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 céleste ⊰ livraison de petits paniers à domicile.

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MessageSujet: céleste ⊰ livraison de petits paniers à domicile.   Jeu 17 Mai - 19:28

Céleste-Lilla Hartford
CRÉDIT - tonkins.tumblr

« Moi j'ai une cape, elle est rouge et t'es trop jalouse. »
"This is something that everyone knows :"

NOM & PRÉNOM(S) : Je porte le prénom français de Céleste parce que je suis française et que mon père a toujours eu une passion pour les étoiles. Lilla me vient de mon arrière grand-mère, j'aurais pu tomber sur pire genre Augusta ou Marie-Hernestine. Et sinon mon petit nom c'est Hartford. ♦ DATE DE NAISSANCE ET AGE : Je suis née un vingt-et-un février 1990 à 16 heures pile, l'heure du gouter. J'ai aujourd'hui vingt-deux ans et pas un seul cheveux blanc (pas encore) ♦ ORIGINE(S) : Ma famille est française, ils ont habités Paris pendant de nombreuses années. ♦ EMPLOI ET/OU ETUDE(S) : Pour payer mes études de photographie je travaille à mi-temps dans une librairie de Taleville. ♦ STATUT : Je ne suis pas du genre à avoir des relations, je suis aussi libre que l'air.

QUELQUES INFORMATIONS ESSENTIELLES SUR TOIJ'ai une certaine obsession pour la couleur rouge, j'aime bien ne pas passer inaperçue que voulez vous. ⊰ Malgré les apparences de mauvaise fille que je me donne je suis une élève très appliquée, je n'étais pas forcément bonne et je n'aimais pas forcément ce que je faisais, mais je le faisais quand même. Miss Parfaite c'est moi. J'aime beaucoup lire pendant des heures avec mes écouteurs bien plantés dans les oreilles, de toute façon c'est pas comme s'il y avait beaucoup de clients à la librairie de Taleville. ⊰ Depuis toute petite je suis allergique aux pommes, si jamais j'en mange une mon visage gonfle tellement que je ressemble à Pearl la fille cachalot du capitaine Krabs. ⊰ Je fais souvent la bise aux gens, habitude qui me vient de mon enfance en France, ça ne semble gêner personne (surtout pas les garçons) ⊰ Je nourris une peur irrationnelle envers les écureuils, je suis sûre que ces créatures fomentent un complot pour nous envahir ! ⊰
TRAITS DE CARACTÈREOn m'a toujours dit que j'étais la perfection incarnée, jolie, intelligente, talentueuse, gentille (enfin dernièrement pour le dernier point ce n'est plus trop vrai) et moi je me disais que les gens sont vraiment aveugles. Parfois quand je regarde dans le miroir j'ai l'impression de voir une jolie poupée, juste une enveloppe de porcelaine, mais à l'intérieur tout est vide, vide, vide. Ou plutôt brisé. J'avais des rêves, des espoirs, des envies, on m'a brisé les ailes une première fois quand j'avais six ans, quand je suis officiellement devenue orpheline et une seconde fois quand j'avais seize ans où on a abusé de moi. Je ne me fais plus d'illusions sur la vie et me contente de voir les choses comme elles sont vraiment sans poésie ou sens caché. Juste la réalité.
Je ne ressens plus grand chose envers les gens en général, envers les plus âgés je reste polie et distante, envers mes camarades on peut dire que je suis une garce, mais on va dire qu'ils me le rendent bien. Je n'ai pas besoin d'amis parce que j'ai Scott et c'est tout ce dont j'ai besoin, mon meilleur ami (à défaut d'être le seul), il n'y a qu'avec lui que je ressens vraiment. Et aussi avec son frère pour lequel j'éprouve un étrange mélange de peur, de rage et d'attraction.


CHAPTER ONE ♦ "Because we all lived in a fairy >tale."


A L'EPOQUE TU ÉTAIS : Mes parents m'avaient nommé Beth, mais depuis mes dix ans tout le monde m'appelle Red. J'étais la petite fille au capuchon rouge et au petit panier qui rendait visite à sa grand-mère. ♦ LE CONTE : Je suis bien l'héroïne du Petit Chaperon Rouge. ♦ TON RÔLE DANS L'HISTOIRE : Le conte porte mon nom ça veut tout dire non ? Je suis la fille qui se fait ballotter au milieu de l'histoire, la touche d'innocence que les méchants vont venir essayer de détruire. ♦ DE QUEL COTE ES-TU ? : Je ne suis pas avec la Reine, je ne l'ai même jamais rencontré. ♦ TON DERNIER SOUVENIR : Quand la malédiction a frappé je me trouvais avec Scott, il restait tout le temps avec moi maintenant pour me protéger du loup (bien qu'il en soit lui-même un), on venait de finir de diner quand la malédiction a avalé notre maison dans ses volutes sombres.

« sorrow found me when i was young. »
Mon histoire commence bien par il était une fois, parce que vous voyez c'est quelque chose qui n'est plus et que je ne retrouverais jamais, où quelque chose qui ne cesse de se répéter encore et encore selon les points de vus.
J'avais seulement dix ans quand la guerre contre les troll a commencé dans mon royaume, les batailles étaient sanglantes et les pertes lourdes. Dans mon village il n'y avait plus que les vieilles personnes et quelques femmes trop faibles pour se battre qui étaient resté pour s'occuper des enfants. Mon père est partit se battre il y a deux mois déjà, il y a six jours la nouvelle est arrivée au village, toute son unité a été massacrée. Maman n'est pas sortie de sa chambre depuis, mère-grand est arrivé hier pour s'occuper de moi et elle a apporté avec elle dans un petit panier d'osier un peu de nourriture. Cela fait tellement longtemps que j'avais pas mangé à ma faim. Notre village est tout près du champ de bataille qui se rapproche dangereusement de jours en jours. Les soldats commencent à manquer et au cours de la semaine des officiers sont venu chercher des enfants d'à peine douze ans. Je ne m'en préoccupe pas trop, qu'ils me prennent ! J'irais venger papa. J'ai pleuré comme maman quand on a apprit la nouvelle, mais pas autant qu'elle, j'avais comme l'impression que je devais être forte pour elle, j'étais la seule chose qui lui restait maintenant avec mère-grand. Même si elle ne semble pas vraiment s'en rendre compte. « Viens là ! Tu peux apporter ça à ta mère, elle n'a rien mangé depuis hier matin, peut-être que pour toi elle fera un effort.» La voix de mère-grand me sort de mes pensées, elle me tend un petit plateau de bois sur lequel est posé un pot de miel et deux tranches de pain dur. Difficile de s'en procurer du frais en ce moment. Ma robe usée de coton frôlait délicatement le plancher tandis que je me dirige vers la chambre de maman, je m'arrête un instant devant la porte. Pour moi cette pièce de bois était devenu l'entrée d'une grotte étrange et terrifiante, une prison renfermant quelque chose que je n'aimerais pas avaoir à affronter. Pourtant je tire sur la poignée et pénètre dans la pièce sombre, maman se trouve sur son lit, assise les genoux repliés contre sa poitrine, elle fixe le mur opposé sans bouger. Elle ne me voit même pas entrer. « Bonjour maman !» J'essayais de prendre le ton le plus enjoué possible pour la faire réagir. Silence. « Regarde ce que mère-grand a apporté !» Pas un mot, pas un geste et là les larmes que je retiens depuis des jours se mettent à couler. Je les essuie d'un geste rageur quand je vois qu'elle ne réagit même pas, j'aimerais qu'elle ouvre ses bras et m'attire vers elle, qu'elle me dise que tout irait bien. « Maman !» Ma voix se brise sur la dernière syllabe et je n'essaye même plus de cacher mon chagrin. Je suis là maman, regarde-moi, REGARDE-MOI ! C'était comme si un poing de métal s'était refermé autour de ma poitrine, j'abandonne le plateau sur le lit et sort de la grotte en courant. Je savais que je n'aurais pas du y entrer. Mère-grand m'attend dans la cuisine et dés qu'elle me voit elle m'ouvre ses bras. Je m'y précipite avec une telle force que je me demande comment elle a fait pour ne pas tomber à la renverse. Je verse les quelques larmes qu'il me reste dans son étreinte réconfortante, rassurée de savoir que je pourrais toujours compter sur elle malgré tout. Je pleure pour mon père mort, ma mère devenu folle, la famine, la guerre. Si j'avais su ce qui m'attendait j'aurais pleuré tout un torrent.

⊰ ⊰ ⊰

« NOUS AVONS BESOIN DE SEPT ENFANTS DU VILLAGE !» Presque tout le village était rassemblé sur la grande place, je me faufilais entre la forêt de jambes qui m'oppressaient de tous les côtés. Je repérais mère-grand au premier rang, elle tenait contre elle son petit panier d'osier et fixait les soldats d'un air mauvais. « Ne vous opposez pas si vous souhaitez rester sous la protection des armées. » « À quoi ça sert de protéger un village où il n'y a plus d'habitants !» J'avais ouvert la bouche sans vraiment réfléchir et je le regrettais amèrement à présent. L'officier posa un œil intrigué sur moi du haut de son étalon, je devais à peine arriver au genoux de la bête. L'homme eu un petit sourire intrigué, mais sembla m'ignorer. Je ne cherche pas non plus à attirer à nouveau son attention, j'avais parlé sous l'impulsion et le coup à l'arrière du crâne que mère-grand venait de me donner m'enjoint encore plus à garder mes délicates lèvres fermées. C'est juste que les soldats viennent presque tous les jours maintenant pour prendre les enfants, je sais qu'un jour ça sera mon tour, dans un coin de ma tête je me met à espérer que ma mère pleurera quand elle apprendra la nouvelle de mon enrôlement. C'est peut-être cruel, mais pour moi ça serait le plus beau des cadeaux, ça montrerait qu'elle se préoccupe encore un peu de moi, qu'elle n'est pas encore complètement partie. La femme du chef du village s'avança pour parler avec l'officier tandis que mère-grand se baissait pour être à mon niveau. Je la fixe un moment avant de la voir sortir une boule de tissu aussi rouge qu'une tomate. Elle déplia le tissu sous mes yeux, c'est un magnifique chaperon de soie. « Écoute-moi bien, si tu portes toujours ce chaperon tu trouveras toujours ton chemin vers la maison. Le chaperon te protégera, mais quoi qu'il arrive ne l'enlève pas et tu reviendras toujours ! » Pendant qu'elle parlait j'enfilais le vêtement en passant mes doigts sur le tissu souple. L'officier s'approche de nous et commence à désigner quelques enfants. Je suis la cinquième à être appelé. Je m'avance par petits pas de fourmis, j'ai peur et ça se voit je le sais, mais le chaperon me tient chaud et je sens presque l'étreinte de mère-grand autour de moi. Cette pensée me donne la force d'avancer et de grimper dans le chariot avec les autres enfants du village. Pour une fois je ne pense ni à maman, ni à mère-grand, je pense à moi et à la guerre à laquelle on me mène, je vais me battre pas de doute, je suis plus forte que j'en ai l'air ! Je reviendrais. Je serrais le chaperon autour de mes épaules et après un dernier regard vers mère-grand je me retournais vers l'avant avec un peu d'hésitation. Oui, je reviendrais...

⊰ ⊰ ⊰

« HEY RED ! C'est ce chariot là qui repart dans ton village. » « On se voit à la prochaine guerre Edgard ! » Il me répond par une sorte de grognement et je m'éloigne vers le chariot, nous étions en tout vingt-deux enfants et quarante-six adultes à être partit à la guerre depuis mon village, soit 68 en tout. On est plus que 32. Je ne peux pas contenir quand même un petit frisson de plaisir, je rentre chez moi. Je rentre chez moi. La guerre est fini, on a gagné, on a gagné ! Un magicien est arrivé, je l'ai vu depuis ma tranchée et il a exterminé tous les troll ! J'étais en tout resté un mois sur le champ de bataille, la plupart du temps à faire la cuisine, nettoyer les équipements etc, mais parfois il m'arrivait de jeter des pierres sur les trolls. « BON, c'est partit ! » Je m'adossais au fond du chariot en souriant au paysage que je laissais derrière moi, un ancien champ de bataille. Le soulagement affluait dans mon corps par tous mes pores, laisser ça derrière moi c'était comme une libération. Je caressais du bout des doigts mon chaperon comme il m'arrivait de le faire souvent. Les soldats au début avaient refusés que je le porte, apparemment j'étais trop repérable en rouge, j'avais refusé. Et ça a payé. Malgré la couleur affolante de mes vêtements, ma jeunesse et mon incapacité à tenir une épée droite j'avais survécu. Mère-grand avait raison, le chaperon me ramenait à la maison. La légende du petit chaperon rouge avait fait le tour de l'armée, la gamine chanceuse que la mort ne pouvait prendre. Je ne comprenais pas vraiment toutes les implications de ça, j'étais juste heureuse de rentrer. Tous le monde m'appelait Red maintenant, j'aime bien ce nom, je pense que je vais le garder. Mes réflexions filèrent encore quelques minutes avant que je ne m'endorme sur l'épaule de mon voisin, et oui faire la guerre ça épuise !
« Debout là-dedans vous êtes de retour au berçai ! » Je sursautais avant d'ouvrir les yeux péniblement, toujours un peu ensommeillée. Je reconnu bien assez vite la place de mon village ce qui termina de me réveiller. Tout le monde autour de moi sautait et pleurait de joie dans les bras d'une femme, d'un mari, d'un père et d'une mère, mais moi c'est une grand-mère que je cherche. « MÈRE-GRAND ! » Je l'aperçois enfin et je cours vers elle pour me blottir dans ses bras. Je reconnais son odeur de cannelle et de jasmin tandis qu'elle se plaint que je froisse ses vêtements. « Alors ma soldate, tu nous as gagné cette guerre ? » Je ris parce que c'est tellement bon de la revoir à nouveau. « Tu avais raison ! Le chaperon, il m'a protégé ! Tout le monde m'appelle Red maintenant tu sais ? J'aime bien et toi tu aimes bien ? Je me suis dis que je pourrais garder ce nom tu en penses quoi ? » Je ne pouvais plus m'arrêter de parler, j'avais tellement de choses à lui raconter ! « C'est très joli, j'aime bien. Alors tu sais Red il va te falloir garder le chaperon tout le temps. » « Je ne l'enlèverais jamais Mère-grand ! » Elle me prend la main et nous commençons à marcher autour de la place pour saluer les autres familles. Au bout d'un moment je ne peux plus me retenir de demander. « Comment va maman ? » Silence, soudain par le regard qu'elle me lance, je sais.


« sorrow waited. »
« Red tu peux aller me chercher de la verveine ? Il m'en manque pour ma tisane. » « Oui mère-grand, je pars tout de suite. » J'attrapais tout en parlant mon petit panier et me précipitait vers la porte, trop contente de pouvoir sortir un peu de la maison. « TON CHAPERON ! » Zut marche arrière. « Oui mère-grand. » J'enfile l'étoffe légère en soupirant, déjà six ans depuis que je suis revenue de la guerre des trolls et mère-grand refusait toujours de me faire sortir sans ce chaperon. Pas que ça me gêne, mais les gens commencent à se demander si je n'ai que ça comme vêtement. Je sors de notre petite chaumière d'un pas joyeux, il fait beau et les oiseaux chantent, une belle journée qui s'annonce. Sur le chemin je cueille quelques fleurs blanches que je trouve sur le bord de la route, je passerais sur la tombe de maman. Mon visage reste serein, j'ai fais mon deuil des années plus tôt, la guerre et la perte de mes parents m'ont marqués certes, je suis plus méfiante, plus forte, mais plus douce dans un sens aussi. J'ai vu ce qu'était la guerre, je voulais une grande aventure et je l'ai eu. Tout ça m'a montré que ce que je voulais vraiment c'est la paix et je l'ai maintenant. Après la fin de la guerre, mère-grand et moi avons déménagés dans un autre village pas très loin de l'ancien, toutes les deux avions besoin de changer un peu de paysage. Les années avaient passé paisiblement, sans vraiment de surprise et j'aimais ma vie vraiment. Ce jour-là sur le chemin de la tombe de ma mère je ne me doutais pas que le prochain bouleversement pointait déjà le bout de son nez.
Perdue dans mes pensés, je ne remarquais pas la grosse branche au milieu de mon chemin et je me rétamais dans l'herbe. La douleur irradiait de ma cheville par longues vagues brulantes et je laissais échapper un petit cri quand je tentais de la bouger. « Zut ! » Un bruit dans les buissons, je tourne la tête pour découvrir un jeune homme brun qui sort des feuillages et vient à ma rencontre. D'un regard j'embrasse sa démarche feutrée, ses larges épaules, son regard sombre et ses cheveux bruns avant qu'il n'ouvre la bouche. « Hm je peux t'aider ? » Je suis surprise par sa voix un peu hésitante, je lui adresse un petit sourire avant de lui répondre. « Eh je suis tombée, je crois que je me suis foulé la cheville... » Je rougis parce que oui c'est vraiment stupide de pas regarder où on marche. Il s'accroupit à mes côtés et son odeur de pin me saisit un instant, il approche ses doigts de ma cheville en vérifiant d'un regard que je ne m'y oppose pas. Il pose finalement ses doigts agréablement chauds sur ma peau et je grimace légèrement. « Oui, en effet, tu habites loin ? Je peux peut-être te porter jusqu'à chez toi ? » « J'habite avec ma grand-mère à l'entrée de la forêt, c'est pas trop loin, je peux marcher si tu m'aides à m'appuyer... hé ! » Soudain je me retrouvais dans les airs, maintenue par deux bras musclés. « Ça ira plus vite comme ça. » s'excuse-t-il. Je ne peux pas lui donner tord, je me sens néanmoins un peu gênée. « Je m'appelle Red. » « Moi c'est Scott. » Je prend encore quelques secondes pour l'observer, son visage ne me disait vraiment rien. « Je ne t'ai jamais vu dans le coin et pourtant on est pas nombreux de cette âge-là. » La guerre avait quelque peu éclaircit les rangs c'est le moins que l'on puisse dire. Il semble un peu mal à l'aise un moment et il continue de marcher en silence, mes jambes se balancent en rythme. « J'habite dans le village voisin avec mes deux petites sœurs, nous venons du Nord, on est arrivé il y a pas très longtemps. » Pas de parents donc, je compatis soudain avec cet étranger et je lui souris à nouveau. « Oh ça fait du bien de voir de nouvelles têtes, plus personne ne vient ici depuis la guerre, la région est un peu un gigantesque chantier. » Nous discutons pendant un moment, je découvre que c'est agréable de parler avec lui et qu'il arrive étrangement à me faire sourire plusieurs fois, j'en oublie presque ma cheville. Je peux presque voir l'arrière de la maison quand j'aperçois du mouvement dans les arbres. Scott aussi a remarqué et il hume l'air son regard fouillant les alentours. « Qu'est-ce-que c'est ? » « Des écureuils... je crois. » Et en effet en plissant les yeux j'aperçois trois créatures poilues perchées au-dessus de nous qui nous fixent. « Je n'aime pas trop le regard perfide qu'ils nous lancent... » Quand il parle sa voix est teintée d'une petite note amusée. « Ah parce que toi tu peux voir quelque chose dans le regard d'un écureuil ? » J'essaye de lui donner un coup de coude mais vu la proximité de nos corps ce n'est pas très efficace. Et c'est aussi une très mauvaise idée parce que si jamais il me lâche je termine au sol. « Je suis une fille très perspicace, je peux lire dans l'âme de n'importe qui. » Ma voix de fausse prophétesse était pitoyable, mais il eu la gentillesse de rire quand même. J'aime ce rire, c'est un son agréable. Les écureuils eux n'ont pas l'air d'apprécier, car soudain cinq boules de poils nous foncèrent dessus. « Les écureuils ! » « Je crois qu'ils ont la rage ! » Maintenant qu'il le dit je vois bien de l'écume blanche dégoutante déborder de leurs museaux. « COURS ! » Il me fit pivoter sur son épaule et je me retrouvais sur son épaule la tête vers les écureuils et les fesses vers l'avant. Sa main se pose sur ma cuisse pour me maintenir alors qu'il commence à courir. « Hé n'en profite pas ! » « Je pense que tout de suite j'ai autre chose à faire ! » Les rongeurs avancent à une vitesse effrayante en produisant de petits sons stridents et je l'avoue je commence à paniquer. Nous sommes presque arrivé à l'arrière de la maison, j'ai laissé la fenêtre de ma chambre ouverte avant de partir. « LA FENÊTRE, LA FENÊTRE ! » Mon lit est juste dessous, si il me dépose doucement, il pourra passer après moi et on ne se fera pas ma... « AAAAH... ouille ! » Je venais juste d'être lancé comme un vieux sac à travers la fenêtre et quelque chose de vraiment lourd vient de m'atterrir dessus. « Désolé... » D'un geste il referma le volet emprisonnant les écureuils à l'extérieur. « Comment tu savais que mon lit était sous la fenêtre ? » « Je le savais pas. » « J'aurais pu me briser la nuque ! » « Tu préférais peut-être être dévorée par des écureuils enragés ? » Dit comme ça forcément... Le sourire qu'il me lance en ce moment prouve qu'il en a bien conscience. « Oh tais-toi ! » « J'ai encore rien dit ! » « Je t'ai dis que je peux lire dans l'âme des gens. » Ses coudes reposent des deux côtés de mon corps, de cette façon je ne ressens pas vraiment son poids, mais tout son corps est pressé contre le mien et je ne peux m'empêcher de rougir. « Alors tu habites ici ? » « Oui, avec ma grand-mè... » « QU'EST-CE QU'IL SE PASSE ICI ?! RED ! QU'EST-CE QUE CE GARÇON FAIT DANS TON LIT ! » Zut.

Scott est devenu après ce jour un personnage principal dans mon histoire, il est devenu mon meilleur ami (à défaut d'être le seul ami que j'ai). Il ne me parle jamais de son passé et je ne lui parle jamais du mien, un accord tacite qui nous convient à tous les deux. Il traîne souvent chez moi, m'aidant dans le travail quotidien, mère-grand ne l'aimait pas beaucoup au début, je pense que maintenant elle s'est faite à l'idée. Je ne sais pas vraiment pourquoi je me suis tant accrochée à Scott. J'ai parfois l'impression qu'il me comprend mieux que n'importe qui, peut-être que parce que dans son regard il y a quelque chose de hanté aussi. En tout cas je ne sais pas ce que je ferais sans lui, il était l'élément manquant à ma vie. Il n'a jamais posé de questions sur mon passé. Je n'ai jamais posé de questions sur le sien. J'aurais du.


« sorrow won. »
Ça s'est passé un soir où je rendais visite à ma mère-grand, je venais tout juste d'obtenir ma propre chaumière, un endroit à moi. J'ai toujours su que mère-grand avait des pouvoirs magiques, après tout elle m'avait fait un chaperon magique non ? Je ne savais pas vraiment qu'elle savait faire beaucoup plus que fabriquer des vêtements protecteurs. Je ne savais pas qu'elle pouvait maudire, briser des vies si facilement. Encore une fois j'ai été trop naïve.
« Le serviteur de votre mère-grand. Elle dort actuellement. Le docteur m'a clairement spécifié qu'il ne fallait point la déranger. » Bizarre, elle ne m'avait jamais parlé de ce jeune homme. Il est vrai que dernièrement je ne passe pas souvent, mais c'est ce nouveau travail pour la couturière, je devais absolument le finir et je n'avais pas vraiment le temps de faire un long trajet dans la forêt. « Est-ce qu'elle ira mieux ? » Je lui jette un autre coup d'œil, dans un style sombre et ténébreux on peut dire que c'est un bel homme, un très bel homme. Des yeux noirs comme la nuit, un sourire à se damner et une voix suave de celle qu'on entend que dans ses rêves de paradis. Je ne tombais pas souvent sous le charme d'un homme au premier regard, mais je devais avouer que là il m'avait piégée. « Oui, ne vous inquiétez pas. C'est une femme forte. » Je souris, c'est bien là le portrait craché de ma mère-grand ! Je lui tend la main avec un petit sourire charmeur. « Je suis Red. » « Louis. » me répond-t-il simplement. « Permettez-moi de vous escorter jusqu'à chez vous. De nos jours, les bois sont dangereux. » J'accepte, parce qu'il a raison on ne sait pas sur quel genre de fou on peut tomber !
Il me ramena chez moi sans encombres et je le revis encore plusieurs fois. Tous les soirs où je voulais voir mère-grand il était là à veiller sur elle, elle était si malade qu'elle ne voulait pas que je la voit. Je laissais toujours un petit pot de miel et de beurre pour son déjeuner. Et tous ces soirs il me ramenait chez moi. Il est gentil, intelligent,charmant, il me fait rire et j'ai l'impression d'être la chose la plus précieuse du monde en sa présence. Je n'ai jamais parlé de lui à Scott, je ne sais pas vraiment pourquoi, mais je sentais que ça devait rester secret, comme si ce que je faisais avec Louis c'était mal. Mais je ne faisais rien avec Louis. Enfin pas encore.
Ce soir je veux lui montrer le ruisseau, un endroit où je viens souvent avec Scott pour parler et réfléchir. C'est magnifique de nuit, avec le murmure de l'eau qui coule pour musique et le reflet de la lune et des étoiles pour lumière. Nous parlons, assis sur un souche, c'est calme, c'est innocent. Jusqu'à ce que ça ne le soit plus. Soudain Louis se penche sur moi et ses lèvres rencontrent les miennes, au début c'est comme la caresse d'ailes de papillons et finalement s'engage un ballet sauvage où bien plus que nos lèvres sont sollicités. Je sais que c'est mal et que ce que nous faisons aura des répercutions. Mais l'avenir je m'en fiche, c'est le présent qui m'intéresse. Et dans le présent je suis avec Louis. De toute les manières possibles.
Alors que je termine d'agrafer ma robe, je suis sur un petit nuage et suis même surprise de ne pas m'envoler à la première brise. Soudain du bruit dans les branches attire mon attention et Scott sort des fourrés, un expression dévastée sur le visage. Je ne comprend pas vraiment pourquoi un sentiment de honte m'assaille, je baisse la tête et n'ose même pas affronter son regard, j'ouvre la bouche pour parler, mais Louis m'attrape par le bras. « Alors, Dois-je la manger tout de suite où tu veux t'en charger, petit-frêre ? » Quoi ? Me manger ? De quoi parle-t-il ? Et c'est là que sous mes yeux, mon meilleur ami se transforma en monstre, en un gigantesque loup. Mon esprit se vide totalement et la peur s'empare de mon corps. La vraie terreur, celle qui transforme tes jambes en coton, celle qui transperce ton épine dorsale de milliers de petites dagues glaciales, celle qui te paralyse tellement que tu ne peux pas pleurer ni crier. Celle que je n'avais pas éprouvé depuis la Guerre. « Pardonne moi, beauté, je savourais ta chaire plus tard. » Les mots n'ont plus aucun sens pour moi. Cours, cours, cours ! Louis devient à son tour un loup et je m'élance à toute jambe vers la forêt, il me rattrape et je trébuche. Je ne comprend pas comment le jeune homme à qui j'ai tout donné, qui a été si charmant avec moi depuis tant de semaines est un monstre. « Louis... » Une larme m'échappe finalement quand il lève une patte aussi large qu'une poêle à frire et se prépare à arracher ma tête de mes épaules. Je dois mon salut à la grosse masse de poil qui saute sur lui pour l'empêcher de me tuer. Deux autres loups sont là aussi, je ne sais plus qui est qui. Trop de poils, trop de crocs, trop de sang. Je cours, je cours dans le noir, dans la forêt ne sachant pas où aller. Je serre mon chaperon autour de moi et je finis par rentrer chez moi. Je rentre toujours à la maison. Toujours.
Je m'appelle Red, j'ai 22 ans et j'étais soldate dans la Guerre des troll quand j'étais enfant. Mon père est mort. Ma mère est morte. Mon meilleur ami est un monstre. Ma mère-grand est morte. L'homme que je croyais aimer l'a dévoré, c'est un monstre aussi, il a essayé de me tuer. Et il essaye encore. J'habite avec Scott depuis, il me protège de son frère qui semble être obsédé par moi, il me veut morte. Moi je veux vivre. Et je vis, ou du moins je survis. Je vais m'en contenter pour l'instant. La Reine prépare quelque chose de grand, je ne sais pas encore ce que c'est, mais j'ai peur. Je n'ai plus grand chose à perdre, à part Scott. Je vais tout faire pour garder ce qu'il me reste de vie, quoi qu'il advienne.




CHAPTER TWO ♦ "now, we are trapped in a curse..."


« what doesn't kill you makes you stronger. »
« Céleste, est-ce que tu comprends ce que je te dis ? » Je regarde l'assistante sociale d'un regard blanc, vide. « Maman et papa sont montés au ciel, ils étaient dans un avion qui s'est écrasé hier soir. » Ce n'est que là que les larmes viennent vraiment, que ma tristesse s'échappent en gros sanglots et je dois me retenir à la table pour ne pas tomber. Mme Clairot s'approche de moi et me serre dans ses bras, je me laisse faire, je n'ai pas la force de lutter. Je ne comprend pas vraiment, je ne vais jamais les revoir ? Papa et maman sont partit ? « Je veux qu'ils reviennent. » Je ne pleure presque plus, juste des larmes traitresses qui s'échappent de mes yeux sans que je ne m'en rende vraiment compte. « Moi aussi ma chérie, moi aussi. Mais ils ne vont pas revenir. Tu n'as que six ans, tu vas aller vivre avec ta grand-mère en Amérique. Tu te souviens d'elle ? » Granny. « Elle vient me voir à chaque vacance. » « Tu aimes bien ta grand-mère ? » « Oui, elle est très gentille. » Le sourire que me lance Mme Clairot me rappelle ma maitresse à l'école quand je donne une bonne réponse. Elle me tend un bonbon à la fraise que j'attrape par politesse, je n'aime pas vraiment la fraise, mais maman dit qu'il faut toujours être poli avec les gens, car la première impression c'est tout ce qui compte. Quelque chose se noue dans ma gorge à la pensé de maman et je me retrouve incapable de parler pendant plusieurs minutes. Je vais donc en Amérique, je ne veux pas vraiment quitter Paris, même si je n'ai pas vraiment beaucoup d'amis ici. Je trouve les garçons inintéressant et les filles trop stupides. Peut-être qu'à Taleville tout sera différent. Un sentiment profond de solitude s'empare de moi et je me remet à pleurer. Mme Clairot se lève à nouveau pour me prendre dans ses bras. « Tout va bien se passer ma puce, tu verras, ça va aller. » Oui, ça va aller maintenant. Ça le doit.

⊰ ⊰ ⊰

Taleville se trouve être une charmante petite ville tranquille, ça fait déjà huit ans que je vis là et je n'ai pourtant pas plus de succès à l'école qu'auparavant à Paris. Je ne m'en préoccupe pas vraiment, parce que j'ai Scott. C'est mon voisin et mon meilleur ami, le seul à être rejeté aussi. Ma grand-mère s'occupe bien de moi, j'ai une chambre avec une vue imprenable sur les bois et elle me laisse faire à peu près tout ce que je veux. Je n'ai plus cours aujourd'hui alors je vais chez Scott (pour changer), peut-être même que je verrais son frère Spencer, mon amoureux. Je ne l'ai dis à personne, mais je suis sûre que Scott l'a remarqué, il me connait par cœur. Il ne semble pas vraiment apprécier l'obsession que je nourris pour son ainé, mais bon moi j'ai jamais cafté à propos de la collection de carte pokémon sous le plancher de sa chambre ! Comme à chaque fois que je pense à Spencer j'ai des petits papillons dans le ventre, je l'imagine en armure, venant me ravir pour m'emmener dans son château. Je sais que c'est un peu cliché, mais je m'en fiche, comme si quelqu'un pouvait lire dans les pensées de toute façon ! Je me précipite sur la porte, mais avant que je ne puisse poser un pied dehors la voix de ma grand-mère résonne dans le hall comme si elle émanait des murs. « Ton gilet ! » Ah oui c'est vrai. « Oui granny ! » J'attrape mon gilet de laine rouge qu'elle m'a offert à mon dernier anniversaire. Elle est très parano par rapport aux rhumes et aux trucs comme ça, elle ne me laisse jamais sortir sans mon gilet. Je l'enfile rapidement avant de partir en courant dans le jardin et de foncer vers la haie qui mène au jardin de la maison de Scott. Il y a un petit trou qu'on a creusé plusieurs années plus tôt qui nous permet de passer à travers la haie rapidement, je suis à genoux en plein milieu d'un buisson quand je les entend. « Prend une grosse respiration, on va voir en combien de temps on arrive à te trouver. » Spencer est là, il tient une pelle dans la main, il y a un trou devant lui qu'il vient tout juste de creuser et dans ce trou il y a... « Scott ? » Ma voix est un petit couinement de souris qu'aucun d'eux n'entend et je regarde le garçon dont je suis amoureuse enterrer vivant mon meilleur ami. Je reste immobile, paralysée par la terreur pure. Jamais je n'ai ressenti la peur aussi intensément dans tout mon corps, elle m'empêche littéralement de faire quoi que ce soit, comme si mon cerveau n'arrivait pas à enregistrer toutes les informations qu'il recevait. Spencer, Scott, trou, pelle. Le temps que ça rentre et le trou est entièrement rebouché. Mon meilleur ami est mort. Pendant un moment je reste complètement immobile avant de me mordre la main pour étouffer mes sanglots. Je ne remarquais pas tout de suite le père des Weber arriver, ce n'est que quand il commença à hurler en creusant la terre recouvrant son dernier fils que je reviens à la réalité. Trop tard, il est mort j'ai envie de dire, mais quelque chose (mon instinct de survie peut-être) me dit de rester silencieuse. Il déterre Scott et c'est là que j'entrevois de l'espoir, il est vivant ! Les larmes de soulagement remplacent celles de la peur. Mr Weber se retourne soudainement vers Spencer et lui assène un violent coup dans la figure. Avant de le rouer de coup de pieds. Dés que je perçois le parfum métallique du sang dans mes narines je me force à bouger et à courir, à rentrer chez moi le plus vite possible. Une fois dans ma chambre je me force à m'allonger et je me force à oublier.


« poor innocence. »
J'avale une dernière gorgée de ma bière en soupirant comme une damnée. Spencer est revenu en ville aujourd'hui, je le pensais partit pour toujours. Je n'oublie pas vraiment cette affreuse nuit il y a tant d'années, où j'avais vu ce qu'il avait fait à Scott. Mais je ne suis plus une gamine, j'ai seize ans maintenant et je sais me défendre. Et cette fois je défendrais aussi Scott au besoin. Mon regard se porte sur la masse ondulante de chaire devant moi, c'est la première fois qu'une telle fête se tient à Taleville, tout le lycée est là ainsi que quelques étrangers. La fête se tient dans les bois, presque hors de la ville mais pas tout à fait alors les jeunes de la ville sont venu prêter main forte. C'est assez reposant en fait une petite fête d'étudiants américains comme on en voit dans les séries, de la musique, un feu de camp et de l'alcool. « Salut ma belle. » Je lève la tête pour découvrir un homme un peu trop vieux pour une fête étudiante me regarder avec un sourire plus que douteux. Je lui rend son sourire, il n'est pas le premier que j'ai envoyé balader de la soirée. Néanmoins je n'ai personne à qui parler maintenant, Scott n'a pas voulu venir, il est très nerveux depuis le retour de Spencer et je le comprend. « Salut. » Je ne l'ai jamais vu ici, il doit venir d'une autre ville que Taleville. « Une bierre ? » Je considère la bouteille déjà ouverte qu'il me tend, après tout une bierre gratuite pour compenser le temps qu'il me fait perdre. « Merci, tu viens d'où ? Je me souviens pas t'avoir vu ici. » « Je suis que de passage, j'habite dans le Sud, une petite ville du Texas. Tu veux danser ? » Oh un rapide. Je le laisse mariner un instant avant de lui répondre. « Non. » Je m'éloigne en prenant un longue gorgée de la bierre qu'il m'a si gentiment offerte. Il est tard, si je ne veux pas que pas que grand-mère se transforme en Lucifer il vaut mieux que je rentre. Je sirote le reste de la boisson comme un bébé et un biberon sur le reste du chemin. Ce n'est qu'en plein milieu des bois que je me rend compte que quelque chose ne va pas, ma vision se trouble et je commence à tituber. Je n'ai pris que deux bierres pourtant, je ne peux pas être si saoul que ça. Des pas dans mon dos, je suis suivie. Le temps que je comprenne ce qu'il se passe, qui me suit et ce qu'il y avait dans la bouteille que j'ai accepté d'un étranger tout devient noir et je tombe sur le sol moelleux de la forêt.

Les feuilles mortes craquaient sous nos pas. Le vent caressait mes joues... Et lui, restait grand, pressant de plus en plus ma main dans la sienne. Je ne sentais rien, tout était étrangement brillant autour de moi, je ne pensais pas, ne réagissait pas, je suivais juste. Il me tirait dans un recoin des bois... J'avais un peu peur, désormais, mais le sourire qu'il affichait me rassurait. Ou me glaçait le sang, allez savoir. Je ne me rappelle plus, je ne sais plus, tout est devenu flou... Il m'installa contre un arbre et commença à enlever son manteau... J'étais naïve. Trop naïve, peut être...
« Monsieur, pourquoi tu enlèves ton manteau ?» « C'est pour mieux te réchauffer, ma petite... » Puis il fit de même pour moi... Le froid me parcourut. J'avais la chair de poule... La question me brûlait les lèvres, mais je n'osais pas. Pourquoi enlevait-il mon manteau ? Pour mieux me réchauffer aussi, sans doutes. Puis après, de façon douteuse, il commença à défaire sa boucle de ceinture... « Monsieur, pourquoi tu enlèves ta ceinture ? » « C'est pour mieux respirer, ma petite... » Ce jour-là j'étais vêtue de collants en laine et d'une petite robe rouge... Je voulais être coquette, même en basses températures. Je ne portais pas mon gilet aujourd'hui, trop de rouge tue le rouge. Grand-mère allait m'arracher les yeux. Et puis, je posais mon ultime question... J'étais comateuse aussi, ne compris-je pas tout les mots de sa réponse...
« Monsieur, pourquoi tu enlèves mon collant ? Et ton caleçon ? » « Tais-toi. » Et il me prit violemment par les côtes pour m'appuyer contre l'un des murs en bois de la cabane...


C'est la lumière du jour qui me réveille, j'ai la tête qui tourne et mon dos me fait atrocement souffrir. J'ai du m'endormir par terre, la bierre pour moi c'est terminé, j'ai une sacré gueule de bois. Il fait déjà jour, grand-mère va m'assassiner. Le froid me mord la peau et en ouvrant les yeux je me rend compte que quelque chose ne va pas, je suis presque entièrement nue. Mes vêtements sont éparpillés autour de moi et soudain tout se met en place dans ma tête quand j'aperçois le préservatif au pied de l'arbre. Une sorte d'hystérie s'empare de moi et je me rend compte que je ne me souviens de presque rien de la soirée qui vient de s'écouler, le trou noir complet. Mes mains tremblent quand je remet mes vêtements en place, j'enterre mes sous-vêtements et le préservatif au pied de l'arbre et je rentre chez moi. Étrangement je ne pleure pas, j'ai l'impression d'avoir déjà trop versé de larmes dans ma vie. Quand j'arrive à la maison grand-mère dort encore, je me faufile dans la douche et essaye d'effacer toute trace de la soirée sur mon corps. Je finis par m'asseoir dans le bac de douche, je laisse l'eau bouillante couler sur mon dos et je me force à oublier encore une fois (bien que je ne me souvienne de rien). L'eau coule emportant avec elle l'innocence de l'enfance dans laquelle j'étais encore hier, mes rêves et mes espoirs de petite fille. Je laisse tout ça couler et disparaitre dans la canalisation jusqu'à ce que l'eau devienne froide.


« hope it gives you hell. »
Mes écouteurs bien plantés dans les oreilles, je cours. Pour une fois je cours simplement pour le plaisir (et pour me muscler un peu le ventre, le temps des bikinis est bientôt là). Les clés de mon tout nouvel appartement en ville produit un doux son de liberté dans ma poche. A vingt-deux ans il était temps que je devienne indépendante. Granny n'a pas vraiment apprécié, mais je ne peux pas vivre à ses crochets pour toujours. Je travaille à la petite librairie de Taleville pour pouvoir régler le loyer tous les mois, en parallèle je poursuis mes études dans la photographie. Apparemment j'ai du talent, j'ai une façon de voir les choses très intéressante selon mes professeurs, je fais sortir la réalité de mes sujets. Pour ce que ça vaut, tant que ça fait vendre et que je ne me retrouve pas à la rue une fois mes études terminées. La première sdf de Taleville, charmant. J'ai toujours été une fille à part. Emportée par mes réflexions je ne vois pas assez tôt une pierre sur mon chemin, je marche en plein dessus et ma cheville effectue une torsion bien étrange. Et bien douloureuse. Je m'écroule comme une marionnette à qui on aurait coupé les fils. « Arg. » « Un problème ? » Je ne connais que trop bien la voix qui se présente derrière moi. Spencer. La peur afflue par tous les pores de ma peau. « N-non tout va bien. » Il ne m'écoute pas et se baisse pour toucher ma cheville, j'écarte sa main d'un tape quand la douleur m'irradie toute la jambe. « Hm je crois qu'elle est foulée » « T'es docteur depuis quand ? » Peut-être qu'un peu de méchanceté le fera partir, mais non il persiste. « Je vais te ramener chez toi, c'est par où ? » Sans autre forme de procès il me soulève en mode princesse en ignorant mes protestations bruyantes. Je songe avec ironie que je suis dans une position qui me faisait rêver étant enfant. Là maintenant c'est plus un cauchemar. « C'est pas très loin, par là. » Je lui pointe la direction et l'ignore durant tout le reste de la marche, j'ai au moins la satisfaction de voir que ça ne le laisse pas indifférent. Il me dépose sur la terrasse où je m'assois sur un transat, heureuse de m'être écartée de lui. « Bon merci, je te retiens pas. » « Il y a personne chez toi ? » La peur s'empare à nouveau de mon esprit, si je lui dis non qu'est ce qu'il va me faire ? « Quelqu'un va arriver bientôt. » « Je vais attendre là. » « Non c'est bon, je veux rester un peu seule. » Il semble hésiter un moment alors je m'enflamme soudainement. « Sérieusement, ouste ! » Je suis soulagée et surprise quand il obéit, je retiens mon souffle jusqu'à ce qu'il disparaisse au coin de la rue. J'éprouve tout un éventail de sentiments à l'égard de Spencer, mais pas tous compréhensibles. Peur ? Okay il a enterré mon meilleur ami vivant. Colère ? Okay il a enterré mon meilleur ami vivant. Rage ? Attirance ? Pitié ? Non là Céleste il faut arrêter la moquette.



"You and no one else."


QUI ES-TU ? : Liv. ou Julie ♦ CÉLÉBRITÉ SUR L'AVATAR : Phoebe Tonkin la déesse. ♦ AVEZ-VOUS PRIS UN SCÉNARIO ? : Oui. ♦ COMMENT TU ES TOMBÉ(E) SUR LE FORUM ? : en tapant des mots-clés sur google. ♦ UN MOT EN PLUS ? : Ma mère-grand que vous avez de grandes dents !



Dernière édition par Céleste-Lilla Hartford le Dim 20 Mai - 2:43, édité 31 fois
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MessageSujet: Re: céleste ⊰ livraison de petits paniers à domicile.   Jeu 17 Mai - 19:42

PREUUMMS !!
BIENVENUUEEE JOLIE REEDD
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MessageSujet: Re: céleste ⊰ livraison de petits paniers à domicile.   Jeu 17 Mai - 19:48

    BIENVENUE =D Et bonne chance pour ta fiche ! ♥ Si tu as des questions ou quoi que ce soit, je suis là ♥

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MessageSujet: Re: céleste ⊰ livraison de petits paniers à domicile.   Jeu 17 Mai - 19:49

bienvenue parmi nous je connais un loup qui va être content hahaha !!! en tout cas, si tu as des questions n'hésite pas Very Happy

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MessageSujet: Re: céleste ⊰ livraison de petits paniers à domicile.   Jeu 17 Mai - 19:52

BIENVENUE et bonne chance pour ta fiche
L'équipe administrative reste à ta disposition si tu as une quelconque question ou suggestion.

PS : super choix de scénario
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MessageSujet: Re: céleste ⊰ livraison de petits paniers à domicile.   Jeu 17 Mai - 19:53

Bienvenue sur le forum!!

Red I love you quel bon choix de scénario!
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MessageSujet: Re: céleste ⊰ livraison de petits paniers à domicile.   Jeu 17 Mai - 20:09

Bienvenue à toi petite fille tout de rouge vêtue *_*

Bonne continuation pour ta fichounette
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MessageSujet: Re: céleste ⊰ livraison de petits paniers à domicile.   Jeu 17 Mai - 20:13

    Bienvenue sur BIM
    J'adore les gifs de ta signature I love you En tout cas, bonne continuation pour ta fiche
    Et amuses toi bien avec nous

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MessageSujet: Re: céleste ⊰ livraison de petits paniers à domicile.   Jeu 17 Mai - 20:55

Elle est pas trop hot la petite Red ? Very Happy
Bienvenue à toi

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MessageSujet: Re: céleste ⊰ livraison de petits paniers à domicile.   Jeu 17 Mai - 20:55

Ca me donne encore plus envie de prendre ton frère Spenc xD

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MessageSujet: Re: céleste ⊰ livraison de petits paniers à domicile.   Jeu 17 Mai - 20:56

Si si Spence' ... je sais pas si elle arrivera à me résister ... t'as de la concurrence petit louveteau
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MessageSujet: Re: céleste ⊰ livraison de petits paniers à domicile.   Jeu 17 Mai - 20:59

    RED
    Bienvenue sur BIM. ♥
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MessageSujet: Re: céleste ⊰ livraison de petits paniers à domicile.   Jeu 17 Mai - 21:30

    Joshùa → Merci beaucoup I love you Et puis moi je résiste à tout, même si je dois admettre que les gifs de ta signature sont un plaisir pour les yeux
    Chandler → Merci beaucoup
    Lady Mayor → Ma reine Merci beaucoup !
    Castiel → Joseph pour la Bête, c'est juste un choix orgasmique Merci beaucoup
    Harmony → Kirsten I love you Merci beaucoup !
    Pandore → Merci beaucoup celle tout de glace vêtue
    Jude → Dianna Merci beaucoup !
    Spencer → 'videmment que je le suis Merci surtout à toi pour avoir crée ce super scénario
    Iseult → BELLE Merci !
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MessageSujet: Re: céleste ⊰ livraison de petits paniers à domicile.   Jeu 17 Mai - 21:33

De rien *w* c'est génial que tu le prennes !
Dommage, dans les contes j'ai été un vrai salaud avec toi *sort*

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MessageSujet: Re: céleste ⊰ livraison de petits paniers à domicile.   Jeu 17 Mai - 22:27



OMG, Red quoi Bienvenue ! Mais la vraie question, c'est si elle arrivera à me résister parce que Léo et Céleste ... on serait juste trop hots quoi ! En tous les cas, amuse-toi bien ici ! I love you

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MessageSujet: Re: céleste ⊰ livraison de petits paniers à domicile.   Ven 18 Mai - 16:43

    Spencer → Ouais c'est vrai ça Mais bon tu vas avoir une chance pour te rattraper maintenant
    Leo → ALICE Il nous faudra trop un lien I love you Excellent choix d'avatar !
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MessageSujet: Re: céleste ⊰ livraison de petits paniers à domicile.   Dim 20 Mai - 9:23

C'est génial



TU ES OFFICIELLEMENT ACCEPTE A TALEVILLE ♦ "tu peux passer ton chemin cher ami."


Votre fiche a été validée et nous vous félicitons. Vous pouvez donc commencer le jeu, car les portes de la ville vous sont désormais ouvertes. A partir de maintenant, vous pouvez vous promener où bon vous semble. N'hésitez pas à aller faire un tour dans votre répertoire et ainsi trouver ce dont vous avez besoin pour FAIRE DES RENCONTRES surprenantes et vivre à Taleville sans problème.

Si vous avez un problème, madame le maire sera ravie de vous recevoir.

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MessageSujet: Re: céleste ⊰ livraison de petits paniers à domicile.   Dim 20 Mai - 13:13

    Merci et contente que ça te convienne, je n'étais vraiment pas sûre de ce que j'avais fait pour le conte, mais ça me soulage vu que tout est en ordre Bon à l'assaut du forum !
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MessageSujet: Re: céleste ⊰ livraison de petits paniers à domicile.   Aujourd'hui à 21:14

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