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 Ne me dérange pas, je dors [Bethany & Castiel]

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MessageSujet: Ne me dérange pas, je dors [Bethany & Castiel]   Mar 19 Juin - 13:59


Ne me dérange pas, je dors

Il avait la tête ailleurs. N'arrivant pas à se concentrer sur quoi que ce soit, il décida de se rendre au parc, un cuter à la main. Il se dirigea vers un arbre voulu et commença à y graver quelques mots. Mais une demoiselle qui dormait contre l'arbre, de l'autre côté, se demanda quelle était la source de ce bruit et tomba nez à nez avec le graveur.




Castiel est nostalgique, cet après-midi-là. Il a trop de choses en tête et a besoin de s'en débarrasser. Alors il se rend devant un arbre du parc qui lui est familier et gratte son écorce. Mais Bethany était bien, là, et faisait une sieste jusqu'à ce que le bruit du cuter ne la réveille.

_______________________________


❝I'M TRITON AND ATHENA'S GRAND DAUGHTER, DEAL WITH IT❞
« For a moment all of me is alive and at home in the sea, i'm swirling and twirling so graceful and grand not stubbing my toes, getting stuck in the sand, for a moment life is cool, i'm splashing the worlds biggest pool, this is more than my thoughts ever thought it could be, for a moment, just a moment, lucky me. »
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MessageSujet: Re: Ne me dérange pas, je dors [Bethany & Castiel]   Jeu 21 Juin - 16:41

    Un cri. Un cri déchirant, plein de désespoir, de peur. Mais il ne provenait pas de la bouche de Castiel, non. Mais d'une autre. Il était si proche, si proche ! Presque dans son oreille, le poussant à se tordre et à se boucher les oreilles pour ne plus l'entendre. Mais non. C'était dans son esprit, dans son seul esprit. Ses mains se plaquaient contre les côtés de sa tête et poussaient, enserraient cette petite caboche qui allait exploser sous la pression. Puis, plus rien. A ses pieds, un pantin désarticulé. Il l'enjamba et se dirigea vers une porte. Cette porte s'ouvrit sur un vieil homme, l'air affolé, puis, plus rien. Le jeune homme se réveilla en sueur, la respiration rapide, le cœur battant à tout rompre. Il tourna la tête pour vérifier l'heure sur la pendule, et se rendit compte qu'il était l'après midi. Il avait fait une petite sieste après avoir essayé de travailler sur ses écrits. Mais Castiel n'arrivait à rien. Il se leva et prit une nouvelle feuille de papier, résolu à écrire au moins un poème pour la fin de la journée. L'air était lourd, il lui semblait étouffer. Il trempa sa plume et commença à écrire, dans cette magnifique calligraphie qui le caractérisait. Ligne après ligne, il écrivait ce qu'il lui passait par l'esprit. Relisant ce qu'il venait d'achever, il déchira le papier avec rage et frappa son bureau ancien. Tout dans ce manoir était ancien ! Il n'en pouvait plus. Se levant, il commença à faire un beau saccage dans son bureau. Renversant des piles de livres, envoyant des feuilles par terre, ne se préoccupant pas de tout ce qu'il aurait à ranger ensuite. Car même lui n'avait pas de femme de ménage pour ranger tout ça, ne supportant même pas la compagnie d'un autre personne dans sa demeure. Il avait essayé, mais soit ils démissionnaient à cause de l'humeur changeante du propriétaire, Castiel, soit il les virait car ils étaient incompétents ou parasites. Il n'arrivait pas à supporter une seule âme dans cette ville, et semblait ne plus pouvoir le supporter.

    De plus, il avait ces rêves qu'il haïssait. De mort. La mort puait autour de son corps, la mort l'entourait de ses bras squelettiques. Castiel ne comprenait pas ces cauchemars qui le hantaient, et ainsi, il avait fait un trait sur l'explication possible. Cela l'agaçait. Ne pas savoir était une chose qu'il ne pouvait supporter et ainsi, malgré les nombreux ouvrages de psychologie qu'il possédait, il n'avait pas trouvé la réponse à sa question. La tête pleine de choses qui ne lui appartenaient pas, il décida de prendre l'air pour se changer les idées. Attrapant une veste à la va vite, il sortit de sa demeure sans avoir pris le temps de se doucher une seconde fois. Une idée folle lui vint, ou il ne s'en rendit tout simplement pas compte : ses pas le guidèrent en dehors de son domaine. Il passa la grande grille sans prendre la peine de la refermer et s'aventura sur les trottoirs de Taleville. Il n'y avait pas grand monde : tant mieux. Moins d'idiots à supporter. Il avança jusqu'à se retrouver au parc municipal qui semblait bien paisible. Mais les pensées de Castiel étaient habitées : cette ville le bouffait littéralement. Il se sentait mal, se rappelant de son enfance autour des autres bambins, obligé de fréquenter des gens qu'il abhorrait. En tapotant la poche de son pantalon, il sentit quelque chose de dur et sortit un cutter qu'il devait avoir mis là plus tôt dans la journée. Sans réfléchir, il s'approcha d'un arbre et commença à graver des mots en latin. Mortem, Mortem, Mortem. Indéfiniment. Il n'avait par contre, pas remarqué la jeune femme qui dormait juste contre le tronc ..
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MessageSujet: Re: Ne me dérange pas, je dors [Bethany & Castiel]   Mar 3 Juil - 20:18

Un élève de la classe a cru bon de se moquer des fringues de la prof de littérature, qui nous a par conséquent donné des devoirs supplémentaires sur Le Songe d'une Nuit d'Eté , et du coup on doit en plus apprendre un monologue de Puck afin de le jouer devant toute la classe. Il y aura un tirage au sort et cinq élèves passeront et la note aura coefficient double dans la moyenne.

J'ai d'abord essayé de travailler chez moi, dans ma chambre, mais mes parents reçoivent ma tante et l'atmosphère est plutôt tendue, d'autant plus qu'elle veut passer du temps avec moi : elle veut que je lui apprenne à se servir de Facebook. Avec cet examen de littérature qui compte pour un tiers de la note finale j'ai franchement autre chose à faire.

J'ai d'abord envisagé la bibliothèque, au moins j'avais à ma disposition toute une tripotée de textes et d'essais sur cette fichue pièce, mais bien sûr comme par hasard j'ai pile poil choisis le jour où les enfants ont leur cours de lecture, et bien sûr ils sont très bruyants et il est impossible de se concentrer.

Mon choix se porta donc sur le parc, relativement calme pour la période. Un arbre au tronc bien gros me servirait de dossier pendant que je récitais le texte à voix haute.


"The king doth keep his revels here to-night:
Take heed the queen come not within his sight;
For Oberon is passing fell and wrath,
Because that she as her attendant hath
A lovely boy, stolen from an Indian king;
She never had so sweet a changeling;
And jealous Oberon would have the child
Knight of his train, to trace the forests wild...
"


Bon, ce passage, ça va, maintenant la suite. Entre deux vers j'étouffais un bâillement, ma tante a cru bon d'insister pour regarder les programmes de nuits à la télévision et mon temps de sommeil en avait fortement souffert. Au bout d'un moment je me rendais compte que je lisais et relisais la même ligne en boucle et en boucle, je posai donc mon livre et m'étirai les bras. Mes paupières luttaient pour lire le texte, mon cerveau aussi, mais rien n'y fit.

Clac. Clac. Clac. Clac.

"Mmmmmm oui maman j'arrive inutile de démonter la porte..."

Je me réveillai en sursaut, me souvenant que je n'étais pas dans ma chambre mais dans le parc, allongée contre un arbre au large tronc. Un bruit se faisait entendre, ainsi entre deux bâillements je cherchai des yeux d'où il pouvait provenir, l'ouïe en alerte. En fait le bruit était très proche. J'essayai de me lever mais la tentative échoua lamentablement, j'étais encore étourdie. Je me frottai les tempes pour essayer de me stimuler. Ne pouvant ni me lever ni voir les environs j'appelais.

"Il y a quelqu'un ?"
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MessageSujet: Re: Ne me dérange pas, je dors [Bethany & Castiel]   Dim 8 Juil - 15:03

Le jeune homme grattait, de toutes ses forces. Il se foutait littéralement du pauvre arbre qui était devant lui, qui était assez âgé et qui allait être abîmé par sa faute. Les mots le hantaient, comme une litanie qui jamais ne cessait. Mortem. A quoi bon ? Sa gorge le serrait, et il se sentait envahi par toutes ces émotions. Oui. Castiel ressentait, et plus que n'importe qui. Il avait envie de se taper la tête contre cet arbre et laisser les traces de son crâne dans le bois, mais cela était impossible. Il se ferait mal et cela ne servirait à rien. Alors, il continua de grattait ses mots. Alors qu'il était à la troisième lettre, un bruit derrière son arbre se fit entendre.

"Mmmmmm oui maman j'arrive inutile de démonter la porte..."

Il n'y fit pas attention. Tout ce qui l'importait était ses lettres, son mot, et il continuait. LA douleur commençait à monter dans son être et il faisait de son mieux pour repousser ce qui lui criait de partir en courant, de quitter cette ville immonde et de trouver un coin à lui. Il haïssait Taleville comme il n'avait jamais haï une autre. D'ailleurs, il ne lui semblait pas avoir beaucoup voyagé sans sa vie.

"Il y a quelqu'un ?"

Castiel sursauta légèrement et tourna la tête. Personne derrière lui. Personne devant à part un arbre. A moins que .. Il fit le tour du tronc et vit une jeune fille assise par terre, dont la bave coulait d'une commissure. Elle devait avoir roupillé un bon moment pour avoir une telle tête. Castiel ne put s'empêcher d'esquisser un sourire.

« Je ne sais pas si je peux être qualifié de « quelqu'un », mais oui, je suis là. »

Il examina le jeune femme qui se trouvait devant lui. Elle était jeune, bien trop jeune. Elle était assez jolie, si l'on ne comptait pas ses yeux qui semblaient démesurément grands. Ses cils étaient longs également. Il s'éclaircit la voix et s'avança.

« Si vous pouviez changer d'arbre pour vous assoupir ce serait très sympathique » lui dit-il sans lui prêter plus d'attention que cela. Il était de mauvaise humeur et voulait en finir avec sa gravure pour s'enlever ce mot de la tête.

Soudain, sa tête lui fit mal. Il se tint au tronc pour ne pas tomber mais s'avachit par terre, prenant ensuite la pose assise de la jeune femme inconnue et se tint la tête. Une migraine, sûrement. Rien de bien grave. Il resta assis ainsi, aux côtés de l'inconnue, priant intérieurement pour que la douleur cesse.
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MessageSujet: Re: Ne me dérange pas, je dors [Bethany & Castiel]   Aujourd'hui à 2:11

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