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 Quand le chat dort, les souris dansent [Rosie/Nina]

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MessageSujet: Quand le chat dort, les souris dansent [Rosie/Nina]   Jeu 14 Juin - 11:27

Rosie & Nina


Il était à présent deux heures de l’après-midi en ce dimanche matin ensoleillé et Nina était à l’heure, devant la porte de l’appartement de Rosie Bennett chez qui elle faisait le ménage. Voilà maintenant trois mois qu’elle bossait chez elle, et même si parfois elle tombait sur des affaires qu’elle aurait voulu éviter de voir, elle se faisait un beau petit salaire.

Mais elle avait des consignes strictes qu’elle s’était donnée à suivre, elle les appelait les consignes de survies.
Première règle : ne pas taper à la porte pour ne pas énerver Rosie et qui avait encore un bon gramme d’alcool dans le sang. Elle se rappelle encore le premier dimanche qu’elle avait effectué chez la jeune Bennett, un désastre. Rosie s’était mise dans une colère noire, c’est tout juste si elle n’avait pas été virée.
Seconde règle : avant d’entrer, écoutez à la porte pour savoir si Rosie est accompagnée d’une présence masculine où pas. Un jour, elle l’avait retrouvé dans un lit à moitié dénudée et dans une position pas très catholique. Heureusement, Nina avait fermé aussi vite la porte et n’en avait pas vu plus. Elle ne serait même pas dire qui était le garçon qui l’accompagnait.
Troisième règle : faire le moins de bruit possible en faisant le ménage, donc pas d’aspirateur, tout au chiffon. Au lieu d’y passer une heure, elle y passait donc trois à quatre heures dans cet appartement. Mais à la fin, elle restait fière d’elle car on pouvait presque voir nettement son profil sur le carrelage.

Après ces vérifications faites, Nina entreprit d’ouvrir délicatement la porte avec les doubles des clés, que sa jeune patronne lui avait donné, et referma la porte derrière elle sans bruit.
Aussi vite entrée, aussi vite au boulot. Sachant exactement où le matériel de ménage se trouvait, tout alla très vite et elle en était déjà au vitre lorsque son téléphone sonna. Aie, elle avait oublié de le mettre sur silencieux, et elle pria pour que Rosie ne l’ait pas entendu sinon elle allait passer un mauvais quart d’heure.


Je ne peux pas te parler, qu’est-ce qui t’arrive ?

Un bruit de verre qui se brise se fit entendre derrière elle, ce qui fit sursauter la jeune femme qui évita une crise cardiaque de peu. Elle se retourna rapidement, cachant son téléphone derrière elle, cherchant du regard d’où venait la cause. Pas de Rosie à l’horizon à son plus grand soulagement, car, si elle avait été surprise au téléphone, ça aurait été sa fête. Après quelques secondes de recherches, Nina trouva enfin la cause de ce vacarme qui n’était autre que Lucifer, le chat de la jeune Bennett.

Méchant Lucifer, méchant !

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MessageSujet: Re: Quand le chat dort, les souris dansent [Rosie/Nina]   Ven 15 Juin - 14:20

Il n’y avait pas meilleure journée que le dimanche pour Rosie, à une exception près. Et cette exception s’appelait Nina. La petite demoiselle travaillait pour Rosie deux fois par semaine. Le mercredi heureusement elles ne se voyaient pas, étant donné que la rouquine était au bureau, occupée à draguer son patron. Or, le dimanche, son jour préféré, elle était contrainte de croiser la tête de sa bonne qui avait dû imposer ses propres disponibilités. Pour une fois dans sa vie, Rosie avait dû céder, car sans femme de ménage son appartement était un vrai capharnaüm.

Rosie n’avait jamais appris à nettoyer, et elle était trop paresseuse pour le faire. Il était normal pour elle que d’autres s’en occupent. Des gens payés pour faire ça, des gens faits pour mettre leurs mains dans la crasse. Nina faisait partie de cette classe sous développée. Rosie l’avait vu dès leur première rencontre, quelques temps après son arrivée en ville. La rouquine avait passé une annonce à laquelle quelques prétendantes se présentèrent. Mais elles se révélèrent toutes décevantes. Seule Nina se montra efficace et compétente. A contrecœur, elle l’embaucha, le regrettant chaque jour un peu plus. Mais elle n’avait pas le choix. Elle devait supporter cette souillon, même si cela relevait du supplice.

Depuis environ trois mois qu’elle travaillait chez elle, Rosie ne pouvait toujours pas l’encadrer. Nina était si douce, si gentille, que c’en était écœurant. Le simple son de sa voix lui donnait des nausées. La simple vue de son joli visage la rendait verte. Comment était-ce possible d’être si belle et si attentionnée en même temps ? Elle devait forcément cacher quelque chose. Personne n’était aussi aimable. Nina était aimée partout où elle allait. Rosie était même prête à parier que si elle allait faire un tour en prison, elle ne s’y ferait que des amis. C’en était rebutant.

Alors que les rayons du soleil transperçaient les volets depuis plusieurs heures, Rosie était toujours emmitouflée sous sa couette, profondément endormie. Un filet de bave coulait de ses lèvres entrouvertes tandis qu’elle dormait dans une position des plus improbables, avec les fesses relevées. Comme régulièrement, elle était sortie tard la veille et n’était rentrée que vers six heures du matin, légèrement pompette. Rosie aimait le dimanche parce qu’elle pouvait dormir bien plus longtemps qu’en semaine, et rester au lit sans avoir à culpabiliser. C’était aussi une façon de passer le moins de temps possible avec la souillon. Pourtant ce jour-ci quelqu’un en décida autrement.

Une mélodie, peut-être une sonnerie de téléphone, parvint à ses oreilles. La rouquine entrouvrit à peine les paupières et laissa échapper un petit gémissement plaintif avant de re-sombrer dans le royaume des songes. Toute somnolente, elle rêvait de souris. Son pire cauchemar. Soudain, un nouveau bruit se fit entendre et la surprit. La rouquine releva vivement sa tête, découvrant la tâche sur l’oreiller formée par sa salive, et bondit de son lit. La porte de sa chambre s’ouvra en trombe et elle chercha férocement du regard la cause de ce vacarme.

Mademoiselle Thompson, dans le salon, avec la bouteille de tequila. La bouteille était en mille morceaux par terre, et Nina cachait une main derrière son dos. Rosie n’avait pas besoin d’être une professionnelle au Cluedo ou de faire appel à Katherine pour comprendre que Nina avait fait tomber la bouteille tout près, même trop près, de Lucifer. Celui-ci poussait des miaulements larmoyants et cherchait réconfort auprès de sa maîtresse en se frottant à elle. Heureusement, il n’avait rien. Mais tout de même, quelle empotée !

« Tu peux pas faire attention non ?! Tu aurais pu le tuer ! Nettoie ça que je puisse prendre mon petit-déjeuner sans m’écorcher ! » cracha-t-elle furieuse à l’adresse de Nina, des revolvers dans les yeux. Elle avait de la chance que Rosie ait besoin d’elle. Autrement elle l’aurait déjà lynchée. La rouquine prit son gros chat dans ses bras et se dirigea d’un pas agacé vers son canapé, où elle s’affala comme un sac. Toujours enragée, elle attrapa la télécommande et zappa les chaînes avec violence et agressivité, sans accorder un regard à Nina. Elle s’était véritablement levée du mauvais pied. Mais y en avait-il même un bon , quand on s’appelait Rosie Bennett ?
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MessageSujet: Re: Quand le chat dort, les souris dansent [Rosie/Nina]   Ven 15 Juin - 15:12

Nina ne pouvait s’empêcher de se dire que Rosie était une bonne personne au fond d’elle. Elle avait son caractère, parfois difficile à comprendre, et pourtant elle restait quelqu’un d’attachant. Même si la jeune Bennett en demandait parfois trop à Nina, elle ne se dérobait pas et continuait le travail et toujours avec le sourire.
Mais cette fois-ci, elle n’était pas certaine que Rosie serait de très bonne rumeur. Après tout, qui est de bonne humeur lorsqu’on est réveillée de cette façon ? Personne. Elle se rapprocha de la cause, et vit à terre une bouteille de tequilla, éparpillée au sol, et si Lucifer aurait pu parler, il se serait moqué d’elle.


Merci Lucifer.

Des pas se firent entendre à l’opposé de l’appartement, où se trouvait la chambre de Rosie, et cette dernière, encore endormie et le cheveu emmêlé lui fit face. Alors que Nina allait parler et expliquer ce qui venait de se produire, ce stupide chat commença à jouer la comédie en pleurant au pied de sa maitresse. Ce n'était pas la première fois que ce genre d’accident avait lieu, il essayait toujours de mettre Nina dans des situations impossibles pour qu’elle puisse se faire crier. Soit ce chat était idiot, soit trop intelligent.

Tu peux pas faire attention non ?!

Rosie était furieuse, Nina le voyait dans ses yeux, pourtant elle n’avait rien fais et on voyait très bien qu’il faisait semblant de pleurnicher.

Mais …

Nina tenta de se défendre, alors qu’elle se baissait déjà pour ramasser les bouts de verre à main nue. Elle prit soin de bien mettre son portable dans sa poche arrière, caché aux yeux de Rosie. Dire qu’elle venait à peine de finir de laver le sol et qu’elle allait devoir se remettre au travail pour faire partir ces marques de tequila.

Tu aurais pu le tuer ! Nettoie ça que je puisse prendre mon petit-déjeuner sans m’écorcher !

Peine perdue, Rosie avait à nouveau choisi le camp opposée. Alors qu’elle se relevait, en essayant de ne pas se couper avec les bouts de verre, elle les regarda se poser sur le fauteuil et regarder la télé.
C’était le moment parfait pour répondre à son amie.


Je reviens, je vais chercher la serpillère. Dit-elle, alors qu’elle jetait les détritus à la poubelle, avant de prendre le chemin vers l’un des placards où elle avait déjà rangé ces ustensiles.

Etant à l’abri du radar de Rosie, Nina sortit son portable de sa poche arrière et reprit la communication, en espérant que cette dernière n’avait pas raccroché.


Désolée, j’ai eu un léger petit problème.

Elle était toujours en communication et était plutôt en colère que je ne réplique pas face à ce ton trop haut que la jeune Bennett prenait avec elle. Elle n’avait pas tort, mais Nina avait trop besoin de ce travail pour risquer de se faire renvoyer. La jeune Thompson tenta tant bien que mal de rassurer son amie, tout en murmurant, histoire de ne pas se faire prendre la main dans le sac.
Elles finirent par changer de sujet, et Nina essaya de mettre fin à la conversation, car les minutes passaient et elle ne pouvait pas rester éternellement dans un placard à balai.


Je dois te laisser, je vais me faire réprimander. Je te rappelle …

Mais son amie avait plus d’un tour dans son sac et lui fit savoir que le soir même, elle sortait avec des ami(e)s à elle, tous en couple, sauf Carl.

Carl vient aussi ? Dis-je, surprise.

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MessageSujet: Re: Quand le chat dort, les souris dansent [Rosie/Nina]   Sam 16 Juin - 10:54

Nina ne s’était pas accommodée au caractère de la rouquine, mais elle ne se plaignait pas et gardait le sourire, trop gentille qu’elle était. Heureusement pour Rosie que la demoiselle était si bonne et si naïve. Elle était le genre de personne trop rêveuse, à croire que tout était possible tant qu’on gardait espoir. Si candide, si niais. Rosie savait que rien ne tombait du ciel. Il fallait toujours batailler pour obtenir ce que l’on voulait. Il fallait être acharné, et non benêt.

Rosie ouvrit bestialement la porte de sa chambre, laissant découvrir ses cheveux roux décoiffés et sa mauvaise mine à pleurer. Ses yeux lançaient des éclairs vers Nina, qui l’avait malheureusement réveillée. Elle n’avait pas eu sa dose attendue de sommeil à cause de cette souillon, et elle s’était levée si brutalement que sa tête en tournait. Ses neurones étaient en plein looping. Dans un moment pareil, seuls ceux qui la connaissaient bien voyaient les flammes qui l’entouraient.

Quand elle aperçut la scène du crime, le silence se fit. Quelques secondes vides défilèrent jusqu’à ce que Lucifer miaule des jérémiades. Le gros chat se risqua même à se frotter contre les jambes de la rouquine, qui ne le repoussa pas. Elle poussa néanmoins une gueulante contre Nina et ne lui laissa même pas le temps d’en placer une. Elle ne tolèrerait aucune arrogance de la part de celle qui avait bien failli blesser son chat.

Nina commençait déjà à nettoyer quand Rosie s’installa avec le petit diable sur le canapé. Sur ses genoux, il ronronnait sournoisement. « Je reviens, je vais chercher la serpillère. » dit-elle en faisant tinter les bouts de verre qu’elle jetait dans la poubelle. « C’est ça. » répondit la rouquine en se déchaînant sur une touche de la télécommande. Elle était frustrée de ne pas avoir pu dormir deux ou trois heures de plus et fâchée de devoir supporter Nina plus longtemps que prévu.

Quelques minutes passèrent et Rosie trouva le temps long. Son ventre gargouillait et intriguait Lucifer. D’autant plus que les pubs à la télé n’en finissaient pas et lui donnaient encore plus faim. Son appartement n’était quand même pas très grand et Nina aurait déjà dû revenir avec la serpillère. La rouquine allait hurler son mécontentement, quand elle entendit comme un murmure. Elle baissa le son de la télévision et tendit l’oreille. Nina était en train de chuchoter, sans doute au téléphone, mais elle n’entendait pas ses paroles. Doucement et calmement elle entreprit de la rejoindre pour la prendre sur le fait et lui faire une peur bleue.

A l’angle d’un mur du couloir donnant vue sur le placard à balai, elle passa sa tête et espionna sa jeune employée. Elle était bien au téléphone cette petite sotte. Pour qui se prenait-elle ? Elle était là pour travailler, et au lieu de ça elle brisait une bouteille par terre et téléphonait en douce. Elle s’était crue plus maligne que Rosie mais elle verrait, elle en paierait le prix. La rouquine sortit son corps entier de sa cachette et se tint droite, encore hors de vue de Nina, attendant simplement qu’elle l’aperçoive. Néanmoins, elle se ravisa en entendant un prénom qui lui était familier. Surprise et intéressée, elle se dissimula de nouveau rapidement derrière le mur et écouta attentivement.

Il s’agissait d’une fête, ou d’une soirée entre amis. Quoi qu’il en soit elle parlait bien de Carl Wilson, le riche héritier. Le Carl. Et il semblait intéresser Nina qui avait l'air de bien le connaître. D’autant plus que, si elle avait tout bien saisi à leur conversation, il était célibataire. Evidemment, il ne gardait jamais bien longtemps ses petites amies. Les pauvres filles, elles se voyaient déjà avoir une vie de princesse mais étaient rejetées par le bel étalon au bout de quelques jours. Rosie eut un sourire malicieux, il fallait qu’elle surveille ça de très près. Mais Nina semblait déjà couper court à la conversation et ne tarderait pas à raccrocher.

A pas de loup Rosie retourna sur le canapé et se mit à l’aise, faisant comme si elle n’avait pas bougé. Quand elle vit Nina revenir avec la serpillère, elle répliqua sèchement mais calmement. « Dépêche-toi je meurs de faim. » lâcha-t-elle impatiente. Elle aurait pu lui faire peur dans le couloir, et la réprimander jusqu’à ce que les voisins appellent la police. Mais cette fois ci elle n’hurla pas. Non. Car même si c’était ce qu’elle avait eu l’intention de faire, elle avait changé d’avis. Elle avait une idée derrière la tête, et quand c’était le cas, on avait alors affaire à une toute autre Rosie. Sa colère était mise de côté et laissait la place à la manipulation pour qu’elle obtienne ce qu’elle désire sans que l’autre s’en rende compte. « Qu’est-ce que tu fais ce soir ? » demanda-t-elle d’un ton presque amical et curieux, comme si ça l’intéressait réellement.
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MessageSujet: Re: Quand le chat dort, les souris dansent [Rosie/Nina]   Dim 17 Juin - 15:04

Carl allait être présent à cette soirée, lui qui avait l’habitude de sortir avec des personnes dont les fêtes étaient plus mouvementées et où l’alcool collait en abondance. Que devait-elle faire ? Sauter sur l’occasion pour le voir et profiter de sa présence ?
Le problème était qu’elle commençait à ressentir pour lui des sentiments plutôt forts et elle en avait honte. Elle ne se voyait quand même pas avec la bague au doigt, mais elle en rêvait secrètement quand même. Elle le connaissait mieux que toutes ces filles qu’il fréquentait. Il était tendre, drôle, protecteur. Il a énormément de conversation et c’est toujours un plaisir de passer du temps avec lui. Ils étaient tellement différents mais à la fois complémentaire … Malheureusement, le jeune homme est du genre fêtard, et elle savait pertinemment qu’il aimait trop les femmes pour en choisir une seule pour la vie.


Ecoutes, je te rappelle … Je vais y réfléchir.

Nina ne lui laissa pas le temps de répliquer ou de lui donner une autre bonne raison de venir, et raccrocha. Avant de souffler, incertaine et perdue.
Mais le travail passait avant tout et Nina mit cette histoire de côté, elle y repenserait plus tard. Elle prit donc la serpillère et prit soin de cacher son téléphone dans sa poche avant de retourner dans le salon.
Elle espérait que Rosie était encore dans un demi-sommeil et n’avait pas remarqué cette longue absence. De faux espoirs pour rien, la jeune Bennett avait, bel et bien, remarqué son absence et son estomac parlait pour elle. Mauvaise nouvelle.


Oui oui, ne vous inquiétez pas Rosie.

Même si les jeunes femmes avaient le même âge, Nina avait pris l’habitude de la vouvoyer. Après tout, elle était son employée et elle lui devait un minimum de respect.
Elle se mit donc rapidement au travail, et en deux trois mouvements, le sol était débarrassé du reste de bouteille, comme si l’accident n’avait jamais eu lieu. Elle s’attaquait de nouveau aux fenêtres, contre lesquels Lucifer avait eu la bonne idée de passer à nouveau ses pates. Qu’il était diabolique ce chat.


Qu’est-ce que tu fais ce soir ?

Nina s’arrêta en pleine action, sur les demi pointes, le bras en l’air, surprise du temps que la jeune femme venait de prendre avec elle. Devenait-elle aimable avec elle ? Peut être y avait-il une possibilité pour que l’attitude de Rosie change à son égard. Elle l’espérait.

Hum … J’hésite encore.

Elle se tourna, toute penaude. Ne sachant pas si c’était une invitation à la conversation ou juste une phrase de politesse. Ou peut être que Rosie tentait de la piéger en lui montrant qu’elle prenait à nouveau trop de liberté.
Nina baissa les yeux, mal à l’aise, et tortillait son torchon avec frénésie. Elle ne savait pas pourquoi elle était autant stressée par le regard de la jeune femme.


Des amis à moi se rejoignent pour passer une soirée ensemble. J’hésite encore à y aller. On verra à quelle heure je finis ici.

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MessageSujet: Re: Quand le chat dort, les souris dansent [Rosie/Nina]   Dim 17 Juin - 22:18

Rosie était très bonne comédienne. Elle avait les yeux rivés sur l’écran de télévision mais son esprit était ailleurs, en train de manigancer quelque chose. Pourtant, aucun risque qu’une personne normale comme Nina ne s’en rende compte. La jeune demoiselle n’avait pas remarqué que sa patronne avait laissé le canapé vide plusieurs minutes et encore moins qu’elle s’était tenue debout juste derrière elle pour écouter une partie de sa conversation téléphonique. Et son air faussement détaché ne risquait pas de la trahir.

Pour mener à bien sa combine, il ne fallait pas qu’elle tienne compte de sa fureur et de l’indignation qu’elle ressentait vis-à-vis de Nina, qui elle, ne se gênait pas pour bavarder au téléphone avec une amie pendant ses heures de boulot. Elle savait qu’il fallait parfois faire des concessions dans la vie. Surtout quand on voulait que les choses aillent dans un certain sens. Et passer outre l’arrogance de Nina en faisait partie. Cependant elle ne put s’empêcher d’être elle, tout simplement, et d’exiger sèchement qu’elle se dépêche. Après tout, elle avait faim. « Oui oui, ne vous inquiétez pas Rosie. » répondit la bonne d’un ton tout autre. En même temps qu’elle disait cela, Rosie mimait ses paroles tout en grimaçant, comme une enfant qui se moquait.

Si Rosie était une flamme, alors Nina serait une fleur que la rouquine ne cesserait jamais d’embraser, la soumettant plus bas que terre. Mais elle refleurirait toujours, sans exception, plus grande et plus belle, la tige haute. Et c’était précisément ce qui énervait le plus Rosie chez ce genre de personne. Qu’elles continuent de sourire et de se relever, malgré qu’on les rabaisse et qu’on leur montre comment on les voit. Il y en avait certains, comme Nina, qui étaient difficiles à rendre faibles et désespérés. De même, d’autres ne voyaient aucuns problèmes à vouvoyer des personnes de leur âge. Nina avait pris cette habitude pour s’adresser à Rosie, et il n’y avait rien qui rendait plus égocentrique la rouquine.

Quand Nina eut terminé de laver les restes de tequila et que le sol redevint sec, elle se mit tout de suite aux fenêtres. Rosie laissa la télévision allumée et s’empressa de passer derrière le bar de sa cuisine américaine, à la recherche de son bol préféré. Elle le remplit de céréales et commença à les déguster, accoudée au bar, le dos penché en avant et les jambes croisées, rehaussant ses fesses en l’air. Elle avait vue directe sur Nina qui nettoyait les vitres face à elle quelques mètres plus loin et pourrait observer ses réactions. On aurait dit une lionne guettant son innocente proie.

Sans attendre plus longtemps, elle prit un air faussement intéressé et demanda à Nina, d’un ton qui parut doux et amical, ce qu’elle faisait le soir même. Elle vit alors sa femme de ménage se figer complètement, restant sur la pointe des pieds et les bras en l’air mais stoppant tout mouvement. Soit elle était étonnée par le changement d’attitude de Rosie, soit elle était très mal à l’aise. Peut-être y avait-il même un peu des deux, et la rouquine s’en félicita intérieurement. Mais Nina lui répondit qu’elle hésitait, avant de se retourner face à sa patronne, gênée.

Rosie avala innocemment une cuillérée de céréales faisant comme-ci tout était normal. Cependant, ses yeux, qu’on dit fenêtres de l’âme, révélaient tout sauf de la pureté. Elle regardait Nina avec insistance, mi amusée, mi hautaine, et attendait qu’elle continue. « Des amis à moi se rejoignent pour passer une soirée ensemble. J’hésite encore à y aller. On verra à quelle heure je finis ici. » répondit alors Nina, écrasant presque le torchon qu’elle tenait nerveusement. Un immense sourire se dessina sur le visage de Rosie, et même un très sincère qu’elle n’avait guère pu retenir.

« Des amis ou… des amis ? » demanda Rosie en insistant sur le dernier mot, un air mutin sur le visage et une bouche dessinant une moue espiègle. Nina ne comprendrait peut-être pas où elle voulait en venir par-là, mais Rosie la taquinait pour obtenir des confessions. Il fallait tâter le terrain avant d’attaquer. Sans perdre son sourire et laissant Nina méditer sur ses mots, Rosie mit de l’eau à chauffer dans la bouilloire et sortit deux sachets de thé. Un pour chacune d'elle. En temps normal elle ne l’aurait pas fait, mais elle savait qu'un tel geste de sympathie lui attirerait les faveurs de Nina. En attendant que l’eau boue, Rosie s’assit sur le buffet les jambes dans le vide et s’alluma une cigarette. « Je pense que ton embarras cache un garçon derrière tout ça... Je me trompe ? Tu devrais y aller s’il vaut le coup. » dit-elle avant de souffler la fumée de tabac, et toujours avec un sourire rusé au coin des lèvres.
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MessageSujet: Re: Quand le chat dort, les souris dansent [Rosie/Nina]   Lun 18 Juin - 14:46

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MessageSujet: Re: Quand le chat dort, les souris dansent [Rosie/Nina]   Ven 22 Juin - 14:08

La bouilloire grondait dans la cuisine et rompit le court silence qui s’était installé entre Nina et Rosie. Assise sur un buffet de la cuisine, la rouquine balançait d’avant en arrière ses jambes, croisées au niveau de ses chevilles. Un sourire malicieux au coin des lèvres, elle observait minutieusement les réactions de la souillon. Elle inspira sur sa cigarette et fit l’intéressée, prétendant qu’elle devinait qu’un garçon se cachait derrière cette gêne, alors qu’elle le savait pertinemment, étant donné qu’elle n’avait pas perdu une miette, ou peut-être quelques-unes mais très peu, de la conversation téléphonique.

D’un ton faussement amical elle conseilla même à Nina d’aller à cette soirée sans hésiter. Bien entendu, elle pensait le contraire de ce qu’elle disait. Calculatrice, elle lui donnait de faux espoirs. En réalité, maintenant qu’elle s’en était mêlée, elle donnerait d’innombrables tâches à Nina. Quitte à salir expressément l’appartement, et ce discrètement. Plus Nina resterait longtemps à nettoyer, plus il y aurait de chances qu’elle finisse tard et ainsi, qu’elle manque la soirée avec ses amis.

Rosie souffla un halo de fumée face à elle, savourant l’instant et l’expression de visage de Nina, qui avait l’air le plus embarrassé du monde. Surprise, elle regardait fixement la rouquine avec une bouche grande ouverte et ronde comme ses yeux écarquillés. Rosie se retint de glousser et prit une nouvelle taffe devant les bafouilles de sa bonne. Elle n’hésiterait pas à mentir un peu plus et à faire la gentille pour obtenir des confidences. Mais Nina parla enfin. Ça y est, elle était la mouche prise dans le filet de l’araignée.

Pauvre Nina. Douce enfant. Tellement pathétique. Elle avait son âge mais demeurait aussi pure et timide qu’une enfant de douze ans. Décidément, cette bonté dépassait tout ce qui relevait du compréhensible pour Rosie. Elle ne pourrait décidément jamais supporter une fille aussi angélique. Elle avait envie de vomir. « Tu as peut-être besoin des conseils d’une professionnelle dans ce cas. » répondit la rouquine avec un clin d’œil. « Et qui est l’heureux élu de ton cœur ? » demanda-t-elle avec un sourire dénué de joie et en descendant du plan de travail, pendant que Nina se détournait d’elle et se remettait aux vitres.

« Il s’appelle Carl… On se connaît… Depuis longtemps maintenant. C’est mon meilleur ami, nous sommes à la fois tellement différents mais aussi complémentaires d’une certaine façon. Mais il fait partie de ce groupe de garçons qui aime bien sortir, rencontrer de nouvelles personnes… Et il a beaucoup plus d’expérience que moi. Enfin, ce n’est pas très intéressant. »

Oh que si ça l’était. D’une certaine manière. Et aussi et surtout parce que tout cela allait dans le sens de Rosie, qui bouillonnait de joie perfide à l’intérieur. Carl Wilson, cela ne pouvait être que lui. Et cela ne pouvait pas mieux tomber pour la rouquine car elle connaissait bien le jeune homme. Elle avait écrit un article sur lui, catégorisé comme un des riches héritiers de la ville. Seulement c’était un joueur comme elle et ils n’avaient pas mis longtemps à se retrouver dans les bras l’un de l’autre, jambes entremêlées. Cela n’avait duré que quelques soirs, car aucun des deux ne cherchait du sérieux.

L’occasion était trop belle. Elle sourit et éteint sa cigarette dans un cendrier. Et d’un air faussement surpris, elle se détourna brusquement du buffet sur lequel elle avait rempli deux tasses de thé, et fit onduler sa crinière autour de son visage tant elle avait rapidement tourné la tête. Elle fit des yeux ronds et s’exclama, faussement abasourdie : « Carl ? Carl Wilson ? Le Carl Wilson ? » Faisant mine d’être estomaquée elle lâcha volontairement les tasses de thé qui se brisèrent sur le carrelage de la cuisine. Ainsi, elle paraîtrait plus crédible et en plus, Nina laverait le sol pour la troisième fois. Et il y en aurait sûrement d’autres.

Rosie porta une main à sa bouche entrouverte et la cacha, comme si elle ne voulait pas révéler un terrible secret concernant ce jeune homme, qui semblait si important aux yeux de Nina. Il n’y avait évidemment pas de terrible secret. Elle venait d’en inventer un de toutes pièces, uniquement pour briser le petit cœur pur de la souillon. « Oh mon dieu Nina il faut que tu saches quelque chose. Carl n’est peut-être pas celui que tu crois. Ne tombe pas amoureuse de lui, je t’en prie. Il… il… Je suis enceinte de lui. »
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MessageSujet: Re: Quand le chat dort, les souris dansent [Rosie/Nina]   Ven 22 Juin - 15:19

Nina continuait de laver les vitres alors qu’elle se confiait à la belle Rouquine, lui ouvrant son cœur. Cette situation était légèrement bizarre, elle qui se mettait corps et âme au nettoyage et qui parlait de ses histoires de cœur, et Rosie qui l’écoutait attentivement et qui ne lui coupait pas la parole. Si on voyait cette scène de l’extérieur, on pourrait presque y voir deux sœurs se raconter leur journée.
La jeune femme avait toujours rêvé d’avoir une petite sœur, pour la pomponner, lui raconter des histoires, la protéger … Malheureusement, ses parents étaient partis beaucoup trop tôt.
« Tu as peut-être besoin des conseils d’une professionnelle dans ce cas. » Entendit-elle derrière son dos. La jeune femme se tourna et vit Rosie lui faire un clin d’œil. C’était peut-être ça la solution ! N’ayant plus de mère à qui parler de ses problèmes, elle devait trouver une épaule sur laquelle se confier. De plus, Rosie avait beaucoup d’expériences, du moins, Nina s’en doutait, mais excepterait-elle de prendre ce rôle ?

Après quelques secondes sur une tache, Nina se tourna vers sa nouvelle amie, contente d’avoir pu parler avec elle. Maintenant qu’elle avait pu se confier, elle se sentait mieux, comme si elle avait un poids en moins sur le cœur. Mais Rosie avait l’air mal, comme si le ciel lui tombait sur la tête. Heureusement, si la rouquine tombait dans les pommes, Nina savait comme s’y prendre pour la ranimer avec tous ses diplômes de secourismes reçus au fil des années.

Rosie ? Vous vous sentez bien j’espère ? Vous avez l’air pâle.

Sans quitter le regard de la jeune femme, Nina attrapa le plumeau qui se trouvait accroché à sa ceinture et commença à le passer au-dessus des meubles pour faire disparaître la poussière. Son nez commençait à piquer au deuxième coup de plumeau, et elle ne put s’empêcher de se demander comment il était possible qu’il y ait autant de poussières chaque Mercredi et chaque Dimanche. Cet appartement devait être un nid à poussière, où sinon elle arrivait là grâce à la magie.
Lorsque la brunette passa derrière la télé et reçue une masse de poussière dans les yeux, elle ne put retenir une quinte de toux qui fut rapidement suivit par un
« Carl ? Carl Wilson ? Le Carl Wilson ? » de la part de la rouquine. Surprise, Nina se retourna et put voir Rosie faire tomber les deux tasses qu’elle tenait à la main, avant de se cacher la bouche derrière sa main.
Nina se précipita vers Rosie, paniquée. Peut-être que cette dernière était vraiment pas bien et qu’elle allait devoir l’amener au médecin. Mais en y réfléchissant bien, c’était au nom de Carl qu’elle avait commencé à blêmir. Que lui cachait-elle ?


Oui, Carl Wilson, pourquoi ? Asseyez-vous, vous commencez à me faire peur. Vous êtes toute pale.

Nina lui tira une chaise, et l’assit confortablement, avant d’aller lui remplir un verre d’eau fraiche avec un carreau de sucre à l’intérieur. C’était le meilleur des remèdes pour se sentir mieux et pour retrouver ses esprits. Du moins, c’était ce que sa mère lui disait lorsqu’elle était encore là. Elle lui tendit le remède miracle, et lorsque la jeune Bennett commença à boire, Nina se mit à genoux et tenta à nouveau de ramasser, les restes à terre, sans se blesser. Lorsqu’elle se releva, elle sourit à Rosie, lui montrant qu’elle contrôlait la situation, puis se retourna.

« Oh mon dieu Nina il faut que tu saches quelque chose. Carl n’est peut-être pas celui que tu crois. Ne tombe pas amoureuse de lui, je t’en prie. Il… il… Je suis enceinte de lui. »

A cette phrase, Nina lâcha le peu de ce qui restait des tasses à terre, sous le choc. La jeune femme allait surement se faire disputer pour avoir salit un peu plus la cuisine, mais elle ne voulait pas y penser pour le moment. Elle essayait encore d’analyser la révélation de Rosie. Comment est-ce possible ? Ce connaissait-il ? Pourtant, il ne lui avait encore jamais parlé d’elle avant ce jour. Il se mettait à lui mentir maintenant ?
Nina se retourna vers la jolie rouquine, tentant de rester neutre, alors qu’elle sentait très bien qu’elle allait craquer d’un moment à un autre.


M-Mais … Comment … Comment c’est arrivé ?

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MessageSujet: Re: Quand le chat dort, les souris dansent [Rosie/Nina]   Mar 26 Juin - 14:53

Rosie venait d’avoir une idée plutôt diabolique, et en moins de temps qu’il ne lui en fallait pour se commander une pizza. Pour dire, elle hésitait toujours entre la Margarita et la Quatre Fromages, ne se souciant pas le moins du monde de faire perdre du temps à la personne au bout du fil. Il fallait toujours être aux petits soins pour la reine, et ne jamais se plaindre, sous peine de se faire attaquer au lance-flammes. Néanmoins, quand il s’agissait de faire la mauvaise, les idées venaient naturellement, comme une évidence.

Quand elle vit Nina se précipiter sur elle, toute paniquée, Rosie comprit que son stratagème fonctionnait à merveille. La souillon la fit asseoir et confirma qu’elles parlaient bien du même Carl. Mais Rosie le savait avant même de poser la question. Là était tout l’art subtil de la manipulation. Et c’était plus facile en sachant que Nina était assez naïve et pure pour n’y voir que du feu. Elle apporta gentiment un verre d’eau à la rouquine, avec un morceau de sucre au fond. Mignon. Rosie but une gorgée faisant mine d’être encore sous le choc et riva ses yeux vers Nina qui nettoyait déjà les dégâts causés par la rousse.

Rosie simula alors un hoquet mêlé à une respiration saccadée. On aurait dit une véritable scène de théâtre. Elle se la jouait drama-queen et Nina y croyait dur comme fer. Pour faire plus cliché encore, la rouquine porta sa main à son front, sans lâcher le verre, et mima ces actrices qu’elle voyait à la télé. Elle annonça alors la mauvaise nouvelle à la douce Nina. De l’extérieur la rouquine avait l’air toute retournée mais de l’intérieur elle souriait largement et se régalait, surtout quand elle vit que sa femme de ménage venait de lâcher les morceaux brisés de tasses qu’elle allait devoir ramasser une nouvelle fois. Tout comme les morceaux de son cœur. C’était tellement facile.

Un long silence s’ensuivit pendant lequel on entendit uniquement Lucifer qui travaillait dans sa litière, étant donné que la porte de la buanderie était ouverte. Nina se retourna finalement face à Rosie, le visage presque impassible et les yeux pourtant brillants. Elle tentait vainement de cacher son mal, et Rosie s’en amusait littéralement. La souillon bredouilla quelques mots, auxquels la rouquine répondit avec candeur et tout en finesse. « Eh bien j’étais en dessous et lui… » C’était trop tentant. Elle s’arrêta néanmoins dans sa lancée, et redevint sérieuse. « Oh tu veux dire… Oui eh bien en fait j’étais chargée d’écrire un article sur lui il y a deux mois environ. Donc on a passé pas mal de temps ensemble et c’est arrivé, plusieurs fois. Il ne sait pas que je suis enceinte alors ne lui dis rien… » Cela compromettrait en effet le plan. Il valait mieux que Nina ne lui en parle pas histoire que leur relation se dégrade et que Rosie reste crédible.

Elle se leva et fit mine d’avoir la tête qui tournait, flageolant sur ses jambes et manquant de retomber sur la chaise. La rouquine se précipita ensuite dans la salle de bain et s’y enferma. Elle put alors détendre son visage et sourire de plus belle. Elle s’amusait tellement, et se réjouissait du malheur de Nina. Elle poussa des gémissements plaintifs pour faire croire à Nina qui était toujours dans l’autre pièce qu’elle pleurait. « Je suis tellement désolée Nina ! » hurla-t-elle en simulant des pleurs mais en affichant directement ensuite un sourire perfide. Rosie entreprit ensuite de salir tout ce qu’elle pouvait tant qu’elle en avait le temps. Plus Nina aurait du travail ici plus elle finirait tard. Ce qui voulait dire qu’elle ne profiterait pas de sa soirée entre amis de ce soir.

Quand il y eut assez de shampoing, dentifrice et gel douche aspergés sur les murs de la douche et que du papier toilette mouillé traînait un peu partout et notamment dans les tiroirs des commodes et la panière de linge sale, Rosie ouvrit le robinet du lavabo. Elle humidifia son doigt et déposa de l’eau sous ses yeux pour faire croire à des larmes. Avant d’ouvrir la porte de la salle de bain, son visage radieux se transforma en un visage ravagé par la tristesse et la culpabilité. Une fois sortie, elle renifla bruyamment et dit simplement : « Je ne sais pas quoi faire Nina… Mais je peux au moins te mettre en garde. Il est volage, il n’hésiterait pas à te tromper. Il ne t’a peut-être jamais montré son vrai visage… »
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MessageSujet: Re: Quand le chat dort, les souris dansent [Rosie/Nina]   Mer 27 Juin - 9:32

Nina n’en revenait pas, à ses yeux c’était impossible et pourtant les preuves étaient là. Et puis à quoi pensait-elle ? Il avait couché avec beaucoup de filles, alors pourquoi pas avec Rosie ? Et lui, il pensait que tout était aussi facile, qu’il pouvait coucher avec des filles sans qu’aucun accident n’arrive ? Elle avait envie de crier, de hurler, de le haïr, et pourtant, les seuls sentiments fort qu’elle ressentait à ce moment même était la peine et la trahison. Et elle sentait son cœur se brisait doucement mais surement. Quelle idiote elle faisait, tomber amoureuse du plus grand coureur de jupon qu’ait porté Taleville.

Un long silence prit place dans l’appartement, et les seuls bruits nous parvenaient de Lucifer où de dehors. Lorsque la jeune femme lui demanda plus d’explication, Rosie voulut lui expliquer la position dans laquelle ils étaient lorsque ce qui arriva, arriva. Nina regarda la jeune femme avec des yeux ronds ! Non, elle avait aucune l’envie de savoir comment s’était passé ça, mais comment il en était venu à ce connaître.
« Oh tu veux dire… Oui eh bien en fait j’étais chargée d’écrire un article sur lui il y a deux mois environ. Donc on a passé pas mal de temps ensemble et c’est arrivé, plusieurs fois. Il ne sait pas que je suis enceinte alors ne lui dis rien… » Elle se rappelait de cet article, Nina se rappelle aussi que la côte de popularité de Carl avait augmenté à grande échelle après ça. Déjà qu’il était déjà bien coursé par toute les femmes de la ville … Par contre elle n’avait jamais entendu parler d’une relation entre eux deux. Alors quand Carl n’avait pas le temps de venir la voir, c’est parce qu’il était ensemble, faisant …

Nina tenta de retrouver une respiration calme et posée, plus facile à dire qu’à faire. Elle décida de s’attaquer à nouveau aux tasses en mille morceaux avant de reprendre la serpillère et de laver à nouveau le sol. Elle avait besoin de s’occuper pour ne pas fondre en larme. Elle se mordit la lèvre, pensive, puis regarda la jeune Bennett dans les yeux. Elle avait besoin de savoir si Rosie passait maintenant avant elle ou pas «
Vous voulez dire par là que les Samedi soir … Quand il était trop occupé pour passer ses soirées avec moi devant la télé comme avant … C’est parce que vous étiez ensemble ? » A ses propres paroles, Nina se rendit compte d’une vérité qui la frappa « Ce n’était quand même pas lui dans le lit, le jour où je suis rentrée dans votre chambre et que je vous ai retrouvé avec quelqu’un ! » La jeune Thompson mit sa main devant sa bouche, sans savoir si elle voulait réellement la vérité. Elle ne savait plus quoi penser, elle était totalement déstabilisée. Elle baissa la tête et ferma les yeux, elle avait envie de partir, de prendre l’air, de se changer les idées … Elle avait l’impression que sa tête allait exploser.

Rosie quitta à grand pas la salle dans laquelle se trouvait Nina pour s’enfermer dans la salle de bain
. « Je suis tellement désolée Nina ! ». Elle était désolée elle aussi … Nina se rapprocha de la porte, et tenta de la réconforter comme elle pouvait, son cœur en miette « Ne soyez pas désolée Rosie, ce n’est en rien de votre faute. Vous n’étiez pas au courant de mes sentiments » Tout en parlant, la jeune brune attendit la propriétaire des lieux pleuré, et Nina ne put retenir ses larmes plus longtemps. Elle se précipita vers le lavabo et fit couler de l’eau, avant de s’en asperger. Elle ne devait pas craquer, elle devait rester forte !

En entendant des bruits revenir vers la cuisine, Nina s’essuya le visage avec une serviette non loin d’elle. Elle entendit Rosie renifler et lui adresser la parole, et la jeune femme tenta de garder son calme, prit des verres sales dans l’évier et commença à les laver.
« Je comprends … Mais je ne suis pas le problème premier … » Nina leva la tête, plongeant son regard dans un coin de la pièce « Vous devriez en parler avec lui et prendre une décision pour le bébé »

[que je suis conne -_- en voulant reprendre les couleurs qu'on utilise pour faire parler les personnages j'ai effacé une de mes réponses (quand Rosie la questionne pour qu'elle lui parle de Carl) -_- Bon j'essaye de la ré-écrire ce soir ou dans l'aprem xD]

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MessageSujet: Re: Quand le chat dort, les souris dansent [Rosie/Nina]   Lun 23 Juil - 17:01

Pauvre Nina. Qu’est-ce qu’elle devait souffrir. Qu’est-ce qu’elle devait avoir mal. Ça devait être dur de faire la forte, de montrer que ça allait, quand ça n’allait pas. Ça devait être dur de ne pas détester Rosie. Pourtant, elle devrait. Mais la rouquine ne doutait pas de la trop grande bonté de Nina. Ce petit bout de femme aurait beau recevoir en pleine face tous les maux du monde, elle serait prête à tout pardonner, à tout le monde. Rosie en avait la larme à l’œil. Ah non, blague. Elle trouvait cela pathétique.

Nina recommençait à laver. C’était ce qu’elle savait faire le mieux de toute façon. On pouvait dire qu’elle ramassait les pots cassés de Rosie. Que ce soient les morceaux de tasses brisées ou cette histoire de bébé. Inventée de toutes pièces. C’était Nina qui prenait le plus cher et Rosie qui s’amusait comme une folle. L’éclat de ses yeux perdait de sa prestance. Elle perdait des forces, et ses yeux tentaient difficilement de retenir leurs larmes. Mais Rosie pouvait voir son reflet rien que dans le regard humide de Nina. Avec sérieux, elle lui posa une question sans aucun doute existentielle pour elle, pour se rassurer. Et avant que Rosie ait eu le temps de lui répondre, Nina eut une illumination. Une mauvaise, qu’elle aurait sans doute préféré ne pas avoir.

« Non… » répondit Rosie en serrant les dents pour ne pas perdre son sang-froid, se rappelant avec amertume de ce jour où cette idiote avait osé l’interrompre pendant que… Enfin, elle l’avait interrompue quoi. « On ne se voyait que chez lui. C’est arrivé quelques fois en fin de semaine mais ça n’a pas duré longtemps. Il fait sans doute passer d’autres conquêtes avant toi. Le monstre… Je… » commença-t-elle en fermant les yeux telle une actrice en plein tournage des Feux de l’Amour. Elle se leva en faisant tomber la soucoupe de fruits qui se brisa sur le sol et s’enferma dans la salle de bain. Plus elle paraissait apeurée, mieux c’était. Et si en plus elle donnait plus de travail à Nina, c’était parfait.

Elle hurla depuis la salle de bain qu’elle était désolée et se mit rapidement au travail. Pendant qu’elle encrassait les carreaux des murs, Nina, de l’autre côté de la porte, tentait de la rassurer. Elle ne rejetait pas la faute sur Rosie et semblait préférer lui venir en aide. Elle était tellement naïve, tellement douce. C’en était écœurant, mais bien pratique pour la torturer sans se montrer coupable. Rosie ne lui répondit pas et se contenta de simuler des pleurs en poussant des gémissements plaintifs, tandis qu’elle mettait du papier toilette mouillé dans les tiroirs des commodes.

Une fois qu’elle eut terminé et qu’elle eut mis de l’eau sous les yeux pour faire croire à des larmes, Rosie sortit de la salle de bain en reniflant bruyamment. Nina était face à l’évier et nettoyait des verres. Bien, elle ne perdait pas de temps la petite. Dieu qu’elle avait l’air triste. C’était encore plus amusant que Rosie ne l’avait imaginé. Il suffisait d’un petit mensonge pour détruire une relation, et briser un rêve. En réalité, elle n’arrivait pas à plaindre Nina. Même si en soit la jeune femme ne lui avait rien fait, elle ne pouvait la supporter. Elle était trop belle, trop gentille, trop tout. Et ça, personne ne méritait ça. Surtout pas Nina.

« Je ne sais pas… C’est affreux, c’est abominable et cela me donne la nausée mais… je pense que je vais avorter, en secret. Je n’ai pas tellement envie qu’il le sache, ni même que quiconque le sache. Tu imagines les répercussions ? Tu imagines ma réputation ? Je t’en prie Nina, ne dis rien à personne. Garde ce secret. Pour moi. » supplia-t-elle Nina. Non seulement elle lui avait fendu le cœur, mais maintenant, elle lui mettait carrément un fardeau. C’était tellement amusant de se jouer d’une fille aussi pure. Cela n’avait rien d’un conte de fées. Mais c’était ça, la vraie vie.
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MessageSujet: Re: Quand le chat dort, les souris dansent [Rosie/Nina]   Mar 24 Juil - 17:59

Il n’y avait aucun mot pour résumer ce que Nina ressentait à ce moment précis. Même si elle tentait de paraitre forte, elle était pourtant désemparée à l’intérieur. Si elle avait été seule, elle serait déjà à terre, dans un coin dans la maison, pleurant toutes les larmes de son cœur. Finalement, le fait d’apprendre cette nouvelle devant une personne lui permettait de se contenir et de ne pas commencer une dépression nerveuse. Le seul problème, c’est qu’en se retenant de pleurer, elle commençait à avoir un mal de tête énorme. Alors, tout en écoutant la jeune Bennett, elle se massa les tympans, tentant de faire disparaitre la douleur, car elle le savait, elle n’avait pas le droit de craquer maintenant alors que Rosie avait besoin d’être soutenue, et non l’inverse. Qui était-elle pour se plaindre finalement ? Personne ! Elle était juste l’amie idiote qui était tombée amoureuse de son meilleur ami alors qu’il était un homme à femme. Qu’elle était stupide !
Mais Nina avait beau être forte et courageuse, son cœur lui faisait un mal atroce, et elle préféra quitter Rosie, pour ce qu’elle pensait être quelques minutes, et s’occuper de la salle de bain. Elle quitta donc la cuisine, passa devant la jeune femme et posa sa main sur son bras, en signe de compassion, tachant de ne pas croiser son regard, avant de changer des salles. C’est lorsqu’elle vit l’état de la salle d’eau qu’elle se rendit compte qu’elle allait avoir énormément de travail. Elle ferma la porte derrière elle, et commença à balayer, avant d’astiquer les murs qui avaient été aspergé de différents produits. Mais que c’était-il passé ici ? Elle tenta de ne pas imaginer ce qui avait eu lieu dans cette pièce, c’était surement mieux pour sa santé mentale.
Tout en grattant les croutes de dentifrices qui commençaient à sécher sur le mur, Nina essayait de se contenir et de ne pas pleurer, mais elle commençait, petit à petit, à perdre le contrôle sur ses nerfs. Au départ, elle reniflait mais faisait en sorte de ne pas attirer l’attention de son employeur. Puis des larmes commencèrent à perler, avant d’élire domicile sur ses joues. Elle était ridicule, mais elle était surtout triste, désemparée, et elle n’avait personne avec qui en parler.

Une demi heure et deux mains gelées à cause de l’eau de javelle glacée plus tard, Nina sortit de la salle de bain propre et cessa de se frotter les yeux dont le rouge qui les ornés commençait à disparaitre petit à petit. Elle retrouve Rosie dans le salon, et entreprit de débarrasser le petit déjeuner de la jeune femme qu’elle avait laissé sur la table basse. Elle essaya de reprendre son activité comme s’il ne s’était rien passé, mais le mal était fait et, étant à présent dans la confidence, elle ne pouvait s’empêcher de dire ce qu’elle pensait. « Je pense que vous devriez quand même en parler à Carl. Il a peut être des défauts, mais il ne racontera à personne que vous êtes enceinte. Il n’est pas comme ça … » Comment pouvait-elle dire ça avec ce qu’elle venait d’apprendre ? Mais c’était elle, elle serait même prête à devenir l’avocat du diable s’il lui disait qu’il n’était pas coupable. « Mais soyez sans crainte, rien ne sortira de ma bouche. Néanmoins, vous êtes certaine que l’avortement est la seule solution à prendre ? »
Elle n’avait pas l’impression que l’avortement était la meilleure solution à prendre, pas parce qu’elle faisait partit de ces fanatiques qui pensent que l’avortement c’est tué une âme, non, loin de là, mais beaucoup d’articles de presse ont prouvé que cela rendait la mère porteuse plus triste et plus apte à suivre le chemin de la dépression que d’autres. Nina ne voulait pas que cela arrive à Rosie, elle ne méritait pas ça.


C’était le défilé des appels aujourd’hui, alors qu’en temps normal, personne ne l’appelait à cette heure ci, sachant très bien qu’elle travaillait. Mais cette sonnerie elle la connaissait très bien, elle lui avait manqué et elle lui brisait à présent le cœur. Cette musique, ils l’avaient entendu la dernière fois qu’ils étaient allés au cinéma ensemble, elle l’avait adoré, et ils avaient décidé d’un commun accord, qu’elle deviendrait leur sonnerie de portable réceptif lorsque l’un appellerait l’autre. Nina sortit avec anxiété son portable de sa poche, regarda la photo de son futur interlocuteur avant de relever la tête vers Rosie « C’est … C’est Carl »

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MessageSujet: Re: Quand le chat dort, les souris dansent [Rosie/Nina]   Sam 25 Aoû - 16:47

[Désolée pour mon affreux retard ! Comme tu le sais j'ai été occupée et ça va continuer... Mais voilà j'espère que ça te va ! D'ailleurs, je commence à être un peu moins inspirée pour ce susu, on peut commencer à le clore doucement s'il te plait ? On s'en fera un autre bien sûr ! Oh et ton nouveau vava est superbe !]

Rosie était en extase, cachant son amusement avec de fausses larmes et des soupirs mensongers. Il y avait tant de façons de blesser les gens, mais celle-ci il fallait l’avouer, en dépassait un paquet. Elle était plutôt fière de son coup et avait hâte de tout raconter à Katherine et Pandore. Quoi de mieux pour s’occuper un dimanche que de faire croire à sa femme de ménage qu’on est enceinte de l’homme qu’elle aime ? Honnêtement, à part passer une nuit torride avec Spencer, elle le ne voyait pas ce qu’il y avait de mieux.

Nina s’activait à la salle de bain pour nettoyer ce que Rosie avait semé, pendant que la rouquine regardait la télé, pieds sur la table basse et bol de céréales en main, un sourire large jusqu’aux oreilles. « Oups » lâcha-t-elle en faisant volontairement tomber de la nourriture et du lait sur le canapé. Et hop, encore un peu de boulot pour Nina. Ahah ! Rosie chassa Lucifer d’un coup de pied quand ce dernier vint lécher tombé puis elle laissa son petit-déjeuner sur la table et se dirigea vers la buanderie.

Elle avait encore l’opportunité de mettre du désordre, et elle n’attendit pas pour le faire. Elle se saisit du paquet de croquettes du chat et parsema le sol de sa nourriture avant de jeter le paquet sur une étagère. Elle suréleva ensuite la litière de son petit diable pour faire glisser un peu de litière et d’excréments par terre et ouvra le frigo qui faisait office de second, pour le trop plein de nourriture. La rouquine ouvrit une bouteille de lait qu’elle coucha dans le réfrigérateur, laissant le liquide couler et s’insinuer entre les étagères du frigidaire.

Rosie retourna à pas précipités et silencieux dans le salon et s’alluma une cigarette devant la fenêtre. Juste à temps. Nina sortit de la salle de bain, l’air penaud, et entreprit de débarrasser la table basse. Rosie remit son masque de tristesse et souffla la fumée au dehors, avant de se tourner vers Nina pour lui répondre d’un air chagriné. « Je ne sais pas… » Oh si elle savait, elle n’allait pas alerter Carl en lui racontant le même mensonge, ni lui dire la vérité. Il n’approuverait jamais. Le jeu était entre Rosie et Nina, même si Carl était au milieu, contre son gré.

Nina continua dans sa lancée et essaya de rassurer sa patronne, promettant qu’elle ne dirait rien. Et Rosie savait qu’elle ne mentait pas. Il n’y avait aucuns risques que Nina la trahisse. C’était Nina après tout. Elle était trop gentille. « Néanmoins, vous êtes certaine que l’avortement est la seule solution à prendre ? » demanda la souillon. Voilà que ça se compliquait.

« Je… oui. » commença Rosie. « J’y ai beaucoup réfléchi. Et même si ça me tue, je n’ai pas d’autres choix. Cet enfant ne naîtra pas, je ne suis pas une mère et Carl ne sera pas le père de mes enfants. J’espère qu’il ne sera pas père du tout ! Sinon j’ai peur qu’il y ait beaucoup de bâtards dans cette ville dans quelques années. » En rajouter, encore et encore, pour faire mal à Nina. Faire passer Carl pour un vrai connard, l’éloigner de lui, de l’amour. Pourquoi faire ça ? Tout simplement parce que Rosie aimait ça.

Soudain, une sonnerie retentit. Nina attrapa son téléphone et Rosie grimaça pour lui faire comprendre qu’elle ne tolérait toujours pas le téléphone pendant ses heures de travail. Mais Nina releva la tête vers Rosie et lui apprit que c’était Carl, la voix tremblante. Rosie laissa sa cigarette se consumer quelques secondes, faisant mine d’être la victime choquée. « Ne réponds pas. » dit-elle sèchement, avant de se rattraper, d’une voix plus douce, plus triste. « S’il te plait… » Oui après tout, elle était la victime dans toute cette histoire. Nina ne pouvait pas la laisser, et encore moins répondre au concerné. Qu’est-ce qui pouvait être plus important qu’une Rosie en détresse de toute façon ?
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MessageSujet: Re: Quand le chat dort, les souris dansent [Rosie/Nina]   Sam 22 Sep - 15:13

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MessageSujet: Re: Quand le chat dort, les souris dansent [Rosie/Nina]   Aujourd'hui à 23:45

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