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 Lisbeth Ω No more tears, my heart is dry I don't laugh and I don't cry

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→ JOB(S) : Institutrice en école maternelle à Taleville
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MessageSujet: Lisbeth Ω No more tears, my heart is dry I don't laugh and I don't cry    Ven 22 Fév - 23:08

Lisbeth Nogard
CRÉDIT - OBLIGATOIRE

« We accept the love we think we deserve »
"This is something that everyone knows :"

NOM & PRÉNOM(S) : Lisbeth Nogard ♦ DATE DE NAISSANCE ET AGE : Née un 9 Aout au soleil éclatant, à midi pile, Lisbeth a aujourd'hui vingt-deux belles années à son actif ! ♦ ORIGINE(S) : Islandaise et Américaine ♦ EMPLOI ET/OU ETUDE(S) : Ancienne danseuse étoile en devenir, elle se dévoue aujourd'hui à l'enseignement des plus petits et exerce le doux métier d'institutrice en école maternelle à Taleville ♦ STATUT : Célibataire

QUELQUES INFORMATIONS ESSENTIELLES SUR TOIAquaphobie. A une peur bleue de l'eau, prend des cours avec un maître nageur depuis plusieurs semaines déjà pour essayer de vaincre sa peur. La pire chose que vous pourriez lui faire serait de l'éclabousser ou de la pousser -éventuellement la jeter- dans l'eau. Lorsqu'elle se trouve à proximité du lac, son corps est parcouru de tremblements, ses dents claquent et son visage se ferme. Dès lors, il est impossible de retrouver la douce et calme Lisbeth qu'elle est habituellement puisqu'elle aura laissé place à une Lisbeth anxieuse et muette. Le seul remède à ce mutisme soudain est de l'emmener bien loin de l'étendue d'eau et de lui changer les idées.
Avis aux fans de Lisbeth : Songer à l'emmener faire une ballade en bord de mer pour un premier rendez-vous serait pure folie.

A perdu sa jambe droite. Quelques jours après avoir emménagé avec son frère à Taleville, Lisbeth devait se rendre à un spectacle, consécration de sa carrière de petit rat de l'opéra, à New-York. Seulement, la plaquette de frein de sa voiture n'étant plus en état, à l'approche du stop la menant au périphérique, il lui fut impossible de s'arrêter. Un poids-lourd arrivait au même moment et, ne prévoyant pas l'inévitable, percuta la voiture entraînant la conductrice dans une série impressionnante de tonneaux pour finir dans un fossé. Lisbeth, qui était au volant, frôla la mort mais parvint à tenir le coup pour finalement se réveiller après deux mois de coma. Lorsqu'elle revint à elle, elle se rendit compte que l'accident avait eu plus d'un effet néfaste sur son corps. Sa jambe droite avait été amputée jusqu'à la cuisse afin de limiter les dégâts et éviter que l'infection due à une opération chirurgicale manquée ne remonte plus haut que sa jambe déjà bien abimée par les parois de la voiture malmenée. Ses rêves de danseuse étoile prenaient fin. Elle entra dans une grande période de rééducation pendant laquelle elle apprit à marcher avec la prothèse lui faisant office de jambe droite et de dépression pour n'en sortit qu'après absorption de médicaments en tout genre et soutien moral; les habitants de la ville ayant eu vent de l'accident se relayant à son chevet. Alors qu'elle et son frère étaient encore presqu'inconnus au village et que Lisbeth ne connaissait quasiment personne, elle fit de très belles rencontres et, aujourd'hui encore, est très reconnaissante à chacune de ces âmes vivantes lui ayant apporté un peu de réconfort.

Orages. Lisbeth a une peur bleue des orages ou plutôt du bruit des éclairs déchirant le ciel et le silence de la nuit. Depuis qu'elle est petite, elle a pour habitude de se blottir dans les bras de son frère en pleine nuit pour retrouver son calme. Il lui bouche les oreilles de la paume de ses mains et elle lui caresse les avant-bras jusqu'à s'endormir, se basant sur le rythme de sa respiration pour ne plus penser à rien. Si Ruben n'est pas là par nuit d'orage, nul doute que Lisbeth paniquera jusqu'à en faire une crise d'angoisse. Seul son frère peut la ramener à la raison dans ce genre de situation.

TRAITS DE CARACTÈRENarcissiquePetite, elle passait son temps à s'observer dans le miroir. On pourrait même dire que la plus grande découverte qu'elle ait faite dans toute sa vie ne fut autre que cette matière atypique renvoyant le reflet de quiconque se plante devant. Il en fut de même pour les vitrines lorsqu'elle se baladait accrochée à la main de sa mère dans le centre ville de sa ville natale. Ainsi, lors des virées shopping mère et fille ou entre amies, Lis' passait presque plus de temps à observer son reflet qu'à fouiller dans le tas de vêtements pendus aux cintres. Peut-être que l'on peut appeler cela du narcissisme mais Lisbeth, elle, n'appelle pas cette petite manie ainsi. Bien au contraire, elle aurait tendance à qualifier cette tendance comme quelque chose de tout à fait normal, une pratique à laquelle tout un chacun s'adonne mais que seuls les plus hypocrites n'avouent pas pour cause de manque de confiance en eux. Lisbeth est belle, Lisbeth le sait et ce même avec une jambe en carton !

AgressiveAyant horreur d'être attaquée sur son physique, son attitude ou son identité, Lisbeth est constamment sur la défensive et pour cause. L'on a trop souvent douté de son apparence fragile et frêle et remis en question sa capacité à prendre des décisions par elle-même. Bien trop longtemps couvée par sa mère, les autres avaient une image faussée de la petite-fille qu'elle était et, pour leur prouver le contraire, elle devint cette jeune fille douce d'apparence mais au sang chaud qui part au quart de tour à la moindre réflexion. Vive d'esprit, ayant un sens de la répartie à toute épreuve, elle a hérité de feu son père toutes ces qualités qui feront d'elle une meneuse.

Lunatique.Susceptible.Superficielle. Voir ses émotions jouer au yoyo et son humeur changer du tout au tout est aussi difficile à supporter pour le lunatique que pour la victime du lunatique. Il suffit d'un évènement, d'une réflexion ou d'une pluie diluvienne pour que Lisbeth change de comportement. Imprévisible, la forte-tête est aussi agréable que désagréable aussi faut-il être patient pour l'apprécier et l'accepter telle qu'elle est. De toute façon, elle ne cherche même pas à courir après ceux qui ne sont pas capables de supporter la femme qu'elle est alors ... l'on peut bien penser ce que l'on veut d'elle, cela lui importe peu sauf lorsqu'on lui fait remarquer un peu trop ouvertement puisqu'elle est également on ne peut plus susceptible. Il suffit d'une remarque déplacée sur sa coiffure, sa technique de danse ou la façon dont elle enseigne et elle peut entrer dans un état de prostration à durée indéterminée.

Déterminée.Superficielle.Travailleuse.Perfectionniste. Lorsqu'elle veut quelque chose, la jeune Nogard dernière du nom met toutes les chances de son côté pour atteindre cet objectif quitte à se mettre en danger ou à oublier la notion du temps. N'ayant peur de rien -ou donnant l'impression d'être une jeune femme n'ayant peur de rien- Lis' fonce souvent tête baissée vers l'objectif du moment qu'elle s'est fixée. Il lui est arrivé bon nombre de fois, étant petite, de trébucher, se prendre des murs ou être atteinte dans son amour propre après avoir foncé sans réfléchir. Sortant d'autant plus forte de chaque objectif atteint ou presque atteint, la jeune femme ne baisse jamais les bras et ce même avec une jambe en moins ! Parfois, il lui arrive de faire appel à son charisme et à sa beauté pour arriver à ses fins et dans ces cas-là, elle prend soin d'elle encore plus que d'habitude. Se regarder dans un miroir est une chose mais user de ses charmes en est une autre. Il est une chose que Lisbeth aime faire : critiquer. Les personnes négligées, mal habillées et de mauvaise fréquentation sont ses sujets de prédilection favoris. Il suffit qu'elle soit énervée et qu'elle critique deux ou trois personnes qu'elle regarde passer dans la rue pour qu'elle retrouve son calme. Cette thérapie fut approuvée mais on lui conseilla de s'ouvrir un peu plus aux autres et de préférer le yoga aux ragots et moqueries.

Souriante.Réaliste. Sourire fait partie des armes les plus efficaces en ce monde morne et fataliste. Une personne souriante attirera bien plus l'attention et la sympathie qu'une personne bougonne (coucou Ruben!) aussi Lisbeth s'efforce-t-elle depuis son plus jeune âge à sourire non pas seulement pour obtenir ce qu'elle veut mais surtout pour aller vers les autres. De plus, à présent qu'elle ne vit plus dans ce monde de conte de fée influencé par les histoires magiques, fantastiques de princes charmants et de créatures magiques, son petit côté terre-à-terre l'aide à faire face aux aléas de la vie. Aussi n'est-elle plus vraiment étonnée par les obstacles se dressant sur son chemin ou surprises de la vie. Tout lui semble possible et réalisable et pour cela, elle peut bien sourire !




CHAPTER ONE ♦ "Because we all lived in a fairytale."


A L'EPOQUE TU ÉTAIS : La Danseuse ♦ LE CONTE : Le Stoïque Soldat De Plomb ♦ TON RÔLE DANS L'HISTOIRE : Distraire la Reine. ♦ DE QUEL COTE ES-TU ? : Le bien, vraiment ? ♦ TON DERNIER SOUVENIR : Une porte qui s'ouvre ... un courant d'air furtif qui me fais vaciller au bord de la table menaçant de me déséquilibrer et un cri strident provenant d'une pièce que je pourrais imaginer être la cuisine ... Une présence rassurante, un ami est en danger, je le sens je le sais, je l'attrape, seulement, avant que j'ai le temps d'être anéantie par les flammes, un nuage de fumée me rattrape, m'enrobe entre ses volutes de fumée et je m'évanouis ...



Il était une fois, toutes les histoires commencent comme ça et même la mienne, ou plutôt celle du stoïque soldat de plomb à laquelle j'appartiens. Debout sur mon socle, je me tiens sur une jambe, figée en une pose digne de la danseuse que je suis, mettant en avant mon corps fluet de jeune fille et ma grâce incontestable. À mes côtés se trouvent 12 petits soldats mais un seul attire mon attention. Nous vivons tous heureux dans une maison. Nos humains sont plutôt gentils et attentionnés avec nous et par cela je ne veux pas dire qu'ils prennent soin de nous en nous nourrissant ou en débarrassant le sol de nos besoins comme ils le font avec leurs animaux domestiques mais plutôt dans le sens où ils ne nous maltraitent pas. Plusieurs fois, il m'ont fait faire face à tous ces soldats aux airs renfrognés, menaçant avec leurs fusils sûrement chargés ainsi parvins-je à connaître tous mes petits camarades. L'époque et la pauvreté de nos humains nous avaient permis d'exister, les jouets en plomb étant à la mode au sein des foyers des gens du peuple aussi, nos braves petits chenapans nous emmenaient volontiers rencontrer les autres jouets en plomb des voisins. De toute mon existence de danseuse, j'ai connu pas moins de cinquante autres jouets faits du même matériau que moi mais il fallait qu'un beau jour, le quotidien paisible menant nos vie se brise.

Ce jour où je quittai le meuble sur lequel mes douze petits compagnons et moi-même étions exposés était un jour de changement. Un jour que nos humains auraient pu qualifier "d'aventure" et je m'imaginai déjà découvrir des paysages immenses gorgés de fleurs et d'océans aussi bleus que le bleu des yeux de la petite-fille qui me faisait danser rêvant un jour de pouvoir tenir la même pose que moi. Un de ceux qui vous ouvrent les portes d'un monde nouveau aux contours indécis qui vous saisit brutalement et face auquel vous faites face en attendant de voir ce que l'avenir vous réserve en son sein. Aussi, saisie entre des doigts délicats d'homme un peu maladroit, j'abandonnais les miens et fut séparée de mon soldat de plomb que, secrètement, je rêvais d'impressionner. Mais qu'est-ce qu'un soldat de plomb avait à faire d'une danseuse ? Aimait-il seulement la danse, lui, le stoïque ? J'en doutais fortement et ce fut dans un dernier regard échangé que je sus qu'il partageait le même intérêt à mon égard. Seulement, il était trop tard. Ma tête fut enfouie dans un sac en toile marron et le voyage dura de longues heures si ce ne furent des jours ...

Une fois arrivés -je pus le deviner puisque l'on arrêta de me balloter dans tous les sens- une main fripée aux doigts crochus et aux ongles longs m'agrippa. Ce que je pris tout d'abord pour une sorcière m'observa plutôt dubitative. « C'est ça que tu appelles une trouvaille de taille ? » Balança-t-elle à l'homme qui se trouvait dans mon dos et qui m'avait amenée jusqu'ici. Mon petit cœur de plomb s'il eut battu, aurait atteint des records de vitesse mais ça n'était pas le cas. J'étais tout juste bonne à écouter et attendre qu'elle décide de mon sort. Je les écoutais, imperturbables, et trépignait d'impatience que l'on daigne jouer avec moi de nouveau. Cette vieille femme, avait-elle une fille qui jouerait avec moi ? Qui s'émerveillerait de la danseuse prodigieuse que j'étais ? Qui s'imaginerait me voir prendre vie et évoluer sur le marbre du sol de l'immense palais où je me trouvais ? « Qu'il en soit ainsi ... » Plusieurs minutes étaient déjà passées et je ne les écoutais déjà plus, me souvenant avec peine du petit soldat de plomb qui me manquait tant. Si un jour je parvenais à communiquer avec les humains, la première chose dont je leur parlerais sera ce Soldat et pas un autre ainsi partageraient-ils ma peine et changeraient les choses ... Dans le fond, c'est ce que j'espérais le plus et mon vœu allait sûrement être exaucé ...

De viles formules incompréhensibles sortirent d'entre les lèvres carmin de la sorcière et, alors qu'elle agitait ses mains de rapace autour de mon petit corps sans vie, je sentais un nouveau souffle de vie m'animer. Perchée sur ma jambe droite, quelque chose se produisait en moi mais je ne savais pas à quoi m'attendre ... La pièce sembla diminuer de taille tandis que mes bras s'allongeaient, suivis par mes jambes et tout mon corps ... La sensation était plutôt désagréable mais je n'en avais que faire. Bientôt, je pus deviner qu'il m'était possible de me mouvoir et que cette femme sorcière que je considérais comme géante n'était tout compte fait plus si grande que ça. Mes doigts se mouvèrent, mon nez inspira le plus d'air possible et ma cage thoracique se souleva alors que ma jambe gauche vint s'aligner à la verticale le long de ma jambe droite. Maladroite, je fis mes premiers pas sous le regard amusé de celle qui se faisait appeler Jouvence, aspirant à une vie éternelle et que je regardai bien vite de haut. La dépasser d'une tête me donnait l'impression que je pouvais exercer sur elle un contrôle sans limite. Maintenant que j'étais maître de moi-même, j'allais faire de grandes choses ... Encore faille-t-il que ce statut d'humain m'étant octroyé soit permanent ... mais c'était loin d'être gagné ...

« Que puis-je pour vous ? Jouvence. »

Mes lèvres s'agitaient, ma voix était posée, calme et douce et la femme qui m'avait "adoptée" semblait l'apprécier puisqu'elle me conviait plus que de raison à lui chanter des chansons et danser pour son bon plaisir à elle et aux autres sorciers, humains machiavéliques qu'elle conviait à ses repas. Mes danses et chants étaient, selon elle, un petit plus au remède lui permettant de rester jeune qui ravivait son esprit et faisait taire les maux la rongeant. J'appris, bien malgré moi, que Jouvence était jadis une jolie jeune femme. Ayant attiré les regards et attisé la haine des autres femmes qui vieillissaient tandis qu'elle gardait la pureté et la grâce d'une jeune fille de vingt ans après avoir été bénie des fées dans le berceau, elle fut confrontée à une malédiction la condamnant à vieillir plus que de raison. Le seul remède semblant fonctionner, mais à court terme, fut la viande de colombe et de licorne, lorsque celles-ci ne désertaient pas le pays. Seulement, à force de s'en prendre à des créatures aussi pures, son âme fut pervertie et plus une seule once de bien ne s'insinua dans ses veines. Jouvence était devenue vile. Corrompue par un magicien qui lui enseigna tout ce qu'il y avait à savoir en terme de magie noire, elle devint une sorcière redoutable mais ne fit parler d'elle que dans le petit village où elle s'installa. Tuant finalement son mentor pour s'emparer de son âme et gagner quelques années supplémentaires, elle tomba finalement sur un vieux grimoire poussiéreux entre les pages duquel elle trouva une possible solution ... Seulement, pour cela, elle aurait besoin d'un petit coup de pouce : j'étais ce petit coup de pouce.

Après avoir surpris une conversation avec son serviteur, mon ravisseur, j'avais cru entendre les humains parler de moi. « La danseuse » m'appelaient-ils ... Aurai-je un jour un nom ? Rien n'était moins sûre mais, sur le moment, je savais que l'on parlait de moi. Tremblante dans ce nouveau corps auquel je m'adaptais, je me cachais derrière un long rideau accroché au plafond retombant mollement sur le sol de la salle-à-manger et les observais à demi. Fascinée par leur conversation, j'appris que le sortilège m'ayant été lancé prendrait bientôt fin. Mais avant que ce ne soit le cas, il fallait que j'exerce une mission. « Crois-tu qu'elle sera assez "humaine" pour le toucher en plein cœur ? » « Rien n'est moins sûr ... as-tu vu la fascination habiter les yeux de nos convives la veille au soir lorsqu'elle dansait ? » L'homme acquiesça et, soudainement, le rideau se déroba, me révélant aux yeux des deux protagonistes. Surprise, je trébuchais au sol et, plaquée contre le marbre froid, dans l'incapacité de me mouvoir comme crucifiée contre ce dernier, et entendais les claquements de talon de la sorcière. Son air hautain, presque satisfait me jugea et, me pointant du doigt, elle s'adressa à son fourbe de père. « La curiosité n'est-elle pas humaine ? Elle fera l'affaire ... crois-moi ... »

Je fus immobilisée toute la soirée jusqu'à ce que je doive me produire devant les convives du soir. L'on orna mon corps d'une magnifique robe de danseuse d'opéra d'un rouge sang, me maquilla bien trop à mon goût et me laissa m'entraîner avant de passer à l'action après avoir agrémenté la robe d'une parure en rubis. Jouvence vint elle même me voir, seule à seule

Convainc-le de mettre son humain à mon service ou alors ... Sa main droite plongea dans les pans d'un noir de jais de sa robe desquels elle sortit une lame brillante sur laquelle son index glissa doucement, presque trop lentement, me faisant grimacer. Comment pouvait-elle s'infliger une telle chose ? Je mis du temps à me rendre compte qu'elle pourrait très bien faire la même chose à ce fameux "le" qu'elle avait évoqué ... Mais qui était-il, et qui était cet humain qu'elle convoitait ? Qui étais-je pour juger ? Pour m'opposer à sa requête ? Acquiesçant docilement, j'achevais de m'étirer, d'apprécier la souplesse de mon corps et entrai en scène. Après tout, je n'avais pas de coeur ... ou alors il n'était pas encore assez humain pour éprouver de la compassion ou quelconque émotion trop vive.
Des entrechats. Voilà comment je commençais chacun de mes spectacles. Le rideau me dévoila et, je fis face à l'assemblée. Ils n'étaient que deux et ... le choc fut bien trop grand pour être ignoré. Le cœur qui m'avait été octroyé battait fort, tant et si bien que ma cage thoracique me faisait mal. Ces yeux vides d'expression étaient à présent aussi vifs que les miens et m'observaient avec passion. Reprenant vite contenance sous le regard impitoyable de Jouvenca que je croisai, je repris mes mouvements et retournai en coulisse une fois la chorégraphie terminée. Haletante, je posais cette main animée sur ce torse brulant et, me tournant et me retournant, je fis bientôt face à lui ...

« Soldat ... »

Nos mains se joignirent, nos corps s'approchèrent l'un de l'autre et, aussi humain que moi, il vint découvrir cette humaine que j'étais devenue. Il sentit mon épiderme, fit glisser ses mains sur mes épaules, mes omoplates et mes courbes de femme. Je frémissais et n'attendait qu'une chose : qu'il sorte son fusil et nous libère tous deux ... Mais la mission qui m'avait été confiée revint s'imposer comme une évidence à moi alors que nos lèvres s'approchaient sans avoir échangé un seul instant un seul mot. Muets, voilà ce que nous étions. Mes yeux s'écarquillèrent, je reculais et lui révélais ce que l'on attendait de moi.

« Je ne sais pas ce qu'elle lui veut mais ... notre humain doit avoir de bien belles capacités pour qu'elle s'y intéresse ... »
Ne t'en fais pas, nous sommes invincibles. Allons le chercher et enfuyons-nous !


Des années avaient passées et j'appris que cet humain d'antan qui n'était autre que le frère de l'humaine qui jouait avec moi, avait été un proche, très proche ami de Jouvence et avait assisté au lancement de cette malédiction sur la pauvre et belle jeune femme qu'elle était. Voyant ce qu'elle était devenue -une petite vieille-, il l'avait abandonnée, tout simplement .... Je n'avais non pas passé quelques semaines dans ce palais mais des années ... une bonne vingtaine d'années et ce que Jouvence cherchait à faire ce soir là était dérober le cœur de ce jeune homme qui avait du être le premier à avoir fait battre son cœur ... Je les avais entendu parler d'un ingrédient ultime, du besoin d'obtenir un cœur mais de là à penser que j'étais une des pièces maîtresses du piège tendu était hors de ma portée. Soldat m'apprit que son humain était lui aussi un sorcier mais un gentil sorcier et qu'il œuvrait pour le bien de tous. Après lui avoir donné la vie, il l'avait écouté attentivement et lui avait promis de tout faire pour me retrouver. Nous étions tous les deux envoutés l'un par l'autre mais lorsque je cherchais à parler à Jouvence de Soldat n'y parvenant finalement point, Soldat lui réussissait et n'avait pas eu besoin d'insister trop longuement pour obtenir gain de cause d'où leur présence ce soir-là. Il me confiait également qu'il trouvait cela étrange que son humain accepte de revoir cette femme qu'il jugeait exécrable sans bonne raison ... Maintenant qu'il savait que j'étais LA raison, il comprenait tout et m'agrippait par la main pour m'entraîner dans la salle que nous avions tous deux quittés. Jouvence et l'homme se faisaient face. Les meubles alentour avaient été brûlés et des flammes continuaient à lécher les murs de-ci de-là. Avec précaution, nous évitâmes les obstacles et essayâmes de sauter sur la sorcière dans son dos. Mais cette dernière nous avait repéré et s'attendait à une telle trahison de ma part. Aussi réagit-elle violemment en nous projetant contre les murs en un sort qui nous immobilisa ... tombant tous deux comme des pierres nous rebondîmes bon nombre de fois éloignés l'un de l'autre. Le contact de sa main contre ma paume me manquait déjà ... Jouvence donna le coup fatal et parvint à ses fins ... Je voyais la tristesse dans l'expression de Soldat à chaque fois que nous étions face à face ce qui, en soit, n'arrivait que très rarement puisque nous avions été condamnés à être éloigné l'un de l'autre. Nous tournant le dos, nous étions dans la même pièce mais ne pouvions nous observer à loisir ... Les seules fois où j'y parvenais étaient celles où, plantée sur une boîte à musique, retrouvant une liberté de mouvement partielle, je tournais au rythme d'une mélodie sensée apaiser les nerfs de Jouvence qui m'observait avec haine, ayant retrouvé une partie de sa jeunesse perdue mais tout en conservant des rides et tâches de vieillesse. Apparemment, son plan avait échoué, l'amour qu'elle portait à l'humain n'était pas assez fort ...

Comme une lueur d'espoir, une femme du nom de Regina, vint à la rencontre de Jouvence. Les deux jeunes femmes échangèrent des heures durant et la conversation se transforma bien vite en une joute. Soldat et moi avions été amenés, toujours immobilisés et nous observions du coin de l’œil. J'espérais que l'issue de ce combat nous soit favorable ... Regina proposait un pacte à Jouvence mais pour cela, il fallait que Jouvence allie sa magie à celle de la jeune femme ambitieuse qui lui faisait face. Notre sorcière, bien trop égoïste pour ce faire, lui cracha au visage que son plan était voué à l'échec et que jamais elle n'accepterait un énième échec dans sa vie. Des flammes brulèrent bientôt le palais, Jouvence se tordait de douleur. Regina la surplombait et, en un geste habile, planta sa main dans la poitrine de la sorcière qui l'observait, les yeux exorbités. Nous aurions pu trembler, nous l'aurions fait mais ... alors que la vie quittait le corps de Jouvence, l'enchantement nous maintenant partiellement en vie prit fin. Nous cessâmes de respirer et retournâmes à ce corps de plomb qui était le notre, vingt ans auparavant ... Léchés par les flammes, nous fûmes agrippés par Regina qui nous emporta avec elle pour nous percher sur l'âtre de sa cheminée. Nous restâmes ici et ce jusqu'à ce que la malédiction prenne forme. Une étincelle de magie était restée attachée à nos petits corps et, lorsque la fumée nous entoura, nous fûmes à notre tour projeté dans cet autre monde ... séparés l'un de l'autre ...

"You and no one else."


QUI ES-TU ? : ICE SCREAM QUEEN, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE ? Sinon, moi c'est Cleiya =D ♦ CÉLÉBRITÉ SUR L'AVATAR : Emilia Khaleesi Clarke ♦ AVEZ-VOUS PRIS UN SCÉNARIO ? : Ouep' ma biche et pas n'importe lequel, celui de Rhubarbe ! ♦ COMMENT TU ES TOMBÉ(E) SUR LE FORUM ? : Étrangement, j'y étais déjà donc je n'ai pas eu à faire trop d'efforts pour le retrouver ! ♦ UN MOT EN PLUS ? : J'VOUS AIME, BIM FOREVEEEEER




Dernière édition par Lisbeth Nogard le Dim 10 Mar - 12:11, édité 15 fois
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MessageSujet: Re: Lisbeth Ω No more tears, my heart is dry I don't laugh and I don't cry    Ven 22 Fév - 23:08



CHAPTER TWO ♦ "now, we are trapped in a curse..."


I.You could breath underwater.

À peine âgée de 6 ans, la petite Lisbeth courait joyeusement avec son frère autour du lac. C'était encore la belle époque pendant laquelle leurs parents étaient encore à leurs côtés et où elle était choyée aussi bien par son père que par sa mère contrairement à Ruben … mais ça, elle ne s'en rendait pas encore compte et vivait heureuse, souriante et lumineuse. À cette époque, elle arrivait encore à faire naître sur le visage de son bougon de Ruben quelques sourires qui finissaient toujours par s'évanouir très rapidement sans qu'elle ne sache pourquoi mais, à plusieurs reprises, elle hésitait à lui demander ce qui n'allait pas, se dandinant sur place en frottant ses doigts les uns contre les autres. De sa petite voix, alors qu'il la surplombait d'une tête, elle finissait par lui demander « Pourquoi t'es toujours triste Ruben ? » ou alors « Souris pour moi ! ». Ruben, elle aimait le voir sourire, elle aimait entendre le son de sa voix mais par dessus tout, elle aimait le détester ... Alors qu'elle lui tournait une fois de plus le dos, riant aux éclats, et que son regard caressait la surface de l'eau noire et limpide qu'elle aimerait voir briser en observant le corps de son ainé y disparaitre, ce fut son corps à elle qui se figea. L'oreille aux aguets, une petite voix aussi douce que le carillon de la berceuse qui l'endormait chaque soir l'interpela. Bien vite, il lui parut évident que cette petite voix provenait de l'eau … elle pouvait même voir émerger un crane surmonté d'une longue chevelure aussi noire que l'ébène. Des yeux d'un vert comme celui des feuilles des roseaux suivirent ainsi qu'un nez aquilin et une bouche recourbée en un sourire se voulant rassurant. Leurs regards se croisèrent puis, ce fut une main qui l'invita à plonger.

À six ans, Lisbeth était tout juste capable de danser. Danser était son obsession tandis que nager ne faisait pas partie de la liste de ses passe-temps favoris. Alors qu'elle s'attendait à ce que ses pieds touchent une surface plane sur laquelle elle aurait pu se déplacer jusqu'à la silhouette à présent visible jusqu'aux côtes, son corps eut si tôt fait de se retrouver immergé. D'instinct, elle retint sa respiration et ferma les yeux avant de les rouvrir au beau milieu de ce monde aquatique dans lequel son corps se mouvait avec grâce. Cependant, elle avait beau regarder autour d'elle, il n'y avait plus aucune trace de sirène, ni de son Ruben … Son corps coulait mollement et tout autour d'elle, ce fut un paysage aux contours imprécis qui se dessina, un peu comme lorsque sa maîtresse d'école faisait naître de la pointe de son crayon magique une esquisse des plus enchanteresses, reproduisant à merveille les moindres objets de la vie quotidienne ou certains paysages d'un monde merveilleux qui n'était pas le sien. Ce petit monde dans lequel elle se retrouvait à présent était composé d'algues, de bulles similaires à celle pétillant dans le champagne aux couleurs dorées emplissant le verre de sa mère à chaque fois que la famille célébrait un événement heureux mais aussi de petits poissons aux écailles étincelantes qu'elle avait tout juste le temps d'apercevoir. Respirer était hors de sa portée mais ça, elle ne s'en rendit compte qu'à l'instant où ses pieds rejoignirent le fond du lac et que ses tympans menacèrent d'exploser sous le poids d'une pression insoutenable. Soudainement oppressée, elle perdit le contrôle et ses poumons se vidèrent en une nuée de bulles qui s'extirpèrent de son corps bientôt remplacés par une brûlure presque insoutenable au cœur de sa cage thoracique. Elle avait beau remuer les bras et les jambes, appuyer ses mains contre son cœur qui battait bien trop fort, rien ne la détachait plus du sol vaseux dans lesquels ses petits souliers s'enfonçaient. Les pans de sa jolie robe blanche rehaussée de dentelles s'élevèrent bientôt tout autour de son corps, la nappant d'un voile fantomatique. Pleurer lui était impossible tout comme crier … alors, observant le tissu et ses cheveux voleter autour de son visage, elle attendit jusqu'à ce que le souffle lui manque et qu'elle suffoque. Avant que ses yeux se ferment, une silhouette apparut. Souriante, rayonnante, lui redonnant presque espoir alors que la situation était critique, elle tendit son bras vers cette dernière. Au moment de la toucher, tout s'évanouit autour d'elle.

II.Don't make me sad, don't make me cry, sometimes love is not enough.

« Maman, pourquoi Ruben il est triste ? »
La mère de famille ne devait pas s'attendre à cette question puisqu'elle fut stoppée dans son élan dès l'instant où la jeune fille âgée de huit ans la lui posa. Et pourtant, il s'agissait de la question la plus fréquemment posée par la petite Lisbeth et, à chaque fois qu'elle franchissait ses lèvres, une note de mélancolie venait rehausser le tout. La plus jeune fille de Monsieur et Madame Nogard aimait son frère, il n'y avait aucun doute à cette évidence il était son modèle et le voir sans arrêt avec cette tête de déterré, bougon et exclus de cette bulle d'amour dans laquelle elle évoluait depuis sa naissance l'inquiétait au plus haut point. Plus il grognait, plus elle le détestait puisqu'il ne savait pas profiter de la vie et des instants passés ensemble. Alors qu'elle faisait tout ce qui était en son pouvoir pour faire se dérider les muscles tendus de son visage, la plupart du temps, elle n'obtenait qu'une gentille tape dans le dos ou sentait la paume de sa main effleurer son crâne. À l'image de leurs parents, elle aurait aimé que son aîné partage avec elle sa bonne humeur, son sourire car à ce jour, elle pouvait affirmer ne jamais l'avoir vu sourire ou alors très brièvement. Elle avait beau bénéficier de l'amour inconditionnel de ses parents, il lui manquait le sourire rassurant et chaleureux de son grognon de frère qui ne perdait pas une occasion pour monter dans sa chambre et éviter de voir ses parents insuffler tout leur amour à cette petite fille qui était tout son contraire. Lisbeth, quant à elle, du haut de ses dix ans, voyait la vie en rose. Toute l'attention était portée sur elle à croire que les Ruben préféraient leur petite dernière à leur premier né ce qui, de toute évidence, était loin de plaire au principal intéressé. Aussi, lorsqu'il lançait ce fameux et légendaire regard noir à ses géniteurs, Lis' n'y voyait rien de bien méchant ; simplement une façon pour lui d'exprimer son malêtre car elle avait beau nier l'évidence, elle le sentait bien que son frère n'était pas au meilleur de sa forme au quotidien et qu'il lui manquait ce petit quelque chose qui lui permettrait de s'ouvrir au monde. Ainsi, lorsque personne n'était là pour s'occuper de la jeune Lis, il répondait présent. Les bras grands ouverts en direction de cette frêle petite soeur évoluant au jour le jour comme si elle dansait, en mouvement gracieux perpétuel, elle frémissait de bonheur à chaque fois qu'elle se glissait au creux de ses bras et qu'il y soupirait comme pour évacuer ce trop plein de tristesse qui grandissait en lui. Il était peut-être envieux voire jaloux, cela ne l'empêchait pas d'avoir toujours une petite attention pour sa sœur qui le lui rendait bien. Les blessures qui venaient orner son épiderme, la sécheresse menaçant la plante de ses pieds et ses ongles trop longs au goût de son professeur de danse, c'était lui qui s'en occupait et à chaque fois, il s'appliquait à faire de son mieux. Ces nuits d'orage, se nicher dans le lit de Ruben et se coller contre lui était devenu une habitude tant et si bien qu'encore maintenant, il lui arrive de le retrouver en pleine nuit pour retrouver un peu de paix.

« Maman ... pourquoi papa il est mort ? »
Reykjavik, peu de temps auparavant, un accident mena Monsieur Nogard à sa perte. Toute la petite famille était présente dans la voiture ce jour-là mais Lisbeth ne s'en rappelait plus. Simple coïncidence ou habile tour de son esprit de sorte à ce qu'elle ne soit jamais plus terrorisée à l'idée de monter dans le bus pour aller à l'école ou dans la voiture pour accompagner Maman aux courses ? Quoiqu'il en soit, Lisbeth était loin d'ignorer la vérité seulement, elle avait besoin de l'entendre de la bouche de sa mère qui changeait de sujet dès lors qu'il était abordé. L'attitude et le comportement de Ruben l'inquiétait outre-mesure, elle n'avait pas besoin que Lisbeth en rajoute une couche en abordant de si douloureux souvenirs ... Dans ces cas extrêmes, Lisbeth se contentait juste de mettre à l'épreuve les nerfs de sa mère et de tester ses limites car, elle avait beau aimer sa mère, rien n'était plus joussif que de voir qu'elle pouvait exercer un contrôle sur son âme en seulement quelques paroles ... Il lui arrivait même parfois de tester quelques piques sur elle avant de les utiliser contre son frère. Ce petit jeu malsain auquel elle se prêtait amusait son frère avec lequel elle avait les plus belles discussions, débats et disputes contrairement à sa mère qui n'avait presque pas assez de personnalité ni même d'esprit -pas comme son père- pour répliquer avec tact et habileté.

Non, Madame Nogard, aujourd'hui, était loin de ressembler au modèle sur lequel Lisbeth prenait exemple étant petite ...

III.God save us everyone.

Mais vint le jour où les deux décidèrent de crever l’abcès. Se débarrasser une fois pour toute de ce qui les rongeait le plus semblait bien plus dur que ça du point de vue des jeunes personnes qu'ils étaient il y a de cela quelques jours mais, une fois lancée, Lisbeth se rendit compte que lui balancer en pleine face ses quatre vérités avait un pouvoir libérateur. Tout le stress procuré par cette envie de le forcer à ne plus être aussi pessimiste, calme, reclus et négatif s'envolait à mesure qu'elle lui répliquait avec force qu'elle non plus ne le supportait plus. Une violente dispute avait éclatée, brisant le silence coutumier et presque pesant gravitant autour de la maison de la famille Ruben, querelle qui surprit même le voisinage non accoutumé à une telle agitation au sein du foyer Nogard.. Cette fois-ci, ça n'était pas qu'une simple dispute puisque les murs en tremblaient presque. Les esprits s'échauffaient, le ton montait et la vaisselle menaçait de manquer s'ils continuaient à monter en pression de la sorte et à balancer le moindre objet cassant qu'ils avaient sous la main contre le sol.

Le début de l'opposition entre frère et sœur avait commencé lorsque Ruben avait abordé la question du poids de sa jeune sœur. Depuis quelques mois ou plus précisément, depuis l'instant où elle avait rejoint le conservatoire en tant que danseuse étoile, Lisbeth ne mangeait presque plus et lorsqu'elle se soumettait à cette dure épreuve qu'était d'avaler quelques haricots, elle passait immédiatement aux toilettes pour que tout ce qui avait été avalé au cours du diner n'ait pas le temps de se nicher dans l'organisme de la brunette. S'infliger une telle chose était inconcevable du point de vue de son frère qui ne se gênait pas pour le lui faire remarquer. Alors, depuis plusieurs semaine déjà, après qu'il l'ait réellement découverte en train de vomir aux toilettes, il lui lançait fréquemment ce genre de petites piques blessantes touchant le cœur de la cible sans même avoir besoin de faire plusieurs essais. Lorsqu'il faisait cela, Lis avait l'impression de le revoir lorsqu'il était encore enfant et qu'il passait son temps à râler et faire des caprices à tout va. « Appelle donc Grimm qu'il te calme un peu ... ou reprend des carottes, ça te rendra aimable ! » Se permettait-elle d'avancer à chaque fois qu'il montait un peu trop en pression à son goût, lui rappelant par la même occasion que le jeune homme avait un effet apaisant sur lui et qu'il ferait mieux de rester calme au quotidien histoire de cesser d'infliger à tous sa mauvaise humeur. Bien évidemment, Lisbeth ne se laissait jamais faire et renchérissait à la moindre réplique de son adoré grand-frère. Aussi prenait-elle autant de plaisir à s'occuper de lui qu'à lui faire mal et pour cette deuxième option, elle était aussi douée que lui ne l'était. Leur relation était on ne peut plus tendue voire destructrice depuis quelques mois déjà et cela n'allait pas en s'arrangeant puisque ce soir là avait sonné le soir du règlement de comptes ...

Madame Nogard avait déserté la table depuis longtemps et devait être couchée à cette heure-ci à grand renfort de médicaments. Lisbeth venait à peine de rentrer de son cours de danse classique à une heure plutôt tardive lui valant une réplique cinglante. « C'est à cette heure-ci que tu rentres ? » Sa mâchoire se crispait. « Maman ? Est-ce toi derrière cette touche de cheveux impressionnante ? » Lui avait-elle répliqué, lui tournant le dos afin de balancer sa veste en cuir sur le porte-manteau du hall d'entrée et de-là, les hostilités avaient débutées. L'affrontement avait duré des heures, interminables selon les voisins, si court pour eux deux qui, haletants, se tournèrent le dos en une synchronisation parfaite.

IV.Now, you have to pay.

Les séquelles du premier accident ont été écorchées à vif, sa jambe n'a pas tenu le coup cette fois-ci ... nous avons du agir au mieux. »

Après quelques semaines de mutisme, de fixation de mur, de sommeil et de dur retour à la réalité, Lisbeth entendait ces mots se répéter sans arrêt, prononcés le soir même où elle avait subi l'intervention chirurgicale et qu'elle peinait à émerger en salle de réveil. Ce second accident lui avait coûté son rêve le plus cher, elle l'acceptait finalement mais la rancœur était grande. Ayant d'abord voulu retrouver le chauffeur du camion pour l'égorger de ses propres mains, elle avait du abdiquer en voyant qu'elle ne tenait plus sur ses deux jambes après avoir voulu s'extirper de son lit. S'écrasant au sol, ce jour-là, elle avait difficilement cru à l'amputation de sa jambe. Elle qui prenait appui sur sa jambe droite pour la plupart de ses figures de petit rat de l'opéra et son équilibre sur cette même jambe pour se maintenir debout voyait tous ses repères remis en question. De plus, Ruben n'était même pas là ... Elle ne l'avait pas une seule fois vu mais savait qu'il venait la nuit et la prenait dans ses bras. Elle pouvait sentir la chaleur de son corps l'enrober, le parfum de sa peau chatouiller son odorat et le contact piquant de sa barbe naissante lui gratter les joues. La seule idée de l'avoir eu à ses côtés avait été suffisante pour qu'elle abandonne cette volonté de courir après le chauffeur routier.

«C'est sa faute ... c'est lui qui m'a fait tourner sur moi-même pour la première fois ... c'est à cause de lui si je me suis mise à danser et maintenant ... » se retrouvant interrompue, le regard figé à l'endroit où aurait du se trouver sa jambe, les larmes aux yeux, elle redressa soudainement la tête pour fusiller du regard sa mère qui l'interrompait. « NON MAMAN NE LE DÉFENDS PAS ! Il est trop tard pour ce faire ... tu n'as pas le droit de l'innocenter, pas après l'avoir négligé tant d'année ... » son regard était dur, son ton cassant mais elle reprit comme si de rien n'était, dégageant de son visage aux traits tirés par la tristesse et la fatigue morale les quelques cheveux venus s'accrocher à ses cils lorsqu'elle avait bougé la tête. « ... par sa faute ... mes espoirs sont vains ... est-il seulement destiné à me faire souffrir ? Est-il celui qui me poussera à me jeter du haut d'une falaise par dépit ? » Son pouls s'était accéléré et le bip incessant surveillant son rythme cardiaque en témoignait tant et si bien qu'au moment où elle saisit sa mère par le col « DIS-LE MOI TOI QUI L'A MIS AU MONDE, DIS-MOI QUE CETTE POISSE QUI LUI COLLE À LA PEAU EST LA RAISON POUR LAQUELLE TU N'AS PAS PRIS SOIN DE LUI ! », des infirmières entrèrent en trombe dans la chambre pour la maintenir et lui injecter une bonne dose de tranquillisant après avoir longuement lutté contre la furie qu'elles maintenaient pourtant avec force et habileté. Maintenue par les bras le temps que le médicament fasse effet, les larmes coulaient le long de ses joues alors qu'elle criait. Ses cris étaient désespérés, stridents mais se calmèrent à mesure que son corps se détendait et qu'elle soit une fois de plus réduite à être aussi active qu'un légume.

« Ruben ... Ruben ... je suis désolée ... »
Comme s'il se trouvait à côté d'elle, assis aux côtés de sa mère, elle tendit la main vers le tabouret vide et serra entre ses longs doigts écorchés une main invisible. Madame Nogard, dépassée par les évènements et choquée du comportement de sa fille vit naître en les yeux de sa fille un éclat de démence. C'en était trop pour elle, elle quitta la pièce laissant sa fille délirer et parler à un Ruben invisible avec lequel elle s'imaginait danser au beau milieu d'un champs de blé et auquel elle finit par demander « Serre-moi fort Rub' ... aussi fort que tu le peux quitte à m'en briser les côtes ... »



Dernière édition par Lisbeth Nogard le Sam 9 Mar - 21:27, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Lisbeth Ω No more tears, my heart is dry I don't laugh and I don't cry    Ven 22 Fév - 23:13

JE T'AIME. :niou:
Puis connaissant ta plume, ta fiche va déchirer, envoyer du lourd et encore merci tout plein. :fire: Puis, gngngngng ton avatar, on dirait une poupée. J'te nomnom. :v:

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J'avais toujours entendu dire qu'à l'instant de votre mort, votre vie entière se déroule devant vos yeux en une fraction de seconde. Tout d'abord cet instant dure beaucoup plus longtemps qu'une fraction de seconde, il s'étend jusqu'à l'infini comme un océan de temps.
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MessageSujet: Re: Lisbeth Ω No more tears, my heart is dry I don't laugh and I don't cry    Ven 22 Fév - 23:28

Gnomgnom, merci ma Rhubarbe
Je tâcherai de faire de mon mieux pour la rédaction de la fiche mais tu sais d'ores et déjà que le personnage m'inspire de nombreux poèmes dont "le ciel" et le conte "la fougère et le romarin"
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MessageSujet: Re: Lisbeth Ω No more tears, my heart is dry I don't laugh and I don't cry    Sam 23 Fév - 9:05

Re bienvenue, hate de lire ta fichounette

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MessageSujet: Re: Lisbeth Ω No more tears, my heart is dry I don't laugh and I don't cry    Sam 23 Fév - 9:41

Omgay :fire: Cleiya dans la peau de la soeur de Ruben :fuh:
On va pas s'ennuyer ma belle :huhu: Rebienvenue et bon courage pour ta fiche ♥
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MessageSujet: Re: Lisbeth Ω No more tears, my heart is dry I don't laugh and I don't cry    Sam 23 Fév - 10:26

Rebienvenue et bon courage pour ta fiche, j'ai hâte de la lire
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MessageSujet: Re: Lisbeth Ω No more tears, my heart is dry I don't laugh and I don't cry    Sam 23 Fév - 10:49

Rebienvenue !! :-)

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MessageSujet: Re: Lisbeth Ω No more tears, my heart is dry I don't laugh and I don't cry    Sam 23 Fév - 10:54

rebienvenue
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MessageSujet: Re: Lisbeth Ω No more tears, my heart is dry I don't laugh and I don't cry    Sam 23 Fév - 11:24

Re-bienvenue (:

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MessageSujet: Re: Lisbeth Ω No more tears, my heart is dry I don't laugh and I don't cry    Sam 23 Fév - 13:18

Merci, vous êtes tous choux comme des cacahuètes et j'aime les cacahuètes
Je tâcherai de faire de mon mieux pour satisfaire votre soif de lecture de fiches

Silas - En plus Rhubarbe m'a montré le lien qu'avaient nos deux persos et j'ai trouvé ça TROP BIEN Je vais bientôt pouvoir te limer les griffes !
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MessageSujet: Re: Lisbeth Ω No more tears, my heart is dry I don't laugh and I don't cry    Sam 23 Fév - 17:32

Je sais pas comment ça se fait que j'aie pas ajouté mon lien au scéna, mais ça va être comique entre nous ma p'tite Rebienvenue !

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MessageSujet: Re: Lisbeth Ω No more tears, my heart is dry I don't laugh and I don't cry    Sam 23 Fév - 23:20

ReBienvenuuuue
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MessageSujet: Re: Lisbeth Ω No more tears, my heart is dry I don't laugh and I don't cry    Dim 24 Fév - 0:45

Lisbeth Nogard a écrit:
Silas - En plus Rhubarbe m'a montré le lien qu'avaient nos deux persos et j'ai trouvé ça TROP BIEN Je vais bientôt pouvoir te limer les griffes !

Ouiiiiiiii :fire: J'ai déjà plein de projets pour toi et moi :huhu:
Entre Lis et Céleste, j'suis servi muahaha ♥
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MessageSujet: Re: Lisbeth Ω No more tears, my heart is dry I don't laugh and I don't cry    Lun 25 Fév - 10:45

On va faire comme si j'étais sous le compte Lisbeth =D

Dae - J'ai voir ce que me réserve ce nouveau lien mystérieux avec ta jolie Jasmine

Ethan - Merci à toi aussi jeune homme

Silas - J'adore qu'on ait des projets pour moi
Tu n'as que l'embarras du choix entre une danseuse et une innocente jeune femme vêtue de rouge !

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MessageSujet: Re: Lisbeth Ω No more tears, my heart is dry I don't laugh and I don't cry    Sam 9 Mar - 21:48

Hmm ... si je dis "FINI ", vous dites quoi ?
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MessageSujet: Re: Lisbeth Ω No more tears, my heart is dry I don't laugh and I don't cry    Sam 9 Mar - 22:05

bzajbn,woaklqpaok. :cry: :niou: :cry:
Viens on oublie tout, et j'te câline et et ... AAAAAAH. :cry:

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MessageSujet: Re: Lisbeth Ω No more tears, my heart is dry I don't laugh and I don't cry    Sam 9 Mar - 22:18

Nyuuuh
Puis-je supposer que ma fiche te convienne ma Rhubarbe d'amûr à la fraise ?
*Câline d'amour incestueux son frérot*
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MessageSujet: Re: Lisbeth Ω No more tears, my heart is dry I don't laugh and I don't cry    Sam 9 Mar - 22:22

MAIS TELLEMENT. MAIS TU SAIS QUOI JE VAIS PLEURER. FUAH. :cry:
Tu permets qu'on incestise hein ? :niou: Moi ça m'a l'air parfait, bon y'a juste un détail, tu t'es plantée dans les origines, ce n'est pas irlandaise mais islandaise. I love you Après par contre, je préfère juste avoir l'avis de Spencoco ou de Dae concernant la partie contes, vu que je ne connais pas super bien l'univers OUAT, si ça va avec la reine, tout le titouim. :v: Mais sinon, je te poutouille et je te vole un rp. :huhu:

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MessageSujet: Re: Lisbeth Ω No more tears, my heart is dry I don't laugh and I don't cry    Sam 9 Mar - 22:45

J'avais lu "insecticide" au lieu de "incestise" ...
*regarde l'heure et va se coucher avant de sortir d'autres stupidités du genre ...*
Mais oui je permets, nous verrons ça en rp buissonnier ! *sort*

J'ai corrigé cette faute d'inattention, j'ai eu honte /O/
Vive l'Islande
Je ne savais pas vraiment si je pouvais autant jouer avec le monde des contes et Regina mais je tente, on ne sait jamais ! Si ça n'est pas possible, je prendrai une autre méchante de la mort qui tue, y a pas de soucis !
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MessageSujet: Re: Lisbeth Ω No more tears, my heart is dry I don't laugh and I don't cry    Dim 10 Mar - 10:13

Je vais aller lire ça !

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MessageSujet: Re: Lisbeth Ω No more tears, my heart is dry I don't laugh and I don't cry    Dim 10 Mar - 10:30

Alors oui, en effet, ça va pas marcher concernant Regina, tout bonnement parce que je parle de cette parti dans l'intrigue Mais elle aurait justement pu avoir besoin d'elle pour vaincre un adversaire. Regina aurait pu tout prévoir du début à la fin (comment, aucune idée xD) mais elle aurait pu mettre le soldat de plomb sur le chemin du sorcier sachant qu'un lien très fort unis le soldat à la danseuse. Et aurait tranquillement attendu qu'il vienne ici pour qu'il sorte de sa cachette ou quelque chose comme ça ?

Parce que Regina tue son père par dépit quelque temps avant de lancer la malédiction :-) La danseuse ne peux pas avoir passer + de 20 ans dans le château, Regina ayant été la belle-mère de Blanche il y a quand même une chronologie logique Si Regina à pris 20 ans à créer une malédiction, Snow aurait dans les 50 ans aujourd'hui xD (j'exagère sans doute)

Du coup, peut-être que 'La danseuse' aurait pu être pris par une autre sorcier/sorcière qui chercher à attendre un autre magicien. Et au moment où c'est deux là se batte, (20 ans plus tard, haha) Bim Regina arrive pour proposer la malédiction à l'un des méchants ? Celui-ci se montre peu cordiale alors elle le tue et avec le bon sorcier (et le soldat et la danseuse redevienne des petits jouet dans le même cas où ils auraient tenté de sauver le gentil.)


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MessageSujet: Re: Lisbeth Ω No more tears, my heart is dry I don't laugh and I don't cry    Dim 10 Mar - 11:49

Ahlala j'ai toujours du mal à m'adapter aux chronologies XD
Merci pour ces précisions Spencoco
Je pense que tout cela est faisable, je vais apporter ces quelques modifications à ma fiche en changeant le nom du méchant à qui "appartenait" la Danseuse et ré adapter avec l'intervention de Regina par la suite parce que la lier à Regina serait justement trop tordu !

EDIT POUET POUET CACAHUÈTE : C'est édité ! En espérant que cette fois-ci, je n'ai pas commis d'impairs =D
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MessageSujet: Re: Lisbeth Ω No more tears, my heart is dry I don't laugh and I don't cry    Dim 10 Mar - 12:52

Je trouve ça parfait J'ai hate de suivre vos sujets !

welcome back !



TU ES OFFICIELLEMENT ACCEPTE A TALEVILLE ♦ "tu peux passer ton chemin cher ami."


Votre fiche a été validée et nous vous félicitons. Vous pouvez donc commencer le jeu, car les portes de la ville vous sont désormais ouvertes. A partir de maintenant, vous pouvez vous promener où bon vous semble. N'hésitez pas à aller faire un tour dans votre répertoire et ainsi trouver ce dont vous avez besoin pour faire des rencontres surprenantes et vivre à Taleville sans problème.

Si vous avez un problème, madame le maire sera ravie de vous recevoir.

_______________________________




    DEEP INSIDE MY HEART;
    a simple,real, true love.
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MessageSujet: Re: Lisbeth Ω No more tears, my heart is dry I don't laugh and I don't cry    Aujourd'hui à 19:46

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Lisbeth Ω No more tears, my heart is dry I don't laugh and I don't cry

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