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 monsters are real and ghosts are real too. they live inside us and sometimes they win (yaël)

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MARCH HARE si ton cerveau déraille, c'est fini.


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MessageSujet: monsters are real and ghosts are real too. they live inside us and sometimes they win (yaël)   Mar 26 Juin - 11:13


❝ Maintenant je le sais, il existe, je l'ai vu, le monstre dans le noir m'est apparu. Lorsque la nuit tombe et que mes yeux se ferment, ce mal se manifeste et dans la peur, il m'enferme. Je suis là, à la fois fasciné et pétrifié, face à face, est-il réel ou inventé ? La sueur sur ma peau est pourtant bien vraie, les muscles endoloris de la tête aux pieds, les nuits sont longues et peu reposantes, le sommeil est une chose qui me manque. ❞

« Le pays des merveilles sombre avec toi March. Il faut que tu reviennes, tout de suite. La reine ne sait plus après qui courir, ne sait plus quelle tête couper ! Elle te veut toi. Regarde le, il s'effondre, y'a plus de couleur, plus rien. » Je vois des images, comme un film qui se déroule sous mes yeux. Le pays des merveilles, coule, devient cendres et j'ai beau lui courir après, petit à petit, l'image s'éloigne, jusqu'à disparaitre dans le noir. Le noir, le vide, les ténèbres. J'ai beau m'avancer, il n'y a pas de lumière. Puis, un bruit, qui petit à petit, devient de plus en plus fort. Un hurlement, aigu, bien trop aigu. Je passe mes mains sur mes oreilles, m'écroule au sol.
Silence.

Je me redresse d'un coup sec, j'ai mal partout, mon corps hurle à l'aide, la sueur coule sur mon front. Encore ce cauchemar, toujours le même manège, qui se déroule souvent quand je tente de dormir. Mes yeux sont exorbités, mon coeur claque fort, si fort contre mon torse. Mon ventre est tordu en deux, j'ai envie de vomir. Je déglutis, nerveux, me redresse. Mes mains tremblent, on dirait un pauvre épileptique. Nom de dieu, il faut que je me calme. Pourtant, je dois avoir l'habitude, ça arrive souvent, mais, en fin de compte, avoir l'habitude de se réveiller comme ça, ce n'est pas possible. Non. Dormir en paix ? Une phrase que je ne connais guère. Le sommeil me nargue, la nuit me hurle à la figure, le marchand de sable ne veut pas passer. Parfois, les larmes coulent sur mon visage, mais cette fois-ci, je n'y arrive plus. Je suis à un stade où, laisser ses émotions prendre le dessus, ne marche plus tellement sur moi. Je me dirige vers le salon, petit à petit, mon corps se calme. Personne. Je tire une grimace, c'est vrai. Yaël n'est pas là, ce soir. Réunion de famille, je crois bien. Parfois, il m'arrive de l'envier, avoir encore une famille qui réussi à l'apprécier tel qu'il est. Moi ? Je n'ai jamais eu vraiment de chance de ce côté-ci. Mais, que ce que je raconte ? Non, je ne suis pas né de l'union d'une femme et d'un homme, je suis la création de cette gamine. Un objet sans grand but dans ce monde sans queues-ni-têtes. Ma main se pose sur la porte vitrée qui mène au balcon, je l'ouvre. Me voilà dehors, la lune me regarde de son oeil sournois comme pour me dire : tu es anormal March. Je me laisse glisser sur les barreaux en fer, assis sur le béton, je lève les yeux vers les étoiles. En dessous ? Le vide. Le profond et si vicieux, vide. Parfois, il me fait envie. Parfois, j'ai envie de disparaitre, ne serais-ce qu'une journée. Pouvoir toucher du bout des doigts, mon monde à moi. Pouvoir retrouver le sourire à nouveau, sans me préoccuper de ce que pensent les autres. Tu deviens dépressif mon pauvre March ? Oh la ferme. Ce ne sont que des idées vagues, mais, d'un sens, cette fichue voix a raison. Je lève les yeux vers le ciel. J'ai un manque, un tel manque. Comme l'alcoolique et sa bouteille, le drogué et sa dose, l'enfant et ses bonbons. Moi ? J'ai besoin d'un bout de merveilles, de jumeaux roux, de chapelier toqué, de montre de lapin, de fumée de chenille, de sourire de chat.

En retard pour le thé, en retard tout simplement. Des phrases qui me manquent. Durant des années, elles ont été répétitives, mais dieu, que ce que je pourrais donner pour entre ce chapelier dire ça, à nouveau ? Ou même ce lapin trop soucieux. Être mort, sans vraiment l'être, se sentir défaillir petit à petit. Une poupée désarticulée, qui attends sur son étagère que son marionnettiste vienne la faire bouger, la faire revivre. J'ai beau attendre, je ne vois toujours pas Alice pointer le bout de son nez. Alice, Alice. Pouvoir fumer le narguilé, pouvoir détaler à la vue d'une carte à jouer. Une personne venant d'ici, trouverait cette façon d'idéaliser, macabre. Pourtant, je la trouve bien mieux que cette vie monotone et sans rien de bien grand, en ce lieu. Au fond, le seul qui réussi à me redonner le sourire sans s'en rendre compte, c'est Yaël. J'ai eu de la chance, trop de chance même. C'est un peu le sourire bidon en fin de journée, le fou-rire qui peut durer au moins dix minutes, l’insouciance qui fait du bien. Retrouver cette chose chez quelqu'un, c'est tellement exclusif. Dans ce monde, trop peu de rêveurs trop peu d'idéalistes. Ils se basent sur des pensées communes, des pensées bidons qui ne veulent rien dire. Moi ? Je suis le rejet de leurs idées morbides. Un rire sec s'échappe de mes lèvres à cette pensée, je glisse une de mes jambes contre mon torse. Mes yeux se ferment, j'écoute les bruits de la nuit. Ma seule mélodie. Beau tableau que voilà dis-donc. Je murmure alors. « Et comme titre ? La lune veille sur les insomniaques. »

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Dernière édition par March L. Richter le Lun 2 Juil - 22:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: monsters are real and ghosts are real too. they live inside us and sometimes they win (yaël)   Mar 26 Juin - 13:24


hey darling, i hope you're good tonight,
and i know you don't feel right when i'm leaving.


    Le coup part, droit dans le nez cette fois, et le sang coule. Merde. Yaël se recule en chancelant, se tient la main et ne peut s'empêcher de regretter automatiquement son geste. C'est étrange de voir son double se mettre à saigner, le voir se tenir le nez, le voir tituber en arrière, et entendre la mère gueuler une énième fois. « Bon Dieu, qu'est ce qu'il t'as fais encore pour que tu le frappes comme ça, Yaël ? Tu es intenable, je n'en peux plus, tu me désespères. » Toujours la même histoire, Maël ne prend jamais de toute manière, il est limite l'ange dans l'histoire, et ça le désespère. Yaël se retient de cracher, il préfère partir, il préfère tout quitter avant que la situation n'empire, de toute manière sa mère est à bout, Maël saigne, le repas s'éternise, le dessert n'arrive pas, qu'est ce qu'il fiche ici encore ? Ni une, ni deux, l'anglais se sauve de cette maison, les mains enfoncées dans ses poches. Il y a bien un moment où ils étaient complices, non ? Mais à force de vouloir trop chercher dans le passé, Yaël se perd, et finalement se rend compte que c'est impossible de se rappeler de quoi que ce soit. Comme si ça n'avait jamais existé. Finalement il abandonne et se met en chemin pour regagner l'appartement qu'il partage avec March. C'est long le chemin à pied, il met au moins une heure et demie avant d'arriver à destination, et lorsqu'il grimpe les marches des escaliers, il sent ses jambes sur le point de s'arracher de son corps.
    Chaque partie du corps de Yaël semble être entrain de brûler, ses doigts sentent encore le nez de son frère contre, et ses oreilles se souviennent du craquement qui s'était fait entendre. Jamais il ne comprendrait pourquoi son jumeau éprouve tellement de haine envers March, pourquoi il ne peut s'empêcher de le traiter de tout et n'importe quoi sans même le connaître. Et en ouvrant la porte de l'appartement, doucement pour ne pas réveiller son colocataire, il continue de s'interroger. Il ferme la porte sans bruit et se retourne pour prendre la direction de sa chambre, dépité, énervé et triste aussi. « Et comme titre ? La lune veille sur les insomniaques. » Yaël sursaute en entendant la voix familière de March et s'avance près du balcon avant de le voir assis là. Que faisait-il dehors à cette heure là ? Il allait attraper la mort. Et sans un mot, le brun s'approche pour observer son colocataire, alors qu'un sourire dessine ses lèvres. Il se sent un peut mieux, un poids qui s'enlève dans sa poitrine, alors qu'il tire une cigarette de son paquet pour la glisser entre ses lèvres et, d'un bond, saute sur le balcon aux côtés de March. Histoire de faire mourir quelqu'un de peur ce soir, évidemment. « Ou les toqués finissent tous en asile, t'en penses quoi ? » Un sourire moqueur dessine les lèvres du bouclé alors qu'il se laisse glisser aux côtés du Richter tout en allumant sa cigarette.
    Poussé par un sentiment quelconque, Yaël glisse son bras autour de l'épaule de March, enlaçant doucement son corps contre le sien. Le besoin de toujours toucher les gens, de toujours réclamer de l'affection, à défaut d'en avoir de son double. Pire qu'un enfant. Ses lèvres déposent un baiser dans la chevelure brune alors qu'il pose sa tête contre la sienne avant de commencer à fumer sa cigarette. « Pourquoi t'es debout, mon chou, tu sais que la nuit on doit dormir ? » Combien de fois March s'était déjà levé en pleine nuit, réveillé par un cauchemar, et réfugié sur le balcon ? Yaël tient un nombre approximatif, s'en voulant de ne pas se réveiller des fois et pouvoir rester avec son ami jusqu'à on oublie le mauvais rêve. Et pour ce soir, il se félicite d'avoir à moitié assommé Maël pour pouvoir rentrer et retrouver March sur le balcon. Ils auraient dû prendre une couverture, en fait. Et l'écrivain finit par se blottir un peu plus contre le brun, sa tête posé contre la sienne. Il n'aime vraiment pas le froid, et il sent déjà le bout de son nez devenir tout froid, et rien que pour embêter March, il vient le coller contre sa joue. « Dis moi tout ou je te torture par le froid. » Quelle menace, à mourir de peur.
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MessageSujet: Re: monsters are real and ghosts are real too. they live inside us and sometimes they win (yaël)   Mar 26 Juin - 13:59


❝ Maintenant je le sais, il existe, je l'ai vu, le monstre dans le noir m'est apparu. Lorsque la nuit tombe et que mes yeux se ferment, ce mal se manifeste et dans la peur, il m'enferme. Je suis là, à la fois fasciné et pétrifié, face à face, est-il réel ou inventé ? La sueur sur ma peau est pourtant bien vraie, les muscles endoloris de la tête aux pieds, les nuits sont longues et peu reposantes, le sommeil est une chose qui me manque. ❞

Le corps fatigue, mais dans la tête, c'est une toute autre histoire. Les paupières ne veulent pas se fermer pendant des heures, rien du tout. C'est à en perdre la tête à vrai dire et dieu seul sait combien de fois, ça m'a fait faux bon. Parfois, je m'endors dans des lieux insolites sans vraiment le vouloir, si ça se trouve, je vais passer la nuit ici ? Qu'est-ce que j'en sais après tout. Juste dormir une fois pour de bon, une seule fois. Et pourtant, ce n'est pas la compagnie de Yaël qui m'empêche de partir dans le monde étrange des rêves, non, c'est moi le problème. Sacré problème d'ailleurs. Je tire une grimace. La nuit va être longue, dieu que oui. Puis, une voix familière me sort de ma bulle, pas la peine d'ouvrir les yeux pour savoir qui est là. « Ou les toqués finissent tous en asile, t'en penses quoi ? » Un rire sec s'échappe de mes lèvres, humour particulier mais qui réussi toujours à m'arracher un sourire. J'hausse les sourcils, lève les yeux vers lui. Et la première question que je me pose est : mais bon dieu boucle d'or, que fais-tu ici ? Mais, je me retiens, du moins pour le moment. Parce que de toute manière, c'est une machine à parler et je sais d'avance, qu'il n'a pas fini sa phrase. Il s'approche, se pose à côté de moi, me prend dans ses bras. C'est assez hallucinant, vous croyez pas ? Qu'un quelconque geste, puisse faire du bien. Que ce soit un sourire rayonnant, une prise dans les bras ou autre, les pensées peuvent devenir meilleures quand on a le droit à ça. C'est un genre de baume au coeur d'une certaine manière. « Pourquoi t'es debout, mon chou, tu sais que la nuit on doit dormir ? » Et malheureusement, il a raison. La nuit, faut dormir. Oui, parfois je me dis que je suis un peu, une personne nocturne. Qui dort un peu le jour et la nuit, ce n'est juste pas possible de fermer les yeux. Yaël tremble et contrairement à lui, je n'ai pas vraiment froid. Ce serait triste qu'il tombe malade, surtout que quand il est malade, il est bien pire qu'à son habitude. Un sur-excité puissance je-ne-sais-combien. Une pile électrique qui veut se lever malgré la fièvre. Un peu barré certes, mais c'est ça qui le rend unique à sa façon. « Dis moi tout ou je te torture par le froid. » C'est un enfant, oui Yaël est un enfant. C'est véridique, clair et net. Dans sa façon de parler, d'agir la plupart du temps. Il aura beau déblatérer des choses sordides et parfois vraiment matures, il essaiera toujours de se comporter en insouciant. Parfois, je me demande, si ce n'est pas ça qui lui permet de rester debout. Échapper à la réalité par des paroles, des gestes, des histoires qu'il écrit. Il est un peu comme toi, tu sais ? Toi aussi, tu essaies de te tirer de ce monde à ta manière. Avec tes tableaux. Réalité ou illusion, raison ou pas raison, j'ai cessé de me poser la question, il y a bien longtemps.

« Les toqués finissent en asile ? Qui est toqué ici, mon cher ? » Personne. Au contraire, parfois je me dis que nous sommes les plus lucides qui puissent exister en ce lieu. Après tout, être toqué ... C'est relatif. Comme la beauté, d'ailleurs. Chacun aura sa façon de penser dans ce bas monde, toqué ou pas toqué, différent ou pas différent, nous sommes ce que nous sommes. Je glisse mes doigts sur le bâton de cancer qu'il a entre les doigts, tire un coup dessus. Berk. C'est immonde. Le narguilé, est bien plus doux dans la bouche, alors que ça c'est ... Je ne sais pas, trop brute. Trop mauvais pour la gorge, la fumée s'échappe de mes lèvres et avec ma main, je fais du vent, et lui remet la cigarette entre les doigts. « C'est ignoble ce truc, comment tu peux fumer ça ? » Je tousse quelques secondes, ce n'est certes pas la première fois que je pose mes lèvres dessus, mais, ça me fait toujours le même effet. C'est de la maladie en bâton blanc. Je glisse ma main libre dans mes cheveux puis, retourne mon attention sur le ciel en riant d'un coup. « Pourquoi je suis debout ? On va dire qu'une petite voix m'a parlé puis m'a hurlé dans les oreilles, mais, tellement que j'ai faillis sentir mon coeur me lâcher. Comme, je sais pas. Un cauchemar en somme. » Je pousse un bref soupir, je me retiens de lui dire les paroles de cette dite voix, mais j'ai peur de sa réaction. Après tout, il ne connait pas grand chose de mes origines, même ma famille. Richter. Ce nom me donne des frissons. Une famille trop riche et trop hautaine, à un telle point qu'elle a préféré se débarrasser de moi. Triste sort pour March Lewis Richter. Malgré tout, je ne tiens pas vraiment à aborder le sujet du cauchemar récurent, qui me bouffe mes nuits et parfois mes jours. Sauf s'il insiste de trop et encore. Après tout, Yaël, lui, il vient d'ici, alors que moi non. Deux mondes différents, et pourtant. Alors, je tente de dévier le sujet, vers un autre qui me parait plus intéressant que ce rêve sombre. « Pour pas changer. Enfin, à mon tour de poser une question. Qu'est-ce que tu fais ici ? Enfin, j'veux dire, t'avais pas un dîner familial ou quelque chose comme ça ? » J'hausse un sourcil, le fixe dans le blanc des yeux. Pour tout dire, avec Yaël, je m'attends à tout comme réponse. Il est imprévisible d'une certaine façon, peut-être que tout est parti du mauvais côté, ou bien, je ne sais pas, que tout a été annulé ? J'ai des doutes, j'ai trop d'hypothèses, d'idées saugrenues en tête.

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MessageSujet: Re: monsters are real and ghosts are real too. they live inside us and sometimes they win (yaël)   Mar 26 Juin - 20:10


come take a walk on a wild side,
let me kiss you hard in the pouring rain.


    Bizarrement, le souvenir d'avoir frappé son frère reste bien gravé dans son esprit, il sait que cette fois là est différente, jamais il n'avait saigné avant. Yaël fixe alors un bout du ciel, remonte ses genoux contre son torse et ne peut s'empêcher de s'insulter mentalement. Un tremblement, et il ne sait même pas si c'est à cause du froid ou cette étrange sensation qui s'infiltre doucement en lui. Heureusement pour lui, il y a March qui répond à ses questions, qui attend que l'autre énergumène se calme pour pouvoir répondre. « Les toqués finissent en asile ? Qui est toqué ici, mon cher ? » Un haussement d'épaules accompagne le tout, qui est vraiment toqué, hein ? Est-ce lui ? Ou la certaine perversion qu'il sent chez Maël lorsque celui-ci insulte à tort et à travers ? Ou alors est-ce Mach qui ne semble pas ressentir le froid ? Yaël ne sait plus, et il préfère ne pas réfléchir en fait, d'ailleurs March semble penser la même chose puisqu'il prend la cigarette et commence à fumer dessus. Vraiment ? L'anglais a limite envie de l'arrêter, de lui sauter dessus pour le stopper, mais lorsque son colocataire se met à tousser, c'est vraiment marrant. Le voilà qui se met à rire en tapotant doucement le dos de March.  « C'est ignoble ce truc, comment tu peux fumer ça ? » « L'habitude. » lui répond du tac-au-tac Yaël alors qu'il commence déjà à sourire, amusé comme tout de cette situation. C'est vrai quoi, il fumait depuis longtemps d'après ce qu'il se rappelait, alors à force il ne sentait plus la fumée âcre lui brûler la gorge.
    « Pourquoi je suis debout ? On va dire qu'une petite voix m'a parlé puis m'a hurlé dans les oreilles, mais, tellement que j'ai faillis sentir mon coeur me lâcher. Comme, je sais pas. Un cauchemar en somme. » Evidemment ! Il ne faut pas être Sherlock pour le comprendre ça, il n'y a que les cauchemar qui réveille au milieu de la nuit ou les profondes angoisses, et dans les deux cas ce n'était pas rassurant. C'est pourquoi Yaël fronce ses sourcils et se retourne un peu vers son ami, continuant à faire pression avec son nez froid contre sa joue, et finit par le glisser doucement contre celui de March pour les frotter doucement. Le Creed n'a pas peur de passer pour un enfant, n'a pas peur qu'on le pense immature, n'a pas peur de son geste déplacé. Il se fiche bien de tout ça, certainement parce qu'il sait faire la part des choses, il sait être mature aussi quand il veut, alors il se permet tout. Il se permet même de sourire de manière effronté à son colocataire tout en lançant une répartie cinglante : « T'aurais du l'étrangler, et hop, plus de voix. C'est comme le conte de la poule qui caquetait trop, tu le connais ? » Sinon il est prêt à la raconter, cette histoire, étant donné que c'est un peu son quotidien, c'est même sa vie, comme s'il était fait pour les histoires. Cependant, March pense s'en sortir facilement, haut la main, parce que le voilà qui s'aventure sur d'autres sujets, comme si Yaël était stupide et qu'il ne chercherait pas à comprendre plus.
    « Pour pas changer. Enfin, à mon tour de poser une question. Qu'est-ce que tu fais ici ? Enfin, j'veux dire, t'avais pas un dîner familial ou quelque chose comme ça ? » L'écrivain sent ses doigts se crisper un peu, ceux de la main droite, celle avec laquelle il a frappé Maël, et il ne peut s'empêcher de laisser un soupir passer la barrière de ses lèvres. Il porte la cigarette à ses lèvres et tire doucement dessus, essaye de retarder le moment où il devrait parler... et tant pis, faut bien que ça tombe quand même, et trop attendre paraîtrait suspect : ça ne lui ressemble pas de faire traîner le début d'une histoire. « J'ai cassé une assiette ce soir, alors ma mère a commencé à être nerveuse... mais pas la nervosité qu'on a lorsqu'on est anxieux, non, c'est la nervosité de celle qui se retient de crier ou de gifler. J'ai pas fais exprès, j'étais entrain de jouer au ballon. » Il marque un petit temps de pause. D'après sa mère, il en avait cassé plus d'un million de cette manière lorsqu'il était gosse. « Maël a dit que j'étais attardé, il s'est foutu de moi, et de toi aussi. Il pense que t'es un gros con de première. » Soudainement honteux, Yaël bouge sur place, se dandine un peu, allonge ses jambes face à lui et continue de fumer. Geste nerveux. « J'ai frappé Maël, il a saigné. » Voilà c'est dit, et il a juste trop envie de s'enfuir, de rentrer sa tête entre ses épaules, comme lorsqu'il s'engueule avec March. Pourquoi il s'engueule avec lui, sérieusement ? Et l'anglais pose ses yeux verts sur son ami, l'observant silencieusement. S'il y a bien une personne au monde sur laquelle Yaël n'a pas fait d'estimation concernant sa compatibilité sexuelle c'est bien March. Il n'ose pas, sans doute, en plus il réfléchit souvent à voix haute, et puis merde, ça ne marche pas comme ça, il se retrouverait sans endroit où dormir, et finit les câlins. Alors à la place, il glisse sa main sur la sienne et hésite quelques secondes avant de lancer sur un ton qu'il se veut joyeux. « Raconte ce qu'il se passe dans ton cauchemar à tonton Yaya, il va essayer de ne plus t'y faire penser. » Et en finissant ces paroles, il retire le petit chapeau melon noir qu'il avait sur la tête aujourd'hui pour le poser sur la tête de March.
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MessageSujet: Re: monsters are real and ghosts are real too. they live inside us and sometimes they win (yaël)   Mar 26 Juin - 21:04


❝ Maintenant je le sais, il existe, je l'ai vu, le monstre dans le noir m'est apparu. Lorsque la nuit tombe et que mes yeux se ferment, ce mal se manifeste et dans la peur, il m'enferme. Je suis là, à la fois fasciné et pétrifié, face à face, est-il réel ou inventé ? La sueur sur ma peau est pourtant bien vraie, les muscles endoloris de la tête aux pieds, les nuits sont longues et peu reposantes, le sommeil est une chose qui me manque. ❞

« T'aurais du l'étrangler, et hop, plus de voix. C'est comme le conte de la poule qui caquetait trop, tu le connais ? » C'est hallucinant. Il réussi à passer facilement d'un sujet à un autre, d'alléger l'atmosphère avec une seule phrase, tenter de voir le côté plus ou moins drôle de la chose. Il n'est pas conteur pour rien et on va dire, qu'il a tout de même un sacré succès avec les enfants. Tout simplement parce que, l'air de rien, il en est un. Ses histoires pourtant, ont un quelque chose, un je ne sais quoi qui me rappelle quelqu'un. Je ne saurais pas mettre le doigt dessus. Ses histoires sont sombres quand on le voit d'un oeil plus adulte, alors que l'enfant, ne verra que le côté simple est joyeux. Oui, Yaël est étonnant, il est à mi-chemin entre l'enfant candide et l'homme mature. C'est un mystère à lui tout seul. Son nez est gelé, il a froid, enfin de ce que j'en conclus. Haussement de sourcils, curieux, intrigué. J'apprécie les histoires, surtout quand elles touchent à autre chose que ces romans à l'eau de rose, ces romans que ces gens aiment tant lire. Horreur, damnation. Puis, moi j'attends ma réponse à ma question. Pourquoi revenir d'un coup ? Pour tout dire, je m'attendais à m'endormir sur le balcon l'air de rien. Mais, il a pour ainsi dire bousillé mon plan de la soirée. C'est loin de me déplaire, évidemment. Au contraire, quand il n'est pas là, je tourne en rond, je me pose trop de questions, je suis presque, anxieux. En même temps, la solitude, ça va pas avec toi. Je tire une vague grimace à cette pensée. La solitude, ça prend aux tripes jusqu'à vous dévorer complètement. La solitude rend plus ou moins dingue, la solitude, c'est un cancer qui se propage en vous. Yaël ? C'est un genre d'antidote à lui tout seul. « J'ai cassé une assiette ce soir, alors ma mère a commencé à être nerveuse... mais pas la nervosité qu'on a lorsqu'on est anxieux, non, c'est la nervosité de celle qui se retient de crier ou de gifler. J'ai pas fais exprès, j'étais entrain de jouer au ballon. Maël a dit que j'étais attardé, il s'est foutu de moi, et de toi aussi. Il pense que t'es un gros con de première. J'ai frappé Maël, il a saigné. » Je le regarde, un long moment. Un silence s'installe, pas vraiment lourd, mais pas vraiment innocent non plus. Un rire étonné s'échappe de mes lèvres. Son frère, pour tout dire, il ne m'en a jamais vraiment parlé, ou du moins, pas de cette façon. Une fois, j'ai eu droit à savoir qui c'était, mais sans rien de plus. Juste un type pianiste de ce que j'ai compris, assez contraire à Yaël. Il a l'air honteux, il a l'air gêné tout à coup. Mais, je n'ai pas le temps de dire quelque chose qu'il continue sur sa lancée, il pose sa main sur la mienne. « Raconte ce qu'il se passe dans ton cauchemar à tonton Yaya, il va essayer de ne plus t'y faire penser. » J'ai droit à son superbe chapeau sur ma tête, ma main libre se glisse dessus pour le poser sur mon visage, mes lèvres restent seulement visibles.

« Wow. » Seul commentaire pour le moment, concernant la petite bagarre avec le frère. Je papillonne des yeux, enlève le chapeau, le fixe un instant, avant de reporter mon attention sur mon cher colocataire. « En même temps, te traiter d'attardé, c'est extrême. De plus, qu'est-ce qu'il y connait en qui est attardé ou non ? Surement rien, enfin tu me diras, c'est relatif la folie. Fou ou pas, tout dépendra de la façon dont la personne peut le voir. Après, de ce que je sache, il est contraire à toi. Non ? Il a pas le droit de te juger. » Intéressé jusqu'au bout. Chacun est différent, à sa façon. Parfois trop, ce qui dérange à peu près tout le monde, c'est triste à dire. Ce soir ? Je suis, d'un calme presque olympien à vrai dire, surement le contre coup du cauchemar, de ce réveil trop brusque. La fatigue du corps et tout ce qui va avec. Puis un sourire s'affiche sur mon visage, alors comme ça, ce cher Yaël n'a pas hésité à prendre ma défense ? Pour tout dire, j'en suis flatté d'une certaine manière. Au moins, je sais qu'il me porte dans son coeur - en même temps, après deux ans, il faudrait avoir un coeur de pierre pour rester de glace, ou même, il serait parti dés le début. Mais, le point négatif ce soir, reste ce rêve macabre. Je le connais, il va insister. Autant tenter de dire la chose, sans vraiment le dire. Il suffit de ruser mon cher. Sauf que ruser, n'est pas mon mot d'ordre, non, c'est ce chat qui sait mentir. Moi ? Je n'y arrive pas, ou alors que trop peu. Je ne saurais comment lui imager la chose, le pays des merveilles ? C'est un casse-tête à expliquer. Et là, j'ai l'idée en tête, je sais comment lui montrer plus ou moins, à quoi je pense le plus clair du temps. Je me redresse, sans pour autant lâcher sa main et pose le chapeau melon sur ma tête. Je roule des yeux alors. « Pour faire simple, le plus clair du temps, y'a ... Cette bouche bizarre face à moi, autour de moi, c'est tout noir. Puis, elle se met à causer, et à la fin, elle hurle, elle me crève les tympans et je me réveille tout à coup. Parfois, c'est autre chose, des images, d'autres paroles, des têtes qui apparaissent, des sales paroles à mon égard. Un monstre, un croque-mitaine, mais, dans ma tête. C'est, assez répétitif à vrai dire. » Petit moment de silence. « Mais, je te vois déjà venir avec : quoi comme images ? Quoi comme autre trucs ? Mais, même ça je ne pense pas pouvoir t'expliquer, c'est tellement ... Tellement, je ne sais pas. C'est simple et compliqué à la fois à expliquer. Du coup, il faudrait que tu vois ça de tes propres yeux. Tu ne peux pas entrer dans ma tête, enfin, pas pour le moment. » Je m'emballe dans mes explications, quand ce n'est pas lui qui tire en long et en large, c'est bel et bien moi qui le remplace. « Suis-moi. Et d'ailleurs, explique moi cette histoire, je l'ai jamais entendu venant de ta bouche. » De fil en aiguille, je lâche sa main, me glisse dans l'appartement, il fait bien plus chaud. Une main dans la poche de mon jean, j'avance dans une pièce et allume la lumière. Ma pièce. Mes tableaux sont partout, en haut, en bas, à gauche, à droit. Il y a des tâches ici et là, des toiles blanches et tout ce qu'il faut. Mais, surtout, le château de la reine de coeur, la table à thé, les champignons, le trou du lapin. Absolument tout. Lui expliquer que je ne viens pas de cette ville ? Peut-être, je ne sais pas trop. Il prendra surement ça avec le sourire, sans me prendre au sérieux. Après tout, c'est bien trop étrange à entendre. Je crois. Sourire béat, je repense à ces moments. Les chansons improvisées du chapelier, les crises du loir. « Je vois, tout ça. »

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MessageSujet: Re: monsters are real and ghosts are real too. they live inside us and sometimes they win (yaël)   Mer 27 Juin - 12:23


it's hard to feel the rush,
to push the dangerous.


    « Wow. » Yaël lève les yeux au ciel en entendant la réaction de March et tente de s'enfoncer un peu plus dans le mur si possible, histoire de disparaître. Il n'avait pas envie de frapper si fort, vraiment pas. Ces disputes le mettait dans un drôle d'état, le retournait complètement de l'intérieur, comme si ça ne devait jamais être comme ça. Ca n'a pas toujours été comme ça. Et pourtant, parallèlement, Yaël n'attend qu'une seule chose : le jour où Maël lui rendra ses coups. Il risque de prendre cher, mais il s'en fiche, ça va même le faire rire. Oui, ça tourne pas rond chez lui, y a un truc sous la masse de cheveux qui doit être déréglé, à trouver quoi. « En même temps, te traiter d'attardé, c'est extrême. De plus, qu'est-ce qu'il y connait en qui est attardé ou non ? Surement rien, enfin tu me diras, c'est relatif la folie. Fou ou pas, tout dépendra de la façon dont la personne peut le voir. Après, de ce que je sache, il est contraire à toi. Non ? Il a pas le droit de te juger. » Ca le fait doucement sourire ce que March dit et il se sent un peu mieux, un peu moins... coupable. Il y a quelque chose qui sonne vrai dans tout ça, qui sonne comme une délivrance. Et pourtant... ils ne sont pas si contraire que ça, puisqu'à chaque fois que Yaël voit son frère, il semble se voir dans un miroir. C'est pas grave, on laisse tout ça de côté, on oublie. Ce n'est pas lui qui raconte sa vie et qui se lamente, oh ça non, il est toujours une pile électrique, toujours prêt à remonter le moral à tout le monde, prêt à faire des câlins à la ronde et à faire rire, toujours. Alors on oublie bien vite cette histoire, on passe à autre chose, et on sourit. Et pendant tout le long du discours, sa main ne s'est pas délogée de celle de March, comme un réconfort. Ses doigts caressent doucement la peau, un effleurement léger, un automatisme. Etrangement, il se sent calme là, chose qui ne lui arrive que trop rarement. Hyperactif, il ne tient jamais en place, mais là il sait rester sagement blottit contre son colocataire.
    L'anglais finit par redresser un peu son visage et regarde celui de March, dissimulé sous son chapeau, ne laissant que ses lèvres de visible. Hm. Ca donne presque des idées à Yaël, genre de lui mettre du rouge à lèvre, hein... On va pas trop loin quand même. Enfin, le voilà qui fronce ses sourcils, sursaute presque lorsqu'il voit son ami enlever le chapeau et repose tranquillement sa tête contre la sienne. « Pour faire simple, le plus clair du temps, y'a ... Cette bouche bizarre face à moi, autour de moi, c'est tout noir. Puis, elle se met à causer, et à la fin, elle hurle, elle me crève les tympans et je me réveille tout à coup. Parfois, c'est autre chose, des images, d'autres paroles, des têtes qui apparaissent, des sales paroles à mon égard. Un monstre, un croque-mitaine, mais, dans ma tête. C'est, assez répétitif à vrai dire. » De quoi il parle avec cette bouche qui hurle ? Ah oui, son rêve. Eh bien, il faut lui coudre les lèvres, ne plus jamais l'entendre hurler ! Surtout si ce sont des sales paroles... Yaël serait prêt à leur tordre le cou à tout ces monstres, même le croque-mitaine ! Oh non, il n'en a pas peur, ou alors il va faire comme si, c'est l'honneur de March qui est en jeu. Mais pour ça il faut mieux connaître ses ennemis ! Et alors qu'il ouvre la bouche pour poser une ultime questions, le brun à ses côtés le devance. « Mais, je te vois déjà venir avec : quoi comme images ? Quoi comme autre trucs ? Mais, même ça je ne pense pas pouvoir t'expliquer, c'est tellement ... Tellement, je ne sais pas. C'est simple et compliqué à la fois à expliquer. Du coup, il faudrait que tu vois ça de tes propres yeux. Tu ne peux pas entrer dans ma tête, enfin, pas pour le moment. » Pas pour le moment ? Il peut entrer dans sa tête ? Il aimerait beaucoup entrer dans sa tête.
    Et voilà que March demande de le suivre, et Yaël a presque envie de ronchonner, parce qu'il est bien assis là, même s'il meurt de froid, au moins il tient sa main. Mais il se lève, les mains se libèrent et on demande de conter une histoire, alors le Creed oublie tout et le voilà qui sautille déjà derrière son colocataire. « C'est l'histoire de Cocotte la Poule -tu noteras l’originalité de son prénom- qui ne faisait que de caqueter à longueur de journée, au point que tout les animaux de la ferme en ai mal au crâne et commence à se plaindre d'elle. » Tout en racontant son histoire, Yaël jette sa cigarette par-dessus le balcon, comme s'ils n'avaient pas de cendrier, et enfonce les mains dans son sweat tout en mâchouillant la ficelle. « Les moutons parlaient sur elle, ils en parlaient aux vaches, qui le répétaient aux canards, qui s'empressaient de le dire aux cochons. Tout le monde était à bout, et le bruit incessant de Cocotte qui caquette rendait les animaux nerveux, ils ne faisaient plus du bon lait, ne pondaient et ne mangeait plus. Ils devaient faire quelque chose. » Il attrape une pomme et mord dedans avant de le suivre jusque dans Sa pièce, l'odeur de peinture lui monte automatiquement au nez. « Les animaux disaient qu'il était temps pour elle de fermer son bec une bonne fois pour toute et tout les animaux se lièrent pour faire d'elle la poule la moins travailleuse au sein de la ferme. On lui prenait ses œufs, on lui arrachait quelques plumes, elle n'avait plus fière allure mais continuait de caqueter sans cesse. COT COT COT COOOOT COOOT. Quel son horrible. Et le fermier, se rendant compte que sa poule ne lui servait plus qu'à une chose, finit par en faire son repas. Depuis, plus aucune poule n'ose caqueter dans la ferme. » Et sans s'en rendre compte, Yaël hausse les épaules pour terminer son histoire alors que ses yeux se posent sur les tableaux de March.
    « Je vois, tout ça. » « Elle est bien roulée, elle. » Et il montre la Reine Rouge du doigt avant de se pencher en avant et fronce un peu ses sourcils. Les mains sur ses cuisses, la bouche tordue dans une grimace et ses yeux plissés, il essaye de comprendre le sens profond de ces toiles. Finalement Yaël se redresse et hausse les épaules. « C'est que t'as une grande imagination, mon chou... Je peux te piquer quelques idées pour un conte ? » Et sans attendre, il tire un stylo de sa poche et commence à gribouiller quelques notes sur sa main et son bras, observe minutieusement chaque toiles, chaque détails. C'est splendide. Ses doigts viennent effleurer la peinture... Qu'est ce qu'il donnerait pour être dans ce monde, normal que March en rêve. Mais de manière si torturée. Finalement il se redresse et s'étire, fait craquer les os de son dos. « Tu dois appartenir à ce monde et ils reviennent te chercher. » lâche-t-il finalement avec un sourire en coin avant de se retourner vers son colocataire, agrandissant ses émeraudes et les plantant dans les iris de March. « Pour te bouffer, sans aucun doute. » Et il éclate de rire avant de lui tapoter l'épaule et de griffonner à nouveau sur sa main un mot. Il y a marqué, à présent, des mots à la suite des autre, sans sens précis. Lapin, chapeau, cœur, jumeaux, thé. Tiens, une tasse de thé. Ses doigts se glissent alors dans la main de son ami et l'emmène jusqu'à la cuisine, non sans un dernier regard pour les toiles entreposées, et le voilà qui sifflote déjà. « Un thé et au lit. »
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MessageSujet: Re: monsters are real and ghosts are real too. they live inside us and sometimes they win (yaël)   Mer 27 Juin - 14:11


❝ Maintenant je le sais, il existe, je l'ai vu, le monstre dans le noir m'est apparu. Lorsque la nuit tombe et que mes yeux se ferment, ce mal se manifeste et dans la peur, il m'enferme. Je suis là, à la fois fasciné et pétrifié, face à face, est-il réel ou inventé ? La sueur sur ma peau est pourtant bien vraie, les muscles endoloris de la tête aux pieds, les nuits sont longues et peu reposantes, le sommeil est une chose qui me manque. ❞

« C'est l'histoire de Cocotte la Poule -tu noteras l’originalité de son prénom- qui ne faisait que de caqueter à longueur de journée, au point que tout les animaux de la ferme en ai mal au crâne et commence à se plaindre d'elle. Les moutons parlaient sur elle, ils en parlaient aux vaches, qui le répétaient aux canards, qui s'empressaient de le dire aux cochons. Tout le monde était à bout, et le bruit incessant de Cocotte qui caquette rendait les animaux nerveux, ils ne faisaient plus du bon lait, ne pondaient et ne mangeait plus. Ils devaient faire quelque chose. Les animaux disaient qu'il était temps pour elle de fermer son bec une bonne fois pour toute et tout les animaux se lièrent pour faire d'elle la poule la moins travailleuse au sein de la ferme. On lui prenait ses œufs, on lui arrachait quelques plumes, elle n'avait plus fière allure mais continuait de caqueter sans cesse. COT COT COT COOOOT COOOT. Quel son horrible. Et le fermier, se rendant compte que sa poule ne lui servait plus qu'à une chose, finit par en faire son repas. Depuis, plus aucune poule n'ose caqueter dans la ferme. » Rire en coin d'un coup, il déborde d'imagination, c'est à se demander s'il ne prend pas des médicaments pour que tout vienne d'un coup. Certes, ça peut paraitre candide, mais, son histoire est glauque de la façon dont je la vois. Je tire une simple grimace, coincée entre le sourire et l'étonnement. La morale de l'histoire ? Quand quelqu'un parle trop, il suffit tout simplement de s'en débarrasser. Au moins, a le mérite d'être plus ou moins radical. Ici, c'est mon lieu. Ma délivrance, mon envie de me dépasser, sans penser à ce que pourront dire les autres de mon état de transe quand je met tout sur toile. La peinture, c'est une longue histoire, au tout début, je voulais écrire, mais les mots ne venaient pas, j'ai tenté la musique, mais malheureusement j'étais bien trop mauvais. Puis, je suis tombé sur un pot, et là a commencé une longue histoire. Tout ces tableaux, ont une histoire, une nouvelle idée, un souvenir lointain. Souvenir bon ou mauvais, je dois coucher sur toile, tout ce que je vois et revois. C'est un besoin, une envie incontrôlable. Il y a des choses qui ne s'expliquent pas, j'ai cessé de tenter de me comprendre, il y a des années. En retard March, comme d'habitude ! Dis-donc, c'est que tu as presque raté demoiselle Alice. Je déglutis, je sens mon ventre se tordre tout à coup, ma main se glisse dessus, je tire une grimace. C'est pas le moment de flancher, non, pas maintenant. Tu vas pas te laisser abattre, juste parce que tu es fatigué ? Je secoue ma tête Yaël me sort de mes pensées avec son commentaire, très peu constructif. « Elle est bien roulée, elle. » Remarque digne du bouclé. La reine rouge, rien de penser à ses mauvaises actions, j'en ai des frissons le long du dos. Peut-être belle, mais surtout dévastatrice. Son coeur est mort avec elle, il ne reste plus que la haine dans son âme. Elle tue à coup de hache et hop, plus de tête. Y'a des têtes qui roulent, roulent, roulent. Des tasses qui tombent, tombent, tombent. C'est le bazar dans tes souvenirs. « C'est que t'as une grande imagination, mon chou... Je peux te piquer quelques idées pour un conte ? » Mon sourire s'efface à cette parole. C'est vrai oui, à ses yeux, ce n'est que de l'imagination trop débordante, un esprit trop farfelu. Comme s'il allait vraiment me prendre au sérieux ? Avec ces histoires de thé qui déborde partout, de cartes meurtrières. T'as juste une grande imagination. Non, non. NON. Tout ça c'est bien vrai. Trop vrai de vrai. Avant, j'étais un lièvre qui passait son temps, assis non loin de cette grande table. Table qui supportait le poids de nombreux services à thé, de montres en tout genre. Oh arrête, tu crois franchement qu'il te prendra au sérieux ? Il fait parti de ce monde, j'te rappelle. On verra bien de toute manière. Je déglutis, le laisse noter ce qu'il veut noter.

« Tu dois appartenir à ce monde et ils reviennent te chercher. Pour te bouffer, sans aucun doute. » Plaisanterie de mauvais goût, enfin, il ne peut pas savoir ce que je cache. Malheureusement, je n'arrive pas à me forcer à rire, c'est triste hein ? Le lièvre de Mars, considéré comme la coqueluche du pays des merveilles, n'arrive pas à rire. Il n'en a pas l'envie. Je n'ai pas le temps de dire ouf, qu'il m'entraine dans une autre pièce. « Un thé et au lit. » Il sifflote, est d'une légèreté incroyable. March, va pas sortir de tes gonds maintenant. Tout se brouille, je suis départagé entre l’énervement et la fatigue. C'est pas le moment, pas le moment. Après tout il connait rien de l'histoire, alors c'est pas le moment, après la soirée qu'il a passé. J'inspire un long moment, tente de sourire. Mais, ça sonne faux, j'hausse les sourcils. « T'as tout compris. Ce monde a déjà bouffé ma famille, maintenant il s'attaque à moi. » Murmure presque froid. Rire nerveux en coin. Tout ça, c'est de ta faute March, nous sommes ruinés ! La ruine du côté de ta famille, ta famille qui voulait seulement t'aider. Mais, les cas désespérés, ne peuvent être aidés. C'est encré dans mon âme, une tâche indélébile qui s’agrandit de jours en jours. C'est comme un monstre qui me dévore, oui, c'est ça un monstre. « Concernant dame la reine que tu trouves jolie, il faut savoir que c'est une dévoreuse d'âme. Elle coupe des têtes à longueur de temps, une grande frustrée. Frustrée de quoi ? Va savoir. Puis, il y aussi ce lapin toujours en retard, à courir, gauche, droite, gauche. Les jumeaux qui causent de trop, qui embrouillent quiconque osera les approcher. Le chat, qui disparait et apparait quand il le veut. Le loir, considéré comme alcoolique et narcoleptique. Le chapelier qui mourra un jour d'une overdose de thé. » Je relâche sa main, d'un coup. « Et pour finir, le lièvre de Mars, j'arrive pas trop à le définir celui-là. » Glisse mes mains dans les poches de mon jean, penche la tête sur le côté, l'air de rien. Se coucher ? Aurait-il perdu la tête ? Il sait très bien que je ne trouve pas le sommeil avant des heures et des heures. « Se coucher ? Un thé à cet heure ? Tu es sérieux ? » Je papillonne des yeux, le sourire me revient naturellement, l'air de rien. Comme si je n'avais pas entendu que j'avais une imagination trop débordante. « Qui êtes-vous et qu'avez vous fait de cher Yaël ? »

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MessageSujet: Re: monsters are real and ghosts are real too. they live inside us and sometimes they win (yaël)   Mer 27 Juin - 14:49


i wanna just dance, but he took me home instead,
oh-oh there was a monster in my bed.


    « T'as tout compris. Ce monde a déjà bouffé ma famille, maintenant il s'attaque à moi. » Tiens, d'habitude March ne parle pas de sa famille, c'est un peu comme un principe entre eux, ils savent qu'ils ont tout les deux des familles de fous mais personne n'en parle. C'est mieux ainsi. Alors Yaël ne sait pas vraiment comment réagir face à ça... Si, il lâche la main de son colocataire. Etrangement. Et la glisse sur son propre bras, comme pour s'enserrer un peu. Cette histoire est étrange pour que March parle comme ça de sa famille, pour qu'il ai ce ton là, pour qu'il fasse des cauchemars à longueur de nuit... Si ça se trouve, il vient vraiment de ce monde, il serait vraiment dingue, et Maël aurait raison. Merde ! Yaël, t'es vraiment qu'un gros imbécile. Le brun serre son poing, s'il pouvait, il se serrait mis un coup à l'instant même. Si, avec toute les fois où il défend March, s'il fait en sorte que personne n'ose le traiter de cinglé, c'est quand même pas lui qui va s'y mettre. N'importe quoi, il l'adore tellement, et pour le coup, Yaël s'en veut au point de se retourner vers March, les yeux légèrement écarquillé, son cœur battant un peu plus contre sa poitrine, surpris. « Concernant dame la reine que tu trouves jolie, il faut savoir que c'est une dévoreuse d'âme. Elle coupe des têtes à longueur de temps, une grande frustrée. Frustrée de quoi ? Va savoir. Puis, il y aussi ce lapin toujours en retard, à courir, gauche, droite, gauche. Les jumeaux qui causent de trop, qui embrouillent quiconque osera les approcher. Le chat, qui disparait et apparait quand il le veut. Le loir, considéré comme alcoolique et narcoleptique. Le chapelier qui mourra un jour d'une overdose de thé. Et pour finir, le lièvre de Mars, j'arrive pas trop à le définir celui-là. » Yaël se surprend alors à sourire en l'entendant et s'assoit sur la table de la cuisine avant de pencher un peu sa tête sur le côté, il réfléchit à ce monde, il l'écoute attentivement. Ca serait tellement amusant d'y vivre, tellement bien de suivre le chat, de se rouler dans l'herbe, de prendre le thé à n'importe quelle heure. Le paradis. « Se coucher ? Un thé à cet heure ? Tu es sérieux ? Qui êtes-vous et qu'avez vous fait de cher Yaël ? » L'anglais tire alors un peu la langue en grimaçant et finit par hausser les épaules, c'était pas drôle de se moquer de lui hein, et le thé on peut le boire quand on veut, même si tard dans la nuit, surtout si votre colocataire est un insomniaque et que vous ne voulez pas le laisser seul de peur de le voir s'endormir sur le balcon et de s'attraper la mort. Il est même capable de s'endormir dans un bain et finir noyé. Rien qu'à cette pensée, un frisson parcourt l'échine du jeune homme.
    Sans plus réfléchir, Yaël se passe une main dans ses boucles et les ébouriffe l'air de rien avant d'attraper March par le bras et de l'attirer à lui, toujours juché sur sa table, et enlace un peu ses jambes autour des siennes. Un sourire. « Tu vois, je réfléchissais à cette jolie reine dévoreuse d'âme et qui coupe des têtes, je penses qu'elle et moi dans un lit, ça serait atomique. Et je sais de quoi elle est frustrée, la pauvre. » L'écrivain laisse alors un éclat de rire passé ses lèvres puis il hausse un peu la tête avant de se pencher en avant, venant effleurer l'oreille de March de ses lèvres tout en murmurant : « Et les jumeaux sont vraiment pas canons, je pensais que t'allais un peu t'inspirer de moi. » Et sur cette phrase, il rit à nouveau avant de lui déposer un baiser sur la joue et se redresse, s'étirant. Ce monde... Ce monde le passionne, et March y connaît chaque personne, ça serait tellement bien qu'il en parle plus, que Yaël arrive à en écrire une histoire, arrive à en faire quelque chose. Et puis ça l'intrigue tout ça et il est comme un gosse curieux, vous savez. « Je suis sûr que le Lièvre de Mars est un gros chieur de première, et qu'il se croit trop beaugosse. Un peu comme toi quoi. » L'anglais éclate de rire cette fois et finit par chatouiller un peu March au niveau de la taille et défait son emprise sur lui, relâchant ses jambes alors qu'il fronce un peu ses sourcils. « Mais tu sais très bien que dans ma chambre j'ai la XBOX qui m'attend pour jouer à Resident Evil, dude. T'es vraiment pas conciliant comme mec, va falloir que tu me divertisses si tu veux que je reste avec toi. » Et surtout essayer de lui faire oublier son cauchemar... Oui, des fois il essaye de jouer dans la finesse le petit Yaël.
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MessageSujet: Re: monsters are real and ghosts are real too. they live inside us and sometimes they win (yaël)   Mer 27 Juin - 15:50


❝ Maintenant je le sais, il existe, je l'ai vu, le monstre dans le noir m'est apparu. Lorsque la nuit tombe et que mes yeux se ferment, ce mal se manifeste et dans la peur, il m'enferme. Je suis là, à la fois fasciné et pétrifié, face à face, est-il réel ou inventé ? La sueur sur ma peau est pourtant bien vraie, les muscles endoloris de la tête aux pieds, les nuits sont longues et peu reposantes, le sommeil est une chose qui me manque. ❞

Y'a ce silence, ce silence pesant. Il est lourd, et pour tout dire, j'aimerais bien le briser. Mais, je n'en ai pas vraiment l'envie. Je me perd dans mes pensées, dans mes idées. Petit à petit, encaisser les blagues de mauvais goût et un jour exploser complètement. Comment lui expliquer clairement la chose ? De toute façon, peu importe. Il réagirait comme les autres, à dire que de toute manière : je ne suis qu'un pauvre attardé. Le pire dans tout ça, c'est que je pense que ça me fera mal. Pourquoi ? Tout simplement parce que au bout de deux ans, j'ai fini par m'attacher à cette boule de nerfs. Juste assez pour prendre mal à l'avance ce que je redoute. Mais, il vient d'ici et malheureusement, je doute qu'il prendra ça avec le sourire. Comme Pandore. Non, il ne prendra jamais au sérieux cette histoire qui peut paraitre trop saugrenue au yeux de tous. Que je ne suis qu'une création banale, destinée à être assise sur une chaise, à boire le thé et lancer tout ce qui se trouve sous ma main. Lièvre, un animal. Qui voudrait me croire ? Personne, c'est bien trop étrange. La magie, la réelle magie, n'a pas lieu d'être ici. Ici, tout doit être réaliste, logique. L'imagination, est restreinte. Il y a une limite ici, une trop grande limite. Qui m'étouffe. Je ne remarque pas ses geste, je suis bien trop plongé dans mes films, mes hypothèses. Je papillonne des yeux, quand d'un coup sec, je me retrouve enlacé de ses jambes. Haussement de sourcils, les mains toujours dans les poches. Je reste stoïque, rien ne me va à l'esprit. Parfois, il suffit d'un rien pour me faire taire, comme quoi. « Tu vois, je réfléchissais à cette jolie reine dévoreuse d'âme et qui coupe des têtes, je penses qu'elle et moi dans un lit, ça serait atomique. Et je sais de quoi elle est frustrée, la pauvre. » Désespérant. La scène, je me la dessine en tête, une grimace s'affiche sur mon visage. Pauvre Yaël, il n'aurait même pas le temps de bouger, qu'il serait déjà en lambeau. Transformé en tapis de décoration. Quelle horreur. Spectacle macabre. La reine, c'est l'intouchable, l'interdit et pour tout dire, personne ne veut d'elle. C'est une furie. Il rigole, encore et encore. C'est à croire que le rire est un trait de sa personnalité, rire tout le temps, comme si de rien n'était. Le monde pourrait être à sa fin, il continuerait à rire. Penché vers moi, non loin de mon oreille, j'ai droit à un murmure. « Et les jumeaux sont vraiment pas canons, je pensais que t'allais un peu t'inspirer de moi. » Je roule des yeux à cette parole. Toujours une parole ironique à dire, quelque chose qui peut paraitre amusant. Bizarrement, je sens qu'il s'entendrait bien avec les jumeaux. Oh oui, même mieux que bien. Toujours à faire tourner en bourrique, à raconter des histoires tordues. Un peu comme Yaël, mais en plus léger je dirais. Enfin quoi que ? C'est une parole à méditer. « Je suis sûr que le Lièvre de Mars est un gros chieur de première, et qu'il se croit trop beaugosse. Un peu comme toi quoi. Mais tu sais très bien que dans ma chambre j'ai la XBOX qui m'attend pour jouer à Resident Evil, dude. T'es vraiment pas conciliant comme mec, va falloir que tu me divertisses si tu veux que je reste avec toi. » Un sourire s'affiche sur mon visage, ni trop grand, ni trop petit. Je crois que j'ai encore tout en travers de la gorge, j'ai du mal à faire passer la pilule. Hallucinant. Avant, dire que je ne faisais pas attention à ces critiques, à ces moqueries. Depuis que je suis ici, tout a changé. Je l'ai remarqué, le lièvre de Mars, petit à petit, commence à s'éteindre, pour laisser place à quelque chose. Une autre personne, mais qui ? Je ne pourrais le dire. Je le regarde un instant, mon doigt s'approche de son front, je lui colle une pichenette. Pourquoi ? Simple envie.

« Atomique tu dis ? Tu tiens vraiment à finir en élément de décoration. » Puis, il y a de nouveau cette image. Ah non, ce serait une mort trop cruelle. Moi-même, je ne lui souhaiterais pas ça. Puis, l'idée de s'inspirer de lui pour les jumeaux ... Pourquoi pas ? Enfin, quoi que. Je pourrais le refaire lui sur toile, mais et après ? Je ne connais même pas le visage de ce fameux jumeau qui lui cause tant de soucis. Et faire deux Yaël, se serait complètement inutile, il n'y aurait aucun réel fond - perfectionniste, vous dites ? « M'inspirer de toi pour ces deux casses-têtes ? C'est à voir ! Faudrait-il seulement que je vois ce fameux Maël, comme ça, j'aurais la paire. » Maintenant que j'y pense, oui, je ne l'ai jamais. Yaël m'en a parlé tellement de fois, pour tout dire, je ne sais pas vraiment comment me l'imaginer. Sa copie conforme ? Une toute autre personne ? Ou alors sa copie conforme mais totalement contraire ? Et là, je me met à imaginer, un Yaël avec des lunettes, une coupe plate, des vêtements fades. Quelle horreur. Je recule alors, fait deux-trois pas dans la cuisine, mains dans les poches, yeux levés vers le plafond. Un petit moment de silence, et je continue. « Chieur de première qui se croit "beaugosse" ? Tu me vois comme ça ? Tu ne me connais pas des masses, on dirait. » Je tire la langue, autant agir comme lui dans ce cas. Je reviens vers lui, me glisse à nouveau entre ses jambes, colle mon front au sien. « Et c'est le type le plus narcissique au monde, qui me dit ça en plus. T'es un peu gonflé dans ton genre. » Un rire s'échappe de mes lèvres, il est léger, simple. Je me recule à nouveau, pince l'intérieure de ma joue avec mes dents. « Que je te divertisse ? Pardonnez moi ma seigneurie, je ne sais guère danser et chanter. » Je fais une révérence, comme ce bouffon de roi. Resident Evil ? Je n'y connais rien à vrai dire, tout ce qui touche à la télévision, je n'y porte aucune importance. Je préfère passer du temps à parler, à bouger à gauche à droite. Rester assis et regarder des images bouger ? C'est loin d'être mon passe-temps favoris. Il faut dire aussi, je débarque d'une autre " époque " si je puis dire et malgré les souvenirs que j'ai de mon " enfance " ici, je n'ai jamais vraiment eu le temps et l'envie de prendre goûts aux amusements étranges de ce monde. Il parait, qu'on prend l'habitude des choses, et parfois, non. « Qui plus est, je n'ai pas votre humour si particulier. » Sourire en coin, je passe ma main sur ses cheveux, les ébouriffe. Ce type, est une véritable tête à coiffer.

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MessageSujet: Re: monsters are real and ghosts are real too. they live inside us and sometimes they win (yaël)   Mer 27 Juin - 17:00


come take a walk on a wild side,
let me kiss you hard in the pouring rain.


    Yaël ne bouge plus d'un poil, n'ose presque plus respirer, ses yeux se posent sur March et l'étudient simplement. Penser, l'espace de quelques secondes, ce que tout le monde chuchote sur son passage... C'était révulsant. Et il a même cru que son colocataire avait lu dans ses pensées, et qu'il s'était plongé dans un mutisme. Aucune réaction jusqu'à maintenant, jusqu'à ce qu'il parle. Bordel, ça lui donnait envie de s'enfuir en courant ce genre de situation ou serrer March contre lui en s'excusant. Le sourire du jeune homme est léger, comme s'il hésitait à sourire en fait, et l'espace de quelques secondes Yaël perd son entrain et se mordille la lèvre. C'est nerveux. Il a envie de s'enfuir, de partir, tiens y a pas un parano dans son monde auquel il peut s'identifier ? Limite il sursaute lorsqu'il lui fait une pichnette tout en l'entendant parler d'un coup. « Atomique tu dis ? Tu tiens vraiment à finir en élément de décoration. » Un léger sourire dessine ses lèvres et voilà que l'anglais glisse ses mains jusqu'à lui, les posant sur ses bras sans plus, légèrement rassuré. Il a envie de le serrer fort dans ses bras en sautillant sur place, mais ce n'est certainement pas le bon moment. Se tenir à carreaux, voilà un défis que Yaël va tenter de relever même s'il le sait déjà foutu d'avance. « M'inspirer de toi pour ces deux casses-têtes ? C'est à voir ! Faudrait-il seulement que je vois ce fameux Maël, comme ça, j'aurais la paire.»  Une grimace accompagne le tout, à la rigueur il préférait le silence mais rien qu'à le pensée de son frère, ses doigts se crispent. Ca lui rappelle la soirée, ça lui rappelle le coup, ça lui rappelle les pensées qu'il a eu il y a quelques minutes. Bon dieu, ça va jamais s'arrêter ?
    March recule, Yaël sursaute et se passe une main dans les cheveux, il tombe presque de la table vu comment il était penché en avant... en réalité, il était plus en équilibre sur March qu'autre chose. Ses doigts agrippent la table et il se redresse, l'air de rien. De toute manière, le brun face à lui a tellement l'habitude de le voir se casser la gueule maintenant. « Chieur de première qui se croit "beaugosse" ? Tu me vois comme ça ? Tu ne me connais pas des masses, on dirait. » Le regard effronté de Yaël se lève sur March alors que ce dernier revient près de lui, et pose son front contre le sien. Le cœur de Yaël s'emballe, bêtement, cogne contre sa poitrine un peu plus fort que de raisons. Qu'est ce qu'il fou, sérieux, il se fait prendre à son propre jeu là. « Et c'est le type le plus narcissique au monde, qui me dit ça en plus. T'es un peu gonflé dans ton genre.» Un sourire accompagne cette phrase, évidemment que c'était lui le plus beau du monde. Comment ça, il a pas dit ça ? « Que je te divertisse ? Pardonnez moi ma seigneurie, je ne sais guère danser et chanter. Qui plus est, je n'ai pas votre humour si particulier. »
    Voilà l'écrivain qui fronce ses sourcils, qui ne sait plus quoi dire, il reste simplement assis, rassuré de voir March s'éloigner pour tenter des courbettes. Faut qu'il se reprenne en mains ! C'est lui le maître du jeu. Et alors qu'il a un sourire moqueur, il essaye de se rappeler les règles du jeu. C'est comme si elles étaient toutes parties. Ah non, il connaît la première. « Je préfères encore me jeter du haut du balcon que de te ramener Maël, de toute manière ça se finira en bain de sang. » Et pour ce soir, il préfère se l'épargner autant à lui qu'à son colocataire. Yeux clos, Yaël penche sa tête en arrière, dévoilant alors sa gorge et il finit par entrouvrir un peu les lèvres. Une cigarette, placée juste ici, serait parfaite. A la place, un gémissement plaintif sort de ses lèvres et le voilà qui se redresse un peu. « Moi, narcissique ? Je crois qu'on se trompe sur la marchandise... » murmure-t-il en redressant sa tête avant de promener ses doigts sur le torse de March, son regard un peu perdu sur ce qu'il fait, ses pensées se perdent, s'embrouillent, et le temps semble s'étirer. « Je suis parfait, c'est les bouclettes qui font ça. » Et il se mord la lèvre, arrêtant la course de ses doigts, avant de relever son regard vers March, souriant doucement. Il y a un bon nombres de façon pour divertir quelqu'un, notamment une qui consiste à se retrouver dans un lit et... faire une bataille d'oreillers. Ca serait tellement cool que Yaël se met à rêvasser et finit par murmurer : « Ca serait étrange si je te demandais de faire une bataille d'oreillers avec moi ? » Rien qu'à dire cette phrase c'était étrange, tiens. Et Yaël pense encore à avant, aux pensées idiotes, et le voilà qui entoure le cou de March de ses mains, l’amenant à lui pour poser son front contre le sien. Etrange étreinte, mais Yaël ne s'en soucie pas pour l'instant, il lâche son front pour poser sa joue contre la sienne et là, il inspire doucement avant de laisser tomber : « Désolé... »
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MessageSujet: Re: monsters are real and ghosts are real too. they live inside us and sometimes they win (yaël)   Mer 27 Juin - 18:20


❝ Maintenant je le sais, il existe, je l'ai vu, le monstre dans le noir m'est apparu. Lorsque la nuit tombe et que mes yeux se ferment, ce mal se manifeste et dans la peur, il m'enferme. Je suis là, à la fois fasciné et pétrifié, face à face, est-il réel ou inventé ? La sueur sur ma peau est pourtant bien vraie, les muscles endoloris de la tête aux pieds, les nuits sont longues et peu reposantes, le sommeil est une chose qui me manque. ❞

L'ambiance est moins lourde, moins désagréable tout à coup. Il suffit de passer outre cette mauvaise blague, difficile certes, mais je préfère laisser tomber que de continuer à débattre sur ce sujet. Imagination ou pas imagination, fou ou pas fou. Je ne veux pas aborder ce sujet avec lui, du moins, pas maintenant. Peut-être un jour, un jour où je serais mieux réveillé, plus en état. Mais là, je suis bien trop à fleur de peau, pour la simple et bonne raison, que le sommeil me fait défaut. Le sommeil peut rendre dingue n'importe qui, il suffit simplement de ne pas assez dormir et, votre journée se finira en guerre. C'est véridique. En plus, manquerait plus que je craque à nouveau. Le dernier hurlement avec Yaël ? C'était il y a, tout juste deux semaines, peut-être même moins, je ne fais vraiment attention, mais ce que je sais, c'est que c'est bel et bien récent. Je n'aime pas vraiment m'énerver contre lui - même si, des fois c'est bel et bien contre lui que je m'énerve - tout part en vrille, il gueule, je gueule, l'un des deux part et plus rien. Parfois pendant deux jours, parfois pendant une semaine et tout revient à la normale après. Hallucinant, même moi je n'arrive pas vraiment à comprendre la base de tout ça. Après tout, à quoi bon chercher ? « Je préfères encore me jeter du haut du balcon que de te ramener Maël, de toute manière ça se finira en bain de sang. » Je fronce les sourcils, c'est si extrême que ça ? Il est tellement mauvais avec lui ? Je dois avouer, que rien qu'une fois, j'aimerais pouvoir voir ça. Je veux dire, une discussion entre les deux, comment tout peut tourner en vrille, à un point où Yaël préfère cogner que de continuer à discuter. Ce Maël m'intrigue, énormément, peut-être trop. D'un sens, il me répugne par sa manière de juger quiconque, mais de l'autre, j'évite de placer un jugement alors que je ne l'ai jamais rencontré. Son visage m'est inconnu, sa voix tout autant. Un jour, j'irais le voir je pense, dans le dos de mon cher colocataire. Juste, parce que la curiosité est plus forte que tout - bien évidemment. Je n'en rajoute pas plus, je préfère le laisser, ne pas remuer le couteau dans la plaie - du moins, pour le moment. « Moi, narcissique ? Je crois qu'on se trompe sur la marchandise... Je suis parfait, c'est les bouclettes qui font ça. » Narcissique pour simplement faire de l'humour, ou alors vraiment narcissique, j'avoue ne pas tellement le savoir. Difficile de savoir si Yaël dit les choses sérieusement ou en rigolant - c'est ça quand on passe son temps à avoir des fous-rires, on fini par croire, que vous n'êtes bon qu'à amuser la galerie. « Ca serait étrange si je te demandais de faire une bataille d'oreillers avec moi ? » Je rêve ? Il dit que c'est étrange ? Automatiquement, je me met à rire. Sincèrement, avec Yaël, je pense être passé par toutes les batailles possibles. La meilleure, restant celle de peinture - après bonjour le nettoyage, mais ceci dit, après la guerre, nous sommes des oeuvres d'art. Pas le temps de dire quelque chose, qu'il m'attrape. Front contre front, ses mains sur mon cou. Yaël est tactile, même parfois un peu trop - je le suis certes, mais lui, il l'est bien plus. Comme un enfant en manque de câlins, de quelque chose, d'une présence. Parfois, c'est troublant, peut-être trop. Je reste sans bouger. « Désolé... » Et là, c'est le drame. Comme une belle claque en pleine figure, est-ce qu'il culpabilise ? J'écarquille mes yeux, d'habitude, il ne s'excuse pas ou alors, c'est rare - et même, j'ai toujours la même réaction. D'habitude, il continue de rire, sans se soucier vraiment de l'état d'esprit de l'autre.

« On dirait que tu sors d'un enterrement. » Lunatique vous dites ? Si peu. Je recule alors, pose mes mains sur ses épaules. Maintenant les rôles changent, monsieur culpabilise, à mon tour de lui faire retrouver le sourire. Il suffit de peu pour changer les rôles, c'est assez marrant je trouve. « C'est pas comme si tu avais tué quelqu'un. » Oui et non, non et oui. Je ne sais même plus ce que je veux en fin de compte. March, tu t'embrouilles tout seul, tu es désespérant. Je pousse un soupir. Lâche ses épaules, me retourne, je suis dos à lui. Puis, tout à coup, je me met à rire. Dieu, que je peux rigoler. Je pense que, c'est toute la pression de la journée, tout qui ressort, en un coup. Yaël pourrait croire que je me moque de lui, et pourtant, loin de là cette idée - quoi que ? « Bataille d'oreillers, c'est au contraire, très simple par rapport à d'habitude. Non mais c'est pas pour dire, mais avec les batailles de peinture, de bouquins et c'est limite, si on s'envoie pas des assiettes dans la tronche, tu me dis que tu penses que je trouverais ça étrange ? Me fait pas avaler ça ! » Et le rire continue, quel pied. Rire, c'est le déstressant de la journée, la chose qui permet de se laisser aller un tant soit peu. Je me glisse dans une autre pièce, le salon, les mains dans le dos. « Yaël ! Tu es narcissique, narcissique, narcissique, narcissique ET narcissique. Tu veux que je te dise ? Moi, je suis sûr que tes boucles ne sont même pas vraies. Si ça se trouve, le matin, tu te fais des bigoudis. » Et là, scène comique de Yaël dans la salle de bain en train de mettre des fioritures pour avoir des boucles. Mais, ça pourrait être possible quand on y pense. Je dors très peu, mais si ça se trouve, dans les moments où je suis dans un profond sommeil, il en profite. Hypothèse à garder dans un coin de ma tête. Je me glisse sur le canapé un instant, en tailleur, je fais un poing avec ma main pour imiter un micro. « Imagine le scoop ! Yaël Creed, ses boucles sont fausses, la vérité sur l'écrivain pour enfants. » D'un coup je me redresse et marche sur le canapé, le gamin qui vit en moi, reprend le dessus. C'est assez plaisant, et je pense que même mon cher colocataire, doit rire de cette situation. « OU ALORS, soyons imaginatifs, tu veux ? Une perruque, que tu colles avec quelque chose de spécial. Du coup ça fait trop vrai et personne ne remarque. MAIS, je ne suis pas dupe. Je devrais faire journaliste capillaire, tu crois pas ? » Large sourire, rire facile, je change du tout au tout. Je pense que mon seul but maintenant, est de lui faire oublier cette gaffe, cette bourde qui aurait pu me faire hurler d'un coup. Au moins je me sens utile, le faire sourire un peu, rire un minimum. Comme quoi, le bonheur des autres peut faire le notre.

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MessageSujet: Re: monsters are real and ghosts are real too. they live inside us and sometimes they win (yaël)   Mer 27 Juin - 19:21


come take a walk on a wild side,
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    « On dirait que tu sors d'un enterrement. C'est pas comme si tu avais tué quelqu'un. » Yaël siffle, et hausse que très légèrement un sourcil, ça ne lui plaît pas plus que ça. Alors il se redresse et s'étire, faisant ainsi craquer une nouvelle fois son dos avant de se rappeler qu'il a posé sa pomme à côté sur la table et il mord dedans, ses yeux fixés sur March. Il est de dos et... prit d'un fou rire qui fait presque peur. Le brun fronce un peu ses sourcils et se redresse, l'espace d'un instant il pense qu'on se fou de sa gueule. C'est peut-être le cas en fait ? Et vous savez quoi, c'est le genre de truc qui fait qu'un enfant boude, et, même si ce n'est pas étonnant, Yaël se met à bouder, un peu contre lui. Il aurait préféré rester digne et partir, vous voyez le genre, mais non, il se met à bouder, les bras croisés et ses yeux qui tentent de lancer des éclairs. On ne rit pas sur lui. Ca lui apprendra à s'excuser, plus jamais il ne fait ça. Mais dans tout ça, il a éloigné l'idée que March était un cinglé, et ça, c'est super cool. « Bataille d'oreillers, c'est au contraire, très simple par rapport à d'habitude. Non mais c'est pas pour dire, mais avec les batailles de peinture, de bouquins et c'est limite, si on s'envoie pas des assiettes dans la tronche, tu me dis que tu penses que je trouverais ça étrange ? Me fait pas avaler ça ! » Rien que de penser à ces batailles, Yaël a un sourire qui illumine un peu son visage. Mon dieu, ce qu'il donnerait pas pour rouler March dans un bon pot de peinture bien rouge. Quel magnifique hommage. Si March était cinglé, Yaël l'était tout autant, ce n'était certainement pas à lui de juger. Et voilà que le coloc' se barre dans le salon, l'air de rien et lui qui descend de sa table pour le suivre... Enfin, il s'arrête juste à l'encadrement de la porte, s'accoudant contre alors que ses iris suivent les mouvements de March. « Yaël ! Tu es narcissique, narcissique, narcissique, narcissique ET narcissique. Tu veux que je te dise ? Moi, je suis sûr que tes boucles ne sont même pas vraies. Si ça se trouve, le matin, tu te fais des bigoudis. » Pourquoi tout exagérer comme ça et surtout POURQUOI s'en prendre à ses bouclettes ? C'est comme se foutre de la gueule d'une religion, c'est mal, très mal, et la vengeance est un plat qui se mange froid.
    Sauf que, bienheureux comme un pur idiot, March est très fier de sa blague et continue, imitant un micro à présent. C'est trop pour l'anglais qui se faufile jusqu'à la cuisine à nouveau, s'épargnant son colocataire hilare assis sur le canapé. Est-il sérieux quelques instants ? Yaël attrape le pot de Nutella, s'arme d'une cuillère en bois et revient devant le salon, paré à contre-attaquer. March fait les cent pas sur le canapé, tente des hypothèses. « OU ALORS, soyons imaginatif tu veux ? Une perruque, que tu colles avec quelque chose de spécial. Du coup ça fait trop vrai et personne ne remarque. MAIS, je ne suis pas dupe. Je devrais faire journaliste capillaire, tu crois pas ? » Un haussement d'épaules lui répond alors qu'un sourire mielleux dessine ses lèvres. « Yaël le Narcissique te répond que tu rêves un peu trop et qu'il va te mettre tes idées de bigoudis où il pense. » Mais sans crier gare, et dans un SPLATCH magnifique, l'anglais envoie un énorme couche de Nutella en plein dans la figure de son colocataire. Fou rire. Le voilà plié en deux en voyant la tête surpris du journaliste capillaire de misère et finit par en attraper une nouvelle cuillère et saute à son tour sur le canapé. « Alors Môssieur le Journaliste qui flaire rien du tout, il est bon ton Nutella ? » Et il prend le chocolat à même la main pour venir l'étaler en plein sur la joue de March avant d'éclater de rire. Le pire c'est qu'il croit se la jouer malin à posséder le Nutella, a en foutre partout dans la gueule de son coloc', à rire et à bouger ses bouclettes, et même il tente un tacle, mais cet idiot va finir par se ramasser en beauté. Ouais, et un, deux, trois... Yaël se prend les pieds dans la couverture et finit par tomber sur le canapé alors qu'un fou rire le prend.
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MessageSujet: Re: monsters are real and ghosts are real too. they live inside us and sometimes they win (yaël)   Mer 27 Juin - 19:59


❝ Maintenant je le sais, il existe, je l'ai vu, le monstre dans le noir m'est apparu. Lorsque la nuit tombe et que mes yeux se ferment, ce mal se manifeste et dans la peur, il m'enferme. Je suis là, à la fois fasciné et pétrifié, face à face, est-il réel ou inventé ? La sueur sur ma peau est pourtant bien vraie, les muscles endoloris de la tête aux pieds, les nuits sont longues et peu reposantes, le sommeil est une chose qui me manque. ❞

S'attaquer aux cheveux de Yaël, c'est comme hurler que dieu n'existe pas. C'est tout simplement un blasphème, ses cheveux ? C'est sa religion, ce petit truc qui fait que tout le monde arrive à lui donner des surnoms facilement - vous vous en doutez, il y a toujours un rapport entre les cheveux. Il y a boucle d'or, ou alors mon cher mouton. Je m'en amuse, je joue avec le feu et dieu que j'en rigole. Je retrouve cette sensation agréable dans l'âme, cette sensation qui me rappelle pourquoi je suis dans cet appartement, avec lui depuis maintenant deux ans. Chaque jour est différent, il n'y a aucune monotonie et à chaque fois, nous trouvons une raison pour nous taper gentiment sur la figure. Ma peinture prend souvent les frais de nos batailles acharnées - jusqu'à dormir à même le sol, c'est pour dire. Alors oui, je m'en amuse, je ris de cette situation, parce que je sais comment elle va se finir. Que demain, les voisins viendront hurler que nous faisons trop de bruit - pour ne pas changer - et que, pour les rassurer, je dirais des simples paroles. Des paroles en l'air évidemment. Il y a quelque chose, une genre d'alchimie, un je ne sais quoi que je ne peux exprimer. Quand Yaël est dans les parages, l'atmosphère change. C'est comme changer de monde, du tout au tout. Un retour au pays des merveilles. Oui c'est ça, parfois même en beaucoup mieux. Des fois, je rigole à en avoir mal au ventre. Des moments simples, mais qui font du bien. Je reste debout sur le canapé, j'attends une quelconque attaque, n'importe. Il disparait dans une pièce un instant, je redoute le pire. Puis, il revient, tout sourire. « Yaël le Narcissique te répond que tu rêves un peu trop et qu'il va te mettre tes idées de bigoudis où il pense. » Je secoue la tête négativement en voyant le pot qu'il tien entre les mains. C'est sucré, ça sent le chocolat et dieu que ça peut coller. Il ne va pas oser tout de même ? Tu sous-estimes un peu ce cher Yaël. Bien sûr qu'il va le faire, suis-je bête. Mettez quelque chose de plus ou moins liquide - ou même un objet quelconque - dans les mains du bouclé et, s'en est fini de votre vie. Pas le temps de dire quelque chose, que j'ai droit à une superbe claque de nutella dans le visage. Sur une partie de la joue, dégoulinant sur le cou. Mon visage change, comme outré d'un tel affront. Yaël, est rapide dans son genre, il est plié, il rigole fort, tellement fort. Mes tympans vont éclater. Mais, après tout, ce stratège de toucher aux cheveux, c'était bien pour arriver à un tel résultat. « Alors Môssieur le Journaliste qui flaire rien du tout, il est bon ton Nutella ? » En voilà une autre pour mon visage, ma joue est brune maintenant. Je fronce les sourcils, sauf qu'un détournement de situation, fait son entrée. Il se prend la couverture et tombe en puissance sur le canapé face à moi. Il continue de rire, il est en état de faiblesse. Alors, je ne vais pas me faire prier pour lui rendre la monnaie de sa pièce.

« Oh, c'est triste. T'es tombé. » Sourire en coin, là vient mon idée. Je m'assois à califourchon sur ce cher bouclé vexé. Bloqué, il est tout simplement bloqué. J'attrape une de ces mains, et avec l'autre, je m'occupe de la pâte brune. Maintenant ? Il va souffrir, tout simplement. Un peu de peinture sur corps, mais avec quelque chose de mangeable, pas franchement nouveau et surement pas pratique avec comme seul objet des mains, mais, je dois faire avec. Après tout, maintenant qu'il est coincé, je compte faire de son visage, un quelque chose. Au pire des cas je verrais bien. Vivons le moment présent mes chers. Je glisse mon doigt dans le nutella, m'amuse à lui dessiner une moustache, un petit point ici et là, un bouc - tout ceci est mal fait mais bon, à quoi bon s'appliquer. « Tu devrais savoir, qu'il ne faut JAMAIS jouer à ce jeu avec moi. C'est pas pour me vanter mais, je gagne à chaque fois, par K.O » Mon sourire s’agrandit, maintenant que le visage est touché, je vais devoir me pencher sur autre chose. Je papillonne des yeux un instant, je réfléchis. Ma main libre, relève son tee-shirt et le ventre, est un endroit fort intéressant et surtout, très grand. Un nouveau massacre avec cette nourriture, une énorme spirale trône maintenant sur sa peau. Je croise mes bras sur mon torse, relâche l'étreinte et admire le résultat. « Tu veux que je te dise ? Tu es, un tableau à toi tout seul. Je devrais te prendre comme sujet principal pour une exposition. » Rire candide, fier à la fois. Au moins, son visage est plus ou moins reconnaissable. Mon visage à moi, c'est un véritable champs de guerre. Je m'applique pour lui, il devrait être flatté. Sauf que, je n'ai pas fini, non pas encore. « OH ! Il reste la touche finale. » Je prends une bonne dose de la pâte brune et là, ma main s'écrase sur ses cheveux. Mon rire ne fait que s'accentuer. Une teinture encore plus brune que brune, et avec odeur en plus. Si c'est pas charmant. « Ta facilité à tomber, ça va vraiment finir par te pousser à ta perte. » Phrase de fin de travail, comme pour qu'il tire une morale de cette petite guerre. Mais, je pense qu'elle est bien loin d'être finie. Non, il ne déclare jamais forfait, sans que je sois dans un état pire que déplorable. C'est ça le quotidien avec Yaël, toujours une raison pour se rendre ridicule. Je me penche vers lui, mes lèvres se glissent près de son oreille droite et je murmure. « Narcissique, narcissique, narcissique. Monsieur le narcissique. » Et je remet un coup pour le faire encore plus enrager. C'est comme mettre de l'alcool sur du feu, à la fin, ça explose.

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MessageSujet: Re: monsters are real and ghosts are real too. they live inside us and sometimes they win (yaël)   Mer 27 Juin - 21:24


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    Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Comme si tout cet appartement était contre lui, comme si c'est lui qui avait décidé de se ranger du côté de March et du coup dans le camps ennemi. Mon dieu. Yaël essaye de se libérer, il bouge un peu sur le côté et finit par se mordre la lèvre en entendant son colocataire ricaner. « Oh, c'est triste. T'es tombé. » Le bouclé finit par imiter un peu March dans une grimace et voilà qu'il s'assoit à califourchon sur lui. Il est foutu. Toute sa vie défile devant ses yeux, il se voit déjà entrain de mourir à moitié, alors il commence à se dandiner sous son ami en se mordillant la lèvre. Il est bloqué, ses mains sont bloquées, il est foutu. Non. Il essaye encore, si bien que c'est devenu un vrai vers de terre. Que quelqu'un l'aide, pitié. Mais ça va, ce n'est qu'une moustache et un bouc au Nutella, c'est rien. Et il rigole, déjà content de sa future victoire. « Tu devrais savoir, qu'il ne faut JAMAIS jouer à ce jeu avec moi. C'est pas pour me vanter mais, je gagne à chaque fois, par K.O » Waw l'autre eh, comment il se la pète en plus, c'est n'importe quoi ça ! Yaël tire alors la langue, pas très mature tout ça.
    Mais March enchaîne et le voilà qui retire son t-shirt. Un frisson, et l'écrivain se mord la lèvre. Mon dieu, qu'il vire ses mains de là, il est suicidaire ? Et lorsque la spirale est dessinée, il ne peut s'empêcher de rire encore. Quelqu'un a signé son arrêt de mort aujourd'hui, on aurait quand même pu le mettre au courant. « Tu veux que je te dise ? Tu es, un tableau à toi tout seul. Je devrais te prendre comme sujet principal pour une exposition. » « Oh oui, prends moi. » lâche-t-il d'un ton goguenard, du tac-au-tac alors qu'il tente de se redresser mais rien n'y fait : March se la joue Hulk et décide de le garder sur le canapé. Pire, il ose s'en prendre à ses cheveux. Cri de rage, Yaël bouge sa tête dans tout les sens et continue de rire juste après, essoufflé. Il laisse sa tête retomber sur le canapé, tant pis pour lui il sera tout sale, et finit par se cambrer un peu sous son colocataire, sa tête en arrière, les yeux brillants de larmes. Il reprend un peu son souffle. « Ta facilité à tomber, ça va vraiment finir par te pousser à ta perte. » C'était pas loyal, voilà tout, et en plus il a pas fini, il se penche et vient murmurer à son oreille. Ce sont SES armes ça, c'est lui qui fait ça, c'est lui qui distraie de cette manière. March, bon dieu. « Narcissique, narcissique, narcissique. Monsieur le narcissique.»
    « Je vais mourir étouffé, fais un régime, mec. » Voilà pour la répartie qui se veut cinglante mais qui ne l'est pas du tout. Enchaînement avec un retournement de situation. Yaël met toute sa force dans ses bras et arrive à les dégager alors qu'il emprisonne March de ses jambes. Qui fait le malin maintenant, hein ? Et hop. Il réussit à renverser la situation et se retrouver au-dessus. Un énorme sourire se dessine sur les lèvres du brun qui bouge un peu ses cheveux, faisant rebondir ses bouclettes. C'était du faux hein, et pourquoi elles retombaient de cette façon si elles étaient fausses? Quelqu'un pour m'expliquer ? « C'est pas franchement folichon de gagner parce que le canapé m'a fait tomber. » Et c'est l'heure de la vengeance. L'anglais ne fait pas dans la délicatesse et retire totalement le t-shirt de March avant de prendre le Nutella et de commencer à dessiner. Sur son torse s'étale le mot « WANKER » avec une flèche en direction de son boxer. Endroit sur lequel il a élu domicile, son postérieur royalement assis sur lui. Yaël prend une nouvelle poignée de Nutella et cette fois se mord la lèvre alors qu'il se concentre pour dessiner un éclair sur le front de March, pencher au-dessus de lui. Ca fait, il passe sa langue sur ses lèvres et se redresse un peu. « T'es magnifique comme ça, un chef d'oeuvre, je devrais me reconvertir. »
    Et il glisse son doigt sur le menton de son coloc' adoré, retirant du Nutella, remontant jusqu'à ses lèvres alors qu'un sourire se dessine sur les siennes. « C'est bon, non ? » Un haussement de sourcil accompagne son sourire alors qu'il sifflote et porte le doigt à sa bouche. C'est comme ça que gagne les vrais victorieux, vous comprenez ? Yaël va faire une crise de joie tellement il est fier de lui. Le voilà qui se déhanche un peu, commence à faire sa danse de la victoire, l'air de rien. « C'est qui le beau gosse maintenant, s'il te plait ? »
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MessageSujet: Re: monsters are real and ghosts are real too. they live inside us and sometimes they win (yaël)   Jeu 28 Juin - 5:31


❝ Maintenant je le sais, il existe, je l'ai vu, le monstre dans le noir m'est apparu. Lorsque la nuit tombe et que mes yeux se ferment, ce mal se manifeste et dans la peur, il m'enferme. Je suis là, à la fois fasciné et pétrifié, face à face, est-il réel ou inventé ? La sueur sur ma peau est pourtant bien vraie, les muscles endoloris de la tête aux pieds, les nuits sont longues et peu reposantes, le sommeil est une chose qui me manque. ❞

Trop de fierté tue la fierté, à un tel point que je ne porte plus aucune attention à ce qu'il peut se passer autour. Si dans sa tête, un plan tordu vient de germer - oui parce qu'il est facile de prendre Yaël sur le tas, son visage, ses expressions veulent tout dire et il lui arrive de se trahir souvent lui-même. Bizarrement, sur le coup j'ai osé penser qu'il allait laisser courir, mais le sous-estimer, c'est la bêtise ultime. « Je vais mourir étouffé, fais un régime, mec. » Haussement de sourcils, au niveau de la répartie, on va dire qu'il a encore un certain travail à faire. Pas le temps de bouger, de dire quelque chose, même de hurler. BOUM. Je m'écrase en arrière et voilà un retournement de situation, digne d'un film de Charlie Chaplin. Il se fend la poire en plus le bouclé, il a un sourire énorme. Tellement énorme. Comme ce chat, ce fieffé menteur, ce tordu. Et maintenant, c'est la fin. Enfin pas la vraie, mais la genre de fin à la Yaël, celle qui traumatise à vie. Je me souviens encore, d'une bataille de peinture, lui à moitié vert et moi, absolument, tout rouge - et non, ce n'est pas à prendre au sens figuré, j'étais complètement, peint de rouge. Lui ? C'est l'extrême tout de suite, jamais par petite dose. C'est tout tout de suite, ou alors c'est rien. Je ferme mes yeux un instant, pour tout dire, j'attends à voir le résultat, je ne veux pas voir avant la fin. « C'est pas franchement folichon de gagner parce que le canapé m'a fait tomber. » Rire sec en coin de lèvres, c'est un mauvais joueur en plus, doté d'une mauvaise foi. Mon tee-shirt est enlevé, il écrit quelque chose, je ne pourrais dire quoi, alors je me concentre un instant les yeux clos. Sauf que, manque de chance, je n'arrive pas à " voir " ce que cet idiot peut s'amuser à faire sur mon ventre. Puis, mes paupières s'ouvrent d'un coup, en le sentant s'amuser sur mon front. Je louche sur son doigt vicieux, qui dessine à nouveau quelque chose. « T'es magnifique comme ça, un chef d'oeuvre, je devrais me reconvertir. » Roulement des yeux. Un chef d'oeuvre, oui c'est la façon dont il voit ça, mais le connaissant, le résultat doit être plus ou moins affreux. Je n'ai pas encore regardé mon ventre et, j'avoue avoir peur d'une certaine façon. Il est capable de tout. « C'est bon, non ? » « Saloperie. » Froncement de sourcils, regard accusateur et pas loin du mauvais - sans l'être évidemment. Maintenant, il est déjà au septième ciel rien que pour cette défaite absolument cuisante. Têtu ? Yaël ? Oh, si peu. « C'est qui le beau gosse maintenant, s'il te plait ? » Et il continue à se lancer des fleurs, comme un narcissique. Il se croit le meilleur, le plus grand, le plus beau, en bref, je me demande s'il ne prend pas un peu pour le dieu de ce monde - sans rire, c'est vraiment à croire qu'il se croit tout permis. Ce n'est rien que du blabla, de la belle parole et il faut dire que, Yaël est doué pour parler à tort et à travers. Machine à parler et à écrire à la fois. Je lève alors ma tête, pour voir le champs de guerre sur mon ventre. Outré, mes lèvres s'ouvrent en simple o. Le mot " WANKER " y est écrit en lettres majuscules, avec une flèche pointant mon entre jambe. Et comme je disais, ne jamais croire qu'il ne sera pas capable de ceci ou cela, tant qu'il aura sa tête sur les épaules, il continuera à faire ce qu'il fait de mieux : ridiculiser. Certes, il n'y a personne autour, mais l'idée reste tout de même là.

« C'est tellement, tellement ... En fait y'a pas de mots, tu vois ? » Et loin de là, l'idée de lui lancer un compliment non. Il est vrai qu'aucun mot ne me vient à la bouche, enfin si, j'en ai peut-être, deux, ou trois. Mais, ils sont trop violents pour ses pauvres oreilles. Il est toujours là, au dessus de moi. Un petit silence s'installe, mes mains se posent sur son torse et d'un coup, je le pousse en arrière. A nouveau, c'est simple, il n'a pas d'équilibres, c'est à se demander s'il est bel et bien humain. Je m'assois en tailleurs sur le canapé, glisse mes mains sur mon front et ma paume, d'un coup s'écrase sur le dessin sur mon pauvre front. Au moins, ça reste radical pour voir ce que je ne peux voir. J'enlève ma main, et me met à rire en voyant le dessin. Un éclair, oh sincèrement, c'est digne d'un enfant. En même temps, tu t'attendais à quoi ? Je n'arrive même pas à sortir un mot de mes lèvres, et comme je l'affirmais, c'est un massacre. Je fixe le pot entre ses doigts, il n'y a malheureusement plus rien dedans, ou alors trop peu pour continuer. Je le fixe un instant, avant de tirer ce visage, ce visage ... d'illuminé. « Tu sais à qui tu me fais penser avec cette superbe moustache ? » J'attends quelques secondes, histoire de le faire mariner dans l'ignorance la plus complète. Je ne lâche pas ses yeux un seul instant. Avant de me mettre à sourire, largement, comme lui au moment de sa vengeance. « Salvador Dali. Très bon peintre en son genre, j'crois que c'était un gay refoulé. Paix à son âme. » Et BOUM. Castration mentale pour commencer, c'est simple, jouer sur ce terrain, c'est vraiment vouloir mourir. Yaël ? Il est du genre à se battre comme un tigre quand on touche à " ça " on va dire. J'avoue, apprécier particulièrement, m'avancer sur un terrain glissant, toujours chercher à le mettre dans une furie incroyable. « Tu vois quelqu'un de beau ici ? Franchement ? Peut-être le voisin, mais, il est pas dans cette pièce. » Nous ne sommes pas beaux à voir, ça c'est un fait absolument indéniable, un fait que même Yaël ne pourra pas contrer. Sincèrement, tartinés de partout avec cette pâte trop sucrée, des dessins catastrophiques, en somme, le résultat n'est pas si magnifique que ce que je pensais au début. Je ferme mes yeux un instant, puis tout à coup. Un bruit lourd venant de la porte me fait sursauter. « NOM DE DIEU, vous allez la fermer ?! » Et c'est le voisin bougon qui vient hurler. Un moment long de silence, mon coeur claque contre mon torse - j'ai eu peur, je l'avoue. En même temps, qui viendra taper à votre porte à deux heures du matin ? Comme seule réaction, le rire. Ma tête en tombe en arrière, les yeux fermés à nouveau. Deux heures du matin, il est vrai que. « Suffit de parler du loup, et il vient la queue entre les jambes. » Ma main se glisse alors sur ma joue, à cet emplacement ? Une énorme tâche brune, je l'enlève alors et vu la consistance, il a du y aller fort. « T'as pas lésiné sur la joue, toi. » Une grimace s'accroche à mon visage, c'est vrai que d'une certaine manière : c'est assez répugnant.

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MessageSujet: Re: monsters are real and ghosts are real too. they live inside us and sometimes they win (yaël)   Jeu 28 Juin - 10:26


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    Lui, une saloperie ? N'importe quoi, c'est March qui a commencé à l'embêter sur ses bouclettes et il sait ce que ça fait lorsqu'on l'embête à ce sujet : ça finit toujours de cette manière, c'est toujours explosif comme ça. Et Yaël ne pouvait pas s'en passer, c'était ces moments là qui égayait sa vie, son quotidien. Un sourire dessine ses lèvres alors qu'il observe March, et sur un coup de tête le voilà qui se penche sur lui pour venir frotter son nez au sien, doucement, et le laisse ensuite observer l'oeuvre qu'il a sur le ventre. Yaël peut aisément être comparé à un chat, ne venant que lorsqu'il réclame des câlins, frottant sa tête contre le bras, ronronnant lorsque les caresses sont réciproques. Etrange garçon. « C'est tellement, tellement ... En fait y'a pas de mots, tu vois ? » Ouais, bien sûr. La remarque est accueillit avec un rire moqueur alors, sachant pertinemment que son colocataire adoré n'allait pas aimer le ''WANKER'' tatoué au Nutella. Oh c'est bon, ça se mange le Nutella... Enfin, ça se lave. Enfin, on a comprit. Et March se redresse et le fait tomber en arrière, et c'est l'accoudoir qu'il se prend en pleine tête cette fois. Un léger gémissement sort de ses lèvres alors qu'il glisse l'une de ses mains dans ses cheveux, les bouclettes ça n'amortit pas tout apparemment. Oui, il ne tient pas correctement sur ses deux jambes, ce n'est pas un crime... Alors il se redresse, passe une main dans ses cheveux, étale encore plus la pâte brunâtre de cette manière et pousse un soupir dépité. Le pire dans tout ça c'est que March n'a pas encore compris le plus important dans tout ça : il allait devoir lui laver les cheveux. Jamais, oh grand jamais, il n'allait se laver lui-même les cheveux de peur d'en oublier partout et d'en devenir parano. Et si son colocataire refusait, il se voyait déjà partir chez Jude, la tête entre les épaules pour qu'elle l'aide.
    Redressé sur le canapé, Yaël trempe son doigt dans le reste de Nutella que contient le pot et entreprend de le manger... Tant qu'à faire. Et lui qui comptait faire des fondants au chocolat le lendemain, merci bien ! Qui a eu cette idée, hein ? Et March le regarde avec ses grands yeux, son grand sourire, cette tête étrange qu'il fait lorsqu'une idée subite lui traverse l'esprit. Il n'aime pas cette tête, c'est encore lui qui va tout prendre. « Tu sais à qui tu me fais penser avec cette superbe moustache ? » Captivé, accroché à son regard, les émeraudes sont devenues brillantes, curieux comme il est, Yaël se penche un peu plus en avant. Suspendu. « Salvador Dali. Très bon peintre en son genre, j'crois que c'était un gay refoulé. Paix à son âme. » Oh le sale... le sale... Comment a-t-il osé ? Une moue boudeuse reprend le dessus sur le visage de Yaël qui se redresse d'un coup en se mordillant nerveusement la lèvre inférieure. On ne s'attaque pas à ses valeurs, d'accord, ce mec là n'était pas gay, pourquoi le comparé ? Alors il siffle, pas très content, boudeur comme toujours, ce qui a tendance à le rendre plus attirant. Mais March ne s'arrête pas là, ça aurait été trop beau. « Tu vois quelqu'un de beau ici ? Franchement ? Peut-être le voisin, mais, il est pas dans cette pièce. » Non, évidemment, il devait se l'avouer : ils n'avaient pas fier allure avec leur Nutella partout. « Et encore. » souffle Yaël en parlant du voisin, ce vieux débris là. Alors que l'anglais se penche, près à faire payer cet affront, un coup sourd retentit contre la porte et le pauvre sursaute. Dis-donc, c'est franchement pas sa soirée. Et la voix du voisin se fait entendre, le voilà qui gueule encore, mais il devrait être habitué à force bon dieu. Ca fait rire le bouclé qui hausse un peu les épaules en regardant la porte. Les voisins finiraient par les tuer. « Suffit de parler du loup, et il vient la queue entre les jambes. T'as pas lésiné sur la joue, toi. » « Je crois qu'il t'as entendu. » murmure Yaël, ses émeraudes toujours rivés sur la porte. Il est flippant ce voisin, c'est pas un de ceux que préfère l'anglais. Aussitôt il attrape le bras de March et le regarde avec un air d'outre-tombe, comme s'il essayait de le faire flipper en fait. Oui, ca marche pas si bien que ça. « Il va sûrement venir te manger dans ton sommeil. »
    Et finalement Yaël préfère le regarder se démener avec le Nutella qu'il a sur la joue alors qu'un immense sourire dessine ses lèvres. Haha, bien fait pour lui. Et pour sa petite vengeance personnelle, il attrape le menton de son colocataire dans sa main et l'approche de lui avant de... donner un grand coup de langue sur la joue, léchant le Nutella au passage. Non, mais on lui colle une étiquette comme ça, tout simplement parce qu'il est pas baraqué et qu'il a des bouclettes divines, c'est naze. Voilà l'écrivain qui se recule et fronce ses sourcils. « Je veux même pas t'entendre t'étaler sur le sujet là sinon je te lèche partout et tu verras après. » Ouais, j'ai envie de dire : GAY. Même si dans la tête de Yaël c'est clair : jamais il ne serait attiré par le sexe masculin, il aime trop les formes féminines pour ça, il aime trop leurs courbes, rien de mieux pour éveiller ses pants feeling. Un soupir. A quoi bon se battre ? Le sourire qu'affiche March veut tout dire, il sait qu'il a gagné, il sait qu'il frappe là où ça fait mal. Et ça l'énerve, Yaël, ça l'énerve parce qu'on dirait, l'espace de quelques secondes, qu'il se trouve face à Maël. « Je sais que tu rêves de nos deux corps entrelacés tout les soirs, mais ne prend pas tes rêves pour des réalités. »
    L'écrivain se détourne dans un mouvement de bouclettes et se lève finalement du canapé, retire son débardeur pour l'envoyer plus loin, évitant le risque de voir du Nutella dessus. Il tire une cigarette de la poche de son jean et se dirige vers le balcon avant de l'allumer. Qui connaît bien le Creed, sait que celui-ci est entrain de bouder. Sur son balcon, accoudé au rebord, il va juste finir par mourir de froid mais la ressemblance avec Maël l'a tué. Vaut mieux fumer. Et puis de toute manière, il a perdu, alors il se retire en tant que bon looser. Yaël finit par passer une main dans ses cheveux et de soupirer lorsqu'il entre en contact avec la pâte au chocolat. Bon dieu. Finalement il se retourne vers l'intérieur et s'accoude au rebord avant de lancer à l'adresse de March : « J'ai froid, Wanker. » Ce qui voulait dire, grossomodo, que son coloc' adoré devait se ramener pour faire office de chauffage ou lui ramener quelque chose qui s'y rapproche. Un frisson parcourt son torse alors qu'il regarde la spirale artistique sur son ventre, puis il relève son regard sur March, une lueur brillante dans ses yeux. Un chaton, un enfant. Et un sourire.
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MessageSujet: Re: monsters are real and ghosts are real too. they live inside us and sometimes they win (yaël)   Jeu 28 Juin - 16:09


❝ Maintenant je le sais, il existe, je l'ai vu, le monstre dans le noir m'est apparu. Lorsque la nuit tombe et que mes yeux se ferment, ce mal se manifeste et dans la peur, il m'enferme. Je suis là, à la fois fasciné et pétrifié, face à face, est-il réel ou inventé ? La sueur sur ma peau est pourtant bien vraie, les muscles endoloris de la tête aux pieds, les nuits sont longues et peu reposantes, le sommeil est une chose qui me manque. ❞

J'avoue m'attendre à tout maintenant que j'ai lâché la fameuse pique. Je le vois hurler, les cheveux hérissés sur sa tête et courir partout - comment ça, je suis excessif ? Mais, rien, il tire juste une sale grimace digne du Creed, sans montrer aucune once de haine, haine étant certes un bien grand mot, mais tout de même. Je suis plutôt étonné, alors voilà que le voisin vient se plaindre et là, Yaël ouvre sa bouche - il ne peut pas tenir cinq minutes, sans faire une remarque, qu'elle soit violente ou pas du tout. « Je crois qu'il t'as entendu. Il va sûrement venir te manger dans ton sommeil. » Voix plus ou moins grave, on dirait qu'il tente d'imiter, je ne sais pas, un monstre qui débarque des égouts ? Je roule des yeux - à nouveau. Il est vrai que, je pense qu'un jour, le voisin viendra avec un sac poubelle et un couteau. Pour s'occuper de mon cas, et du cas de Yaël. Nous ne sommes pas les meilleurs voisins, oh loin de là. Nous sommes surement les pires, non pas en matière de délinquance, mais en matière de rires qui sont bien trop forts et surtout de bruits lourds d'un Yaël qui tombe pour la énième fois au sol. Deux ans maintenant, qu'il supporte ce tintamarre, par chance, il n'a jamais appelé la police - en même temps, à quoi bon l'appeler ? Surtout que je nierais tout en bloque, comme ce cher bouclé. Tout est contre lui, et il le sait. Un rire sec s'échappe du coin de mes lèvres, à cette pensée. Puis, tout à coup, il m'attrape le menton, j'écarquille mes yeux, je sens le coup fourré. Et là, là, il ose faire ce que je redoutais le plus. Sa langue passe sur ma joue, mes yeux se ferment d'un coup, une sale grimace prend place sur mon visage. Plus tactile que lui ? Impossible à trouver. Il peut sauter dans les bras de n'importe qui, et même se transformer en genre de ... chat ? Oui c'est ça. Une personne normalement constituée, dirait qu'il est complètement malade. Moi ? Je ne porte aucun jugement, si ce n'est qu'il est original et unique en son genre - sérieusement, deux comme lui ? Non. Je n'y crois pas. Par simple automatisme, je passe mon coude sur l'endroit où il a décidé de passer sa langue, et du coup, mon coude est maintenant, plein de chocolat. Très peu futé certes. « Je veux même pas t'entendre t'étaler sur le sujet là sinon je te lèche partout et tu verras après. Je sais que tu rêves de nos deux corps entrelacés tout les soirs, mais ne prend pas tes rêves pour des réalités. » Ah, j'ai tout de même réussi à le vexer un tant soit peu. Toucher le point sensible et finir par taper dedans. Alors je reste silencieux, ne dit rien du moins, pour le moment. Il se redresse, je fais de même. Je regarde mon état, surtout mon ventre à vrai dire. Et là, je me dis que l'eau peut sauver des vies. Yaël se dirige vers le balcon, et moi vers la salle de bain. Je regarde le lavabo un instant, puis fait couler l'eau. Quelques secondes, quelques minutes, j'enlève tout ce tas de trop sucré de mon corps - il y a encore l'odeur de cette pâte brune, mais ça, après, tant pis. Je suis déjà plus reconnaissable et, en toute franchise, s'endormir avec un éclair sur le front, ce ne serait pas très fin. Je me dirige vers le salon, et attrape au passage un quelconque tee-shirt qui trainait par là, l'enfile et fixe un instant, ce cher Yaël. Mes bras se croisent sur mon torse à sa phrase. « J'ai froid, Wanker. »

« Wanker ? C'est qui ça ? » Faire l'innocent, le type qui n'entend pas et reste plus ou moins stoïque face à ça. Mes jambes m'emmènent vers le balcon, je le regarde un instant. Petit moment de silence. Mon doigt se dirige vers la cigarette qu'il a entre les lèvres, une petite pichenette et elle valse dans le vide. Je regarde le bâton de cancer, qui s'écroule jusqu'à s'écraser au sol, et à ce moment un vague " boum " sort de mes lèvres. Automatisme, que voulez-vous ? Je ne contrôle même plus ce que je peux dire ou bien faire. « Je rêve de nos deux corps. Hm. » Visage presque réfléchi, mon ricanement se fait entendre. Les coudes sur le rebord, je passe mes mains sur mes deux jours et tourne ma tête vers Yaël. « Et c'est le type qui vient me voir, quand il y a un orage, qui me dit ça ? » Le bouclé est gonflé, il aura beau dire ce qu'il veut me concernant, il sera toujours pratiquement pire - c'est prouvé. Ou bien l'inverse, mais j'arrive toujours à trouver une contre-attaque à ses piques. Mes yeux se ferment un instant. La fatigue. Pour la première fois de la soirée, elle agit en puissance sur moi. Mes yeux se font lourds. Deux heures du matin, deux heures du matin ! Je me demande, comment Yaël fait à tenir - surtout après la soirée plus ou moins explosive qu'il vient de passer. Je crois, avoir trouvé un sacré concurrent, dans le modèle : hyperactif à souhait. Un vent froid, vient me mettre une très belle claque dans la figure et mes yeux s'ouvrent, d'un coup. Mon attention se tourne à nouveau vers le bouclé. Je le regarde de haut en bas, de bas en haut. Ah oui, effectivement, je ne l'ai pas raté. Comme quoi, il a suffit de peu, pour me faire oublier quelques temps, l'endroit sordide où j'ai passé plus de la moitié de ma vie. Cet endroit qui me hante, un fantôme qui ne part plus. Pour tout dire, je comparerais presque Yaël a un exorciseur de vieux démons. « Avec tout ça, j'ai complètement oublié de te dire quelque chose » Roulement d'yeux, sourire large, je laisse pendant quelques secondes, un petit silence planer. En fait, c'est surtout parce que je réfléchis à comment sortir ça. Faire tout un roman ? Ou faire en simplicité et le laisser comprendre tout seul ? Je n'ai jamais été doué pour les longs textes plus ou moins sentimentaux - autant dire, que je suis maladroit, alors autant faire dans le simple. Je pince ma lèvre inférieure et ajoute. « Merci. » Merci pour quoi ? Pour tout et rien, mais surtout pour tout. De me faire retrouver le sourire facilement, de me faire me souvenir, pourquoi je t'ai dans les pattes depuis deux ans maintenant. Merci pour ces moments idiots où je peux enfin, libérer ma tête de toutes ces images. Images qui vont un jour me détruire, images qui font de moi, ce que je suis à ce jour. Des images, rien que des images, et pourtant.

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MessageSujet: Re: monsters are real and ghosts are real too. they live inside us and sometimes they win (yaël)   Jeu 28 Juin - 17:48


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    Le lâche, il est allez dans la salle de bain pour retirer le Nutella, il est vraiment pas fun comme mec. Yaël fait la grimace. Et finalement il enfouit ses mains dans ses poches, adaptant sa technique pour fumer sans les mains. Simple, il l'a trouvé en hiver lorsqu'il avait trop froid aux mains pour les sortir de ses poches mais trop envie de fumer quand même. La bouche fait tout. Quelle conclusion étrange. Enfin, le voilà qui fume sans les mains et qui fronce ses sourcils sous ses bouclettes, penche un peu sa tête sur le côté. « Wanker ? C'est qui ça ? » Bien sûr. Yaël hausse les épaules comme pour dire qu'il ne sait pas et joue la carte de l'innocence, comme son colocataire adoré, avant de mettre sa main au niveau de son bassin et d'imiter un geste obscène, d'imiter un wanker en somme. C'est vraiment n'importe quoi ces deux là, ils se sont bien trouvés quand on y regarde de près. March, crétin finit, fais tomber la cigarette dans le vide, fier de lui, il lâche même son boom. Automatiquement, il attrape la main de son colocataire et pousse un grognement. « Ca coûte cher je te signale, putain, putain. » Il lâche la main de March et se penche par-dessus le balcon, dangereusement, et voit sa cigarette éclairé encore faiblement. Bordel. C'était pas grâce à son salaire de conteur pour enfants (et le loyer de cet appartement) qu'il pouvait se payer des cigarettes à loisir. Fais chier. Il n'a pas besoin de regarder son paquet pour savoir que c'était la troisième cigarette avant la fin de son paquet.
    « Je rêve de nos deux corps. Hm. » Yaël redresse sa tête vers March qui a prit place à ses côtés et lui lance un regard encore noir mais ne dit rien, il retrouve même une position normale, évitant ainsi une mort par-dessus le balcon. Il a envie de s'allumer une nouvelle cigarette, ses doigts jouent nerveusement sur le rebord, mais il n'en fait rien. « Et c'est le type qui vient me voir, quand il y a un orage, qui me dit ça ? » L'écrivain sent ses joues rosir un peu et il détourne le regard vivement, observe le vide, et se mord le bout de la langue. Bon dieu, pourquoi il se fait toujours avoir à son propre jeu ? Est ce que c'est March qui se dit qu'on va le pousser à bout pour mieux lui tendre un piège par la suite ? Sans aucun doute. Un vent froid vient mordre sa peau nue et un nouveau frisson le prend, le faisant un peu trembler. C'était un chauffage ou une couette qu'il avait demandé, pas qu'on balance sa clope au sol. Mais le pire dans tout ça, c'est que son coloc' adoré n'a pas finit parce qu'il reprend déjà.
    « Avec tout ça, j'ai complètement oublié de te dire quelque chose » Et là, il s'attend au pire, surtout que March ne parle pas, il fait durer le suspens. Il est vil et cruel. Yaël balise sur le balcon, se mordille à nouveau le bout de la langue, tente de ne pas crier. Vite, parle. « Merci. » Oh... Un silence se fait et le bouclé détourne son regard pour regarder le ciel étoilé... sans le vent, ça serait parfait. « Les orages c'est flippant, j'suis désolé que t'ai à subir ça. » lâche-t-il finalement en se tournant vers March et il fronce ses sourcils. C'est pas drôle, c'est pas Yaël, on va pas tomber dans le dramatique quand même. Alors l'écrivain s'approche de lui, peut-être un peu trop près, et le regarde droit dans les yeux. « Désolé, je devrais m'accorder à tes fantasmes. Si je me glisse dans ton lit c'est juste pour pouvoir sentir ton corps contre le mien, sentir ton odeur imprégné dans tes draps... » Il hausse légèrement ses sourcils, lorgnant ses lèvres un peu avant de s'éloigner. You make me so hot, make me wanna drop. Et il s'appuie à nouveau contre le rebord du balcon, nouveau frisson, mais il se demande si c'est bien le vent cette fois-ci. On a pas idées de jouer comme ça.
    Doucement, Yaël tourne son visage vers March et finit par afficher un léger sourire moqueur. « C'est tellement gay de me remercier, tu refoules tes pulsions sans doute ? » Est ce qu'on a précisé quelque part que Yaël était un chieur ? Non? Bon, alors c'est le moment. Yaël est un chieur, mais c'est pour votre bien. Il va titiller, il va pousser à bout, il va faire rire, mais au moins ça détend. Et à force March doit être habitué. C'est un chieur gentil, voilà. Et puis, ce qu'il vient de dire équivaut à peu près à un ''je t'en prie, mec.''. Pas besoin de dire les mots pour les comprendre, surtout pas avec les deux là.
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MessageSujet: Re: monsters are real and ghosts are real too. they live inside us and sometimes they win (yaël)   Jeu 28 Juin - 18:57


❝ Maintenant je le sais, il existe, je l'ai vu, le monstre dans le noir m'est apparu. Lorsque la nuit tombe et que mes yeux se ferment, ce mal se manifeste et dans la peur, il m'enferme. Je suis là, à la fois fasciné et pétrifié, face à face, est-il réel ou inventé ? La sueur sur ma peau est pourtant bien vraie, les muscles endoloris de la tête aux pieds, les nuits sont longues et peu reposantes, le sommeil est une chose qui me manque. ❞

Connaissant Yaël, je me doute à l'avance qu'il ne répondra pas d'une manière claire. Non, évidemment. C'est les règles du jeu après tout et même, sans jeu, il est comme ça dans sa nature. Mais, j'espère avoir droit à autre qu'une réponse ironique. Mais, ce serait bien trop beau pour être vrai. Avec lui, il ne faut jamais s'attendre à quelque chose de plus ou moins, comment dire ? Profond. Yaël n'aime pas s'engouffrer dans ce genre de choses, il aura plutôt tendance à éviter en balançant quelque chose de totalement saugrenu. « Les orages c'est flippant, j'suis désolé que t'ai à subir ça. » PAF. Et vas-y March, c'est pour ta tronche. Je baisse la tête alors, souriant, non mais à quoi je m'attendais moi ? Bien évidemment, à ça. Il fallait qu'il revienne sur ce sujet et je pense qu'il va me faire subir sa vengeance, pendant quelques jours - au pire des cas, autant faire la sourde oreille ou pousser le bouchon, mais loin, jusqu'à ce qu'il se taise, et faire taire Yaël ? C'est un challenge. Je reste sans rien dire pendant un instant, parce que je sais intérieurement, qu'il n'a pas fini. Oh, loin de là. Lui finir sur quelque chose d'aussi simple ? Vous voulez rire. C'est un jeu, avec des points et ça peut aller loin, vraiment loin. Jusqu'à faire mal, sans vraiment le vouloir. Et dieu qu'il le sait. « Désolé, je devrais m'accorder à tes fantasmes. Si je me glisse dans ton lit c'est juste pour pouvoir sentir ton corps contre le mien, sentir ton odeur imprégné dans tes draps... » Rien que des paroles en l'air, évidemment. Il cherche la petite bête, mais j'avoue être bien trop sur les rotules à ce moment même, pour pouvoir lui répondre dignement. Mes paupières tombent sans que je le décide. Alors c'est vraiment ça, tomber de fatigue ? En tant qu'insomniaque, je n'ai malheureusement pas l'habitude de m'endormir, comme ça. Mais, il faut croire que Yaël me pompe toute mon énergie. Je me redresse alors, me tourne pour pouvoir croiser son regard. « C'est tellement gay de me remercier, tu refoules tes pulsions sans doute ? » Désespérant, oh oui qu'il peut être désespérant quand il s'y met. Une personne simple, prendrait mal la chose. Mais, je sais que derrière ces paroles vaseuses, il y a quelque chose. Quoi ? Je n'en sais rien. Au fil du temps, on fini par connaitre les gens. Je ne le connais pas par coeur, comme les dix doigts de ma main. Loin de là, mais je le connais assez pour connaitre chaque double sens, derrière chaque phrase - ou du moins, presque.

Je m'avance dans le salon, les yeux mi-clos et sans crier gare, je m'écroule sur le canapé, tête la première dans le coussin. Un rire m'échappe, de fatigue ou non, en tout cas je me met à rire quelques secondes avant de m'arrêter d'un coup. « Mes pulsions, mes pulsions. Tu t'inquiètes pour toi alors ? » Je redresse ma tête alors, pour pouvoir respirer un minimum, mes yeux se lèvent vers lui. Je roule des yeux un instant, les bras le long du corps, je crois être maintenant, totalement amorphe. Plus que la bouche pour parler et les yeux pour tenter de suivre les gestes de cet hurluberlu. « T'en fais pas pour tes fesses, va. J'ai pas encore viré zoophile. » Un point partout, la balle au centre. C'est la phrase finale, celle qui décide de qui va être le vainqueur de cette manche de ce soir. Parce que oui, les compteurs sont à zéro chaque jour - c'est comme du boxe, sauf que là, c'est avec les mots et plus ça fait l'effet d'une claque, mieux c'est, je vous assure. Tout devient flou, mes paupières tombent lourdement sur mes yeux. Trop tard, plus le temps de pouvoir écouter ce pauvre Yaël. Je sens déjà mes muscles me lâcher, la fatigue prendre le dessus sur tout. Le noir, à nouveau ce noir. Mais, cette fois-ci, plus de voix, plus de bouche, plus de hurlement sur aigu. La paix ? Peut-être bien. Pour le moment, tout est bien dans ce que je peux voir - c'est à dire rien, mais je sais très bien, qu'au courant de la nuit, tout partira en vrille, ou alors avec de la chance, peut-être pas. Dormir devient un calvaire, un supplice à tout les niveaux, une torture. Et mes cernes bleues sont les cicatrices. Yaël, ce soir a été un apaisement pour ma tête trop gonflée d'idées sordides. Il a réussi à me faire oublier quelques minutes presque tout. Seulement quelques minutes. Mais, demain, demain tout recommencera à nouveau. Secondes seront minutes, minutes seront heures et mon esprit flanchera peut-être à nouveau.
Noir, noir, noir,
Tout ça, c'est plus que du vide.

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monsters are real and ghosts are real too. they live inside us and sometimes they win (yaël)

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