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 A & S - A & L ♦ Il y a plusieurs types de prédateurs, en es-tu un ?

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MessageSujet: A & S - A & L ♦ Il y a plusieurs types de prédateurs, en es-tu un ?   Lun 20 Aoû - 20:38


♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦
La journée passée avait été longue et totalement improductive. Voilà bien des jours que je n’avais trouvé un village qui valait la peine d’être infesté par mes rats. Voilà des jours que je chassais des lapins, des oiseaux, quoi que ce soit qui se mange. C’était tellement facile de se nourrir quand les animaux se précipitaient droit vers vous. Les égorger prenait quelques secondes. Je sentais le sang, je sentais la mort, je sentais l’humus et la rosée. J’avais envoyé un enfant à mon ami si particulier dernièrement, je le revoyais, les yeux au bord des larmes, incapable de pleurer, envoûter par ma musique. C’était pénible… Non pas de les livrer ni même de les regarder se faire tuer, ce qui était pénible, c’était les cris. Je n’avais pas encore trouvé la bonne tonalité pour qu’ils évitent de crier avant de mourir.

Je ramassais une branche que je brisais. J’observais les alentours. Un bon endroit pour rester encore là une nuit ou deux, il y avait une rivière proche, c’était un avantage. Je décidais d’ailleurs de m’y rendre pour y nettoyer mes vêtements et moi-même. Je n’étais pas pudique et en la matière, les hommes étaient tous des imbéciles. Un corps de femmes suffisait souvent à les faire chavirer. Bande d’idiots, certains sortaient de l’ordinaire mais tellement peu nombreux.
Par contre, ma flûte n’était jamais loin, mon instrument, mon arme.
Une fois ma toilette terminée et mes vêtements secs, je décidais finalement de me remettre en route. Pas la peine de traîner quelque part inutilement, j’avais de l’argent à faire mais après trois heures de marche, je décidais qu’il était temps de manger. Je fis un feu et je me mis à jouer. J’avais envie de lapin aujourd’hui… la petite bête s’approcha, je lui tranchais la gorge proprement.
Les animaux m’inspiraient tellement plus de respect que les humains. Pour lui rendre hommage, je laissais une longue traînée de sang sur le sol. La préparation et la conservation de certaines pièces de viande me prirent du temps. Je ne me remis en route qu’une fois la nuit proche de quelques heures.

En ayant assez de marcher, je guettais le son caractéristique des sabots près d’une route marchande si j’en jugeais par la largeur de cette dernière. J’eus de la chance, beaucoup de chance. Un benêt traînant un âne qui refusait d’avancer était monté sur un cheval superbe. Bien trop majestueux pour son propre bien.
Pour la seconde fois de la journée, je jouais, envoûtant l’homme. Tout en jouant mon air mortuaire, je flattais l’animal, le calmait. Je me débarrassais de l’âne, complètement inutile. Et puis je regardais ma proie montée sur son cheval, je le fixais dans les yeux. Tellement dommage que leurs yeux soient vides jusqu’à ce que la dernière note ne résonne.
Je m’approchais et poussais le cavalier en bas de sa monture d’un rapide mouvement de main pour me remettre à jouer immédiatement. Il était tombé face contre terre et avait à peine eu le temps d’esquisser un geste. Je le retournais plus ou moins difficilement d’un coup de botte. Trop bête, trop riche, trop imbu de lui-même pour s’effrayer d’une femme près des bois, d’une femme avec une flûte… pourtant vêtue d’un pantalon de cuir, de braies, d’une chemise pourpre et d’une cape noire dont seul de long cheveux châtain s’échappaient et s’éparpillaient, en bataille. Personne n’avait jusque là pu me voir d’assez prêt pour distinguer la froideur de mes yeux marron mêlés de vert. Son imbécillité lui coûterait la mort comme à tous ceux de son espèce. Mais là, il me fallait être rapide, précise. D’une main, je continuais mon air alors que je me saisissais d’un long poignard à la garde de bronze, de fer et de bois.
Je me baissais, arme à la main et lentement, lentement, j’enfonçais mon arme dans sa poitrine. Je cessais de jouer pour la pousser à fond des deux mains alors que l’homme sortait de sa transe. Des deux mains, j’imprimais une torsion et le gargouillis caractéristique qui s’échappait de sa gorge arriva si doux à mes oreilles.

Je venais de me tâcher à nouveau. Quel dommage. J’essuyais la lame sur sa chemise de coton blanc alors qu’il mourrait lentement en tentant de parler. Je lui fis deux petites tapes sur la joue.

« Il faut se méfier des femmes le long des routes mon brave. » Je riais en remettant mon arme à sa place, dans mon dos. Ma précieuse flûte dans ma veste.

Je montais le cheval et j’allais l’enjoindre de se mettre en route quand un son derrière moi m’alerta. Je sautais en bas du cheval, m’en débarrassant d’une forte tape sur l’encolure et en criant une simple syllabe. Je me retournais, un mouvement dans les arbres n’était pas naturel. Réflexe, je ne me saisis pas du poignard mais de ma flûte. Le sang que j’avais fait couler avait-il sorti un prédateur de sa forêt ?

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MessageSujet: Re: A & S - A & L ♦ Il y a plusieurs types de prédateurs, en es-tu un ?   Mar 21 Aoû - 15:31


Parfois, je veux tout dévorer pour finir seul dans ce monde. Mais une autre idée apparaît alors. Je me dit que je veux dévorer son coeur à elle. Si elle est incapable de m'aimer, alors je garderais son coeur pour moi. Je la dévorerais pour que je soit le seul à l'avoir. Tout à moi et rien qu'à moi.

Il entendit un rire. Un rire qui l'avait sortie de ses pensées. A peine s'était-il arrêté que toute la meute s'étaient arrêtés à son tour. Comme automatiquement. A Qui était de rire ? Cette phrase ? Il n'avait pas saisi la phrase que la jeune femme avait dite avant. Non, il avait juste entendu un rire et maintenant l'odeur de sang mettait en alerte les loups qui trainaient derrière louis. Automatiquement, Louis fit signe à ses loups de continuer la route. La reine les attendait, elle attendait une bonne nouvelle. Elle attendait que Louis lui ramène quelques choses qui lui redonnent le sourire. Alors que les bêtes allaient à l'opposer de l'odeur - à contre coeur d'ailleurs - Louis reprit forme humaine. L'un des loups déposa trainait une sacoche à son cou que le jeune prit avec lui. Dedans, de quoi se vêtir.

Un rire féminin suivit par l'odeur de sang n'était jamais bon signe et dieu savait ce qui trainait dans le coin. Enfilant une chemise et une veste épaisse, Louis s'avançait. L'odeur du sang, ça lui donnait faim. Même plus encore. Depuis qu'il avait pris la route avec ses loups, voilà un moment qu'il n'avait pas dévoré quoi que ce soit. Par faim ou par plaisir. De ses yeux, Louis aperçu une femme. Une femme qui au lieu de poursuivre son chemin à cheval, préféra faire fuir la bête et descendre. Quel dommage, une si belle pièce. Dévorer une si jolie femme c'était presque du gâchis. Un des fidèles compagnons de Louis resté à ses pieds. Un loup tout blanc venut du pays des glaces, là où une des amies de Louis avait décidé de lui offrir l'un de ses petits loups. Enfin, pas n'importe quelle amie, c'était la reine. La reine blanche.

Ce qui était le plus drôle c'était qu'elle avait fait ça pour un cheval qu'elle laissait partir ? Louis bougea et regarda le corps d'un chevalier, à terre. Au c'était trop facile de manger une proie déjà morte. A point, fraiche. Et puis, au lieu de se saisir d'un poignard, d'une épée, la petite demoiselle s'était saisi d'une flûte, il en voyait le bout. Louis était loin d'être stupide. Oh non. Il avait entendu parler d'une femme dans la musique pouvait être aussi douce que terriblement mortelle. Dans le cas de notre cher Louis, il n'avait pas besoin d'arme. Il n'avait besoin de rien et il n'avait pas peur de cette musique et de cette flûte.

Il se décida alors de sortir des bois, forçant son animal de compagnie de le suivre. Coller presque à ses jambes, caressant ce qui lui servait de pantalon.

« - Et vous le laissez là ? »

Dit-il sortant des bois, enjambant quelques branches et regardant le cavalier à terre. Les sens de Louis étaient décuplé, même quand il était sous la forme d'un humain. Il entendait toujours le cheval continuer son chemin et même l'âne plus loin.

« - Il est encore en vie, vous savez. »

Louis ramassa un bâton alors que le loup blanc tourné autour du cavalier qui mourrait, doucement. Il tournait autour, comme s'il attendait que son maitre face quelque chose et c'est ce que Spencer fit. Il s'accroupit doucement près de la tête du pauvre cavalier et planta le bâton dans son crâne. D'une manière trop naturelle pour que cela soit humaine. Il releva les yeux vers la jeune femme plus loin.

« - Vous avez l'air d'avoir bon gout. Enfin, je veux dire que vous avez l'air délicieuse. Je me demande quel gout à votre chaire. Vu l'odeur, je ne saurais dire... »

Il se releva, cette fille n'avait pas le visage d'un monstre, c'était ça qui était drôle. Et pourtant elle venait de tuer un abruti, totalement ignorant.

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MessageSujet: Re: A & S - A & L ♦ Il y a plusieurs types de prédateurs, en es-tu un ?   Mar 21 Aoû - 16:54

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Je guettais les mouvements dans les arbres. Sur mes gardes. Attentive. Droite et fière. Je n’étais peut-être pas riche mais j’étais fière. Je regardais une silhouette sortir de la forêt. Un homme sans aucun doute et un… loup. Tiens, tiens… Voilà quelque chose qui n’était pas banale mais je m’obligeais à plus de prudence encore. Je charmais les bêtes, je charmais les êtres humains. Hamelin l’avait payé cher. Très cher. Sans quitter l’homme des yeux, je rabattis ma capuche.

« - Et vous le laissez là ? »

Je jetais un rapide coup d’œil à ce qui serait bientôt une carcasse.

« Je ne m’épuise pas inutilement à traîner un futur poids mort dans les bois. C’est inutile et contre-productif. Les charognards s’en chargeront et au pire, cela servira d’avertissement le long de la route. »

Comme si c’était utile… Cette route devait être un coupe-gorge si c’était une route marchande. Heureusement que je ne faisais pas partie du camp des victimes. L’homme me dit que ma victime était encore en vie.

« Et que voulez-vous que ça me fasse. Il se sera étouffé avec son propre sang dans quelques minutes. Il ne risque pas de gambader jusqu’à la ville pour aller crier qu’une femme l’a attaqué. Achevez-le si ça vous gêne tant. »

Je ne cherchais même pas à nier que j’étais responsable, ça n’est pas ainsi que l’on se fait une réputation. Nier, c’est mauvais pour les affaires. Je le regardais faire précisément ce que je venais de dire, l’achever. Tout aussi à l’aise avec la mort et le sang que moi… J’avais des doutes sur son identité mais je me fiais toujours à mes intuitions et cet homme était aussi dangereux que je l’étais. Peut-être plus même.

« J’ai bon goût ? Aucune idée mais votre odorat à l’air bien meilleur que le mien. Pour le goût en revanche. Je ne suis sans doute pas très savoureuse. Mais sans parler de goût, vous semblez tout à fait délicieux vous aussi. Oh, vous avez une feuille morte dans les cheveux au fait. »

Je fis une petite moue tout en le regardant par-dessous une mèche de cheveux, le menton un peu baissé avec un petit sourire en coin froid, tout aussi froid que mes yeux. S’il avait les manières d’une bête et l’attitude d’un tueur, j’étais aussi bonne que lui à ce jeu-là.
Je fredonnais un air. Je venais de comprendre qui il était, ce qu’il était. Nous étions au service de la même personne pour ainsi dire mais il n’en demeurait pas moins un prédateur. Et sur mon air macabre, je chantais…

« Qui a peur du grand méchant loup… »

Je relevais la tête, j’effaçais toutes traces d’une quelconque mascarade comportementale. Pas besoin de me cacher face à lui. Je cessais de fredonner.

« J’ai peut-être bon goût très cher loup mais vous frôleriez l’indigestion. Ce serait dommage. »

Je me balançais comme une gamine sur mes pieds mais mon regard ne trompait pas, je retournais ma flûte entre mes doigts, au moindre geste de sa part, à la moindre approche, je me mettrais à jouer.

« Approchez loup, approchez et dites-moi donc ce que vous sentez. Approchez loup, approchez et dites-moi ce que vous voyez. »

Mais je ne comptais pas lui laisser le temps de m’approcher. Je me mis à jouer, me balançant d’un pied sur l’autre comme si je dansais. Je ne comptais pas l’envoûter, je n’envoûtais jamais les serviteurs de la Reine, c’était mauvais pour les affaires mais je ne comptais pas non plus me laisser approcher sans un minimum de protection. C‘était une forme d’invitation peu commune que j’avais faites-là. En vérité, je jouais pour la bête qu’il y avait avec lui surtout.
Et comme prévu la bête s’approcha, me renifla et retourna auprès de son seigneur et maître. Je cessais de jouer, gardant ma flûte proche de ma bouche.

Dans le fond, j’étais curieuse de savoir s’il avait ressenti quelque chose quand j’avais joué pour la bête. Ma forme de magie l’avait-elle touché ?

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MessageSujet: Re: A & S - A & L ♦ Il y a plusieurs types de prédateurs, en es-tu un ?   Mar 21 Aoû - 20:03


Parfois, je veux tout dévorer pour finir seul dans ce monde. Mais une autre idée apparaît alors. Je me dit que je veux dévorer son coeur à elle. Si elle est incapable de m'aimer, alors je garderais son coeur pour moi. Je la dévorerais pour que je soit le seul à l'avoir. Tout à moi et rien qu'à moi.

Il y avait quelque chose chez elle de plus inhumain que chez Louis. Il le ressentait, c'était son instinct. Elle restait droite, elle gardait la tête haute et montrait même son visage en retirant sa capuche. Il était persuadé qu'elle savait qu'elle n'avait pas à avoir peur de lui. Comme si elle détenait quelque chose qui lui permettait d'avoir cette assurance. Quelque chose qui lui donnait du pouvoir et donc, elle en jouissait. Il l'avait noté, dans sa manière de parler. C'était évident. Rare était ceux qui répondaient avec autant d'insouciance et de naturel. Donc, visiblement, elle était trop flemmarde. Elle préférait que les autres fassent le travail à sa place et en plus, elle voulait que cela serve d'avertissement le long de la route. Louis nota dans sa tête que cette femme avait un petit problème. Ou peut-être un gros problème même, mais cela n'avait pas d'importance.

La réaction qu'elle avait, à chacune des paroles de Louis était assez peu commune. Visiblement elle aimait tuer, lentement et douloureusement. Et elle profitait de son statue de femme pour surprendre. La carte de la surprise, c'était toujours très étonnant. Oh, en aucun cas il avait douté de ce qu'elle avait fait.

Après tout, il entendait encore son léger rire dans sa tête, résonnant doucement pour disparaitre.

Pour Spencer, tuer quelqu'un était devenu un passe-temps. Mais il avait une excuse pour tuer. Du moins, c'était sa manière à lui de ne pas culpabiliser pour ses gens qu'il mange, qu'il déchire, qu'il tue tout simplement. Lui, délicieux ? C'était une bien jolie blague.

« - Vous mangez les hommes maintenant ? »

Oui, cette fille était une folle furieuse, il suffisait de voir ce regard froid, ce petit sourire. Louis passa sa main dans ses cheveux. Chez lui, tout était plus normal, bien qu'on comprenaient vite dans sa manière de parler de et de faire qu'il n'avait rien de bien gentil. Louis plaça son pied sur la tête du désormais chevalier mort et tira le bâton. La demoiselle en question s'amusait à fredonnait alors un air et rajouta quelques paroles alors. Elle savait qui était Louis, ah bah ça... ce n'était pas comme s'il s'était bien caché. Il laissa apparaitre ses jolies dents à travers un sourire. L'indigestion ne lui faisait pas peur, il n'était pas obligé de la manger après tout. Continuant dans ce qui semblait être son véritable visage, la demoiselle joua avec sa flute.

Louis n'avait plus beaucoup de doute sur son identité et la suite lui prouva bien qu'il avait eu raison, d'écarter sa meute de cette femme. Louis regarda son loup s'approcher de la jeune femme, la reniflait pour ensuite le rejoindre. Il le regarda un instant. Elle gardait sa flute aussi proche d'elle, par précaution sans doute. Il avait l'impression que la musique ne lui avait pas fait grand-chose, pourtant il regarda ses mains un instant avant de lancer, d'une manière sereine.

« - Se cacher derrière une flute, c'est d'une lâcheté. Savez-vous au moins vous défendre. Savez-vous au moins... » Il balança le bâton plus loin, pour que le loup blanc aillent courir derrière. Celui-ci l'attrapa et se mit à lèchera le sang qui s'était déposé dessus. Il commença ensuite à s'avancer vers la demoiselle. « - être plus rapide qu'une flèche. Vous savez il y a une faille dans votre arme. Un point faible très très gros. » Il s'arrêta à un mètre de la demoiselle.

Il n'avait pas envie d'approcher plus, il ne voulait pas lui faire croire qu'il allait la tuer, en réalité elle l'intriguait. C'était toujours amusant de croiser de tel personnage, en vrai et non en parole. Une femme qui avait eu le don de se faire une image noyait de rouge.

« - Vous ne pouvez pas souffler éternellement. »

Il lui afficha un sourire. Il avait pris l'habitude de toujours rester charmeur dans sa manière d'être. Comme s'il n'y avait rien de fou, de terrible ou d'inhumain chez lui. Pourtant maintenant il était assez proche pour que la flutiste puise voir que ses yeux n'avaient pas du tout la couleur verte qu'il affichait à l'habitude. Une chose qu'il n'avait jamais compris. Ses yeux trahissaient toujours ce qu'il voulait faire. C'était presque incontrôlable.

« - Alors que moi... » Il se gratta le front regardant la forêt plus loin avant de reposer ses yeux devenue normaux sur la jeune femme. « - Vous ne voulez pas rejouer, qu'on regarde si je peux vous tuer ou pas ?»

Ce que Louis ignorait, c'était que ce qu'il avait ressenti légèrement était le pouvoir de la flute sur lui. Si elle jouait, il pourrait avancer, mais pas jusqu'à elle. Il n'aurais alors plus la capacité de pouvoir la tuer. Il pouvait essayait, il pouvait y pensé, son corp refuserait...


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MessageSujet: Re: A & S - A & L ♦ Il y a plusieurs types de prédateurs, en es-tu un ?   Mar 21 Aoû - 20:50

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J’aurais presque été amusée, presque, s’il n’était pas aussi dangereux que moi, voir plus. Sa réputation n’était plus à faire, la mienne non plus. Mais son pouvoir comme le mien – s’il s’agissait bien de pouvoir – n’était pas de notre fait. Lui, je ne sais pas ce qui lui été arrivé mais il n’avait pas toujours été ainsi et moi, j’avais pactisé pour avoir les miens. Ni lui ni moi n’étions ce que nous sommes aujourd’hui. Hors, il y avait des êtres qui eux, étaient nés avec leur pouvoir.
Ceci dit, ça ne m’empêchait aucunement de m’en servir mais je savais, je savais qu’il avait un effet différent sur les maudits ou les autres personnes qui avaient des pouvoirs. J’aurais bien dû me douter que la Reine prendrait des garanties mais ça ne me gênait pas.

« - Vous mangez les hommes maintenant ? »

Je souris, je ris même légèrement.

« Pas comme ça voyons, vous avez oublié comme la nature fonctionne en dehors de l’assassinat et de la nourriture ? »

Ni innocente, ni pure. Voilà bien des années que je ne l’étais plus. L’avais-je jamais été ? Je l’avais oublié. Depuis que j’étais gamine, les riches nous avais fait passé pour des moins que rien et après ça, les hommes avaient prétendus mener ma vie à ma place. Et puis agacée, épuisée, torturée par ma vie mais gardant la tête haute, j’avais été la voir et j’avais offert la vie de mon père pour être libérée de ma vie. Et maintenant, tous se souvenaient de Hamelin, tous se souvenaient des disparitions et des morts mais tous ignoraient que c’était à Hamelin que ça avait commencé réellement. À part la vie de mon père, nul n’était mort avant Hamelin. C’était ses habitants qui m’avaient humiliée.

Je regardais le loup et l’homme, le passé ne comptait plus. Je souris et remis mes cheveux en place laissant entrevoir la cicatrice éternelle que j’avais à la tempe, souvenir indélébile de ce jour noir. Je regardais mon vis-à-vis expédier le bâton et le loup le suivre. Je l’écoutais en souriant.

« Il serait stupide de croire que je survis uniquement grâce à la musique. Je connais la faiblesse de mon arme majeure. Je sais à quel point il est difficile de jouer sans un souffle. Mais sans souffle, plus de vie. Hum ? »

Les sous-entendus n’étaient sans doute compris que par moi. Le poignard était un outil comme un autre mais dans la forêt, j’avais découvert les plantes. Je n’étais pas calée en la matière, mais j’en connaissais quelques unes mortelles ce qui suffisait.
Je ne bougeais pas alors qu’il avançait vers moi. Je le regardais s’approcher et s’approcher encore. J’avais parfaitement conscience de la menace sous jacente mais je continuais à sourire. Oh oui on m’avait traitée de folle, de sans cœur, de monstre, de sorcière. Mais qui était les monstres, eux ou nous ? Eux qui avaient fait de nous ce que nous étions ou eux qui en payaient le prix. Bonnes gens, bonnes gens… Envoyez-moi vos enfants… Voilà à présent comment je répondais aux menaces. Je prenais les enfants.

Il s’approchait encore, je restais sur mes gardes, il était tout proche. Mai maintenant, il était trop proche pour ma sécurité alors je me mis à jouer sans prévenir. Je le fixais, mes yeux marron nuancés de vert froidement braqués sur lui. Je ne m’avouerais jamais morte, je ne faiblirais jamais face à personne même si je devais un jour en payer le prix. Je savais où était ma place et je connaissais ma valeur.

Lentement, il ralentit alors que je jouais, il semblait perplexe. Je l’étais aussi mais je ne m’arrêtais pas. J’étais apparemment incapable de le contrôler mais lui semblait incapable de me tuer. Je continuais mon air. Remettant une certaine distance entre nous, pour la forme, je finis mon air.
Nous venions d’apprendre quelque chose tous les deux. Nous avions des limites. Je souris, je me détendis même, mon regard froid s’adoucit. Il avait autant de culot que moi, il me plaisait. J’aimais le culot et les fortes têtes.

« Toujours envie de tuer très cher, vraiment, nous gâcherions notre temps. Ce serait bien dommage. De plus, sachez que si je ne peux jouer éternellement, rien ne m’empêche de jouer des airs doubles. »

En effet, pendant ce temps, quelques rats m’avaient rejoint. Ça n’avait rien d’impressionnant un rat mais je pouvais en rassembler tellement plus. Je m’abaissais d’ailleurs pour en saisir un et le poser sur mon épaule. Cet enchantement là avait des limites, les airs doubles étaient les plus compliqués et bien souvent, il m’en coûtait de les jouer mais ça, nul ne pouvait le savoir. Je renvoyais les autres rats d’un geste de la main.

« Ces petites bêtes sont si utiles… Pas la majesté d’un loup bien entendu mais il ne faut jamais sous estimé les plus petits ou ceux qui semblent faibles. Au fait, il vous reste des morceaux de feuilles dans les cheveux. »

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MessageSujet: Re: A & S - A & L ♦ Il y a plusieurs types de prédateurs, en es-tu un ?   Jeu 23 Aoû - 15:07


Parfois, je veux tout dévorer pour finir seul dans ce monde. Mais une autre idée apparaît alors. Je me dit que je veux dévorer son coeur à elle. Si elle est incapable de m'aimer, alors je garderais son coeur pour moi. Je la dévorerais pour que je soit le seul à l'avoir. Tout à moi et rien qu'à moi.


Il aimait la situation. C'était amusant, fascinant. Il aimait quand les choses n'étaient pas ce qu'elles prétendaient être et que l'excitation monter en lui face à des gens qui faisaient ressortir son plus mauvais côté. Louis était peut-être un monstre, mais il avait surtout apprit à positiver de cette situation, quel que soit la situation d'ailleurs. Il avait appris à s'amuser et à prendre plaisir quoi qu'il fasse et peu importe qui se trouve devant lui. Il haussa les épaules fasse à la remarque de la demoiselle. Pour lui tuer se résume à manger, voir jouer. Quand on trouvait quelque délicieux, pour lui c'était forcément culinaire. Mais visiblement, elle aimait jouer avec les mots la demoiselle à la flûte. Elle était bien trop étrange et bien trop différente pour répondre comme une femme et non comme une bête. Sur le coup, elle lui avoua qu'elle savait sa faiblesse - encore heureux.

« - C'est une bonne chose à savoir. »

La flûte était son atout principal, mais quand on vit comme elle, il y avait forcément des choses qu'on cachait. Des secrets qui nous guettaient. Elle avait plus de carte en main qu'une vulgaire flûte. Elle savait surement se défendre, surement se servir de son cerveau et de ce qui l'entoure pour pouvoir se défendre convenablement. Le temps de reprendre son souffle. Et puis quelque chose, quelque chose arriva. Quelque chose bloqua Louis dans sa démarche, dans son envie de tuer. La mélodie entra dans son être pour l'empêcher de s'approcher davantage de la jeune femme. Il fixa de nouveau ses mains, ses jambes, la jeune femme jouait et il comprit.

Elle jouait et c'était comme un mur invisible. Quelque chose qui l'empêcher de l'approcher, de la toucher. De planter ses crocs dans sa gorge, d'arracher sa peau, de lécher ses muscles ensanglanté. La frustration parcourut le corps du maitre loup, mais contrairement à beaucoup il savait se contenir. Il n'utilisait pas sa frustration pour se lancer bêtement à vouloir la tuer. Cela aurait été un échec. La musique s'arrêta alors et Louis regarda un rat et d'autres rejoindre la jeune femme.

Et Il ria.

Des rats. Un festin pour ses loups qui avaient faim. D'ailleurs le loup blanc qui revenait doucement semblaient presque près à sauter sur les bêtes et jouer à en attraper plusieurs. Mais il n'avait pas l'accord de son maitre pour ça. Il ne pouvait pas faire quelque chose sans que Louis lui en donne l'autorisation. D'un geste, elle fit disparaitre ceux qui étaient apparu. La magie qu'elle possédait était tout de même étrange. Un double air voulait peut-être signifier faire deux choses à deux espèces différentes ? Non, il ne savait pas. Il n'y connaissait vraiment rien. Il n'avait aucune idée de ce que cela voulait vraiment signifier. Pouvait-elle forcé des loups à agonisait pendant que des rats les dévorent ?

Il ne fallait jamais sous-estimer la magie.

Il l'avait compris à ses dépens, un soir. La magie pouvait être terrible, mais on ne pouvait pas l'user éternellement, sans en payer les conséquences. Il y avait un prix à payer pour ça. Un énorme prix parfois.

« - Ce ne sont que des feuilles, mais si cela vous gène tant, venez-donc les retirer vous-même. » Il ouvra grand ses bras, comme invitant la jeune femme à venir.

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MessageSujet: Re: A & S - A & L ♦ Il y a plusieurs types de prédateurs, en es-tu un ?   Jeu 23 Aoû - 17:23

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Comme si j’ignorais mes faiblesses… Comme si je n’avais jamais trouvé le moyen d’y palier… J’étais une femme, je n’avais pas la force pour moi alors j’avais choisis la surprise, la ruse, la traîtrise.
J’avais mis longtemps avant de comprendre que j’étais capable de jouer des airs doubles et plus longtemps encore à maîtriser ses difficultés. Encore aujourd’hui, j’évitais soigneusement d’y recourir. Mais avec lui, c’était nécessaire. En jouant plus longtemps, j’aurais appelé plus de rats et il ne faut pas sous estimer ces petits rongeurs. Diablement utile et surtout, en groupe, diablement dangereux. Sans parler des infections, ils étaient légion. Autrement dit, utilisable et facilement remplaçable. Au final, je m’y étais attachée et ils étaient devenus une de mes marques.

Il avait ri, ri de ne pas pouvoir m’attaquer, voilà au moins qui mettait un peu de joie dans cette étrange conversation que nous avions lui et moi. Je caressais la tête du rongeur sur mon épaule avant de le prendre et de le reposer par terre délicatement non sans garder un œil sur mon ami le loup.
Je me redressais pour le regarder. Lui comme moi semblions savoir, nous nous méfiions l’un de l’autre comme si nous savions… Comme si nous savions que la magie a un prix mais derrière cela, il y avait aussi une raison plus terre à terre de ne pas s’entre-tuer. Nous travaillions pour la même personne, la Reine. Nous savions tous les deux qu’elles n’aimaient pas que l’on plombe les rangs de ses serviteurs. Du moins, je le supposais.

« - Ce ne sont que des feuilles, mais si cela vous gène tant, venez-donc les retirer vous-même. »

Je le regardais ouvrir les bras en souriant. Je rempochais ma flûte. Autre chose qu’il n’était pas censé savoir c’est que, bien que l’envoûtement soit moins puissant, chantonner me suffisait. J’avais juste tissé un lien étrange avec cet instrument et j’ignorais pourquoi, depuis, j’étais incapable d’en utiliser correctement un autre.

Je me rapprochais du loup mais lieu de m’inviter dans ses bras, je fis le tour de sa personne, passant ma main dans ses cheveux pour en retirer les feuilles en lui murmurant à l’oreille.

« Il faut soigner son apparence paraît-il… » Je terminais mon tour en laissant glisser ma main le long de son cou. Je jouais un jeu très dangereux. « Loup, loup, que sentez-vous… Loup, loup que voyez-vous… »

Amusant dans le fond non ? Oh, je ne comptais pas le provoquer, j’étais… joueuse. Je n’avais pas à faire semblant, je n’avais pas me cacher. Je me mis devant lui.

« Approchez loup, approchez, je ne vous mordrais jamais. »

J’étais curieuse en vérité, cureuse de rencontrer ce fameux loup. Celui qui avait accepté ce qu’il était. J’avais cru entendre des rumeurs mais je me méfiais des rumeurs. Moi-même, combien en avais-je lancé pour que mon nom soit craint et connu ?
Je lui fis signe du doigt. Une invitation oui.

« Quel est donc votre nom ? »

Je l’ignorais tout comme il devait ignorer le mien. La Reine ne prenait guère le temps de faire les présentations. Étant mauvaise langue, j’aurais tendance à dire qu’il ne fallait pas s’étonner que parfois… il y ait quelques séances d’étripages. Aucun de ceux qui était à son service ne pouvait se targuer d’avoir une belle âme pure et c’était d’autant plus vrai quand on voyait les deux spécimens que nous étions.

Mon odorat n’était pas aussi développer que celui d’un être maudit tel que lui mais s’il y avait des odeurs dominantes et indélébiles, c’était celle du sang et de la mort. Nous étions des prédateurs, des prédateurs de style différent mais des prédateurs tout de même bien que dans le, cette légère angoisse au fond de mon estomac me rappelait qu’il avait l’instinct de son côté alors que du mien, j’avais la folie et l’absence de conscience. Et lui avait-il une conscience ?

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MessageSujet: Re: A & S - A & L ♦ Il y a plusieurs types de prédateurs, en es-tu un ?   Sam 25 Aoû - 13:50


Parfois, je veux tout dévorer pour finir seul dans ce monde. Mais une autre idée apparaît alors. Je me dit que je veux dévorer son coeur à elle. Si elle est incapable de m'aimer, alors je garderais son coeur pour moi. Je la dévorerais pour que je soit le seul à l'avoir. Tout à moi et rien qu'à moi.


Les femmes étaient un danger, plus que les hommes. Eux ils sont aussi bestiaux que l'était Louis. Il manquait d'intelligence, ils oublient leurs cerveaux. Ils oublient que ce qui les différencie des bêtes étaient ce pouvoir de penser, de réfléchir. De prendre les choses en comptent, petit à petit. D'établir un plan, une stratégie. Les hommes oubliaient ça. C'était pourquoi ils avaient tant besoin des femmes, elles étaient là pour dire et voir ce qu'eux étaient incapables de comprendre.

Les rats n'effrayaient pas Louis. Même au contraire. Il en riait, parce que ses petites choses étaient assez bonnes quand sa meute en dévoraient, par ci par là. Lui ne mangeait que les hommes, de temps en temps quelques animaux... mais pas des rats. Ce n'était pas un festin pour un chef. Non, loin de là même. Ce qui l'intriguait c'était surtout ce dont elle parlait. Son pouvoir n'était pas un vulgaire tour de passe-passe. C'était beaucoup plus puissant que ça. Le problème avec Louis c'était qu'il n'avait peur de rien. C'était une chose qui avait pris le contrôle de son être le soir de la malédiction. La peur était devenue si faible, si petite qu'elle n'était même plus une force. C'était le plus irritant, il n'avait pas peur d'elle et pourtant, il savait qu'il devrait. Il devait toujours avoir peur des choses aussi puissantes, aussi insaisissable, intenable et incroyable.

Il proposa a la demoiselle de venir lui retirer les feuilles dans les cheveux, si c'était ce qui la dérangait tant. Il avait ouvert les bras, accueillant la demoiselle qui s'était de nouveau rapprocher de sa flûte. Mais Louis garda sa posture, toujours souriant. Non, il n'avait pas peur, de toute façon elle avait raison de le retenir avec sa magie, mais maintenant. Depuis cette nuit où en colère Louis avait tué les soldats d'une partie du château, il savait que la Reine éprouvée l'envie de le tuer à son tour. Elle n'aimait pas qu'on touche à ses serviteurs... tiens, finalement, en voilà quelqu'un dont Louis avait peur. La Reine.

Mais ça, c'était l'exception qui confirmait la règle.

Il aperçut la jeune femme faire le tour de sa personne, lui ne bouger pas. Il senti sa main dans ses cheveux. Oh qu'il aimait qu'on touche ses cheveux. Il entendit ses murmurent à ses oreilles. Elle fit le tour de sa personne, sa main le long de son cou. De plus près, Louis aperçu plus clairement les traits de son visage. Elle était belle, cette tueuse à la flûte. Ce qu'il avait pu entendre d'elle était pour le moins fascinant. Quant à lui, chacune des rumeurs sur sa personne était vrai. Chaque histoire, chaque village, meurtre. Louis ne faisait jamais rien pour qu'on entende parler de lui, pourtant on parlait toujours de lui. Et les pauvres humains qui découvraient son visage, il les dévorait. Elle avait l'air appétissant, la joueuse de flûte. Elle avait une peau, lise et d'une couleur étrangement paradoxale avec ce qu'elle était. Son regard était tout aussi fascinant et ses lèvres étaient plus que tentatrices. Louis se voyait déjà les mordent jusqu'à ce que le sang caresse son ivresse.

Il baissa les bras, repassant une main dans ses cheveux. Comme pour arranger une dernière fois sa masse capillaire.

« - Louis, ma jolie. »

Visiblement, ni elle ni lui n'allaient s'entre tuer. Pas de mort dans le service de la Reine, du moins pas maintenant. Il passa le dos de sa main sur la joue de la jeune femme, comme une petite caresse. Il se rapprocha dangereusement d'elle pour planter ses yeux dans les yeux. Avant de dire, tout doucement.

« - Et votre folie à telle un nom ? »

Oui, parce qu'il savait une chose sur elle, c'était que malgré son apparence, la folie était ce qui la gouvernait. Le loup Blanc de loup, se pressa contre les jambes de la jeune femme tournant autour des deux personnages. Il était impatient, il avait faim. Ce qui étrange c'était le lien que Louis s'était fait avec ses bêtes. Il n'avait pas besoin de parler avec eux. Le loup blanc hurla alors, comme un appel. Deux fois. Il appelait d'autre de ses compagnons pour prendre le cadavre qui était là. Voilà un petit festin pour ses petites bêtes. Bien entendus, ce n'étais pas assez pour tout le monde, mais ça ce n'était pas son problème. Il y a aussi une hiérarchie chez loup. Et seuls les meilleurs allaient venir dévorer ce corps.

« - Quel dommage que vous soyez vous aussi au ordre de la reine... » Dit-il tel un murmure.

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MessageSujet: Re: A & S - A & L ♦ Il y a plusieurs types de prédateurs, en es-tu un ?   Sam 25 Aoû - 17:42

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦
J’avais été quelqu’un de dangereux très tôt. Dès que je m’étais aperçue que je ne survivrais pas dans ce monde sans une bonne dose de sadisme, de malhonnêteté et de charme sans compter le sang froid… ce sang froid qui avait impressionné la Reine.

Je voyais bien qu’il n’avait pas peur de mes rats, on sous-estimait toujours trop ces petits rongeurs. La différence majeure entre lui et moi, c’était que j’étais tout à fait consciente que je n’avais pas la force nécessaire. En revanche, j’avais l’endurance, j’avais la volonté, j’avais la ténacité et surtout… j’avais la haine. Cette haine du genre humain ni plus, ni moins. Je n’avais aucune foi en sa capacité à être positif, quand bien même mon monde n’était pas fait de lumière, il était fait d’ombres, de ténèbres, de sang et de mort. Mais aussi de cupidité.
Je n’étais pas devenu cupide mais je me méfiais de mon prochain comme de la peste noire. Hamelin avait été le témoin de ma rage et dès que j’apercevais mon reflet dans la rivière, je me souvenais de ce qui m’était arrivé là-bas et ce pourquoi les hommes se battent vraiment, la richesse. Voilà pourquoi j’aimais tant me retrouver sur ma branche, à jouer pour cet homme fait d’instinct… Ni un homme ni une bête, simplement un mélange subtil des deux…
Le loup était différent car il était les deux. À mon sens, il était une dualité complexe mais sans doute devenue plus proche de la bête que de l’homme. Un mélange détonnant fait d’envies d’homme et d’instinct animal.

Louis… Ainsi donc il s’appelait Louis. J’avais enfin le nom du loup tout comme il aurait bientôt mon nom. Ce qui en soit n‘était pas un secret d’état.
Quant à ma folie comme il l’appelait, je me remémorais son origine et mon regard redevint de marbre car à nouveau, je maudissais ma famille, ma mère, mon père, les riches qui avaient fait de mon enfance un enfer.

« Ma folie ? » Je me penchais un peu en avant. « Fut un temps, elle s’appelait pauvreté. » Je me redressais. « Maintenant, on l’appellerait haine, rancune, amertume, vengeance. » Je me radoucis. « Mon nom à moi en revanche… C’est Amber. »

J’entendis l’appel des loups. J’aurais pu leur fournir plus de nourriture mais ça n’était pas mon rôle, leur meute n’était pas mon univers. Peut-être proposerais-je un repas plus conséquent quand je serais sûre de ne pas être au menu de la meute.

Je me rapprochais de Louis en entendant ces quelques paroles. De nouveau, je lui murmurais à l’oreille.

« Lui auriez-vous tué quelques gardes vous aussi ? »

Fort proche de lui, je lui souris. Je savais que la Reine tenait à ses jouets. Enfin non, à ses gardes. Pour moi, c’était du pareil au même. L’adage qui disait qu’on était jamais mieux servit que par soi-même était d’une véracité authentique, pour moi, c’était un mantra.
Je ne reculais même plus, je l’observais de très près. Charmant, on ne pouvait pas dire. La plupart des hommes charmants avaient une tare. Lui était maudit, mon cher ami aussi, à sa façon,… Comment s’appelait ce benêt déjà ? Celui dont toutes les filles étaient folles mais qui avait un petit pois à la place du cerveau ? Ah oui, Gaston. Je ne l’avais jamais croisé mais d’après les dire, il était en effet diablement sexy mais bête comme ses pieds et dans la foulée il y en avait des tonnes d’autres. Les royaumes étaient peuplés de beaux gosses avec une tare. Quelle qu’elle soit, ils en avaient une. Les belles femmes n’étaient pas mieux ceci dit. Prenez la Reine, un gigantesque problème de mégalomanie et de narcissisme.

« Que diriez-vous de nous asseoir ? Tant qu’à discuter, autant ne pas le faire au milieu de la route marchande avec votre meute de loups qui fait un festin. Pas que ça me gêne mais c’est bruyant. De plus, je marche depuis longtemps et je commence à en avoir assez. Alors si ça ne vous fait rien... »

J’en avais vu d’autre que des loups qui se battaient pour la carcasse fraîche d’un type que j’avais tué ou plutôt laissé agonisé et qu’il avait tué. Je lui fis donc signe de me suivre. Au moins, sus le couvert des arbre, nous entendrions venir si quelqu’un en avait cette mauvaise idée.

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MessageSujet: Re: A & S - A & L ♦ Il y a plusieurs types de prédateurs, en es-tu un ?   Lun 27 Aoû - 14:50


Parfois, je veux tout dévorer pour finir seul dans ce monde. Mais une autre idée apparaît alors. Je me dit que je veux dévorer son coeur à elle. Si elle est incapable de m'aimer, alors je garderais son coeur pour moi. Je la dévorerais pour que je soit le seul à l'avoir. Tout à moi et rien qu'à moi.


Elle se pencha légèrement en avant, comme pour lui souffler sa réponse. Avait-il réussit à réveiller en elle de lointain souvenir ? Des choses qui n'étaient pas bonne pour son esprit ? Visiblement, ce qu'elle était devenue aujourd'hui était dû à ce qui s'était passé plus tôt dans sa vie. La vengeance, Louis avait connu ça mieux que personne, après tout son but premier était marqué de ce mot là. Elizabeth avait osé prendre son coeur, l'écraser et le laissé par terre, transformant par la même occasion Louis en Loup. Il avait tout son être tourné en horreur cette nuit-là. Et il avait réussi à se venger, mais il détestait ça.

C'était un cercle vicieux, inutile qui n'a pour but de vous faire croire que tout va bien maintenant. On ne pouvait pas comparer la Haine d'Amber à Louis, parce que leurs consciences et leurs êtres étaient trop différents pour pouvoir se comprendre.

« - Je dirais un bon paquet, oui. »

Visiblement, il n'était pas le seul à avoir entendu la reine hurlait parce certains de ses sujets les plus inutiles en avaient pris un coup. Elle était assez proche de Louis maintenant. Elle pouvait tout comme lui le regardait, savourer ses traits, ne rien oublier comme si un jour ils auraient besoin de se souvenir l'un de l'autre. Quelques loups étaient sortis de la forêt pour dévorer le pauvre homme qui gisait là. Cinq loups, grand. C'était les plus combattants, les plus fidèles. Quand Louis était devenu un loup, ce soir de pleine lune, il ne fut pas tout de suite ce Chef. Ce roi des loups. Il lui avait fallu un temp, un bon moment avant de savoir tout ce dont il était capable. Louis haussa les épaules. Pourquoi pas. Discuter, parler, s'asseoir. Où était le mal là-dedans ?

« - Soit, si cela et si dur pour vous de tenir debout. »

Oui, il se moquait un peu d'elle, ce n'était rien. L'idée de discuter et de s'asseoir, ce n'était pas si idiot que ça. Au contraire, il était fasciné par la jeune femme et la connaitre davantage, pourquoi pas. Quitte à ce qu'un jour elle devienne son ennemi, c'était un avantage que d'avoir un quelque conque lien avec. Peut importe quel lien d'ailleurs.

Le loup blanc s'assit devant Louis qui sortit du sac un verre. En bois, sculpté grossièrement. Il fit un sourire, levant son verre à Amber avant de se diriger vers le corps déjà pas mal entamé par ses bêtes. Les loups en question s'arrêtèrent d'ailleurs et reculèrent quand Louis approcha. Il attrapa un bout de l'homme et fit couler doucement du sang dans le verre, Avant de se relever et de se tourner vers la jeune femme.

« - Je vous suit, très chère. »

Louis avait toujours eu cette façon de faire, cette manière d'être très princière. Une chose qu'il n'avait jamais été. Fils de fermier, il avait toujours agis comme un prince, ce qu'on pouvait trouver parfois incompréhensible, mais ce qui en réalité était juste le signe de la torture qu'est d'être l'ainé dans une famille. Devoir toujours prendre soi des autres, être l'exemple. C'était sans doute cette recherche, ce besoin qui l'avait poussé à toujours agir comme s'il était de sang royal. Le tout devait s'être accentué gravement quand il fut loup. Pour mettre un équilibre majeur entre ses deux facettes.

Pour paraitre plus qu'humain alors qu'il était parfois loin de l'être.

« - Quitte à faire la conversation, j'imagine que la Reine vous a mis au courant de son petit projet. »

Il but une gorgée de son verre. Le sang, c'est une très bonne sauce à son gout. Tout comme ses loups, il était tout autant affamé, mais ce petit verre l'aiderait à garder ses crocs en place et à ne pas croquer inutilement la jeune femme.

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MessageSujet: Re: A & S - A & L ♦ Il y a plusieurs types de prédateurs, en es-tu un ?   Lun 27 Aoû - 17:22

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦
Ma haine était une chose avec laquelle je vivais très bien. Quant à la vengeance, je l’avais déjà exercée. Disons qu’à présent, je m’amusais avec ma propre haine, elle était devenue une partie à part entière de moi et à présent, tout le monde payait, sans distinction aucune.
Apprendre qu’il avait lui aussi tuer des gardes ne me surprenait pas le moins du monde. Je souris.

« - Je dirais un bon paquet, oui. »

« Un bon paquet dites-vous ? Ça a dû la contrarier… Elle n’aime vraiment pas ça. Je l’en ai privé, d’un… ou deux… peut-être trois mais pas plus. Un a sauté dans le vide et les deux autres se sont entre-tués je crois, c’est étrange non ? »

Je n’allais leurrer personne et là n’était pas le but. Mais qu’y pouvais-je moi s’il y avait des hommes qui ne savaient pas se tenir dans ses rangs ? Je lui avais rendu service en quelque sorte… Je l’avais contrariée aussi, un peu… Mais ce genre d’imbéciles se remplacent facilement aussi, elle m’avait juste avertie de ne pas m’en prendre trop souvent à ses gardes et encore moins à ses… hommes de mains. Les gens dans mon genre en fait. Et dans le genre de Louis. Là, je crois qu’elle serait vraiment furieuse, nus étions moins facile à remplacer.

« Et bien oui… j’ai envie de m’asseoir, ne vous en déplaise. » Je souriais, il était joueur, c’est bien.

J’attendais et puis je regardais. Je le regardai sortir sa coupe en bois grossier pour aller prélever du sang sur l’homme qui gisait au milieu de la route. Il était bien plus utile à présent que vivant. Et il y en avait tellement d’autres comme ça qui ne servaient à rien à part à être bon pour nourrir les chiens, les loups et la vermine.
Une fois qu’il eut rempli sa coupe, nous nous éloignâmes de la scène et après une très courte marche, je m’installais sur un arbre mort qui était tombé. Ma position n’avait alors rien d’une position que devrait prendre une femme. Je m’assis jambes croisées sur l’arbre, mes jambes ne pendaient pas élégamment. Pas la peine de jouer la comédie. Je retirais d’ailleurs mon manteau ou plutôt, ma cape. J’étais bien plus visible à présent. Maintenant, mon apparence était frappante, mes braies étaient sans conteste trop coûteuses pour que je me les sois achetée. Mon pantalon de cuir était de trop bonne facture pour que j’ai pu me l’offrir quand à ma chemise pourpre était faite dans l’un des cotons les plus coûteux et pourtant, je n’avais aucun égard pour cette tenue. Ces vêtements étaient bel et bien les miens mais je ne les avais pas achetés. Parfois, la Reine me payait ainsi. Peut-être tentait-elle tant bien que mal de me vêtir comme il se doit puisque j’étais à son service, je n’en avais aucune idée. Toujours est-il que dès que je mettais un pied au château, avant de me présenter devant elle, je devais me laver et me changer. Et surtout, je devais faire attention à mes manières. Peut-être était-ce pour ça aussi qu’elle n’aimait pas que j’envoie ses gardes dans la tombe.

Je sortis une gourde en cuir et en peau pour y boire un peu alors que Louis me posait une question.

« - Quitte à faire la conversation, j'imagine que la Reine vous a mis au courant de son petit projet. »

Je rangeais ma gourde et le regardais en souriant. Ainsi donc, nous étions plusieurs concernés. Logique, je suppose qu’elle ne voulait pas ne pas être entourée par ses fidèles serviteurs, hommes de mains et j’en passe.

« Oui, mon petit cadeau à la sortie de Hamelin a dû lui faire plaisir je suppose, deux enfants assez jeunes. J’ignore ce qu’elle en a fait mais peu de temps après, j’ai reçu une lettre de l’un de ses corbeaux. Ou alors lui suis-je plus utile que je ne le crois, je ne sais pas. Quoi qu’il en soit, j’en ai déjà discuté avec elle. Qu’avez-vous demandé Louis ? »

J’étais bien curieuse. Personnellement, je savais que j’oublierais la majeure partie de ma vie mais les demandes lui avaient semblé correctes puisqu’elles m’avaient toutes été accordées. Bien évidement, je resterais à son service, c’était d’une logique imparable.

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MessageSujet: Re: A & S - A & L ♦ Il y a plusieurs types de prédateurs, en es-tu un ?   Dim 2 Sep - 12:38


Parfois, je veux tout dévorer pour finir seul dans ce monde. Mais une autre idée apparaît alors. Je me dit que je veux dévorer son coeur à elle. Si elle est incapable de m'aimer, alors je garderais son coeur pour moi. Je la dévorerais pour que je soit le seul à l'avoir. Tout à moi et rien qu'à moi.

La haine, le courage, la peur, la foi, la colère. Il y avait tellement de sentiments et d'émotion que parcourait Louis quand tuer venait en tête. Il y avait tellement de choses à laquelle il pensait avant que tuer ne batte chacune d'entre elles. Ou, il en avait tué un bon paquet. Il ne comptait pas le nombre de ses victimes aux châteaux de sa reine, surtout quand il était plus jeune, plus instable. L'enfermer était devenue impossible, c'était une horreur et la Reine n'avait pas envie de lui jeter de sort. Elle le préférait que Louis apprennent de lui-même, qu'il grandisse de lui-même. Sans aide. Elle avait certes était très contrarier par le nombre de victime dans ses rangs, mais il ne faut pas croire que Louis avait des traitements de faveurs. Il en avait payé les conséquences, à chaque fois. Il était tellement aisé de remplacer ses idiots, tellement facile d'aller pêcher d'autre poisson. Louis avait appris avec le temps à contrôler ses pulsions, mais maintenant c'était plus devenu un jeu, une habitude, qu'une envie irrésistible. Il était sans doute l'être le plus immonde que la Reine avait dans ses rangs, avec cette fille et sa flûte et encore, elle était humaine elle.

Sans aucune humanité pourtant.

Il n'y avait rien de très humain dans sa manière d'être, dans sa façon de parler, dans son regard, dans sa prestance, dans son sourire. Une forme, une apparence humaine, mais cachant à la perfection un être sans la moindre forme d'amour et d'humanité. Louis avait au moins ça parfois, l'humanité. Quand soudain, quand la nuit refroidi tout son être et qu'il se tourne vers les étoiles, il pense à sa vie d'avant, à ses frères, à ses soeurs, à Elizabeth...

Rien que de penser à elle, le coeur du grand méchant loup se serra fortement. Comme pour l'empêcher de respirer. Tout ceci, tout ceci c'était de sa faute, mais Louis en avait décidé autrement, il en avait profité. Il avait fait de sa malédiction un atout, mais personne n'échappe au doute, a l'incertitude.

Et si les choses avaient pu être autrement ?

Le verre en bois dans la main, il suivit la jeune femme qui s'installa tranquillement. Il n'y avait pas à dire, c'était une belle femme quand même. En retirant son manteau et en se posant, en pouvait voir plus clairement sa silhouette. Ses bas en cuire épousé parfaitement la forme de ses jambes, elle avait une taille fine également. Louis était peut-être un loup, mais son côté animal l'attiré souvent dans ce piège énorme qu'est la femme. Il était toujours attiré par les belles pièces. Assise sur un tronc d'arbre mort, Louis lui, alla se coller à un arbre en face et s'installa à même le sol. Il continua à boire dans son verre alors qu'Amber lui raconta qu'elle était forte au courant des nouveautés que prévoyait la reine. Il s'essuya la bouche de revers de sa main, en la regardant parlait il avait cette irrésistible envie d'aller déposer des baisers le long de son cou et de retirer avec douceurs chaque moreau de vêtement qui cachait son corps aux yeux du loup.

Ainsi elle avait offert deux enfants à la Reine. Le meilleur repas pour un loup, dans une question de gout, c'est bien les enfants. Leurs chaires étaient plus tendre, plus gouteuse. Les adultes étaient plus robustes et il y avait plus de quantité avec eux, mais le gout d'y était pas forcément.

« - Ce que j'ai demandé ? Oh qui ne rêve pas d'un bon départ à zéro ? » il balança laissa son doigt prendre le sang qui s'était collé au verre et lécha son majeur tout en ne lâchant pas Amber du regard. « - Je ne veux pas me souvenir. »

Les mots étaient sortis brisant le silence qui s'était installé. C'était la condition qu'il avait donnée. De ne pas se souvenir. Il ne voulait pas avoir sur les épaules le fardeau de tant de souffrance et de haine, de tant de colère et surtout...

Il ne voulait pas avoir le coeur brisé et en miette.

« - Je veux me venger, comme n'importe qui dans ce monde. Je veux que la vie soit misérable pour chacune de ces personnes qui aujourd'hui ont le sourires aux lèvres sans se soucier du mal qu'elles ont commissent. Mais je veux que cette haine qui me conduit à leurs faire du tort soit celle que j'ai ici. Je veux que la vie que j'aurais me donne toutes les cartes en main pour justifier chacun de mes actes. »

L'intelligence, c'était le mot. Il était intelligent, incontestablement il avait beaucoup de choses et il avait réfléchi a deux fois avant d'imposer ses conditions à la Reine et ses conditions étaient très simples et facile à réaliser. Trop facile peut-être, aurait-il dû demander plus. Beaucoup plus, mais non. Il n'avait pas besoin de plus, il n'avait besoin qu'une vie avec de quoi pouvoir avoir Red dans son lit et pouvoir tuer son frère, une bonne fois pour toute.

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MessageSujet: Re: A & S - A & L ♦ Il y a plusieurs types de prédateurs, en es-tu un ?   Dim 2 Sep - 16:55

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Ressemblais-je à un monstre ? Non. En étais-je un ? Certainement. L’humanité, je l’avais laissée derrière moi, pour ainsi dire. Les sentiments ? Eux, ils étaient loin d’être derrière moi. J’étais un amas de sentiments contradictoire. D’aucun pensait que j’étais incapable d’aimer et ils se trompaient, j’en étais capable. Mon ami si cher, tout aussi maudit que Louis. Lui, je l’aimais. Il ne me jugeait pas, il me respectait à sa manière curieuse et je le respectais également. Je ne respectais que les forts, pas les autres. La bienséance m’empêchait cependant de respecter toutes les personnes avec un fort caractère car cela ne suffisait pas. Jusqu’à présent, je n’avais respecté que deux personnes… la Reine et mon ami maudit.

Je n’avais aucune raison de cacher à Louis que j’étais au courant du plan de la Reine et que j’avais moi aussi conclu un accord avec elle. La différence, c’est que je ne lui avais pas exposé cet accord alors que lui était en train de le faire.

« Nous désirons tous nous venger de quelques choses. Les braves gens on tendance à oublier qu’ils ont des torts également. J’aime le leur rappeler. »

J’étais celle que la Reine envoyait quand il s’agissait de purger une dette et les dettes, ça me connaissait. C’était mon filon, je l’avais prouvé à Hamelin même si dans ce cas précis… c’était Hamelin la responsable de son malheur.

« Ma vie débutera autrement mais je n’oublierais pas la force qu’il faut pour survivre car j’en aurais besoin. Je n’oublierais pas la rancune, je ferais confiance à ceux qui dans cette vie m’auront respectée, les autres n’auront droit qu’à mon mépris ou mon indifférence la plus totale. Je viendrais de l’extérieur aussi dans cette nouvelle vie. Une nécessité… Je me demande ce que sera cette vie… »

La musique, mes amis les rongeurs, la débrouillardise, cette famille inexistante… J’avais demandé à m’en souvenir, à ce que ça soit intégré dans ma vie mais je ne voulais pas trop de contrôle sur cette prochaine vie. J’étais convaincue qu’il me fallait me reforger dans cette vie comme dans l’autre. La Reine m’avait bien prévu pour les risques mais je n’en avais rien à faire, je me débrouillerais.

« Et bien entendu, je reste à son service d’une manière ou d’une autre dans cette autre vie. Je lui dois celle-ci après tout. »

Alors que j’observais ce cher méchant loup, terreur des bois et des routes, cauchemar ambulant pour les enfants… la vie est injuste, que voulez-vous, mes rumeurs à moi était moins sanglantes, ce qui était dommage… Je me rendis compte qu’il ne me lâchait pas du regard. Amusant et intéressant. Oserais-je ? Bien entendu, je ne serais pas moi sinon.

« La tâche de sang sur ma chemise vous dérange ? Je peux la retirer si vous voulez. »

Ça n’était pas très censé de ma part mais je m’en moquais bien, nous ne nous tuerions pas dans cette vie et certainement pas dans la prochaine. Nous avions nos priorités et je soupçonnais que les siennes ressemblaient fort aux miennes sous bien des angles. Bien que ses moyens différaient sensiblement des miens.
Dans cette autre vie, je prendrais ma revanche quoi qu’il m’en coûte et je savais que j’en aurais l’opportunité. Je ne savais pas combien de temps durerait encore cette vie et je comptais bien l’utiliser comme bon me semblait et ce même si ça voulait dire, jouer avec le feu. Mon cher ami n’apprécierait certainement pas renifler l’odeur d’un autre sur moi mais ça ne serait pas la première fois si ça devait arriver, ce dont je doutais fortement. J’avais cette impression que malgré l’attirance, il n’était pas capable de faire ce pas là. Si je me trompais et bien ça serait une sacrée bonne surprise. J’étais difficile alors si je pouvais me faire plaisir, je n’allais certainement pas manquer cette occasion.

« Dans cette prochaine vie, je suis persuadée que nous nous recroiserons. »

C’était un fait logique, implacable, nous travaillerions quand même pour elle…

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MessageSujet: Re: A & S - A & L ♦ Il y a plusieurs types de prédateurs, en es-tu un ?   Mer 5 Sep - 9:06


Parfois, je veux tout dévorer pour finir seul dans ce monde. Mais une autre idée apparaît alors. Je me dit que je veux dévorer son coeur à elle. Si elle est incapable de m'aimer, alors je garderais son coeur pour moi. Je la dévorerais pour que je soit le seul à l'avoir. Tout à moi et rien qu'à moi.

On rêve d'une autre vie. Si Louis avait pu, il aurait aimé pouvoir tuer son père pour Elizabeth. Il aurait aimé être son allié, non son ennemi. Il aurait aimé qu'elle n'arrache pas son coeur de cette manière. Aujourd'hui encore, il avait toujours du mal avec sa haine qu'il éprouve pour elle. Parce que mélanger à sa colère et sa fureur le parfum subtile de l'amour se plaisait à lui rappelait ce qu'il ressentait à son égard à l'époque. Il n'y avait pas pire que cette amour pour vous empêcher d'avancer. Rien que d'y penser, ça le tourmentait. Entre l'envie de gouter à sa chaire et celle de la prendre dans ses bras. Elizabeth était sa faiblesse et la raison de sa colère et de la perte de son humanité. Comment quelqu'un pouvait-il être les deux à la fois ?

Il avoua alors ce qu'il avait demander, cette question était des plus basiques, quand on sait qu'on appartient aux rangs de la Reine. D'un ton des plus naturelles il avoua, parce qu'il ne voyait pas pourquoi cacher ses idées à Amber, après tout qu'est-ce qu'il risquait en lui disant ? Il n'en avait rien à faire, vraiment. Louis savait à qui parler ouvertement et à qui mentir avec grâce. Un sourire s'afficha quand Amber avoua qu'elle aimait rappeler à ses pauvres hommes qu'eux aussi, avait des torts. Ça rappelait à Louis à quel point parfois il pouvait se montrer très violent. Quand sa proie est qu'un être humain à la conscience de bête. Les hommes étaient parfois plus horribles que lui. Il y en a certain qui faisait parfois pire que tuer. Et parfois à cause d'eux, la colère de Louis peut être si violente que c'est tout un village qui disparaît.

Tel un éventreur, il passe de ville en ville, pour que le sang à ses doigts danse tentation.

Il fut tout de même surprit de voir Amber en parlait aussi. Peut-être que comme lui, elle pensait que ça ne changeait rien d'en parler. Visiblement, elle comme lui, était incroyablement curieux de savoir la vie qui allait alors leurs appartenirent. Louis avait conscience que des tas de choses allaient changer et surtout, qu'eux-mêmes allaient changer. Il y a de fortes chances qu'il ne soit plus ce monstre-là, qu'il soit tout simplement... humain. En parler lui rappeler à quel point il avait désiré cette simple vie de fermier. Mais jamais on ne lui avait permis de rêver.

« - Je n'en doute pas. » dit-il laissant paraitre un sourire.

Il était évident que la Reine contrôlait tout ça. Qu'elle contrôlait la malédiction qu'elle allait lancer et ceux, avec plaisir. Ses bras droits seraient dans les parages, en cas de problème. Spencer se demander en quoi il serait utile dans une vie sans magie ? Il aurait sans doute du pouvoir, sinon à quoi servirait-il ?

Louis n'était pas du genre à regarder les gens timidement, à éviter leurs regards. Il fixait d'une manière presque irrespectueuse. Il fixait comme on fixait une proie. Avec amour, avec tentation, avec plaisir, avec curiosité. Il fixait comme un loup. Et quand la personne en face avec ce quelque chose d'incroyablement attirant, il fixait davantage. Amber semblait le remarquer, en même temps il ne la lâchait pas du regard. Il laissait ses yeux se balader le long de sa silhouette pour se poser sur cette tâche de sang. Retirer sa chemise, tiens en voilà une bonne idée. Elle jouait, oh oui. Elle savait user de ce qu'elle était. Il laissa sa tête se reposer contre le tronc de l'arbre un moment, dieu qu'il n'aimait pas quand les choses étaient si faciles, mais qu'il n'aimait pas dire non. Il se décida alors à reposer ses yeux sur la jeune femme.

« - J'en suis persuadé également. » Il décida à se lever.

Il se demanda si il approchait trop, allait-elle jouait de sa flûte. Une chose est sûre, il voulait s'amuser un peu quand même. Il entendait plus loin ses loups se régaler, quand à lui il posait son verre en bois à terre, doucement. Et puis il fit le tour d'Amber, marchant calmement.

« - Finalement, je crois que j’ai trouvé une assez bonne raison de ne pas vous tuer. » le sourire ne le quittait pas, alors que doucement, tel un félin, il persistait à faire le tour d’Amber, à un mètre d’écart, celle-ci toujours assise sur son tronc. « - Vous êtes…. Intéressante. »

Ce dernier mot il l’avait dit au creux de son cou, une main écartant ses cheveux, l’autre posait sur le tronc pour tenir derrière Amber. Oui, la rapidité, c’était une chose assez cool. Surtout quand il voulait surprendre de la sorte. Bien entendu, il était plus rapide en loup, qu’en homme. Là, c’était surtout la discrétion qui avait joué. Il était presque rare qu’on entende louis marchait, tant il était discret. Sa voix était presque un murmure.


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MessageSujet: Re: A & S - A & L ♦ Il y a plusieurs types de prédateurs, en es-tu un ?   Mer 5 Sep - 14:53

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦
Nous avions tous deux notre bagage personnel et une façon bien particulière de semer la mort ou la panique. Louis faisait couler le sang, massacrait des familles à l’occasion. Si je tuais également, je marquais les esprits au fer rouge, je leur prenais leur avenir, je leur prenais leurs enfants et je les faisais disparaître d’une manière ou d’une autre. Je les privais du fruit de leur chair et de leur sang. On m’avait privé d’une vie normale, je rendais la monnaie, je payais ruby sur l’ongle… Ils paieraient tous et la malédiction était une forme de vengeance absolument exquise. C’en serait fini de leurs idylles vomitives et de leurs préjugés immondes. Ils paieraient tous car ils ne valaient pas mieux que nous, nous qui étions des monstres à leurs yeux aveugles et bornés.

Dans le fond, je n’avais effectivement plus grand-chose de très humain mais je m’en contentais avec beaucoup de plaisir. La conscience était une chose avec laquelle il ne valait mieux pas s’encombrer. La plupart des gens qui se prétendaient être des gens biens n’en avait pas.
Au moins Louis et moi étions conscients de ce que nous étions et nous l’assumions, moi en tout cas, je l’assumais pleinement, je ne regrettais jamais mes actes. Enfermé ces enfants dans cette grotte m’avait été salutaire, j’avais compris qui j’étais en accomplissant cet acte. Oui… sans aucun doute, Louis et moi nous recroiserions dans cette autre vie qui nous attendait.

Je jouais avec le feu mais j’aimais ça, c’était une passion comme une autre. Je le regardais me contourner, le laissant faire. Si j’étais persuadée d’une chose, c’est qu’il ne me tuerait pas et que je ne le ferais pas non plus. Au mieux, nous aurions réussi à nous entre-tuer, ce qui ne serait pas très utile, soyons réaliste un moment.
Je défis un bouton ou deux mais sans l’enlever, je repris appuie sur mon tronc d’arbre mort.

« Comme si je vous aurais laissé faire, faites preuve de réflexion, nous nous serions entre-tuer aussi sûrement que vos loups se battent pour les meilleurs morceaux. Nous serions bien bêtes d’agir ainsi vous et moi. »

Bien malgré moi, je frémis à son approche. Il était rapide, aucun doute. Mais loin de m’en inquiéter, je souris. Je le laissais écarter mes cheveux. Le jeu pouvait commencer… Je mis ma main sur la sienne et d’un mouvement mainte fois effectué, je pris appuie sur mon autre main, me soulevant légèrement en élançant mes jambes de côté en effectuant un mouvement digne des acrobates de cirques, je me retrouvais assise sur ses épaules, mes bras enlacés autour de son cou, ma bouche près de son oreille. J’étais très joueuse et vivre en forêt, quand je ne pillais pas les caisses des villes ou n’emmenaient pas leurs enfants, était un excellent moyen de développer son agilité et sa souplesse. Je n’avais rien à envier à un chat même si je le supposais, leur équilibre était supérieur au mien.

« Vous êtes également très intéressant mon cher Louis… » J’embrassais son oreille. « … Vraiment très intéressant… Voudriez-vous jouer mon ami ? »

J’aimais jouer. Il était un prédateur animal, j’étais un prédateur bien différent. Tordu chacun à notre façon mais j’étais persuadée qu’il aimait jouer autant que moi. Voilà bien longtemps que je n’avais pas pris un tel plaisir à jouer ainsi. En réalité, le seul avec qui j’étais capable de laisser libre cours à mon envie de jeu était mon ami si cher à mon cœur presque froid. Je n’aimais pas les proies, je n’aimais que les prédateurs. Hommes ou femmes, ils étaient délectables, nous étions tous pourvus de cette envie de jouer et de provoquer, d’égal à égal.

« J’aime jouer… »

Je fis mine de mordre son oreille mais je m’en abstins, je connaissais bien les bêtes et ça n’aurait pas été une bonne idée. Je doutais fort qu’un prédateur tel que lui laisserait passer un affront pareil, surtout envers sa nature de loup. Au moins espérais-je qu’il aurait autant d’égard par rapport à mon orgueil et mon ego que j’en avais eu pour le sien.
Que voulez-vous, chaque jeu à ses limites, il faut juste être conscient de la zone dangereuse, voire mortelle… Mais je voulais jouer avec Louis, je voulais m’amuser avec lui. Je n’avais plus qu’une chose en tête, ou plutôt deux… Rester en vie tout en prenant du bon temps. Rares étaient ces moments où je m’accordais à laisser libre cours à ma folie. Et là, elle était pleine et entière. Sans doute étais-je un prédateur aussi dangereux que lui mais bien différent.

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MessageSujet: Re: A & S - A & L ♦ Il y a plusieurs types de prédateurs, en es-tu un ?   Mer 12 Sep - 9:42


Parfois, je veux tout dévorer pour finir seul dans ce monde. Mais une autre idée apparaît alors. Je me dit que je veux dévorer son coeur à elle. Si elle est incapable de m'aimer, alors je garderais son coeur pour moi. Je la dévorerais pour que je soit le seul à l'avoir. Tout à moi et rien qu'à moi.

Si lui était rapide, elle savait être très souple et subtile. Sentant l'air lui caressait le visage, il compris ensuite qu'Amber s'était fait un plaisir de s'asseoir sur ses épaules. Se redressant, il remarqua que le poids de la jeune femme était très légere. Lui ne pouvait faire ce genre d'acrobatie, c'était certain. En revanche, il avait assez de force et de vitesse pour prendre le dessus des choses. Le loup était une bête, il avait donc dans sa conscience tout ce qui fait de lui une bête, mais pas uniquement. Son aspect physique bien qu'humain démontré de l'aptitude inhumaine. C'était la toute la beauté de cette malédiction. Sous sa forme de loup, il avait le plein pouvoir sur tout ça. Le maximum de ses capacités se résider sous sa forme de loup, après tout c'était logique que sous sa forme humaine il ne puisse pas utiliser tout ce qu'il avait entre les mains.

La malédiction avait ses avantages pour tous ceux qui connaissaient la Reine et ses idées. Amber avait l'air de faire partie de ceux à qui cela procurait assez d'idées et de solutions que rien que d'y penser, ça devait lui donner des excitations soudaines. C'était le cas de Louis. Il aurait une nouvelle chance de faire souffrir son frère. De vouloir lui prendre celle qui l'aime tant. Comme lui avait fait jadis avec sa mère. Alors que la jeune femme était sur son dos, elle embrassa alors son oreille un moment avant de demander à ce cher Louis si dans son envie, il voulait jouer. Visiblement elle était prête, elle voulait jouer.

Pas Louis.

Si tous deux étaient de bien différent prédateur, Louis était du genre à savoir quoi faire et rapidement. Il savait quand foncer, quand dire les choses. Il savait déjà ce qu'il voulait d'Amber. Sa chaire avait beaux être tentatrice, il y avait autre chose que les femmes pouvaient offrir et qui pouvait offrir autant de plaisir, voir même davantage. Il ne voulait pas traiter Amber qu'une une feuille tombée d'un arbre. Gardant la jeune femme sur le dos, il s'avança vers l'arbre en face, celui qui plus tôt lui avait servi de dossier. Tout en marchant, il avoua :

« - Je ne suis passi joueur, vous savez. »

Un sourire s'afficha sur son visage parfois si neutre. Arrivait non-loin de l'arbre, d'un geste rapide il détacha Amber de son dos, l'attrapa par la taille, tourna et la colla contre le mur. Son visage bien en face de celui de la jeune femme. Les yeux dans les yeux pendant un moment. Le silence prit place, il n'avait pas besoin de dire quoi que ce soit. Il n'était pas tant contrarier quand quelqu'un se plaisait à se poser sur son dos comme s'il n'était qu'un putain de chien, non. Il laissa son visage se rapprocher de celui d'Amber, sans pour autant coller ses lèvres sur les siennes ni même lâcher le regard qu'elle lui portait.

« - Il y a des tas de choses que nous pouvons faire, vous savez ? »

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: A & S - A & L ♦ Il y a plusieurs types de prédateurs, en es-tu un ?   Mer 12 Sep - 14:56

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦
J’avais envie de jouer, et les jeux, ça n’était pas ce qui manquait entre personnes consentantes. Mais apparemment, ce cher grand méchant loup voyait les choses sous un autre angle. Alors qu’il marchait vers l’arbre où il était tout à l’heure adossé, je restais sur son dos. Pas le meilleur des siège, il faut le reconnaître mais intéressant quand même.
Il n’était pas joueur… Je l’avais deviné. C’était un peu dommage. Il est vrai que mes jeux n’étaient pas les plus sécurisants du monde mais je faisais attention quand même quand on avait pas l’habitude… J’en aurais presque fait la moue si je ne m’étais pas sentie descendue de force et plaquée contre l’arbre en question. Je grognais à moitié tout en le regardant mi amusée mi rageuse. Mélange assez catastrophique en ce qui me concernait. Je me savais incapable de m’arrêter réellement sur un sentiment en dehors de celui de la haine pure.

« - Il y a des tas de choses que nous pouvons faire, vous savez ? »

J’avais tout un tas de choses en tête mais là, il ne me venait réellement qu’une seule chose. Proximité, solitude, isolement… Mes pensées dérivaient allégrement sur une activité fort agréable si la personne savait y faire bien entendu.

« Oh oui, je sais. »

Je n’avais rien d’autre à ajouter. J’entourais son cou de mes bras et je ne privais pas pour humer son odeur au niveau du cou. Oh, je n’avais pas son odorat, c’était certain mais ça pouvait être utile. Cette fois, je ne m’abstins pas, je me mis à mordiller son cou avant de m’emparer de ses lèvres non sans me coller à lui.

« Est-ce à cela que vous pensez ? »

Avec souplesse, j’enlaçais sa taille de mes jambes. Je me plierais volontiers à ce jeu-là avec lui. Comme je l’avais déjà dit, je m’accordais rarement ce genre de plaisirs avec quelqu’un qui continuerait à vivre ensuite. Ou quelqu’un d’autre que mon si cher ami. Je profitais de mes atouts sous cet angle également mais jamais avec n’importe qui. Ne manquerait plus qu’un marmot dans l’histoire quoi que je n’aurais même pas laisser le temps à la nature de faire son œuvre. Je haïssais les enfants presque autant que les riches. Ça n’était que des choses vivantes bonnes à chialer, renifler, se gaver et dormir. Inutile, bruyant, encombrant, gênant. Je ne pouvais que comprendre la Reine qui voulait se débarrasser de sa belle-fille. J’aurais déjà bien du mal à envisager des gamins mais si en plus ça n’étaient même pas les miens… Je les étriperais.

Enfin, trêve de divagations, une activité bien plus sympathique se profilait à l’horizon à l’instant même, du moins si ce cher Louis s’était enfin décidé. Je n’attendrais pas des lustres qu’il se décide à choisir entre le jeu, le questionnement ou la fuite pure et simple. Ça pouvait arriver. Beaucoup avait une grande gueule mais leurs performances laissaient franchement à désirer. Pourvu qu’il en serait autrement ici… c’eut été dommage de constater qu’il ne valait rien en la matière.

La question était… allait-il continuer sur la route que nous venions de prendre ou faire marche arrière, appeler ses loups et repartir, sans mauvais jeu de mots, la queue entre les jambes jusqu’au château ? Je serais très déçue dans ce cas et même sans doute très agacée, j’avais la rancune tenace et je ne l’aurais pas laissé s’en sortir si facilement. Quand je voulais quelque chose, généralement, je l’obtenais et je comptais bien passer du bon temps, ici et maintenant, avec lui.
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MessageSujet: Re: A & S - A & L ♦ Il y a plusieurs types de prédateurs, en es-tu un ?   Ven 14 Sep - 15:30


Parfois, je veux tout dévorer pour finir seul dans ce monde. Mais une autre idée apparaît alors. Je me dit que je veux dévorer son coeur à elle. Si elle est incapable de m'aimer, alors je garderais son coeur pour moi. Je la dévorerais pour que je soit le seul à l'avoir. Tout à moi et rien qu'à moi.

« - Quel abruti refuserais ? » dit-il alors qu'elle venait à l'instant même se rapprocher plus encore de lui et prendre avec fougue ses lèvres ?

Il était inutile de dire que c'était exactement ce qu'il voulait, depuis un moment maintenant. Si le monstre en lui était frustré de ne pouvoir savourer sa chaire, voir même de ne pas lui arracher le coeur avec tendresse, alors le côté humain en profiterais. Il en profiterait pour faire ce que tout homme ne refuserait jamais. L'amour. Pourvoir prendre possession du corps d'une femme, sentir son être comme si c'était vous. Sentir sa peau contre la sienne et la température qui monteraient au fur et à mesure. Il n'était pas du genre à contrôler ce genre d'envie, après tout quand une femme lui plaisait il n'hésitait pas à user de tous les stratagèmes possible pour se retrouver ensuite plus tard dans son lit. Après tout, que pouvait-il vouloir de plus d'une femme que ça ? Il n'avait pas besoin d'autre chose. Il n'avait pas besoin d'aimer véritablement, après tout il ne pouvait pas aimer. Il ne pouvait pas ressentir de nouveau cette chose que les hommes appellent affectueusement amour.

Après tout, Elizabeth était la raison de tout ça. La raison de sa haine, de sa colère, de la fin de son humanité. Elle était aussi la seule personne qu'il n'avait jamais vraiment aimée. La seule. Ce n'était qu'une question de temps avant qu'un jour, elle fasse de nouveau apparition dans sa vie, mais une chose était sûre, dans la prochaine, il ne la reverra jamais plus.

Il lâcha un soupir, sentant son coeur s'accélérait furieusement. Les vêtements qu'il avait pris le temps de mettre pour ne pas apparaitre nu s'envolait dans les aires. Il n'y avait pas plus facile que de retirer, ou plutôt d'arracher parce qu'au fond, c'était ce qu'il faisait. Il arrachait les vêtements, les siens, ceux d'Amber. Il se fichait pas mal du fait qu'elle se retrouve ensuite sans une chemise bien cousu. De toute façon, en ce moment même il avait autre chose en tête et l'arbre derrière fut bien utile d'être là. Il aurait pu partir. Laisser Amber, retourner auprès des loups et continuer la route. Eviter de la prendre contre lui et de lui montrer que ce genre de choses pouvait s'avérer bien différent avec un loup. Alors que le rythme accéléra furieusement, Louis laissa le vide prendre le dessus de sa conscience. C'était la toute la beauté du moment, en dehors de leurs souffles on entendait rien dans la forêt. Son esprit était étrangement fermé. Comme stoppé. Oui c'était le mot. Un arrêt dans ses pensées jusqu'à ce que le plaisir soit terminé, que la douleur s'estompe et que son rythme reprenne la normal.

Il aurait pu la combler toute la journée, restait la durant des heures et à ne rien faire d'autre. Il aurait pu. Mais il se détacha alors de cette femme dont la peau était désormais plus chaude. Il la laissa contre l'arbre, reprenant son souffle. Il senti une brise caressait tout son corps, quelques gouttes de sueurs continuaient à tomber le long de son corps nu. Un sourire sur son visage ne le quittait pas. Il aimait offrir un doux sourire à celle qui avait un jour eu le droit de contempler son être et d'en savourer chaque partie. Il se plut à rester un instant à fixer Amber qui le fixait tout autant. Plus d'une fraction de seconde en fait. Les yeux dans les yeux, comme pour essayer de lire au fond d'elle et de deviner le moindre de ses pensées. Puis finalement, il se retourna rapidement et prit la forme du loup qu'il était.

Devant Amber, un loup au pelage noir la fixait une dernière fois. Il y avait sur son corps par la moindre trace de poil plus claire, non Louis était véritable noir. Noir comme son âme et comme l'esprit qui le gouvernait. Noir, tout simplement. Ses yeux eux, il était presque blanc le contraste étant si dur et il y avait autour de lui comme une ambiance familière. Un parfum qu'on ne pouvait pas oublier.

La mort. Oui, la mort était là, tout autour de lui et Amber devait bien connaitre cette sensation. Le loup disparu peu à peu du paysage jusqu'à rejoindre les siens. C'est ainsi qu'on pouvait voir qu'il était beaucoup plus grand que les autres. Plus grand qu'un loup. Qu'il était plus imposant et qu'on ne pouvait pas le rater. Sans attendre, les loups suivirent Louis qui était repartie vers le reste de la troupe. Laissant ainsi derrière lui ce qui restait du cadavre du chevalier. Et il ne restait pas grand-chose.

Il ne se retourna pas pour voir si Amber était sortie de sa forêt, non, en réalité il se demandait ce qui pourrait se passer la prochaine fois qu'il la verrait.

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