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  “ – La vie est un voile obscure tissée de mensonges. ” | Spencer L. Weber

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MessageSujet: “ – La vie est un voile obscure tissée de mensonges. ” | Spencer L. Weber   Ven 4 Mai - 22:00

Spencer Louis Henry Weber
CRÉDIT : Tumblr

« J'ai plus peur d'être moi, qu'autre chose. »
"This is something that everyone knows :"

NOM & PRÉNOM(S) : Weber ; Spencer Louis Henry ♦ DATE DE NAISSANCE ET AGE : 3 juillet 1984 à TaleVille ♦ ORIGINE(S) : Anglais. ♦ EMPLOI ET/OU ETUDE(S) : Rédacteur en Chef de "Daily Tale." ♦ STATUT : Célibataire

QUELQUES INFORMATIONS ESSENTIELS SUR TOI ♦ Je sais jouer du piano comme un dieu, j’écris beaucoup mais surtout pour rien dire. J’adore cuisiner, mais je ne suis pas encore un chef culinaire. J’aime les choses simples, je ne bois pas, mais je fume. J’ai toujours mon téléphone sur moi, comme j’ai toujours un livre. Je ne me suis jamais battu de ma vie, on me fait confiance très facilement. Je sais trouver les bons mots quand besoin est, j’ai déjà passé une nuit entière à jouer au jeu vidéo. Je suis jamais sortie avec une fille, mais que j’ai eu des aventures. J’ai un tatouage sur l’épaule gauche qui représente la tête d’un loup. Je ne ment jamais, parce que toute ma vie est un mensonge.
TRAIT DE CARACTÈRES ♦ Il est calme, posé, drôle avec un air mignon comme tout qui le rend parfois irrésistible. Il sait prendre les choses doucement et réfléchis toujours avant de dire quoi que ce soit. Il ne veut faire de la peine à personne et est toujours là si on a besoin de lui. Généreux, il n'hésite pas à offrir son aide quelque soit la demande. Mais tout ça cache un être sans âme, torturé par la haine et qui pourrait être capable de faire des choses incroyablement horrible juste pour son propre plaisir. Mais une chose est sur : Il y a une volonté en lui qui change tout.


CHAPTER ONE ♦ "Because we all lived in a fairy >tale."


A L'EPOQUE TU ÉTAIS : Un loup. Mais pas n'importe lequel, j'étais Le loup. Sauf que je ne l'ai pas toujours été. Je ne suis pas née louveteaux dans une petite bande, mais je le suis devenu. C'est long comme histoire et à vrai dire moi-même je ne m'en souviens pas très bien. Je sais juste qu'à un moment, je le suis devenu et que chaque nuit, plantais mes crocs dans une belle jambe de pauvre villageois faisait monter en moi un certain plaisir. Je savourais le gout, comme je savourais la chose en elle-même. C'est dur à expliquer, mais c'était une vie à laquelle je m'étais habitué comme on s'habitue à une nouvelle paire de chaussure. ♦ LE CONTE : Tout le monde connaît l'histoire du petit chaperon rouge. La jeune fille toute de rouge vêtu qui seule dans les bois se frayent un chemin vers sa grand-mère bien aimé. ♦ TON RÔLE DANS L'HISTOIRE : Il ne faut pas croire le conte des frères Grimm. Où j’arrive à avaler tout crus une gamine et sa grand-mère sans les tuer. Si je l’ai avait vraiment mangé, il ne serait plus de ce moment aujourd’hui. Un bûcheron ne peut pas ouvrir le ventre d’un loup en espérant y trouver des personnes en vie. Je crois que certains auteur on de fâcheuse tendance à nous prendre pour des idiots. ♦ DE QUEL COTE ES-TU ? : J'étais neutre à la base. Mon seul souci était d'aider mes parents, d'être heureux dans notre petit ferme. De devenir chevalier un jour. Mais après ce soir-là, quand j'ai vu ma main prendre la forme d'une patte et mes yeux voir des choses qu'un être normal ne pouvait voir, j'ai alors compris ce que pouvoir signifier. Et ce pouvoir, il ne vient pas du bon côté. ♦ TON DERNIER SOUVENIR : Il remonte à ce rêve. Je me revois soudain dans les montagnes de ce qui était mon royaume. Et je la vois, toute de rouge vêtu. Seule, une proie terriblement facile. Je la suis alors, entre les arbres et doucement pour qu’elle ne me remarque pas. Son panier contient de la nourriture et l’odeur fait monter ma salive. Je regarde alors le ciel et je me rends compte qu’il fait jour, mais la nuit ne tarde pas. C’est un rêve après tout. Et là, tout en moi me fait mal. De mes oreilles a mes canines, une douleur atroce qui me réveille. J’hurle jusqu’à ce que j’ouvre les yeux. Je suis alors incapable de dire si c’était réel ou pas, mais une chose est sûre : Je dois être soul pour faire ce genre de rêve où alors à force de lire des articles morbides je mets à voir de drôle de choses. Pour un journaliste, ça doit être fréquent.

CHAPTER TWO ♦ "now, we are trapped in a curse..."



I. Mon histoire ne commence pas par "Il était une fois." ;
« - Il aura l'étoffe d'un héros ce p'tit ! Vous verrez ! » Se plaisait à dire son père quand Spencer Louis Henry Weber vit le jour. Un prénom pour chaque Héros de la famille. Henry comme son grand-père, qui était mort à Pearl Harbor en 1941. Louis, comme le père fondateur des Weber. Premier d'une future grande lignée qui fait partie des fondateurs de Taleville en 1634. La même année que les villes Wethersfield et Hartford du Connecticut. Les Weber sont donc anglais à la base, mais ils ont fondé une ville seine, loin de l'industrialisation permettant à Taleville d'échapper à de drôle de venu et a prospéré librement. Alors, être l'arrière - on ne sait combien- petit fils d'un père fondateur est sans doute une chose incroyable. Mais surtout elle a offert à Spencer de bien grosse pression sur ses épaules.

Son enfance n'avait donc rien d'une chouette histoire. Il était l'ainé d'une famille nombreuse. Il comptait deux petites soeurs, des jumelles et un petit frère. Sa mère était morte malade en accouchant de son deuxième petit frère. Quand on vit dans une petite ville, les couples s'installent et fondé une longue ligné familiale pour perpétué les traditions deviennent des choses primordiales. Spencer lui, n'a jamais rien demandé. De toute son enfance il s'était contenté d'être le fils idéal. Il devait montrer l'exemple, alors jamais il ne répondait à son père où refusait une tâche. Il acquiesçait de la tête et faisait ce qui avait à faire. Déjà petit garçon il était trop calme. Ses soeurs ne l'approchaient pas, parce qu'il n'avait jamais de temps à leur consacrer. Il les surveillait quand on lui en faisait la demande, mais c'était tout. Ce qui était important pour lui était que son père le regarde fièrement. Mais les choses prirent une autre tournure quand son premier petit frère vit le jour. D'un coup, Spencer était laissé de côté. On ne le regardait plus comme un fils, mais juste comme un objet. Limite un robot. Les « fait ça, fait ci » retentissait logement dans la maison. D'un jour à un autre, Spencer se senti oublié, mais ce n'était qu'une impression. Il n'y avait que sa mère qui restait de temps à autre avec lui, lui apprenant à jouer du piano, à écrire de la poésie et même à cuisiner même. Mais c'était rare, puisqu'elle avait deux filles et un autre fils qui avait besoin de son amour et cela, même petit, Spencer le comprenait. Cependant, quand elle mourut en accouchant du dernier, il ressentit pour la première fois ce qu'on peut appeler « la haine ». Il reprochait à ce dernier d'avoir tué sa mère pour vivre. A partir de là, Spencer n'étais plus si sage, si posé et si gentil. Il se faufilait souvent en douce pour que son deuxième petit frère s'en prenne plein la tronche. Tous les coups étaient bons. En grandissant, il arrivait à être de plus en plus méchant avec lui, mais seulement avec lui. En même temps, plus personne ne faisait attention à Spencer. Il était encore plus mit de côté qu'avant, comme oublier parfois. Son père ne le regardait même plus.

Ses soeurs le voyaient désormais comme le grand-frère protecteur, son petit-frère venait souvent le voir pour lui demander de l'aide, mais le dernier. Le dernier il n'osait l'approcher. Il avait peur de Spencer. A 14 ans, Spencer était le meilleur en tout. Il n'était pas très intelligent, mais les études lui plaisaient. Alor,s il s'y investissait à fond. Il voulait être le premier et prouver malgré tout, dans toute la famille, le meilleur c'était lui. Avec le dernier de la famille, ils se sont retrouvés seul un week-end. Les deux jumelles étaient ailleurs et quant à l'autre petit-frère, il était chez un ami. Son père avait pleine confiance en Spencer. Il n'aurait pas dû. Plus jeunes que lui, le dernier était en bas de l'escalier de la maison. L'écart entre son âge et celui de Spencer était assez important, alors de ses gros yeux il regarda qui se tenait en haut. Ses affaires d'écoles tombaient un à un dans l'escalier. A genoux il tentait de ramasser ses crayons et autres affaires, mais quelqu'un continué à retourner son cartable tout en haut de l'escalier. Il leva la tête et de ses gros yeux regarda Spencer. Impassible, Spencer balança le cartable en entier sur son petit frère.

« - Tu ne veux pas jouer ? » il sortit un cutteur et petit à petit fit sortir la lame. On aurait dit qu'il faisait de la musique avec le « clic » répétitif du cutter. « - Non ? Tu es sur. D'accord. » Spencer tendit le bras et lâcha le cutter qui tomba droit sur son petit frère. Juste assez de son oeil gauche pour que ça lui blesse l'oeil, mais pas qu'il le perde. Et des tours comme celui-ci, Spencer en avait fait plein. Les occasions sans son père se faisaient de plus en plus nombreuses jusqu'à ce que leurs pères finissent par rentrer un soir. Un soir où il n'aurait pas dû rentrer.


II. Ce n'étais pas une erreur, c'était la justice. »
A ce moment-là, il avait 16 ans. Le lycée ressemblait à une grosse blague et les seules préoccupations des jeunes étaient de vivre l'instant présent. Ils n'avaient besoin de rien d'autre. Une bouteille, peut-être un join et la journée atteignez son sommet. Spencer était comme n'importe quel adolescent à 16 ans : Plus insouciant que jamais. A la différence que Spencer avait ce quelque chose en plus qui lui permettait d'échapper à tout problème : il était intelligent. A force de s'acharner depuis petit dans les études, il en avait appris des choses. Et pas le genre de choses qu'on trouve dans un livre, non. Il avait eu le temps de regarder comment les gens se comporte, comment ils agissent. Du coup il arrivait à anticiper certaines choses et il planifiait toujours tout avant de faire quelque chose qui pouvait lui causer des soucis. Il n'a jamais été du genre à se battre, en réalité il était bien trop calme et zen pour pouvoir se défendre soi-même face à un gros monsieur. Son pouvoir à lui résider toujours dans les mots et dans la vengeance. Il savait rendre la monnaie de sa pièce comme il le fallait et ce sans soucis. Il n'était pas assez costaud de toute manière pour se battre contre qui que ce soit.

Une chose est sûre, ce soir-là il n'avait pas prévu ce qui s'était produit. Il était encore tôt avant que son père ne rentre de son travail et encore tôt avant que les autres arrivent des cours. Spencer était rentré chez lui après avoir mangé à la cafétéria sous prétexte que le cours d'histoire était annulé. Il était loin le temps où ses études étaient sa priorité. Le petit dernier de la famille était rentré plus tôt également. Ils se seraient battus dans la cours de récrée et son père l'avait ramené à la maison avant de retourner au travail. Il avait reçu un appel qui l'empêchait de rester surveiller ce petit vilain de dernier. Comme Spencer était là, la charge lui revenait de le surveiller. Alors, le petit parti en courant se cacher dans sa chambre, sous son lit. Il espérait que Spencer et plus important à faire, mais non. Il était juste derrière, attrapant ses petites jambes et le tirant vers lui. Il avait beau se débattre il savait que ça ne servait à rien, Spencer le tenait. Ils descendirent alors direction le garage où Spencer ordonna à son petit frère de rester assis sur la table de ping-pong et de ne pas bouger. Spencer cherchait les outils de son père. « - Tu préfères quoi ? La clé à molette ou les cisailles ? » Dit-il en faisant passer devant les yeux de son petit frère complètement effrayé les cisailles. C'était toujours un vrai plaisir de lire cette peur dans son regard. Il était si innocent, si naïf. Spencer lui, n'attendait qu'une chose c'est peut-être qu'il en finisse. Il ne voulait plus voir cette tête de gamin, ce regard et surtout quand il sourit. Quand il joue, quand il rit.

En y pensant, il balança les cisailles contre le mur, énervé. Il voulait en finir, oui il vouait qu'il disparaisse de sa vie comme il avait fait disparaitre sa mère de sa vie. « - On va faire un peu de jardinage, ça va être cool. » Il attrapa l'enfant qu'il traîna jusqu'au milieu du jardin. Il pris une pelle et creusa là où la terre était déjà retournée. Il y a quelque semaine les jumelles avaient tenté de faire un potage. Un échec. Du coup, elles prévoyaient d'y construire un petit abri. Peu importe, le petit dernier de la famille weber resta debout devant son grand-frère qui creusait. Un grand malle était posé à côté de lui, c'était celle de leurs mères. Jadis elle y déposait des souvenirs, mais il y a quelque temps elle était vide et avait trouvé son refuge dans le garage. De ses gros yeux il essayait sans doute de savoir ce que Spencer faisait, pourquoi surtout il creusait. Il le comprit très vite quand Spencer s'arrêta, qu'il leva les yeux vers lui et qu'il l'attrapa par son tee-shirt. Il balança le pauvre enfant dans la malle qu'il referma aussitôt, C'est fou ce qu'on peut faire en une après-midi. Parce que oui, son petit-frère était là, dans une malle, tentent de sortir, pleurant, essayant de sortir de là et Spencer était là aussi calme et impassible qu'il l'a toujours été.

« - Prend une grosse respiration, on va voir combien de temps on arrive à te trouver. » Et il commença à reboucher le trou. Jusqu'à ce qu'on retrouve l'espère de terre retournée que les filles avaient laissée. Mais non. C'était trop tard pour faire quoi que ce soit d'autre puisque le père de Spencer venait d'arriver. Il ne l'avait pas vu depuis le début, mais il l'avait vu en train de remblayer la terre. Pourquoi ? Que faisait Spencer ? Du jardinage ? Maintenant ?

Pour la première fois de toute sa vie, Spencer paniqua. Il paniqua comme jamais il ne paniqua. Il resta, pétrifié, pèle en main devant son père qui désormais parcourait la maison en hurlant le nom de son frère. Mais Spencer ne bougea pas. Il ne pouvait pas bouger. C'était trop dur pour lui d'admettre que cette fois, il était allé trop loin. Son père hurlait et secoua Spencer qui lâcha enfin « il est sous tes pieds, le vieux. »


III. Comme un corbeau, je te guetterais jusqu'à la fin.
Ce qui se passa après, il ne s'en souvient plus très bien. C'est assez flou dans sa tête, peut-être parce que c'est un souvenir bien douloureux ? Où juste qu'une partie de son cerveau a décidé de mettre ses souvenirs dans une boite « à ne jamais ouvrir. » L'avantage d'être de la famille d'un des fondateurs de la ville s'était qu'en pouvait étouffer ce genre d'histoire sans problème et ainsi personne n'en saurait rien. Si le père de Spencer n'était pas venu à temps, Le petit dernier de la famille serait probablement mort sous terre. Et Spencer, peut-être qu'il le serait aussi. En réalité, entre le moment où il a parlé et son réveil à l'hôpital Spencer ne se souvient de rien et c'était mieux ainsi. Il n'avait plus en tête que son père et prit la pelle, creusé comme jamais pour ouvrir la mâle, parfois même à main nue. Il pleurait, hurlant à l'incompréhension pour finir par découvrir son dernier enfant à moitié dans les vapes. Quand il posa celui-ci doucement à terre, sur qu'il ne lui arriverait désormais plus rien, il se retourna sur Spencer et le frappa. Celui-ci ne prenait pas la peine de se défendre, il se laissait faire. Mais son père, lui, était en colère. Le genre qui vous faire des choses incontrôlables et qui vous pousse parfois à aller trop loin. Assez pour que Spencer soit à quelques pas de la mort.

Après ça, le grand Arthur Weber étouffa l'affaire pour que personne n'entende parler de cette histoire. C'était sans doute le plus gros secret de la famille. Il prétendit envoyer Spencer à l'étranger pour ses études, mais en réalité celui-ci était enfermé dans la section psychiatrie de Taleville. Personne ne pouvait le voir, puisqu'on l'avait enfermé dans l'une des salles les plus enfouie de l'hôpital. Il ne voyait personne, en dehors de son psychiatre et ne sortez pas. Durant plus de 8 ans, Spencer resta là. Dans la même salle, sans jamais voir la lumière du soleil. A TaleVille son père disait qu'il était en Angleterre, chez un membre de la famille et qu'il était majeur de sa promotion à Oxford. Qu'il avait un cursus très dur, mais que c'était un génie. Il parlait de son fils tellement fièrement que tout le monde le croyait. Personne ne se doutait de la vérité. De ce que caché cette famille en vérité. Durant ses quelques années loin de tout, Spencer avait eu le temps de réfléchir, mais aussi de grandir. Oh non, il pouvait mentir sans problème à son psychiatre lui faisant croire que tout aller bien, qu'il comprenait ses erreurs et qu'il devait désormais être quelqu'un de bien meilleur. Mais c'était long, terriblement long avant qu'on ne le laisse enfin sortir.Avec ses 8 ans dans l'obscurité il avait cependant appris une chose : tout se joue sur la première impression. A partir de ce moment-là, Spencer était devenu la personne idéale aux yeux de tous. Quand pour tous il était de retour Taleville, il avait 24 ans et c'était l'homme parfait. L'ami qu'on rêve toute d'avoir, le frère indulgent et aimable. La personne la plus compréhensible et gentille de toute la ville. Oui, En apparence. Spencer était devenu un être parfait. On disait qu'il avait un grand coeur, qu'il était généreux. Son père ne lui parlait pas, ses soeurs ignoraient la vérité comme son petit frère. Il n'y avait que le plus jeune de la famille et son père qui était au courant de son « voyage » en asile.

Incapable de lui pardonner, le père de Spencer ce contenta de lui donner de l'argent et un poste à la rédaction du journal de la ville. Pour qu'on croit vraiment qu'il ait fait des études de journalisme. Et il lui ordonna de ne jamais s'approcher d'eux. Que ses cinq dernières années n'avait en rien effacé à la douleur et à la peine qu'il avait causée. Quant au dernier de la famille, il avait bien grandi depuis et le souvenir qu'il avait de spencer était loin d'être des meilleurs. Spencer ne les a plus jamais revus après sa sortie. Il avait juste acquiesçé de la tête, prit l'argent et s'en alla. Il était encore jeune, mais savait ce qu'il avait à faire. Oui, il devait continuer à jouer le jeu. Faire croire qu'il était devenu quelqu'un de super, d'extraordinaire. Ses débuts dans le journal ne furent pas des plus simples. Il n'avait pas fait d'études et cela pouvait se voir quand il écrivait. Il aimait écrire, et d'ailleurs il écrivait beaucoup. Mais en Psychiatrie on ne lui avait pas de donner de lecture assez importante ou encore de choses à faire pour améliorer ses capacités.Il n'y avait que des livres historiques et rien d'autre. Pas de roman, de nouvelle ou autre. Juste des livres d'Histoire que Spencer avait eu le temps de lire et relire. Par chance, avec un peu de temps il avait appris des choses du métier. Il s'était fait des amis, avait pris le temps de lire des choses, de faire des recherches. En une année, il avait appris assez de choses pour finir par écrire correctement des articles jusqu'à avoir sa propre chronique. Et même, prendre la place de rédacteur de chef. A 26 ans, on le nomme officiel rédacteur en Chef de Daily Tale et il est invité à chaque grande réception de la ville avec les personnalités les plus importantes. Mais son père n'aimait pas mentir. Tout le monde le féliciter pour son fils, mais à force cela le tortura, ce qui le tortura d'avantage c'était que quelqu'un profite de cette situation pour se venger d'avoir été exclu de la société durant presque de 10 ans.

Oui, Spencer n'avait pas donné son dernier mot.


IV. Il fallait bien qu'un jour la vérité te frappe comme la mort.
Un soir, il pleuvait fortement dans TaleVille. On conseillait à tout le monde rester chez soi et d'attendre que cela passe pour éviter les accidents. Du coup, personne n'était dehors sauf Spencer. Il savait que la pluie n'arrêterait pas son père et qu'il serait allé au travail, comme toujours. Même si des tornades toucher la ville, Arthur était dans l'obligation de faire son métier et de gérer le secteur de la centrale électrique. Attendant dehors, Spencer était debout devant la voiture de son père. Il n'avait pas pris de parapluie, il en voulait pas s'encombrer de quoi que ce soit. Il attendait juste que son père soit là pour une dernière confrontation. Un dernier regard avant ce qui allait suivre. Quand Arthur fut là, il fut assez étonné en voyant son fils ainé attendant. Il ne savait pas s'il devait avoir peur ou pas, s'il devait partir ou pas. Il se contenta d'entrer dans sa voiture sans faire attention, mais Spencer n'avait pas attendu pour rien. Alors, il fit le tour et entra également.

« - Qu'est-ce que tu crois faire ? » Lâcha-t-il enfin alors qu'il tourna et sortie du parking. Spencer se contenta d'attendre. Il attendait un endroit précis avant de parler. Oui, un panneau. Lorsque le panneau indiquer « Tourné à droite pour sortir de la ville » alors à ce moment. Il parlerait. Il ne savait pas pourquoi, mais il devait attendre ce moment-là. Peut-être pour qu'une partie de lui rompe le silence qui s'était installé depuis le début ? « - Je ne lui pardonnerais jamais. » Son père arrêta la voiture aussitôt. Il sortit alors, devant le regard incompris de Spencer et alla devant sa portière pour le faire sortir de force de la voiture. Il plaqua son fils très durement contre la porte qu'il venait de refermer et le regarda droit dans les yeux. « - Tu ne lui pardonneras jamais ? C'est ton petit frère bon sang ! Il n'ait pas responsable pour la mort de ta mère ! Tu es responsable ! Toi et Toi seul ! C'était pour toi qu'elle voulait rentrer plus tôt de notre week-end ! Pour toi qu'on a pris la route tard et que ce foutu camion nous a foncé dessus ! Pour toi et seulement toi ! » Spencer le regarda avec les yeux d'un enfant qui ne comprenait pas. Quel accident ? De quoi parlait-il ? Qu'est-ce que c'était que cette histoire ? Un mensonge pour protéger son petit frère, c'est ça ? « - Tu mens. » lâcha-t-il. Son père qui le tenait toujours par les épaules, le secoua une nouvelle fois avant d'hurler. « - Mais bordel, tu l'as appelé ce soir-là, tu étais jeune tu dois plus t'en souvenir, mais tu nous avais appelé alors qu'on était chez ton oncle. Tu pleurais comme une merde que ta mère te manquer et que tu n'arrivais pas à dormir parce que tu avais peur que le loup vienne te manger ! Ta mère était enceinte de 8 mois et à cause de toi... à cause de... » Les larmes coulaient toute seule. Son père lâchât prise petit à petit s'éloignant de Spencer qui avait les yeux grand ouvert comme si soudain il comprenait un tas de choses. Une illumination.

« - Tu mens ! Tu mens ! » Spencer poussa sauvagement son père, cette fois c'était lui qui ne se contrôlait plus. Il refusait qu'on lui mette tout sur le dos alors qu'il n'avait rien fait. Il se souvenait pourtant de cet appel. C'était vrai que leurs oncles avaient invité ses parents pour un week-end, c'est vrai que Spencer les avaient appelé tard le soir, quand la vielle voisine s'était endormis. Vrai que sa mère n'était plus jamais revenue après ça. Il refusait cependant d'y croire. Son père reprit ses esprits se tenant droit comme un pique devant son fils. « - Tu l'as tué. » Spencer leva les yeux vers son père. Non, c'était faux. C'était faux. Il lui sauta dessus le cognant sans se retenir, comme le lui avait fait ce jour-là dans le jardin. « - Tu mens ! Tu mens ! » Tout en le frappant, il hurlait et pleurait. Il se sentait si minable, si horrible et il ne remarquait pas qu'il était en train de tuer son père. Oui, il ne le remarqua que lorsqu'il s'arrêta, les mains pleines de sang, assis sur son père. A aucun moment-là plus ne cessa de tomber. Jusqu'à ce qu'il arrête tout simplement de penser. Il regardait son père comme si ce n'était pas lui. Comme s'il ne l'avait jamais frappé, touché voir même vu. Il se leva alors, manquant de peu de retomber, mais la voiture été derrière lui. Il regarda ses mains et ce fut comme une révélation. Il essuya ses larmes, prit une grosse respiration malgré l'odeur du sang qui l'entourait. Il souleva le corps de son père et le replaça dans la voiture. Coupa quelque fil sous le capot et lança le moteur. Il laissa tourner et commença à s'en aller.

Spencer Weber marchait doucement, mais la tête haute. Il marchait tout en suivant la route, on pouvait voir la voiture derrière. Les traces de frein derrière. Et puis d’un coup, une explosion. Mais Spencer ne bougea pas. Il se contenta d’entrer dans la forêt et de rentrer chez lui.


V. Toute de rouge vêtu, elle parle de haine sans savoir ce que c'est.
Depuis Spencer Weber n’est plus le même. Lui qui se plaisait à faire croire à tout le monde qu’il était quelqu’un de bon était au final vraiment devenu quelqu’un de bon. Cette apparence qu’il avait donnée, il se l’était approprié. Comme pour effacé toutes ses erreurs, il se contentait désormais d’être quelqu’un d’honnête et de bon. Personne ne sait qu’il a tué son père, on croit tous à un accident. L’enterrement fut douloureux mais Spencer n’y assista pas. Il n’arrivait pas à croire que c’était lui qu’il l’avait tué. Il n’arrivait pas à ce pardonner et jusqu’à ce qu’il y arrive alors, il n’ira pas devant sa tombe. C’était trop difficile d’y aller. De savoir qu’on est coupable d’autant d’horreur dans une si petite vie. Spencer voulait être quelqu’un de bien, pour échapper à cette facette de lui qu’il haïssait désormais. Il avait alors envie d’une vie simple, sans problème. Mais c’était bien trop demandé pour lui. Une chose était sûre, il avait peur de recommencer. De refaire du mal à quelqu’un. C’est sans doute ce qui le poussa à mettre un mur entre lui et le monde extérieur. Il était ouvert, mais jamais il ne dépassait une certaines limites.

En étant rédacteur en chef, il avait désormais une bonne place et en étant l’ainé de la famille Weber, il avait également la responsabilité de ses frères et sœurs. Mais il savait que les jumelles et ses petits frères étaient grands maintenant et qu’ils n’avaient pas besoin de lui. De toute manière, il entretenait une relation difficile avec chacun d’entre eux depuis ses « études » à l’étranger. Ce qui risque d’être plus dur sera sans doute d’affronter le petit dernier de la famille. Mais ce n’étais pas le plus important. A maintenant 28 ans, Spencer était aussi respecter qu’apprécier. Il avait fait son petit bout de chemin et on l’avait acclamé en rédacteur en chef. Son travail était récompensé et il avait parfois l’impression d’avoir réussi à effacer d’un trait son passé grâce à cette acharnement. On ne l'a jamais vu s'énerver en 3 ans. Pas une seul fois il n'a hurlait contre quelqu'un ou quelque chose. Il a toujours sur gardé son sang froid ce qui très étonnant.

Il y a qu’une personne qui donne envie à Spencer d’être de nouveau un être sans cœur. Elle s’appelle Céleste. Rencontrer dans la forêt un matin alors qu’il faisait son jogging la demoiselle s’était foulé la cheville. On pouvait la repérer de loin avec son gilet rouge. Spencer est allé vers elle afin de l’aider, mais celle-ci ne voulait pas de son aide. Sans se soucier de sa demande il décida de la porter jusqu’à chez elle afin qu’elle se repose et qu’elle voit un médecin. Ne pouvant guère protesté la jeune fille ne rajouta rien sauf pour lui indiquer par où elle habité. Arrivé chez elle, Spencer la posa sur l’un des fauteuils de jardin, visiblement il n’y avait personne chez elle alors Spencer décida de rester près d’elle jusqu’à ce que quelqu’un vienne. C’est ainsi que Céleste et Spencer firent connaissance, mais Céleste n’avait guère très envie d’être amis avec lui, ni même t’entretenir un quelconque lien avec lui. Elle n’hésitait pas à être froide et odieuse alors qu’il n’avait fait que l’aider. Il se rappela que c'était l'une de leurs voisines, quand il vivait encore à la maison familiale. Qu'elle jouait tout le temps avec Scott et qu'elle le regardait toujours avec de gros yeux à l'époque. Visiblement, aujourd'hui elle n'avait pas l'air de le porter dans son coeur. Spencer est à deux doigts de péter un plomb. Il ne sait pas pourquoi, mais cette fille à quelque chose contre lui et il est prêt à tout pour savoir ce qu’elle sait. Prêt à tout pour savoir pourquoi quelqu’un le détestait autant sans rien savoir sur lui.

Ce que Spencer ignore c’est que Céleste est la meilleure amie d’Scott, son petit frère. Celui qu’il a failli enterrer vivant. Et qu’elle est au courant pour toute cette histoire, puisqu’en réalité elle était là quand il creusa le trou dans le jardin et qu’il se fit presque battre à mort par son père. Elle n’avait jamais su comment le dire, mais Spencer était effrayant et même maintenant elle en avait peur. Dire que jeune, elle voyait en lui le prince charmant…


"You and no one else."


QUI ES-TU ? : Elow'. ♦ CÉLÉBRITÉ(E) SUR L'AVATAR : Andrew Garfield.♦ AVEZ-VOUS PRIS UN SCÉNARIO ? : Non. ♦ COMMENT TU ES TOMBÉ(E) SUR LE FORUM ? : Bah euh, c'est à dire que... bah en fait... C'est le projet du poto ! ♦ UN MOT EN PLUS ? : Je suis un dieu. Enfin je suis le chef ici donc... En dehors du fait que j'aime botter le cul des gens, je ne sais pas quoi dire.



Dernière édition par Spencer L. Weber le Sam 23 Juin - 9:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: “ – La vie est un voile obscure tissée de mensonges. ” | Spencer L. Weber   Mar 15 Mai - 12:39



I/ Il y a une histoire qu'on préfère tous ignorer.

Louis était un jeune fermier adulé. Il faisait la fierté de sa mère et de son père, protéger son petit frère et ne quitter jamais des yeux ses deux petites soeurs. Dans une zone fermière du royaume, vivait paisiblement cette petite famille. Ils étaient heureux, la mère de Louis attendait un nouvel enfant mais à ce moment-là, la guerre des trolls frappa une partie du royaume. Louis avait six ans, il était pourtant l'ainé et son père ne manqua pas de lui posait d'énorme pression sur ses jeunes épaules. Car oui, qui disait guerre disait soldat. Son père était peut-être un fermier, mais c'était un homme. C'était dans son devoir d'aider son royaume et de servir celle-ci. Louis savait que lorsqu'il partirait, l'homme de la maison allait n'être tout autre que lui, mais à six ans on pense plus à courir après les poules du jardin et à s'amuser dans la ruelle avec les autres enfants plutôt qu'autre chose. Il était encore bien trop jeune pour comprendre réellement ce qui se passait et ce qu'il devait faire. Cette responsabilité était bien trop grande pour un enfant. Alors que la pluie frappa le village, tout le monde était réuni autour de la cheminée. Le silence laissait place aux bruits du feu consumant les morceaux de bois que Louis était allée ramasser plus tôt dans la journée avec la voisine, Elizabeth. Elle avait un pendentif qu'une fée lui avait offert lui permettant de toujours retrouver le chemin de la maison. Comme ça, ils ne se perdraient jamais. Pour manger, il n'avait pas grand-chose. L'armée du roi était déjà passé par le village pour prendre le maximum de réserve. On avait ainsi fait passer le message du roi informant que chaque homme, chaque enfant âgé de plus de 12 ans, devrait rejoindre l'armée au plus vite sous peine d'être arrêté. Ce soir, c'était la dernière nuit qu'ils allaient passer en famille. Ils restèrent autour du feu jusqu'à la dernière flamme et jusqu'à ce que l'aube frappe enfin la colline des libellules, comme l'appeler Louis. Alors que tout le monde dormaient, Arthur s'en alla, doucement. Ne voulant pas briser le calme et la sérénité de l'instant. Que sa famille profite de ses derniers instants avant que la guerre ne fasse des ravages.

D'abord, il y a la naissance du petit dernier. Celui qui accaparait l'intention de toute la ville, celui qu'on trouvait miraculeux sous prétexte qu'il aurait dû mourir dans le ventre de sa mère. Et ont oublié Louis. On l'effaçait peu à peu, le laissant de côté sous prétexte que c'était sa faute si sa mère était morte en accouchant. Sans leur mère, avec leur père à la guerre, c'était la Vielle Marie qui les gardait et elle prenait soin de chacun d'entre eux, sauf de lui. Louis n'avait pas besoin de son aide, il était assez grand, disait-elle. La seule chose à laquelle le garçon pensait c'était tout simplement à quel point il le détestait. C'était lui qui avait pris la vie de sa mère et non Louis. On l'accusait tout simplement parce qu'elle avait trébuché dans le jardin, une chute assez importante dans les escaliers de l'entrée. Elle cherchait Louis qui n'était toujours pas rentré de la forêt. Ainsi, parce qu'elle le cherchait lui, on l'accusait. Mais celui-ci ne le savait pas. Non, il ignorait pourquoi on lui en voulait temps. Ensuite, il y a le retour du père. Le lâche, qui avait profité qu'on le considère comme mort pour rentrer chez lui, bien tranquillement. Il était l'homme le plus important du village, il possédait presque la moitié des terres et il était très respecté, mais son retour lança quelques rumeurs à son sujet. Quand il appris que sa femme était morte, la haine que le village avec pour Louis pris une plus grosse ampleur. On l'enfermait souvent, on lui donnait les tâches les plus difficiles à faire, on lui donnait rarement de quoi manger correctement. Il n'y avait qu'Elizabeth qui se faufilait la nuit lui offrir un peu de répit. En grandissant, il se rendit compte à quel point l'avoir à ses côtés était réconfortant. Elle lui parlait de tout, comme de rien. Elle prenait place près de lui dans le grenier, après avoir monté dans un arbre et passait parfois des heures à lui dire qu'un jour, tout irait mieux.

Ce jour n'arriva jamais. Non, lorsque Louis eut 16 ans, il avoua à Elizabeth qu'il l'aimait. Qu'il voulait partir d'ici et aller loin, très loin. Vivre quelque part où on ignoré même son nom. Un fermier pouvait toujours trouver une bonne ferme, s'il prouvait sa valeur. Mais Elizabeth le trahit. Elle avait autre chose en tête et profita de cette déclaration. Elle avait avoué qu'elle avait attendu qu'il lui dise ses mots là depuis toujours, avouant qu'elle n'attendait que ça. Partir, loin. Que vendre des légumes aux marchés n'était pas ce qu'elle voulait faire. Non, elle voulait vivre une aventure, découvrir le royaume. Rencontrer la reine même ! Et Louis lui promit qu'il réaliserait chacun de ses rêves comme elle lui avait permis de respirer ses dix dernières années.

Un soir, Louis prépara ses affaires, prit le chemin qu'Elizabeth s'était habitué à prendre, descendit de l'arbre et décida de rejoindre la belle près du puits dans la forêt. Arrivée, il s'assit. Elle allait venir dès que la pleine lune surplombera la forêt. Il attendit, il attendit près du puits deux jours. Jusqu'à ce que ses yeux ce ferment d'eux -même, qu'il ne sente plus ses membres, qu'il ait jusqu'à l'impression que son coeur s'arrête. Pourquoi ? Pourquoi n'était-elle pas venue ? Lui avait-elle menti ? Avec le peu de force qui lui resta, il se leva s'appuyant sur les briques du puits. Il lança son regard vide vers le puits qui semblait vide. Il tenta de se relever quand il entendit un bruit derrière lui.

Quelqu'un était là, c'était une femme. Une vielle femme, il n'arrivait pas à distinguait son visage clairement ni même qu'elle était la personne près d'elle. Mais en écoutant, il reconnut Elizabeth.

« - Il est là. Vous pouvez commencer. »

C'était l'incompréhension. Qu'allait-elle commencer ? Pourquoi n'était-elle pas venu comme prévus ? Maintenant qu'il y pensait comment se fait-il qu'à aucun moment il n'était parti, seul. Qu'est-ce qui l'avait retenu ici, comme paralysé, coincé ? Des centaines de questions débarquèrent dans la tête de Louis.

« - Vous êtes sûr que c'est ce que vous voulez ? » Elizabeth fit signe que oui. « - D'accord. »

« - Liz... »

C'était tout ce qu'il put articuler alors qu'il s'écroula au sol, plus aucune force en lui. Elizabeth, le regard froid vers Louis, fit signe de la tête qu'elle retournait à sa place. Elle ne pouvait rien faire de plus. Bientôt, Louis allait payer pour être ce qu'il était. Alors que la vielle femme remontait de l'eau du puis, Louis fixait Elizabeth qui s'était appuyée à un arbre. Qu'attendait-elle ? Qu'allait-elle faire ? Pourquoi...

« - Liz... »

La vielle femme sortie une coupelle, dans lequel elle prit de l'eau du puits auquel elle rajouta des ingrédients à l'avance préparer dans un petit bocal. Elle fit boire Louis qui ne pouvait résister. D'une part il avait soif, mais de l'autre il n'avait pas assez de force pour refuser cette mixture. La vielle femme se retira pour rejoindre Elizabeth plus loin. Les yeux de Louis se fermaient petit à petit. Il entendait cependant un peu de leurs conversations jusqu'à ce que le sang en lui commence à bouillir.

« - Il ne va pas tardé à comprendre ce qui lui arrive. Le mieux pour vous c'est de partir mon enfant. Il va vous détester pour ça. Croyez-moi. »

« - Ce n'est pas mon problème. Lui et sa famille le mérite. Ils m'ont tout prix. » Elle remit en place son capuchon avant de dire : « - Pourquoi Arthur devrait-il être un père heureux, alors qu'il a tué a mère et mes frères ? Ses enfants ne sont pas mieux. J'ai tellement attendu ce jour. Maintenant, je peux savourer ma victoire et être tranquille. Le mal fini toujours par payer le prix de ses actes. »

Sa voix se fit plus distante, jusqu'à ce qu'il ne l'entende plus. Que disait-elle ? Louis ne comprenait tellement pas, mais il sentit quelque chose en lui changer. Puis, les questions laissèrent place à la douleur. Chaque partie de son corps avaient l'air de se briser un millier de fois. Ses os craquait et bouger comme pour changer. Quelque chose en lui était en train de se métamorphoser. La douleur était si grande qu'on entendit ses cris jusqu'aux champs le plus éloignés du village. Durant presque une heure, ses cris hantèrent le village qui, débout ne comprenait pas d'où cela venait. Jusqu'à ce que le bruit s'arrête enfin. Puis le silence total. Les quelques villageois qui étaient présent au centre du village regardait la forêt comme si un monstre allait sortir de nulle part. Puis soudain, d'autres cris. Mais plus près. Arthur regarda alors sa maison comme si d'un coup, il comprit que c'était ses enfants qui hurlaient. Il lâcha la torche pour courir jusqu'à sa maison. Quand avant qu'il n'arrive chez lui, il entendit au loin une femme criait :

« - Au loup !! Au loup !! »

Paniquait, le père de famille se retourna, il aperçut que plus loin une ombre imposante se plaisait à dévorer les villageois. Jamais la peur ne hanta autant le père de famille autant que ce soir-là. Il continua à courir jusqu'à chez lui. Le plus important était de sauver ses enfants. Oui, quand il arriva chez lui, il referma la porte en y rajouta de quoi consolidait l'endroit. Il entendit les cris de chacun d'entre eux comme si quelque chose de pire que la mort les hantaient. Les larmes aux yeux, il monta à l'étage où chacun de ses enfants se battaient contre eux-mêmes. Quand il les aperçus, il comprit ce qui se passait. Ils se transformaient. Chacun d'entre eux devenait des loups ? Comment était-ce possible ? Mais d'un coup plus effrayé par ses propres enfants contre chose, Arthur décida de fuir. Il sortit par la porte de derrière, courant à travers les bois. Oui, il courait en espérant que jamais il ne tombera sur eux. Quelques heures plus tard il tomba sur une charrette dans la route. Il implora qu'on le prenne. Une jeune fille sortie alors sa tête. Elle lui lançait un regard de mépris.

« - Vous osez fuir la chaire de votre chaire, Arthur ? » La ville homme reconnus Elizabeth. Il se souvient très bien d'elle. Apercevant l'incompréhension flatteur dans les yeux du père de Louis, la jeune femme rajouta : « - C'était le prix à payer. Vous avez tué ma famille, parce qu'elle était une menace pour la vôtre, mais vous n'avez pas pu me tuait moi. J'étais qu'une pauvre petite fille, comment un homme pouvait-il à s'abaisser à tuer une gamine de cinq ans ! » Elle descendit de la charrette, sa longue cape en soie effleura le sol. « - Combien d'autre Paysan vous avez tué pour avoir toutes les terres que vous possédez aujourd'hui ? Parce que... j'imagine que ma famille n'était pas la seul à être devenu un obstacle ? » Elle s'approcha une dernière fois près de lui, avant qu'il écoute bien chaque mot qu'elle allait prononcer. « - J'ai hâte qu'un de vos fils vous arraches la tête. » Puis elle se retourna et repris place dans la charrette pour disparaitre au loin.

Arthur fixa le chariot partir au loin, quand il se retourna enfin. Un énorme loup au poil noir le fixait à quelque mètre plus loin. Arthur commença à reculer. Il comprenait peu à peu ce qui se passait. Cette fille avait maudit ses enfants, elle prenait sa vengeance parce qu'Arthur avait fait tout ce qu'il avait pu pour que sa famille soit la plus grande du village. Arthur était un homme abject, avide de pouvoir et égoïste. Et c'est lorsque les yeux du jeune garçon se posèrent sur son père que la rage le poussa à détruire cet individu. Louis savourait ce moment, comme jamais il n'en savoura aucun. Il ne faisait que suivre son instinct. Mais une partie de lui était tellement en colère que c'était se sentiments de haine et de rage qui prenait le dessus.

[...]

Enveloppé du sang de son père et de ceux des villageois, Louis se réveilla nu dans les bois. Le soleil posait sur lui des rayons chaleureux. Il se releva petit à petit, essayant de comprendre ce qui lui était arrivé. Il ne comprenait pas ce que son père avait fait à Elizabeth pour qu'elle lui fasse ça. Mais surtout, il n'acceptait pas de savoir qu'elle s'était servie de lui. Ce soir-là, Louis commit sans doute la plus belle erreur de sa vie : il prit plaisir à tuer. Il prit plaisir à se vengeant. Il prit plaisir à voir la peur dans les yeux des autres. Louis était devenu un loup, il était maudit, mais il savourait cette malédiction parce que désormais, il était réellement devenu un monstre qu'on croyait qu'il était.

♦♦♦
II/ Je ne désire rien d'autre, que de retrouver mon oxygène.

Il marchait le long de la route, le corps encore couvert de sang, le regard fixé vers l'horizon. Jusqu'à ce qu'un chariot noir vienne bouleverser le calme des alentours. On aurait dit celui de la reine, mais à un momenti il dériva sur la droite, rentrant dans la forêt. Les chevaux avaient vu Louis et avait paniqué, parcourant dangereusement la forêt. Louis eut envie de courir pour les rattraper et, sans savoir comment, il se transforma en loup. Sans aucune douleur. Il rattrapa le chariot, forçant les chevaux à s'arrêter tout en montrant ses crocs. Il y avait des choses qu'il n'arrivait toujours pas à expliquer et qui était sans incompréhensible pour le moment.

« - Majesté, il y a un loup qui... »

La reine, dans une belle robe sortie de son chariot. Elle marcha sans crainte vers Louis, qui s'était retourné vers elle. Il était plutôt calme que la nuit précédente, sans doute parce qu'il n'avait rien contre la reine. Fascinée par ce qu'elle voyait la reine fit un mouvement avec ses bras et Louis fut de nouveau humain.

« - Quelle belle malédiction... ça tombe bien, je n'ai pas de chien de garde pour le château. Que veux-tu, je te l'offre si tu acceptes de venir au château pour me servir. » Elle fit signe qu'on apporte quelque chose pour que Louis se couvre. Louis n'avait que 16 ans, mais il savait que pour le moment il n'avait rien. Pas de toit, pas de vie, pas de but... Ce que lui proposait la Reine était une bonne option. Un moyen de changer les choses.

« - Aidez-moi à retrouver Elizabeth et vous ne connaîtrez jamais le refus.. »
« - Vous avez ma parole. »

Il suivit alors la Reine. Grâce à ses miroirs, elle lui avoua que la jeune femme était dans petit coin tranquille du royaume. Qu'elle était la servante d'un certain prince. Elle signala alors que si Louis ne respectait pas sa part du marché, elle serait dans le regret de faire de sa vie un enfer. Le jeune homme lui expliqua qu'il tenait toujours à sa parole, qu'il ferait ce qu'il a à faire et qu'il viendrait. Il sortit donc du château, pour aller la retrouver. Sans jamais se retourner, il se faufilât à travers les bois pour aller à ce fameux château. Il n'avait aucune idée de quels partis du royaume c'était, jamais il n'était allé plus loin que son petit village de fermier. Mais pour aller là-bas, il prit plus de temps que prévus. Il devait d'abord contrôler cette malédiction. Quand il arriva enfin, il reprit sa forme humaine. Il vola quelque vêtement et resta distant un moment. Il voulait faire les choses biens et donc attendre. Il resta dans près du château un moment, avant de la voir enfin à travers une fenêtre. Il avait 18 ans.

Son sourire, cette joie de vivre. Elle était heureuse, mais il devait laisser ses sentiments de côté. Oui, mais de toute façon il n'était pas là pour la tuer. Oh non. Il n'allait pas lui faire cet honneur. Si elle lui avait appris une chose, c'était qu'il fallait savoir être patient. Travaillant accessoirement dans le village qui entourait le château, il suivait parfois longuement la jeune Elizabeth. Un matin, il l'aperçu quittant le village. Elle suivait un petit sentier qui amenait à une petite maison. Là, une vielle femme lui ouvrit la porte. Une vielle femme qui lui rappelait quelque chose. C'était elle qui l'avait maudit. Qui l'avait rendu comme ça. Il garda cette information dans une partie de sa tête. C'était Liz' qu'il voulait d'abord, le reste il s'en occuperait plus tard. Il resta dans cette ville un an. Un an avant que Liz daigne enfin lui apportait sur un plateau d'argent la vengeance idéal. Un soir dans le château, Liz discutait avec l'un des soldats du prince. Le meilleur ami du prince. Depuis quelque temps, ils passaient beaucoup de temps en amoureux ensemble. Que c'était mignon. Oui, jusqu'à ce que ce soir-là, alors qu'ils se préparent à aller dans un lieu plus tranquille un loup les fixa au fond du couloir. C'était Louis, qui s'avançait peu à peu vers Liz et de son soldat adoré - qui avait déjà dégainé son épée.

« - Louis.. » laissat'elle échapper en comprenant qui était en face d'elle. Et le loup sauta sur son soldat. Jusqu'à le tenir par le cou et le traînait jusqu'en dehors du château. Tout le château se mit en alerte pour le prince, mais s'était inutile. Louis avait déjà emporté le corps du soldat et savourait déjà entre ses crocs la chair tendre du pauvre garçon. Quand le jour se leva, entendre Elizabeth pleurait et souffrir fut la chose la plus satisfaisante qu'il n'eut jamais vue. Le prince jura de tuer le loup, mais il pouvait rêver.

Le lendemain, il l'aborda alors qu'elle était allée chercher de l'eau près du puits. Il était lui-même et cela n'en était que plus effrayant. Il s'était approché d'elle, comme pour lui faire comprendre quelque chose. Mais il voulait surtout qu'elle le regarde bien. Yeux dans les yeux.

« - Tu aurais pu me le dire. J'aurais tué mon père sans la moindre hésitation. » Elizabeth recula. Il ne savait rien, il savait juste que c'était lui le fautif et qu'à cause de lui Elizabeth avait décidé de maudire toute sa famille. Il l'attrapa par l'épaule pour qu'elle ne s'échappe pas. « - A la place, tu m'as arraché le coeur de tes propres mains et tu as fait de moins un loup. » Il s'approcha de son visage, murmurant. « - Je te remercie, grâce à ça je peux maintenant arracher ton coeur. » Un sourire se dessina sur son visage. Elizabeth tenta de prendre le peu de courage qu'elle avait en elle, avant de lancer : « - Tu crois que tes frères et soeurs sont tous aussi heureux d'être des loups ? »

Avoir fait de lui un loup était sans doute la seule chose positive qui lui était arrivé. Il avait eu plus de puissance, plus de pouvoir en quelques sortes... mais que ses frères et soeurs soient également ainsi... d'un coup, Louis comprenait l'horreur de la situation. Ils n'avaient jamais rien fait eux, il n'avait jamais fait de mal. Ils étaient innocents. Il se changea sur le coup, essayant d'être le plus rapide possible. Il fallait les trouver, quitte à désobéir à la reine. Trouver ce qui restait de sa famille. Faire quelque chose. Il ne retrouva pas sa famille tout de suite, mais cela était à cause d'une personne. La reine. Elle attendait toujours que Louis face sa part, mais visiblement il n'avait pas l'air très pressé. Alors, sans qu'il le sache, elle en profita pour qu'il ne tombe jamais sur ses frères et soeurs. Et louis erra dans le royaume pendant longtemps. Des années durant lequel il se chercha lui-même. Il parcourait tout le royaume, mangeant à sa faim, tuant quand il le désirait. Durant ce temps d'errance, il s'imposa comme le loup. Il avait le contrôle de chacun d'entre eux. Il était devenu un espèce de roi des loups ou quelque chose comme ça. Il avait tué le précèdent chef, sous prétexte qu'il en avait envie. Le pouvoir lui montait au cerveau. Louis se perdit. Le peu d'humanité qui lui était resté avait disparus. Il se reprenait rarement sa forme d'humain. C'était peu après être Chef, qu'il allat près de la reine. Maintenant, plus qu'un loup, elle avait tous les loups à ses pieds et elle ne pouvait plus lui en vouloir d'avoir désobéi. Louis avec 24ans. Il avait grandi, il avait évolué. Mais le plus important : sa haine était toujours intacte.

♦♦♦

III/Le brutale choque de l'amère réalité.

A 26 ans, Louis croisa pour la première fois après des années ses deux soeurs. Elles se cachaient dans une ville cachée du royaume, loin de tous les regards. Contrairement à lui, elle avait tenté d'avoir une vie normale, de vivre comme tout le monde. Une journée auprès d'elle lui fit comprendre qu'il ne supportait pas que sa famille soient si malheureuse. Petit, on l'avait mis de côté, maltraité, ignorer, mais c'était les villageois. Pas eux. C'était ses soeurs, elles avaient besoin de lui. Se souvenant de l'endroit où habitait celle qui les avaient maudis, Louis entreprit un voyage vers la petite maison en question. La reine n'avait guère besoin de lui constamment à ses côtés, puisque d'autre loup était à sa portée. Quand il retrouva la petite maison dans la forêt, il reprit sa forme humaine pour aller « discuter. » Mais alors qu'il se dirigeait vers l'habitat, il aperçut une jeune fille toute de rouge vêtu. Elle n'était pas seule. Un garçon l'accompagné. Ils se dirigeaient eux aussi vers la petite maison. Ce qui dérangait Louis, c'était le garçon.

C'était un loup. Mais pas n'importe lequel. C'était ce petit garçon qu'il avait tenté de tuer. Ce salaud qui avait pris la vie de sa mère. Que faisait-il là ? Il courut jusqu'à la maison où il se faufilât par derrière pour entrer. Il attrapa la vieille femme, qui fut choquée en le voyant. Il n'allait pas l'a tué tout de suite, il devait d'abord trouver une solution pour ses soeurs. Il l'enferma dans la cave, avant de se diriger vers l'entrée. Ils n'étaient plus très loin. Il resta près de la porte. Quand il entendit quelqu'un toquait. Restant, le dos à la porte. Il fit croire au chaperon rouge qu'il était la grand-mère. Il imita sa voix, en avouant qu'elle n'avait qu'à déposait le panier à la porte, que pour l'instant elle voulait être seule. Que le docteur avait laissé son jeune fils à ses côtés et qu'il s'occupait d'elle. Elle avait peur que sa maladie soit contagieuse, qu'elle préférait ne pas rendre malade sa petite-fille et que si celle-ci le désirait, elle pouvait revenir plus tard que le jeune homme l'accueillerait.

Y croyant, la jeune fille s'en alla, accompagné du petit frère de Louis. Celui-ci attendit qu'ils disparaissent dans la forêt pour retourner ne bas. C'est ainsi qu'il apprit de nombreuses choses. Qu'il n'y avait pas de remède connu à cette malédiction, en dehors de la mort. Que contrairement à lui, ses frères et soeurs faisaient l'effort d'être eux-mêmes malgré ça et dans un rire diabolique, elle rajouta que c'était sa faute si jamais il ne redevenait normaux. Parce qu'il avait passé ses dernières années à faire le mal autour de lui. Qu'un jour, quelqu'un allait le et tuer. Quel le mal, c'était lui. Enerver, Louis tua la vielle femme. Elle était aussi inutile que ses livres. Il passa la nuit à se demander pourquoi il ne trouvait pas de solution pour au final se dire que c'était ainsi. C'était leurs destins, il devait accepter. Il ne pouvait rien faire pour eux comme il ne pouvait rien faire pour lui.

La dernière part d'humanité et d'espoir venait de s'envoler. Louis fut réveillé très tôt le matin quand le petit chaperon rouge fut de nouveau à la porte. Elle était sans son frère cette fois. Il se rendit compte qu'elle était très belle. Se lavant les mains et fermant la porte de la cave il ouvrit. Il se demandait pourquoi son petit-frêre lui, était heureux malgrè tout. Pourquoi lui avait le droit à une belle vie et pas le reste de la famille ?

« - Vous devez être la petite fille de madame, comment puis-je vous aider ? »
Surprise, la jeune fille lui lança un regard interrogateur avant de lui demander « - Vous êtes...? »
« - Le serviteur de votre mère-grand. Elle dort actuellement. Le docteur m'a clairement spécifié qu'il ne fallait point la déranger. »
« - Est-ce qu'elle ira mieux ? » dit-elle en posant sur lui de gros yeux expressif.
« - Oui, ne vous inquiétez pas. C'est une femme forte. » il sortit de la maison, tout en affichant le sourire le plus charmeur. Il avait vu comment son frère regardait la jeune femme. « - Permettez-moi de vous escorter jusqu'à chez vous. De nos jours, les bois sont dangereux. »

Il ferma la porte, tout en suivant la demoiselle. Durant le long trajet ils firent connaissance, Louis usant de ses charmes pour séduire celle-ci. Il fit croire à une histoire toute farfelu, mais néanmoins remarquable qui mettait en avant sa douce personnalité et sa générosité. Il dupa ainsi le petit chaperon rouge durant tous les trajets. Ils firent une pause à un moment, parlant des alentours, elle voulait lui montrer un coin tranquille près d'un ruisseau. Il joua la carte de l'homme qui trouve que ce n'est pas prudent, mais qui décide tout de même de l'accompagner. Durant plusieurs semaines il la dupa ainsi. Jusqu'à ce fameux jour. Assis sur un tronc d'arbre, ils profitent du calme. Jusqu'à ce que Louis l'embrasse. C'était peut-être précipité, mais non. La jeune fille semblait complètement sous le charme du jeune homme qui en profita pour aller jusqu'au bout. Il n'avait pas revu son petit-frêre avec elle depuis qu'il avait tué la mamie. Elle lui avait parlé d'un ami, qui vivait dans le village voisin et qui de temps en temps venait ici pour réparer et gagner un peu d'argent. C'était étrange qu'il ne soit plus venu depuis ? Quelques minutes plus tard, Alors qu'il boutonnait sa chemise, un bruit se fit entendre un peu plus loin. Son frère n'était pas loin. Louis attrapa Red par le bras avant de dire :

« - Alors, Dois-je la manger tout de suite où tu veux t'en charger, petit-frêre ?»

Son petit frère apparu alors. Il prit tout de suite la forme d'un loup, effrayant Red qui n'avait jamais sû pour la malédiction qui hantait son ami. Sous le regard amusé de Louis, il sortit les crocs.

« - Pardonne moi, beauté, je savourais ta chaire plus tard. » et il lâcha la jeune fille pour sauter sur son frère.

Une longue bagarre entre loups commença. Violente, sanglante et offrant une vision d'horreur à la pauvre fille qui était là. Elle tenta à un moment de s'enfuir, mais c'était impossible. Louis, mordit une énième fois son frère avant de courir après elle. Alors qu'il s'apprenait à sauter sur la demoiselle et la tuer, quelque chose le poussa sur le côté. Elle était donc importance à ses yeux. Il le savait, il l'avait su à la minute où ils les avaient vu ensemble. Mais il aperçut quelque chose d'autre. Son autre petit frère et ses soeurs étaient là. Ils étaient tous là. La famille de nouveau réunit. Alors, comme ça, ils se mettaient tous à travers son chemin ? Ils ne savaient pas à qui ils avaient à faire. Ils ne savaient pas que Louis était devenu le chef, c'était lui qui avait le pouvoir dans la forêt. Le petit chaperon s'en alla en courant, profitant de la diversion.

Ils étaient quatre contre lui, mais ce n'était pas cela le problème. Le problème c'est qu'il n'en voulait qu'à cet enfoiré de petit dernier. C'était lui son problème.

« - Soit vous êtes avec moi, soit vous êtes avec lui. Dans tous les cas, il va falloir que vous acceptiez ce que vous êtes. »

Il ne se retourna pas et fonça dans la forêt, jurant de revenir pour tuer le petit chaperon rouge, parce qu'elle avait une place importante dans le coeur de son frère. Ils étaient des loups, rien ne pouvait les sortir de là. Rien. Personne ne pouvait les rendre de nouveau humain, ils étaient ce qu'ils étaient. Et il était temps de le comprendre. Il était temps de comprendre que les loups n'étaient pas fait pour être du bon côté. Que tuer était dans leurs natures et qu'ils n'étaient que les victimes dans cette histoire. Ils avaient le droit d'être en colère. Ils devaient ce rebeller et non faire semblant d'être encore quelque chose qui ne sont plus : des hommes. Il retenta plusieurs fois de tueur Red, mais sans succès. Cependant, ses petites-soeurs décidèrent de le joindre finalement.

Il resta au côté de la reine après ça. Suivant ses ordres, se faufilant souvent à travers la forêt. Jusqu'au jour où comme lui, la Reine en avait marre. Marre de ne pas avoir droit au bonheur comme les autres. Et louis le comprenait parfaitement. Restant à ses côtés ce soir-là, il avoua que malgré tout ce qu'il a vécu, malgré qu'il ait accepté cette malédiction, qu'il avait fait son maximum pour vivre avec ça, pour être heureux, il ne l'avait jamais été. Jamais, il n'avait jamais eu sa part de bonheur dans cette vie. Passant une longue nuit avec la reine, elle trouva alors la solution. Une solution qui pouvait tout arranger. Envoyeant les loups aux quatre coins du royaume, elle invita chacun à se rassembler. Il était temps d'en finir une bonne fois pour toute.

Autour de la table, des personnages hauts en couleur. Tous plus incroyable les uns que les autres. Tous ayant soif de vengeance et en colère. Assis à sa gauche, Louis assistait à la réunion. La reine se lança alors :

« - Marraine la Bonne Fée vient de mourir. De ma baguette. Enfin, de sa baguette que j’ai subtilisée. Si je vous ai réunis ici, c’est pour bannir les fins joyeuses. Pourquoi Blanche-Neige devrait se réveiller d’un baiser de son stupide prince charmant ? Pourquoi la pantoufle irait-elle à Cendrillon ? Il est temps de changer ça. Il est temps d’instaurer une nouvelle ère. Une ère où nous serons rois ! »

Un air où Louis prendrait enfin sa vengeance. Son frère, Red et même Elizabeth qui était responsable de son malheur. Un sourire apparu sur le visage de Louis. Tout ce dont la reine aurait besoin, il lui apporterait. Il avait hâte. Les choses allaient enfin changer. Il allait enfin pouvoir changer les choses. Il n'avait demandé qu'une chose à la reine. Une condition. Qu'il ne se souvienne pas. Il ne voulait pas se rappeller de cette vie, de tout ce qu'il avait fait. Il voulait véritablement un nouveau départ. C'est la vie qu'il aura là-bas qui sera elle-même la source de ses envies de vengeance et de colère. C'était idiot, mais c'était aussi pour effacer Liz. Elle était la source de sa malédiction, il ne l'a voulée pas dans l'autre vie. Elle devait être étrangère à ses yeux. Elle devait n'être rien. La seule chose qu'il voulait, c'était que le chaperon soit dans les parages. Et qu'un jour, elle lui appartienne.

Il fut exhaussé. La vie de Spencer fut celle qu'il voulait : dur et presque similaire à sa vraie vie. Lui apportant la haine dont il avait besoin. Préparant sa vengeance contre son frère tranquillement, n'ayant aucune connaissance d'une certaine Elizabeth et ne disant jamais non au maire. En plus, son statut de rédacteur et de membre d'une famille fondatrice rajouté à son statue dans la ville. Oui, Louis le loup avait assez de pouvoir entre les mains pour prendre sa vengeance. Son frère allait bientôt en subir les conséquences. Il était le numéro 1 sur la liste.

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