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 The prince, the Detective & the Cat

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MessageSujet: The prince, the Detective & the Cat   Sam 26 Mai - 10:37


The prince, the Detective & the Cat



Boing.Boing. Boing.

La balle en caoutchouc s’envolait dans les airs, se heurtait au plafond pour revenir là d’où elle venait : dans la main de Kat. La jeune femme était allongée sur son lit, ses grands yeux dans le vague et ses cheveux d’un roux flamboyant qui, autour de sa tête, lui faisaient comme une auréole. Comme à son habitude, un léger sourire flottait sur ses lèvres, tandis qu’inlassablement elle lançait sa baballe arc-en-ciel. Ce jeu qui, non seulement avait l’avantage d’énerver profondément les voisins du dessus, permettait également à la détective de faire un peu de tri dans ses pensées. Elle avait eu une rude journée, et, si d’autres personnes préféreraient se plonger dans un bon bain plein de bulles, ou même écouter un air de musique classique, Kat préférait largement faire joujou et se délectait des coups de balais et des insultes proférées à son intention par le vieux couple du sixième étage. C’était terriblement amusant de se faire injurier par de vieilles personnes, leurs jurons étaient très folkloriques.

« Mais… mais va-t-elle cesser ce bobinard cette espèce de gourgandine ? Je sais que tu nous entends Richter ! Si tu avais l’image en plus de cela tu verrais que je lève bien haut mon doigt d’honneur… celui du milieu ! »

Ce à quoi Kat répondait en accélérant la cadence. Ca donnait un bouingbouingbouingbouing encore plus agaçant. Le meilleur dans tout ça, c’était que ces pauvres gens n’avaient aucune preuve tangible contre elle, ils pouvaient appeler la police, le concierge de l’immeuble, peu importait, la machiavélique Katherine avait vite fait de les embobiner avec son grand sourire et son air innocent parfaitement emprunté. Elle avait pris secrètement des cours de théâtre dans sa jeunesse, ils se révélaient terriblement utiles lors des enquêtes, quand on était détective privé, mentir faisait un peu partie du contrat.
A propos de contrat… il y en avait un qui lui mettait les nerfs à vif depuis maintenant quelques jours. Il n’était pas très original, l’affaire n’était pas spécialement compliquée non plus. Une sombre histoire d’héritage que les descendants du défunt se querellaient. L’héritière légitime, celle qui était censée rafler le pactole avant que ses cousins ne rappliquent pour avoir leur part du gâteau, avait fait appel à Kat pour tous les couler et pouvoir conserver la totalité du butin. Sept cousins, rien que ça, qui n’avaient pas l’air tout à fait cleans et qui étaient prêts à s’étriper rien que pour avoir le moindre petit écu, c’était pas moins de sept dossiers à traiter au cas par cas. Pour cela, Kat avait fait une des choses qu’elle détestait le plus au monde : elle avait demandé de l’aide.
Chez une personne normale, se faire aider était quelque chose de plus ou moins courant. On se faisait aider pour ouvrir un bocal de cornichon, on agrippait une main secourable pour refaire son salon… mais pour Kat, c’était aussi exceptionnel que la victoire la participation des Etats-Unis au concours de l’Eurovision de la chanson. La jeune femme faisait tout toute seule. « Faire équipe » était une expression qui avait été bannie depuis longtemps de son vocabulaire. Et pourtant ! Shakespeare. C’était son nom. Un homme de carrure moyenne, la trentaine passée, qui avait posé ses valises à Taleville il y a peu de temps maintenant. Sans prendre de pincettes il s’était rendu au cabinet de Kat et avait inventé une histoire complètement tordue. Très professionnellement, Kat avait commencé à étudier son cas, il était apparu que monsieur Shakespeare Blackrain était en fait, lui aussi, un détective privé de bonne réputation. Seulement à Taleville, il n’exerçait pas sa profession, on ne savait pas exactement ce qu’il fichait là d’ailleurs. Mais c’est avec plaisir qu’il filait parfois des coups de mains à Kat, au grand damne de la jeune femme qui aurait largement préférer pouvoir opérer toute seule sans bouée de sauvetage. Seulement, elle était là la bouée, elle existait, et ça, Kat ne pouvait rien y faire.
Les chiffres lumineux de son réveil affichaient une heure moins le quart du matin. Parfait. C’était l’heure de faire un petit bilan. Kat laissa retomber sa balle qui s’enfonça avec un bruit sourd dans sa couette et saisi d’une main son smartphone qui trainait quelque part sur sa table de chevet. Avec un soupir agacé, elle appuya sur la touche numéro six (oui, le numéro de Shakespeare était dans ses raccourcis, avec celui de la pizzeria, du bar à pâtes, du véto, et du centre de renseignement téléphonique de Taleville, entre autres). Dix tonalités passèrent, et l’annonce de messagerie. Etrange. Kat pressa le bouton rouge, intriguée. Elle détestait laisser des messages, mais elle n’en avait encore jamais eu l’occasion avec Shakespeare ! Il répondait d’habitude ! Et il n’était pas trop du genre à se coucher à neuf heures et demie… bah ! Elle résoudrait ce mystère demain !
D’un pas léger elle alla ouvrir la fenêtre et dans la foulée son ordinateur portable juste à côté. Pour une fois, il se passa un truc que Kat n’avait pas prévu. Tyler (troisième du nom), son chat, en proie à de sérieux soucis au niveau de la connexion neuronale dormait juste derrière le PC. Jusqu’à là rien d’inquiétant, mais le pauvre animal fut très surpris lorsque la petite musique de Windows retentit, et son premier réflexe fut de se jeter par la fenêtre ouverte à quelques centimètres de lui.

« MiaaaaaaaaOooOoOooouw ! »

Kat haussa un sourcil. Il avait miaulé un peu plus aigu que les dernières fois ! Merde ! Et si cet abruti s’était cassé une patte ! Il était résistant, mais ça restait un petit félin tout mou et tout fragile… La jeune femme lâcha un nouveau soupir avant de se lancer quatre à quatre, ramasser les débris de chat qu’elle pouvait récupérer.
L’air était frais dehors, il lui picota le nez. Ses yeux s’habituèrent vite à l’obscurité et elle repéra facilement la silhouette de Tyler qui, encore sous le choc de sa chute, était toujours au même endroit. Il avait l’air de se porter comme un charme cet angora ! Quel crétin n’empêche… Kat trottina vers lui et le prit dans ses bras : il était tout tremblant. Bon. Il ne valait mieux ne pas prendre de risques… ce n’était pas la première fois non plus qu’elle réveillait son véto en plein milieu de la nuit pour des cas similaires ! (Tyler détestait vraiment cette musique, peut-être finirait-elle par prendre un mac à force…) Le chat contre elle, elle se dirigea vers sa voiture.

L’avantage des petites villes, c’était que rien n’était jamais loin. Il ne lui fallut que trois minutes, Tyler sur les genoux, pour arriver devant le domicile privé de William le véto. C’était une très très jolie maison, à l’extérieur, comme à l’intérieur, on sentait que le propriétaire était quelqu’un de soigneux. Kat l’enviait. Jamais elle n’aurait la patience ou même l’envie d’entretenir toute une maison ! Délicatement, elle prit Tyler, et se dirigea de son pas aérien vers la porte d’entrée.

Ding doooooong ! Après quelques secondes la porte s’entrouvrit.

« Salut Willou, Tyler a encore voulu apprendre à voler. J’ai essayé de lui expliquer que c’était un chat tu vois ? Mais… il est têtu. »

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MessageSujet: Re: The prince, the Detective & the Cat   Dim 27 Mai - 18:41


Avant j'étais sobre... Mais ça c'était avant.



J’avais passé ma journée à travailler, et les urgences de dernières minutes m’avaient retenu au bureau jusqu’à dix heures du soir. Ça avait été avec une joie certaine que j’avais fermé la clinique pour ouvrir la porte de chez moi. Une seule envie celle de me poser dans un coin, de retirer mes chaussures et de sombrer dans le coma réparateur que l’on appelait le sommeil. C’était un projet assez ambitieux quand on avait dans son répertoire de connaissances celles que j’avais, et rares étaient les nuits que je pouvais passer sans que quelqu’un ne vienne frapper à ma porte réclamant un verre de lait, une bière, ou pire juste un peu de compagnie. A croire que ma maison était le point de rassemblement de tous les paumés du coin, enfin je n’allais pas m’en plaindre, ça me faisait toujours un peu de compagnie… Et c’était souvent une compagnie qui avait plus de conversation que la petite vingtaine de poissons qui faisaient, sans cesse, des ronds dans leur immense bocal.
Alors, quand, sur les coups des vingt-trois heures on vint frapper à ma porte. Trois coups brefs et pourtant assez puissants pour me faire sortir de mon état comateux, et pour passer au-dessus le bruit sourd de la télévision. Barbe déjà naissante, allure débraillée, je n’avais pas fait attention à ma façon d’être, et qui l’aurait fait à cette heure-là d’ailleurs ?! J’avais été néanmoins quelque peu surpris en voyant qu’il ne s’agissait pas là d’une quelconque personne ayant un problème avec son chat, son chien, ou pire ayant des problèmes avec son conjoint… Non, il s’agissait juste du petit nouveau. Enfin petit nouveau, c’était vite dit… Si ça ne faisait pas très longtemps qu’il se trouvait sur place, il avait en revanche eut plus de facilités à s’implanter en ville que la plupart des natifs eux-mêmes. En somme on pouvait voir en lui quelqu’un de particulièrement sociable, mais à ce que j’avais compris dans son métier cela restait un gage de qualité, et je n’avais pas de mal à le croire.
Sur le pas de ma porte, nous avons échangés quelques mots, des politesses le temps que je sorte un peu de ma fatigue fortement marquée, puis je l’ai laissé entrer sans me demander le pourquoi du comment il était venu me voir. Mais à partir du moment où je l’avais laissé entrer tout avait commencé à partir en cacahuète, je lui avais gentiment proposé un verre, je l’avais accompagné, puis un second… Puis un septième et la bouteille de scotch-whisky avait fini avec les cadavres de bouteilles de laits que je ne rendais jamais aux laitiers. Et c’était les joues rouges par notre alcoolisation que nous avions enchainé les âneries en dépouillant mon frigo des quelques bières qui y trainaient… Et le temps avait quant à lui continuer d’avancer, trainant derrière lui les aiguilles de toutes les horloges qu’elles soient à l’heure ou non.

Plus saouls que sain, je sombrais petit à petit dans un état second, commençant à sentir mes membres se faire lourds, mes yeux se troublaient, et je ne me sentais que très peu la force de me lever pour marcher ne serait-ce que trois pas relativement droit. Je ne me souvenais pas d’avoir jamais bu autant, et je me surprenais encore plus d’avoir réussi, pour le moment, à garder tout le contenu de mon estomac. Comme il était surprenant que mon esprit soit encore plus ou moins encore présent dans ma caboche, me permettant de donner quelques conseils bien avisés bien que complètement décalé à mon interlocuteur que je ne comprenais plus qu’à moitié.
Puis l’on vint encore une fois frapper à ma porte. Une heure du matin venant à peine de sonner, je ne m’en inquiétais pas, et sans m’excuser à mon nouvel ami d’ivresse je m’éclipsais, déambulant dans le couloir, me retenant au mur afin de ne pas chuter ou tout du moins pour marcher droit sans me cogner à ces dits murs. Me mettre debout m’avait fichu un sacré coup derrière les étiquettes, et dès lors, je me sentais beaucoup moins maitre de moi-même, comme si le fait de m’être mit debout avait libérer dans le reste de mon corps tout l’alcool que j’avais pu engloutir. Un peu de mal à attraper la poignée, mais une fois bien en main j’appuyais pour ouvrir à la volée laissant apparaitre une Katherine qui me tendait un chat.
Cette visite n’avait rien de hors du commun, mais en général ce n’était pas pour que je soigne son chat qu’elle se pointait chez moi à pas d’heure mais tout simplement pour avoir verre de lait… Moi je n’aimais pas le lait hormis avec des céréales, mais elle, elle semblait pouvoir boire du lait à pas d’heure et adorer ça. D’une main un peu tremblante, et pas du tout assurée j’attrapais le chat par l’encolure, le regardant dans les yeux. Il ne se donnait pas la peine de bouger, et me regarder avec cet air blasé qu’on tous les chats qui ne sont pas du tout, mais alors pas du tout à leur aise. « Bah alors le chat… On se prend pour un oiseau ? Tu sais que c’est pas en en mangeant plein pour ton quatre heure que des ailes vont pousser ! ». Aïe ! J’étais foutrement plus atteins que j’osais le penser. « Allez ! Entre donc Kitty Cat que je te donne bon petit bol de lait! ». Et sans fermer la porte derrière moi, j’avançais, tenant toujours le chat à bout de bras… Mais à force l’animal commença a en avoir assez de se faire balader de cette façon et d’une acrobatie digne du meilleur contorsionniste pour venir planter ses griffes dans mon bras. Réaction lente, je lâchais tout de même la prise, le laissant se carapater vers un de mes meubles et se cacher sous celui-ci. « Et bah il va très bien ce matou ! ».

Je revenais enfin dans ma cuisine, où je n’attendais qu’une chose, me rassoir sur une chaise, et oublier cette tête qui commençait sévèrement à me tourner. Bouh, je n’aimais vraiment pas cette sensation, et je m’appuyais contre le mur avant de me retourner vers la demoiselle qui, je l’espérais, me suivait tant je n’avais pas le courage d’aller la rechercher devant ma porte d’entrée. « Hey ! Shake, regarde qui j’ai trouvé sur le pas de ma porte ! Un petit chaton tout perdue ! Katherine ! ». J’étais plus que sérieusement éméché, et je tirais la chaise vers moi avant de m’y affaler comme un véritable sac à patate, et de plonger ma tête dans mes mains.


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MessageSujet: Re: The prince, the Detective & the Cat   Lun 28 Mai - 14:18

« the prince, the detective & the cat »

CAT & WILL ♦ détective privé bourré, j'écoute ?


« Dois-je te rappeler que c’est toi qui m’a quitté ? Je dois venir au baptême et après ? Tu vas me demander de t’engager parce que t’as besoin de fric pour t’occuper de la petite ? Elle n’est pas de moi et on sait tous les deux qu’elle a été conçue quand on était encore ensemble. Alors non, je ne viendrai pas. Excuse-moi si tu me trouves immature ! » Première gifle. « Mais ça va pas ?! Frappe mon frère si tu veux vu que vous semblez si bien vous entendre, mais ne me touche pas ! » Deuxième gifle. Cette fois, elle me poussait à bout. Elle pensait que j’allais venir en costume au baptême de l’enfant représentant sa trahison en me donnant des baffes ?! Troisième que j’arrêtais d’un geste du bras, poussant Grace par énervement. Ce fut le geste fatal, le geste qui la tua. Sa tête cogna l’angle du bar et le sang se répandait sur le sol, entourant rapidement le corps d’une flaque de sang. Je sentais la panique se saisir de moi à nouveau, une panique que je n’avais jamais connue. Je me laissais tomber à ses côtés et essayais de la ranimer, mais rien n’y fit. C’était trop tard. Quelques larmes commençaient à rouler sur mes joues rougies quand mon regard se posa sur l’enfant. La petite fille. Je l’avais privé de sa mère… Quel genre de monstre étais-je ? Je me relevais avec difficulté et allais jusqu’à la poussette. Je lui caressais son visage avant de la prendre dans mes bras, prétextant la rassurer en espérant que cela fonctionnerait sur moi. « Tout va bien… »
Je me réveillais d’un seul coup, ne passant pas par la case intermédiaire. Quelle heure était-il au juste ? Je soupirais et regardais ma montre : vingt-deux heures. Déjà… Depuis combien de temps étais-je endormi ? Mon livre était encore sur mon abdomen et je ne me souvenais pas des dernières pages que j’avais lues. Elles devaient être barbantes… Quoi qu’il en soit, j’avais encore fait ce cauchemar qui était plus un souvenir, en réalité. Chaque nuit, je me rappelais ce moment. Elle me hantait, chaque nuit était un rendez-vous avec mon passé et avec cette soirée en particulier durant laquelle j’avais rendu ma nièce orpheline de mère. Je me relevais d’un bond et prenais la bouteille d’eau que j’avais laissé sur le bureau. Mon rituel d’après cauchemar : boire de l’eau puis verser le reste de la bouteille sur ma tête, comme pour faire évacuer toutes ces images. Je devais faire quelque chose : je n’avais jamais pu rester en place bien longtemps et là, j’avais vraiment besoin de m’occuper. Et je n’avais aucune envie de retourner dans les pages de ce bouquin… J’attrapais mon téléphone et allais dans mes contacts, regardant qui je pouvais bien contacter à vingt-deux heures trente dans Taleville… Je ne connaissais pas grand monde et Pandore n’était absolument pas la personne que je voulais voir. Pourquoi pas Wiliam Denamh ? Bonne idéééee ! Et je n’allais pas le prévenir, une petite surprise du soir n’allait pas lui faire de mal. Il habitait une jolie maison, blanche, tout près de sa clinique vétérinaire, ce qui est plutôt pratique au vu de son métier. William et moi avons vite appris à nous connaître… En observant cette ville, j’ai remarqué que nous étions entourés de beaucoup de jeunes dans la vingtaine, rarement plus de trente ans… Pour un gars de mon âge, c’est un peu déprimant, n’est-ce pas ? Puis j’ai rencontré Kenneth qui est exactement de la même génération, une aubaine. Quoi qu’il en soit, il fait parti des personnes dont je me suis rapidement rapproché depuis mon arrivée à Taleville et je suis bien heureux de l’avoir rencontré, je me sens bien moins seul. Surtout après tout ce qui est arrivé. En un instant, mes émotions changèrent. Je repensais à ce cauchemar et comme si on avait appuyé sur un interrupteur, je retombais dans un état d’esprit plus noir. Un état d’esprit qui accompagnait chacune de mes pensées les plus tristes et les plus sombres. Après un an, il m’était toujours très douloureux de penser à eux, à cette famille que j’avais perdue en une soirée même si nous n’avions jamais été très unis. Quoi que, ma petite sœur était mon petit bijou depuis sa naissance, sa disparition a été celle qui m’a le plus dévasté. Je me garais et mettais toute la volonté du monde pour passer à autre chose et toquer à la porte de William sans avoir l’air dépité et déprimé. Ding Dong. J’attendis quelques minutes avant que la porte ne s’ouvre pour faire apparaître un homme d’environ trente ans complètement blasé. Lui aussi avait besoin d’un remontant… Je lui montrais la bouteille de whisky et il me laissa entrer sans que je donne beaucoup plus d’explication. Gentil Willou. Il sortit deux verres, et la petite soirée entre hommes matures commença. Un verre. Deux verres. Trois verres. Je sentais mon esprit qui divaguait de plus en plus au fur et à mesure que les aiguilles de l’horloge avançaient, nous plongeant rapidement dans le milieu de la nuit. Il était déjà une heure du matin, et si nous continuions sur cette voix, le sol de sa maison allait vite devenir moins séduisant. Je ne comprenais pas toujours le phrases de William, mais quitte à ne pas saisir le sens, autant en rire, n’est-ce pas ? Ding Dong Leeeenteeeemeeent, je relevais la tête : qui pouvait venir chez Will à cette heure-ci ? « C’est chez toi… Je te laisse y aller… Et fais attention aux murs, je crois qu’ils complotent contre nous… » Je laissais tomber ma tête dans mes bras et regrettais immédiatement : ça tourne. « Hey ! Shake, regarde qui j’ai trouvé sur le pas de ma porte ! Un petit chaton tout perdu ! Katherine ! » J’aurais sursauté si mon temps de réaction n’avait pas été aussi retardé. « Katherine ? Un petit chaton perdu ? » Je me mis à pouffer de rire en trouvant qu’elle ressemblait effectivement à un chaton quand elle faisait cette tête. « Bien trouvé Willou ! » Je tapotais la chaise à côté de moi, invitant mon amie détective de vingt-trois ans à nous rejoindre. Vingt-trois ans ?! « Comme t’as moins de trente ans, on est pas censé t’accepter… Mais comme je t’aime bien, tu peux nous rejoindre pour un verre. Un seul ! Parce-que l’alcool ça peut être dangereux quand on en a trop consommé… » J’attrapais mon verre et le portais à mes lèvres et mis un petit temps à comprendre qu’il était vide. La bouteille aussi. « Ah bah désolé… Y a plus » Je me relevais difficilement et allais jusqu’au frigo, sans gène. « Des éclairs au chocolat ?! Hum… J’ai faim » Je sortais la boîte et la posais sur la table, gobant un éclair d’une traite (cf. le gif. J’ai pas pu m’en empêcher xD). « Qu’est-ce que Katherine vient faire chez Willou ?... Oh non… Me dîtes pas que vous deux ?… » Je crois que je n’ai pas pu cacher la grimace… Répugnant…


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MessageSujet: Re: The prince, the Detective & the Cat   Lun 4 Juin - 17:35


The prince, the Detective & the Cat



Les bras tendus de Kat commençaient sévèrement à flancher. La jeune femme tenait son chat dans une position qui n’était pas sans rappeler le baptême de Simba dans Le Roi Lion. Mais contrairement au petit prince des animaux qui affichait une mine éberluée à faire craquer un camionneur de quatre-vingt-dix kilo, tout ce qu’on pouvait remarquer chez Tyler, le chat de Katherine : c’était le gras poilu de son petit bedon qui pendouillait à gauche… et à droite. Oui, Tyler n’était pas un gros matou à la base. C’était un chartreux pur-race, au poil gris-bleu et aux yeux de la même couleur que ceux de sa maîtresse. Cela faisait depuis qu’elle avait dix-sept ans que Kat le nourrissait, mais du temps où elle habitait chez les Richter il n’était pas question qu’elle le ramène à son domicile. A cette époque Tyler n’était qu’un jeune chaton qui n’avait que la peau sur les os. Mais ce temps était bien révolu ! Quand Kat avait claqué la porte de sa tante et de son oncle, et qu’elle s’était installée à quelques kilomètres de là, dans son minuscule appartement, qu’elle n’avait pas été sa surprise quand elle avait retrouvé le félin miaulant sous sa fenêtre ! Bien sûr, elle avait craqué et l’avait ramené dans son chez elle. Depuis le chat n’en sortait plus beaucoup (sauf lors de ses pseudo-tentatives de suicides et ses sorties chez le véto) au grand damne de Kat qui avait tout essayé, même le promener à la laisse ! En plus de ce manque d’exercice il mangeait pour trois et il dormait de tout son long sur le lit de la jeune détective. Bref, la situation était devenue tellement dramatique que quand Kat avait vu l’aiguille de la balance s’envoler au-dessus des dix kilos, elle avait immédiatement pris la décision de mettre Tyler au régime. Ce qui marchait … plus ou moins.
Alors que la rouquine allait craquer sous le poids du félin, le vétérinaire le prit maladroitement. « Allez ! Entre donc Kitty Cat que je te donne bon petit bol de lait! » Kat laissa échapper un petit soupir, cette histoire allait donc la poursuivre jusqu’à la fin de ses jours ? Elle avait eu le malheur de se rendre une fois chez William pour quémander un petit verre de lait (elle avait grand soif et plus rien dans son minuscule frigo), et depuis, le vétérinaire la vannait à tous vas ! Bon. D’accord. Il était peut-être une heure du matin. Mais il faisait trente-deux degrés !
Elle n’eut pas le temps de répliquer que déjà, William, sans même prendre la peine de fermer la porte, s’en allait d’un pas chancelant, portant le gros chat à bout de bras. « William, pourrais-tu faire attention à mon min… » elle n’eut pas le temps de finir sa phrase. Tyler, lassé d’être baladé d’un bout à l’autre de la maison dans cette position venait de sortir les griffes. La douleur mit deux bonnes secondes à monter jusqu’au cerveau du vétérinaire qui lâcha le chat sitôt qu’il eut compris. Ce dernier détala pour se planquer sous un joli buffet. Un miracle que son arrière train ne soit pas resté coincé à mi-chemin ! « Et bah il va très bien ce matou ! » C’était le point positif, il ne s’était rien cassé dans sa chute ! C’était toujours ça de moins à payer.

Kat s’apprêtait à essayer de faire sortir son chat de sa cachette (ou plutôt de le tirer de toutes ses forces pour l’extirper de là), quand la voix sonore de William retentit dans toute la maison. « Hey ! Shake, regarde qui j’ai trouvé sur le pas de ma porte ! Un petit chaton tout perdue ! Katherine ! ». Shakespeare était là ? Voilà qui expliquait pourquoi il ne répondait pas sur son portable : il était trop bourré pour distinguer ne serait-ce que sa sonnerie. Et dire qu’elle comptait le trainer avec elle pour filer un des cousins qui avait un rendez-vous plus que louche cette nuit ! Tant pis. En trottinant elle rejoignit la cuisine et tomba sur un spectacle assez … folklorique.
Will s’était écroulé dans une chaise la tête dans ses bras, c’était presque s’il on pouvait distinguer des ronflements. Quant à Shake … il n’était pas en meilleur état. Les cadavres de bouteilles d’alcool gisant un peu partout dans la pièce avaient été les victimes de leur abus alcooliques. Néanmoins son … collègue, si on pouvait l’appeler comme ça, releva la tête et, tapotant la chaise à côté de lui, lui lança une invitation en bel et due forme pour un aller simple vers le monde de la débauche. « Comme t’as moins de trente ans, on est pas censé t’accepter… Mais comme je t’aime bien, tu peux nous rejoindre pour un verre. Un seul ! Parce-que l’alcool ça peut être dangereux quand on en a trop consommé… » sur ces mots, il porta un verre vide à ses lèvres. « Ah bah désolé… Y a plus » Il était rare d’arriver à surprendre Katherine, mais les deux hommes étaient en bonne passe ! Shake se leva, et marcha tel un funambule borgne sur une corde tendue au-dessus d’un ravin d’une bonne centaine de mettre. Il semblait sur le point de chuter quand il se rattrapa au frigo qu’il ouvrit avec la plus grande peine du monde. « Des éclairs au chocolat ?! Hum… J’ai faim » il ne prit pas la peine d’attendre la réponse de Kat et se fourra une pâtisserie en entier dans la bouche. « Comment… tu as vraiment une bouche monstrueusement grande. » dit Katherine, impressionné devant la performance du détective. Il ignora la remarque et dès qu’il eut finit de déglutir, il se retourna vers la jeune femme et lui lança de sa voix éraillée « Qu’est-ce que Katherine vient faire chez Willou ?... Oh non… Me dîtes pas que vous deux ?… »

Un ange passa.

La figure de Kat se décomposa littéralement. « AHAHAHAHAH ! Sisi. Willou et moi… tu vois… » elle accompagna sa déclaration d’un mouvement de sourcil significatif. Bah, de quoi se souviendraient-ils demain matin ? Autant en profiter un peu. « En fait… » elle fit signe à Shake de se rapprocher un petit peu et lui chuchota à l’oreille : « Je venais faire lui faire ma demande… tu sais… pour le mariage. Je ne peux pas faire autrement… ». Son regard descendit jusqu’à son ventre totalement plat et remonta pour se plonger dans les yeux vitreux de Shakespeare. Puis sans rompre le contact visuel, elle haussa la voix de façon à ce que William sorte de sa léthargie. « DENAMH ! RAMENE TON BOULE ! JE VAIS T’EPOUSER ! »
Souplement, elle sauta de sa chaise et trottina jusqu’à la chaine hifi où elle brancha son I-pod qu’elle avait toujours sur elle, et avec un sourire, appuya sur le bouton play. « Mais avant … MUSIQUE D’AMBIANCE ! » hurla-t-elle tandis que les première notes de Never Gonna Give You Up de Rick Asley s’élevaient dans le salon. Elle poussa le son à fond et repartit dans la cuisine, dans l’espoir de trouver une brique de lait.

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MessageSujet: Re: The prince, the Detective & the Cat   Dim 1 Juil - 15:16


COFFEE TIME MEN.... AND GIRL!


On ne se rend compte, en général, que de l’effet dévastateur de l’alcool qu’une fois qu’on en a englouti une quantité impressionnante. Notre vue devient beaucoup moins nette, nos pas sont ralentis, nos mots se mélangent et finalement c’est notre cerveau qui fonctionne totalement au ralenti. Et bien malgré moi, il me restait absolument impossible de tenir droit, de marcher droit, et surtout d’adopter une certaine droiture. Tout se mélangeait. Tout me donnait la nausée et pourtant, en m’assaillant à ma place dans la cuisine de ma propre maison… Ou plutôt en me laissant tomber sur ma chaise, la tête entre les mains comme pour m’assurer que mon cerveau ne taperait pas contre mon crane, la seule idée qui me traversa l’esprit fut d’attraper le cadavre de bouteille de bière qui se trouvait devant moi, de relever la tête et de tenter d’y récupérer quelques gouttes d’un doux nectar qui se mirent à descendre mollement vers ma bouche.
Une goutte. Deux gouttes. Puis plus rien. Les yeux rivés sur la bouteille, louchant sur le goulot de la bouteille espérant presque qu’elle se transformerait au bout d’un moment en une fontaine de bière. C’était du n’importe quoi à l’état pur. Du n’importe quoi dont la simple pensée me fit reposer la bouteille sur la table. J’écoutais d’une oreille plutôt distraite ce qui se passer au sein même de ma propre cuisine, je secouais la tête positivement quand Shakespeare fit part du seul et unique moyen d’entrer dans notre club très fermé de trentenaire célibataire… Et secouais la tête encore plus joyeusement à l’idée qu’on allait offrir un verre à notre nouvelle invitée. Enfin, tout ça, c’était avant de découvrir qu’il n’y avait pas d’alcool… Plus rien du tout. Nous étions à sec, et je me demandais comment cela pouvait être possible. Avions nous but toutes les formes d’alcool existante dans ma demeure en aussi peu de temps ? Nous devions être terriblement désespérés, plus que nous semblions l’être à présent.
Silencieux je suivais la scène qui se déroulait devant moi. Ne trouvant rien à redire alors que Shakespeare fouillant dans mon frigo. Ne trouvant pas non plus quoi que ce soit à dire quand il engloutit d’une simple bouchée une pâtisserie qui trainait au fond du frigo et qui aurait dû me servir de dessert… Qu’aurais-je pu dire d’ailleurs ? Et puis c’était si dérisoire ? Tellement pas important à côté de la remarque de Shake. Et tellement insignifiant à côté de l’aveu de la petite Kitty Kat. Je suivais dès lors la scène les yeux grands ouverts, plein de surprise. A dire vrai j’avais l’impression d’avoir loupé quelque chose, alors sans rien ajouter je m’étais levé dans un bond. « Quoi ?! Qu’est-ce que vous racontez ?! ». Mon regard passa de Kat à Shake, puis de Shake à Kat. J’avais surement une mine déconfite bien qu’embrouillée par l’alcool. « Je veux pas me marier !!! ». Un brin de courtoisie ou de retenue m’empêcha de rajouter « en tour cas, pas avec toi » à la fin de ma phrase, ça aurait pu me valoir quelques problèmes et même peut être une ou deux bosses.
Quoi qu’il en soit, il en était une qui n’avait pas la moindre trace d’alcool dans le sang, et ça se voyait. A peine avais-je terminé ma phrase qu’elle avait déjà disparu, j’avais l’impression qu’elle se déplaçait à la vitesse de la lumière et moi à l’allure d’un escargot sur du sable… Autant dire que c’était particulièrement désagréable surtout que j’avais la curieuse impression de parler tout seul. Mais planté comme un piqué devant ma chaise, j’attendais l’air dévasté par cette nouvelle. Et cela me prit bien deux bonnes minutes avant de me mettre à rire tout seul, me rendant compte que ce n’était rien d’autre que de l’humour. Rien d’autre que de l’humour qui m’avait pourtant paru terriblement inquiétant. Je ne pouvais pas me marier. A dire vrai, l’idée même de me marier provoquait en moi comme un rejet total comme si quelque chose m’en empêchait.
Mais l’esprit embrumé et les oreilles pleines d’une chanson terriblement entrainante que ma nouvelle invitée faisait résonner dans la maison, je pris le parti de fouiller dans mes placards à la recherche d’un paquet de café. S’il n’y avait plus d’alcool je pouvais toujours trouver un peu de réconfort dans une tasse de café fumante. Une cuillère. Quatre cuillères. Six cuillères dans la machine et j’appuyais sur le bouton le tout dans un rythme presque endiablé. L’alcool avait vraiment le don de retirer toutes vos gènes et mes gènes à moi s’était envolé au profit d’une danse des plus étranges au côté de Shake alors que je cherchais les tasses dans le placard qui se trouvait juste derrière lui.
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The prince, the Detective & the Cat

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