûres, encore des demandes en mariage de certains fous, des compliments à en être gavée, des pertes de mémoire et encore des flashs. Mon train de vie se résumait à cela ; en plus du fait que je ne pensais qu’à lui. Spencer Weber. Spencer. Ce regard ténébreux. Ma vie était rythmée par ces pensées. Ce regard, je l’avais déjà vu mais où… Je l’ignorais. Je le connaissais c’était certain. Les flashs que j’avais sans cesse ne faisaient que confirmer mes pensées, mais ça s’arrêtait ici. Après, c’était le flou total… Comme cette sale sensation d’être toujours invisible aux gens en dehors des fous de l’hôpital – ils me relookaient à chaque fois que je pénétrais dans leur chambre.

Un beignet au chocolat dans ma main droite, et mon iphone dans l’autre, je marchais d’un pas rapide. J’avais fini mon service mais j’allais certainement devoir y retourner cette nuit, car je devais remplacer une infirmière qui avait eu un imprévu. Mais j’avais encore quelques heures devant moi. Ainsi, j’avais pris la direction d’un parc, un endroit dans lequel j’adorais passer du temps. C’était ici et pas ailleurs que j’arrivais à avoir la tête vide. Comment ? En m’asseyant à mon banc, mangeant un beignet au chocolat pour pouvoir contempler les habitants de Taleville, et les critiquant pendant deux heures environ. Un passe-temps, devenu presque vital pour moi. C’était uniquement pendant ces heures-ci que j’arrivais à oublier mon passé, mes soucis et surtout lui.

Cependant, arrivée à la hauteur de mon banc, je vis qu’il était occupé… par un fou. Oui un fou, le mot correspondait à merveilleux. Il ressemblait beaucoup à ceux que je fréquentais pendant toute la journée. Ne devait-il pas y être interné ? Je fronçais alors les sourcils, mécontente de le voir dans cette position sur mon banc à cette heure-ci. Ainsi, je repris ma marche d’un pas décidé. Il devait déguerpir et vite ! Mes pieds s’arrêtèrent à quelques centimètres du bord du banc. J’avais pris soin à ce que les cheveux du jeune inconnu ne toucher pas mes jambes nues. Cependant, je tapais du pied, signe qui trahissait mon énervement bien que l’homme venait de m’adresser un « bonjour » d’un ton aimable. Mais pour qui se prenait-il pour me parler ainsi ?

« Je pense que vous vous êtes trompé d’endroit Monsieur. Ca devrait être plutôt à l’hôpital non ? » dis-je, légèrement agacée. Mon beignet toujours dans ma main, je l’approchai de ma bouche afin d’en manger un bout. La bouche pleine, je repris la parole. « Dégagez de là car ce banc est le mien, à cette heure-ci… C’est vital à ma survie ! Donc, cassez vous ! »


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    VICTOR HUGO A DIT : « LA HAINE, C'EST L'HIVER DU COEUR. ». On peut aimer l'amour sans aimer personne; on peut aimer un être sans aimer l'amour. L'amour, parfois, est exigeant et tyrannique, conseiller de vengeance, d'injustice et de colère; d'autres savent aimer sans jalousie et sans haine. (c) sunday.
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MessageSujet: Re: Hasardeux le monde, la tête en bas...   Mar 25 Sep - 10:04

J’étais bien sur mon banc, la tête en bas. c’est parfois fou, ce qu’un petit rien peut vous satisfaire. Alors que je me demandais si la demoiselle allait me répondre, je réfléchissais à mon repas de ce soir. J’avais envie de manger mexicain… Oh oui, c’était une bonne idée ça. Ou alors des tapas ? Naaan. Mexicain, ce serait très bien. J’irais faire les courses avant de rentrer et j’inviterais Dae à manger. Ce serait bien ça comme soirée. Tambouille mexicaine, série débile en fond sonore, ce serait une chouette soirée et si Dae ne pouvait pas venir et bien je mangerais devant une série quand même. Voilà.

« Je pense que vous vous êtes trompé d’endroit Monsieur. Ca devrait être plutôt à l’hôpital non ? »

Charmant. Que disait-on déjà ? Ou plutôt, que disais un de mes cousins ? Qui dit jolie fille ne veut pas dire jolie bouche ou bon esprit. Voilà qui se voyait confirmé. Ça m’ennuyait d’ailleurs… de confirmer la théorie d’un cousin. Surtout de celui-là en fait.
Je ne répondis rien. En même temps, ça n’était pas comme si j’avais envie de répondre quelque chose.

« Dégagez de là car ce banc est le mien, à cette heure-ci… C’est vital à ma survie ! Donc, cassez vous ! »

Agréable et polie en plus. Quelle joie de rencontre des gens aussi sympathique. Mon téléphone vibra, je le sortis et ricanais. Dae ne lâcherait décidément par l’affaire. Elle voulait me caser, voilà qui était sûr et certain depuis longtemps. Quant aux brownies… c’était pas une si mauvaise idée. Pas très mexicain, j’en conviens mais comme dessert, ce serait top. J’envoyais donc un autre SMS puis rempochais mon téléphone.
Je me décidais à répondre à la demoiselle, pas perturbé du tout.

« Et bien voyez-vous… C’est également mon banc. Quant à l’hôpital, j’y ai déjà fait un tour, je vous remercie. Oui, car voyez-vous, j’ai tenté de me suicider sur ce banc alors je peux également prétendre que c’est mon banc, ne vous en déplaise. D’ailleurs, un peu de politesse ne vous tuerez pas. »

Je me remis la tête à l’endroit ou plutôt… je me remis à l’endroit. Légers vertiges, étoiles devant les yeux. Bah… ça passera. Oui, je parlais de ma tentative de suicide comme si c’était normal. Peut-être aussi un peu parce que cette demoiselle méritait bien que je l’enquiquine un peu.

« Pour la survie, je vous conseille une injection de bon sens et de savoir vivre. Quand bien même j’étais réellement dingue, ce que je ne démens pas forcément. Et bien… avoir une araignée au plafond ne veut pas dire qu’on est pas équilibré. »

J’étais peut-être dingue et ma propension à acheter des fringues compensait peut-être je ne savais quoi. Oui, je n’étais peut-être pas tout juste dans ma tête mais au moins, je me sentais bien.
Je ne quittais pas le banc pour autant. D’ailleurs, je m’assis sur le dossier, comme à ma bonne habitude. J’allumais un biddies. Vous savez, ces cigarettes qui n’en sont pas ? Des feuilles d’eucalyptus roulées. Tout aussi mauvais pour la santé mais je n’en fumais pas des tonnes. Un paquet de cinq tous les cinq jours. Je le fumais généralement en rentrant du travail. Et puis d’ailleurs, l’eucalyptus, ça sent bon.
Ah… mémo à moi-même, je devrais racheter de l’encens. Mes stocks avaient considérablement baissé.

« Essayez la sympathie aussi, il paraît que ça fait fureur ces temps-ci. »

Peut-être étais-je en train de l’agacer un peu plus mais ça, ce n’était pas mon problème. J’avais la joie de vivre et le diable au corps. Personne n’avait plus réussi à me faire déprimer depuis qu’il m’avait jeté dans le caniveau. Lui… lui que Dae avait envoyé se faire voir je ne sais combien de fois parce qu’il avait tenté de m’approcher à nouveau. Petite demoiselle était un vrai tigre quand on la cherchait. Des amies comme ça, on en trouvait pas si souvent je crois.

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MessageSujet: Re: Hasardeux le monde, la tête en bas...   Jeu 27 Sep - 15:49


les humains, c'est de la merde. le monde m'énerve. il m'étouffe, m'oppresse, m'agace et m'irrite. je veux tous les frapper. ils ont l'air débiles avec leurs manières et leur vie de merde. je les hais.


Je voulais être tranquille pendant un petit moment. Juste un petit moment seule à seule, pour manger mon beignet au chocolat dans le calme, sans être dérangée. Etait-ce trop demandé ? La réponse était certainement oui, à en croire ce jeune homme trop extraverti à mon goût. Celui-ci en avait décidé autrement. Il était loin de vouloir partir du banc, donc de me laisser tranquille. Et merde ! Cet homme devait être chieur de première… Comme moi, ou pas. Bref passons… Mes nerfs lachaient peu à peu, et mon pied battait toujours la mesure tant que le visage de mon interlocuteur me convenait pas. Ouai exactement, il me sortait des yeux. Il me gonflait déjà alors qu’il ne faisait que respirer pour vivre – comme chaque individu vivant sur cette maudite Terre. Finalement, il daigna enfin d’ouvrir sa bouche… Tout en se remettant droit. Ben ouai, car ce fichu bonhomme avait jusqu’ici la tête en bas et les pieds… en haut. Le monde était-il mieux quand on le regardait à l’envers ? Petite note à moi-même : lui demander si la situation se présentait, c'est-à-dire… pas maintenant.

« Et bien voyez-vous… C’est également mon banc. Quant à l’hôpital, j’y ai déjà fait un tour, je vous remercie. Oui, car voyez-vous, j’ai tenté de me suicider sur ce banc alors je peux également prétendre que c’est mon banc, ne vous en déplaise. D’ailleurs, un peu de politesse ne vous tuerez pas. » Comment osait-il ? Me donner des ordres ? Je fis une grimace, soupirant profondément tout en levant les yeux au ciel. Cet homme ne savait pas à qui il parlait… Dommage pour lui ! Et comme ça, il venait de se suicider ? Essayer du moins. Normal… Seuls les débiles se ratent vraiment. C’était peut être pour ça que je n’ai jamais eu l’occasion de le croiser à l’hôpital. Son séjour avait du être court.

« Ne me parlez pas comme ça, Monsieur. Ca faudrait mieux pour vous ! » le menaçais-je, n’appréciant pas qu’on me manque de respect tout en prenant avec colère une autre bouffée de mon beignet au chocolat. Je voulais manger mon beignet, et à vrai dire, je m’en foutais bien si je le mangeais assise, debout ou couchée. « Et finalement, ça ne m’étonne pas si je ne vous ai pas vu à l’hôpital. Vous êtes trop débile pour arriver à vous suicider vous-même. » renchéris-je après avoir avalé ma bouchée, avec un sourire hautain et orgueilleux.

Puis, sans prendre aucune prétention, je décidai de m’asseoir sur le banc ! Il y avait assez de place pour deux personnes non mais oh ! Et ce fut à ce moment là qu’il continua à parler. Il allait encore plus me gonfler, mais tant mieux je dirais. Comme ça, il me fera passer le temps et m’amuser. Tel un bouffon ! Je me mis à sourire à moi-même, pensant à cette dernière idée…

« Pour la survie, je vous conseille une injection de bon sens et de savoir vivre. Quand bien même j’étais réellement dingue, ce que je ne démens pas forcément. Et bien… avoir une araignée au plafond ne veut pas dire qu’on est pas équilibré. ». Je secouai la tête, trouvant les paroles de mon interlocuteur bien étranges. Elles ne possédaient aucun sens… « Vous dites n’importe quoi, et ne me parlez plus ainsi aussi ! Je vous le répète ! » dis-je, à nouveau à l’intention de mon voisin extraverti. Je finis par manger le reste de mon beignet. Mon goûter aura été un véritable désastre à cause de ce moins que rien… Il allait me le payer. D’ailleurs, il reprit la parole. Bordel, comme il est bavard ! « Essayez la sympathie aussi, il paraît que ça fait fureur ces temps-ci. ». Je le fixai alors du regard, le fusillant presque du regard. Ca faisait juste la troisième fois qu’il se permettait de s’adresser à moi avec un tel ton. « Vous êtes sourd ou quoi ? » m’exclamai-je, furieuse. « Je fais et dis ce que je veux, ok ? Si mon ton ne vous convient pas ainsi que mes mots, ben allez-vous asseoir ailleurs. Mais vu que vous ne voulez pas bouger votre arrière train, nous allons devoir nous supporter mutuellement car je regrette mais je resterai assise… » expliquai-je, en ne cillant pas. Je ruminai bordel. Mais j'étais loin de lui donner raison.

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MessageSujet: Re: Hasardeux le monde, la tête en bas...   Sam 29 Sep - 20:25

J’aurais pu être énervé ou en colère mais en réalité, je n’en avais rien à faire. Pour me mettre dans tous mes états, il fallait vraiment que ça me touche de près et personnellement. Non pas que j’étais indifférent. Au contraire… j’étais quelqu’un de très empathique mais ça, ça n’arrivait qu’avec les gens qui m’étaient proches et au final, ça ne faisait pas grand monde. En réalité, il fallait compter quatre personnes ni plus, ni moins. Qui ? Ça ne regarde que moi.

Je regardais la demoiselle se mettre en boule. Quelle idée. À être calme, on vivait plus longtemps et en meilleure santé. Pas d’ulcères, pas de crises de nerfs ni d’angoisses… Non, franchement, à quoi bon s’énerver ? Moi, par exemple… Je vivais très bien zen, détendu, sans aucun projet d’avenir immédiat. Ça aurait pu en faire déprimer plus d’un mais pas moi. Je vivais parfaitement comme ça. Pas de souci, une bonne vie, des amis.

« Ne me parlez pas comme ça, Monsieur. Ca faudrait mieux pour vous ! » La menace tomba dans l’oreille d’un sourd. Je n’en avais que faire. « Et finalement, ça ne m’étonne pas si je ne vous ai pas vu à l’hôpital. Vous êtes trop débile pour arriver à vous suicider vous-même. » Pitoyable. Vraiment… Les gens pouvaient faire preuve d’une telle bassesse pour blesser les autres. Mais là encore, la riposte me passa au dessus de la tête.

Mon portable choisit cet instant pour vibrer. Ça, c’était Dae, à coup sûr. Je lisais et bingo, comme de fait. Je répondrais après que la brunette ait passé ses nerfs. Elle était capable de m’interrompre dans mon message avec son impolitesse chronique.

« Vous dites n’importe quoi, et ne me parlez plus ainsi aussi ! Je vous le répète ! » Pitié… Les menaces inutiles, j’avais l’habitude. Mon père et ma mère avaient té très doué à ce jeu-là. « Vous êtes sourd ou quoi ? » Je nettoyais mon oreille avec mon petit doigt. Histoire de e moquer un peu quoi… « Je fais et dis ce que je veux, ok ? Si mon ton ne vous convient pas ainsi que mes mots, ben allez-vous asseoir ailleurs. Mais vu que vous ne voulez pas bouger votre arrière train, nous allons devoir nous supporter mutuellement car je regrette mais je resterai assise… » Ah, il était temps de riposter. J’aimais agacer ce genre de personnes. C’était incroyablement drôle.

« Vous savez, je vous retourne la pareille. Je dis et fais ce qu’il me plait. Oh, à ce propos. C’est bas et mesquin d’attaquer les gens comme vous le faites. Moralement, c’est moyen vous voyez. Et en effet, je ne bougerais pas mon arrière train. Je crains qu’il faille nous supporter. Enfin… vous, parce que personnellement, ça m’est égal. Vous devriez boire de la camomille, ça a des vertus apaisantes paraît-il. »

Sur ce, je me mis à textoter Dae et une fois fini, je rempochais mon portable à nouveau. Je rallumais mon biddies et respirais l’eucalyptus à plein nez. J’adorais vraiment ces petits machins bien que ça soit aussi mauvais pour la santé qu’une cigarette. Peut-être même plus d’après internet. Ceci dit, j’avais vu un truc génial à la pharmacie. Un diffuseur de parfum à vertus médicales. Plein de senteurs différentes avec un effet différent. Booster le système de défense, apaiser la nervosité… Ce genre de trucs. Au final, je ne savais pas vraiment si ça marchait mais faudrait que j’en achète un, c’était classe ! Je ferais ça aussi avant de rentrer. J’devais pouvoir m’offrir ça ce mois-ci. J’avais été sage en sortie le mois dernier.
Ah d’ailleurs… Il faudrait que je réorganise une fête dans pas longtemps. Ça faisait un peu trop de temps que je n’en avais pas fait. On se demandait si j’avais quelqu’un à force. Quelle drôle d’idée…

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MessageSujet: Re: Hasardeux le monde, la tête en bas...   Lun 8 Oct - 17:17


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A cause de lui, mon après midi était ratée. En plus de mon goûter qu’il avait – volontairement – gâché. Tout ça avec un certain malin plaisir. Il me dégoutait et me tapait gravement sur le système. D’ailleurs, il le savait. Et il en jouait, j’en avais bien conscience. Ainsi, pourquoi je lui offrirai ce plaisir ? J’étais loin d’être généreuse. Plutôt égoïste et directe comme nana. Ne voulant pas enterrer la hache de guerre, j’avais décidé de rester ici même si mon cher interlocuteur me faisait royalement chier. Mais j’étais loin de dire mon dernier mot, et notamment, j’étais une parfaite comédienne. Par conséquent, je pris place sur le banc étant donné que mon interlocuteur ne prenait pas non plus toute la place. D’ailleurs, celui-ci devait être un phone-addict. Il envoyait encore un énième message à je-ne-sais-quelle-personne-d’aussi-stupide-pour-le-connaitre. Bref… Je soupirais doucement, ne pensant pas du tout que j’étais la même. Au même instant, je sentis mon téléphone vibrer. Oubliant pendant un instant mon interlocuteur, je me mis à sourire doucement afin de répondre au message. Puis, une fois mon portable rangé, je remis mon attention sur mon voisin de banc – malgré moi. D’ailleurs, il ouvrit la bouche pour prendre la parole. Histoire de parler pour rien dire…

« Vous savez, je vous retourne la pareille. Je dis et fais ce qu’il me plait. Oh, à ce propos. C’est bas et mesquin d’attaquer les gens comme vous le faites. Moralement, c’est moyen vous voyez. Et en effet, je ne bougerais pas mon arrière train. Je crains qu’il faille nous supporter. Enfin… vous, parce que personnellement, ça m’est égal. Vous devriez boire de la camomille, ça a des vertus apaisantes paraît-il. »

C’était bien ce que je disais quelques minutes auparavant. Un long discours pour combler le silence. Il parlait pour rien dire, car je n’en avais rien à foutre de tout ce blabla prononcé par ce débile mental d’homme. Je le trouvais complètement et totalement ennuyeux. Je perdis même le sens de son tout blabla inintéressant, et je préférais nettement regarder mes ongles tout en soupirant profondément d'ennui. Je les avais récemment vernis d’une couleur marron glacé… Et ils étaient délicieusement beaux ! Oui, je vous assure. Puis, finalement, quand le silence revint entre mon interlocuteur et moi-même, je relevai la tête posant mes yeux sur le visage de ce dernier. Je lui adressai un vague sourire – il ne fallait pas non plus abuser.

« Vous savez quoi ? Pourquoi habitez-vous ici, à Taleville ? » demandai-je avec curiosité, ignorant les mots de mon interlocuteur. Une conversation banale. Oui, je commençais une conversation banale. Et de surcroit, avec un ton relativement calme car en effet, j’avais toujours ce même regard. Méprisant, prétentieux et terriblement perçant. Il était loin d’être celui d’une petite fille innocente, mignonne et candide. Je ne quittais pas pour autant mon sourire. « Car je me demande comment un mec… comme vous… peut se retrouver ici. » renchéris-je, en le regardant de haut en bas. J’étais vilaine, je le savais. Mais même s’il m’énervait, j’avais besoin quand de même parler. Malgré mon regard. « Et ça fait longtemps que vous êtes là ? » rajoutai-je, calmement.

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MessageSujet: Re: Hasardeux le monde, la tête en bas...   Jeu 11 Oct - 9:48

Oh, je savais que j’avais peut-être un petit problème de self contrôle. Que j’étais assez speed, vif. Je ne courais pas après le temps, ça non mais j’étais le genre enthousiaste agaçant je crois. Revers de situation bien entendu mais c’était une façon comme une autre d’être après tout.
Je rallumais mon biddies tout en répondant à Dae. Impoli ? Elle l’était alors je n’allais pas me priver de textoter ma meilleure amie à cause de miss je suis agacée fous moi la paix.

« Vous savez quoi ? Pourquoi habitez-vous ici, à Taleville ? »

Je finis mon sms puis réfléchis un instant. Pourquoi j’habitais ici ? Et elle ? Bah, si elle voulait faire la conversation, pourquoi pas. Je n’étais pas contraire pour ça.

« Pourquoi pas ? Je suis né ici, j’ai grandi ici, mes amis sont ici, ma famille aussi. Pas besoin d’aller vivre ailleurs. Je suis chez moi. Et vous, qu’est-ce qui fait que vous vivez ici ? »

Retour de question on ne peut plus légitime. J’écrasais mon biddies achevé tout en lisant le SMS de Dae avec une moue amusée. Moi me fâcher ? Jamais. Ou si peu souvent. Aucun risque. C’était mauvais pour les nerfs. Je le savais bien.

« Car je me demande comment un mec… comme vous… peut se retrouver ici. »

« Et bien comme je l’ai dit. Je suis né ici. Y a pas de mystères. Oh ! Vous avez essayé d’être désagréable, comme ça change ! »

Je cherchais un peu là, j’avoue mais c’était si drôle. Bon, je mettais de l’huile sur le feu mais je ne pouvais pas m’en empêcher. Voir des gens rager pour si peu et être aussi hautain et peigne cul tout en étant aussi désagréable… c’était trop facile.

« Et ça fait longtemps que vous êtes là ? »

Captain Obvious… Vient à mon secours !

« Réponse simple. Depuis mon âge, autrement dit vingt-huit balais et des poussières. » Balais, poussières… Joli mon p’tit Wyatt. « Sinon, sur ce banc, là, je dirais quelques minutes. Et vous Taleville tout ça ? Pas facile quand on vient de l’extérieur je suppose. On est assez fermé comme ville. »

À moins qu’elle vienne d’ici ? J’avais des doutes. J’en savais trop rien en fait. Je répondis à Dae dans la foulée et puis je fouillais dans mon sac, où miracle, il me restait des biscuits à la framboise. J’en cassais un en deux que je grignotais.

« Dites, pour être aussi sympa avec les gens. Vous vous entraînez ou c’est naturel ? »

Bon, pas de quoi nous aider à discuter sur de bonnes bases mais c’était on ne peut plus spontané de ma part. Je me demandais bien comment on pouvait devenir aussi antipathique que ça. Ça ne devait pas arrivé par hasard, du jour au lendemain sans raison. Pas que je m’intéressais vraiment aux raisons dans son cas.
J’étais curieux. Déplacé, certes mais après tout, c’était tut aussi déplacé de faire des réflexions aussi vaseuses à propos de la vie des autres.

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MessageSujet: Re: Hasardeux le monde, la tête en bas...   Dim 18 Nov - 16:27


les humains, c'est de la merde. le monde m'énerve. il m'étouffe, m'oppresse, m'agace et m'irrite. je veux tous les frapper. ils ont l'air débiles avec leurs manières et leur vie de merde. je les hais.


Bon, certes j’étais comme ça. Chiante, chieuse, capricieuse, impatiente, impulsive et grande gueule. Et c’était comme ça, un point c’est tout. J’étais chieuse, et c’était devenu ma drogue. Je ne pouvais pas vivre autrement. Je devais toujours mettre mon grain de sel dans la soupe. Je devais toujours trouver mon bouc émissaire chaque jour, sinon en cas d’absence, je partais dans une dépression insupportable, comme si je m’étais cassée un ongle. D’ailleurs à cette pensée, je me mis à jeter rapidement un coup d’œil sur mes ongles. Ils étaient… parfaits. Ni cassés, ni laids. Joliment vernis, fraîchement sortis de chez l’esthéticienne. Et oui, j’allais oublier que j’étais… assez riche. Non pas que je baignais dans l’or, mais j’avais quand même certains moyens que certains n’avaient pas. Bref, aujourd’hui c’était tombé sur lui. J’y étais pour rien. C’était devenu une habitude, une drogue… Un vice qui me donnait beaucoup, beaucoup de plaisir.

« Pourquoi pas ? Je suis né ici, j’ai grandi ici, mes amis sont ici, ma famille aussi. Pas besoin d’aller vivre ailleurs. Je suis chez moi. Et vous, qu’est-ce qui fait que vous vivez ici ? ». Il me répondit me racontant sa petite vie banale. Je me mis le regarder silencieusement, presque attentive… Bien que j’étais loin de m’intéresser à lui. C’était juste par courtoisie que j’avais commencé la discussion. En vrai, mon voisin m’importait beaucoup. Il me posa même une question. La même, certainement dans le but de retourner la question par politesse. Comme dans toute conversation banale. Enfin, il reprit pour une nouvelle fois la parole. Je lui adressais un vague sourire pendant ce temps.« Et bien comme je l’ai dit. Je suis né ici. Y a pas de mystères. Oh ! Vous avez essayé d’être désagréable, comme ça change ! ». Il me cherchait cette fois-ci dans ses derniers mots. Mais je m’en foutais. Je me contentais de rire doucement, lui montrant que j’étais loin d’être stupide. Finalement, je décidai de lui répondre. « Je suis à Taleville depuis… toujours. Mais disons que je ne l’ai jamais ressenti. C’est étrange n’est ce pas ? Et si je suis ici c'est parce que je suisi ici. ».

Je fixai pendant un bref instant un pigeon, qui cherchait désespérément quelques miettes de pain. Il était vrai. Je ne me sentais pas vraiment à ma place à Taleville. Je n’avais jamais trouvé ma place d’ailleurs. Comme si je restais une nouvelle… Mieux, une étrangère aux yeux de tous. Il était vraiment mystérieux ce sentiment. Je fermai un instant les yeux. Le pigeon ne me ressemblait pas. Lui, il pouvait voyager… Changer de paysage. Il n’avait pas besoin de trouver sa place, puisqu’il avait la possibilité de voyager. Je secouai la tête, afin de faire fuir les dernières pensées. Mes prunelles se reposèrent enfin sur le visage de mon voisin. D’ailleurs, celui-ci ouvrit la bouche à nouveau.

« Réponse simple. Depuis mon âge, autrement dit vingt-huit balais et des poussières. Sinon, sur ce banc, là, je dirais quelques minutes. Et vous Taleville tout ça ? Pas facile quand on vient de l’extérieur je suppose. On est assez fermé comme ville. ». Je gardai mon sourire, pensive. J’avais posé des questions quelque peu idiotes, il fallait bien l’avouer. « Depuis 22 ans pour moi. Mais comme je viens de vous le dire, toutes ces années d’ancienneté sont invisibles alors que je suis loin d’arriver de l’extérieur. ». Bon, il ne devait pas être si inintéressant que je le pensais au début. Mais ceci restait quand même à voir. Certes, il était complètement allumé du bocal mais ça ne prouvait pas son coté débile et inintéressant. Préférant restée polie, je continuai lui à sourire, le regardant. Il tapait régulièrement sur le clavier de son mobile, envoyant fréquemment des messages à un certain contact. Que disait-il ? Que j’étais chiante ? Ca m’était égal bien que j’étais curieuse. Mais je restais immobile. Ce n’étaient pas mes affaires après tout. « Dites, pour être aussi sympa avec les gens. Vous vous entraînez ou c’est naturel ? ». Je me mis à rire doucement, légèrement amusée. C’était… naturel. Hélas. « Du naturel à l’état pur. Aucun entrainement, aucun travail. Je suis bien trop intelligente dans ce domaine là. » dis-je, pour une fois sans trop de méchanceté.

Oui, oui… Je pouvais être « gentille » de temps en temps. Pas souvent, j’en conviens…

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MessageSujet: Re: Hasardeux le monde, la tête en bas...   Ven 23 Nov - 14:22

Je ne savais pas pourquoi je restais là. Assis sur ce banc à discuter avec quelqu'un d'aussi désagréable. Bon, je devais admettre qu'elle ne semblait pas aussi désagréable que je ne l'avais cru au premier abord. Il faut quand même admettre que la discussion ne s'était pas très bien annoncée au début. Là, ça semblait se tranquillisé. Je devais donc me montrer moins incisif même si je n'avais jamais vraiment eu ma langue dans ma poche.

Avant de dire quoi que ce soit, je textotais encore Dae. Il faut dire que je passais presque mon temps libre à ça et à jouer à la console. Je l'avais en numéro favori, il faut dire que ça nous revenait clairement moins cher comme ça.

« Et bien, on peut dire que vous ne vous prenez pas pour de la merde. Gaffe aux chevilles et au cou, la folie des grandeurs, ça s'attrape vite. Sérieusement, vous devriez faire gaffe, c'est mauvais ça. Soit. Admettons que je ne conteste pas. Bien loin de moi l'idée de contester d'ailleurs, mais... franchement, ça doit pas vous attirer la bonne grâce des gens tous les jours. Vous savez, la plupart du commun des mortels aiment se sentir un rien important. Les faire passer pour de la merde, c'est un plan foireux. »

Et la ferme ta grande bouche mon vieux ? T'en es capable ? Non. Décidément... J'étais réellement incapable de la boucler. Cette manie allait finir par me jouer des tours un jour. Je n'étais pas hyperactif mais presque, ça aussi ça finirait peut-être par me jouer des tours. Je me demandais ce que Dae allait répondre à mon SMS. Elle était toujours franche avec moi mais je n'apprécierais peut-être quand même pas la réponse. La fuite, c'était mon moteur. Je fuyais très bien. J'avais toujours fuit. Fuis mes parents, fuis mon ex avec qui je ne m'étais jamais confronté. Je fuyais toutes mes relations. J'étais un bon vivant mais un fuyard compulsif.

« C'est bizarre. J'vous avez jamais vu avant. Vous me direz. Celui qui dit que Taleville est une petite ville se plante. On est quand même pas peu dans ce patelin qui n'en est même pas un. J'avais jamais vraiment fait attention mais on est vraiment pas une petite ville quand on y pense. Une petite communauté repliée sur elle-même mais on est nombreux. »

C'est vrai que ça m'avait jamais frappé à ce point. Je savais pas trop pourquoi ça me venait comme ça. Un instant de lucidité passager. Mon portable vibra à nouveau, je le sortis pour finalement éclater de rire. Dae... Pourquoi j'avais flippé franchement. Elle avait toujours la façon de dire les choses. Quand elle s'en donnait la peine du moins. Je commençais à écrire tout en parlant.

« Et sinon, vous faites quoi dans notre belle ville de Taleville ? » Quel nom débile pour une ville quand on y pense. Pas de quoi se venter quand on est fondateur dans le fond. C'était moche comme nom. Je terminais mon texto et rempochais mon téléphone. Oui, je sais, c'est très mal poli de faire ça quand on parle à quelqu'un.

« Au fait. C'est quoi votre nom ? Histoire que j'ai pas l'impression d'être impoli et tout ça. Moi, c'est Wyatt. » Ouais, ouais... Il y a mieux. Mais je suis moi, naturel à trois cent pour cent. Je souris d'ailleurs quand un mec passa devant nous, un mec que je connaissais et avec qui j'avais pris du bon temps un soir. Il fit le geste pour me dire qu'il me rappellerait. Comme quoi, j'étais pas le seul à être sans gêne. Je voyais déjà Dae me coller une claque à l'arrière de la tête. Elle aurait vraiment détesté voir ça. Parfois, je me disais qu'elle avait raison et d'autres fois, qu'elle ferait mieux de régler cette histoire d'amour/amitié avec Ayden. Un de ces quatre, j'allais leur filer un coup de main moi.

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MessageSujet: Re: Hasardeux le monde, la tête en bas...   Dim 30 Déc - 15:18


les humains, c'est de la merde. le monde m'énerve. il m'étouffe, m'oppresse, m'agace et m'irrite. je veux tous les frapper. ils ont l'air débiles avec leurs manières et leur vie de merde. je les hais.


Je me demandais pourquoi je restais plantée là, assise sur ce maudit banc que j’étais obligée de partager. En plus, je n’aimais pas partager. Normalement, j’avais mes habitudes. Vous savez : manger mon beignet au chocolat avec mon café, sur ce banc à 16h pile avant d’aller (ou pas) à l’hôpital pour faire mon service. Cependant, ce mec avait tout cassé. Il avait osé faire une telle action. Quel culot ! Mais, malgré tout ça, je m’étais assise à coté de lui et avec surprise, on avait commencé à parler… de choses banales. J’en fus très étonnée d’ailleurs car me connaissant, je serais déjà partie. Alors pourquoi étais-je encore là, à lui tenir compagnie ? Peut être parce qu’il n’était pas un si mauvais interlocuteur. Dans un certain sens… Ou peut être, parce que je voulais faire passer le temps très rapidement, et il servait à ça. Bref, aucune idée mais, j’aimais bien lui parler bien que certaines de ses paroles m’énervaient. « Et bien, on peut dire que vous ne vous prenez pas pour de la merde. Gaffe aux chevilles et au cou, la folie des grandeurs, ça s'attrape vite. Sérieusement, vous devriez faire gaffe, c'est mauvais ça. Soit. Admettons que je ne conteste pas. Bien loin de moi l'idée de contester d'ailleurs, mais... franchement, ça doit pas vous attirer la bonne grâce des gens tous les jours. Vous savez, la plupart du commun des mortels aiment se sentir un rien important. Les faire passer pour de la merde, c'est un plan foireux. ». Il n’avait peut être pas tord au fond. Mais je refusais de l’écouter. Je refusais d’avoir tord. Je savais bien que les gens n’appréciaient pas une personne ayant mon caractère… Mais je n’étais pas seule après tout. J’avais des gens sur qui comptaient, même s’ils étaient rares. Et puis, il fallait bien l’avouer : je disais la vérité en faite. J’étais pas une merde, et beaucoup d’humains, par contre, l’étaient. C’était un constat et non un mensonge… Mensonge. Je me mets à lui sourire, en coin. « Peut être. Mais beaucoup d’entre vous sont merdiques comme humains. En faite… Je ne disais qu’un simple constat. Par contre, peut être que vous n’en faites pas parti. » admis-je, finalement à la fin. Ce mec était attachant, mais je préférais le nier.

Finalement, il poursuivit. « C'est bizarre. J'vous avez jamais vu avant. Vous me direz. Celui qui dit que Taleville est une petite ville se plante. On est quand même pas peu dans ce patelin qui n'en est même pas un. J’avais jamais vraiment fait attention mais on est vraiment pas une petite ville quand on y pense. Une petite communauté repliée sur elle-même mais on est nombreux. ». Je me mis alors à rigoler, amusée. Il était loin d’être le premier à me dire une telle chose. Les habituels « Je ne vous ai jamais vu » ne m’étaient que trop familiers à présent. Au départ, ça m’avait beaucoup affecté mais maintenant, c’était loin d’être le cas. Tout avait changé, brutalement… « Nous sommes nombreux ici, il est vrai. Mais depuis toujours, on ne m’avait jamais vu. Vous n’êtes pas le premier à me sortir ça. C’est comme si je reste une étrangère aux yeux des gens de là. » racontai-je, sans montrer une quelconque blessure, triste ou peine. Car non, je n’étais pas triste. C’était ainsi, et j’acceptai. Depuis toujours, on ne me remarquait pas. On m’oubliait après m’avoir rencontré. Cependant, depuis peu, ça avait changé. « Mais maintenant, ça change. On se souvient de moi. C’est étrange n’est ce pas ? » lui demandai-je, avec un sourire en coin. « Et sinon, vous faites quoi dans notre belle ville de Taleville ? » renchérit-il. Là, on tombait vraiment dans une conversation banale. Peut être trop banale, pour une conversation entre une femme désagréable et un homme surprenant. Mais, je me prêtai au jeu. Quant à affaire… « Je suis infirmière dans la psychiatrie. Je passe mes journées avec des fous… Et après réflexions, je suis certaine que vous n’en êtes pas un. » lui dis-je, en riant doucement. Etrangement, je m’adoucissais… Non, faux. Au fond de moi, j’en étais bouleversée. Habituellement, j’aurais déjà renvoyé des piques à mon voisin, et non le contraire. D’ailleurs, il prit encore la parole. « Au fait. C'est quoi votre nom ? Histoire que j'ai pas l'impression d'être impoli et tout ça. Moi, c'est Wyatt. ». Je lui adressai un sourire, toujours discret. « Noelie. » dis-je, tout simplement. On n'allait quand même s'attarder sur ça, hein !?

Spoiler:
 


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