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 Mémoire instable

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MessageSujet: Mémoire instable    Mar 19 Fév - 22:00




Mémoire instable

CONNOR STOKER & NOELIE J. WOODWARD
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Il fut un temps, la ville de Taileville était l'une des villes les plus paisibles du Connecticut, mais ça c'était avant. Comme vous pouvez vous en douter les choses changent et ce même aux alentours des bourgades les plus paisibles du pays. Le changement aussi profond soit-il, peut parfois avoir des résultats positifs, mais parfois tout s'envenime et rien ne fonctionne comme on aurait pu le prévoir. Le changement s'immisce à l'intérieur de nous, il affect irrémédiablement nos vies, ce que nous sommes. Il arrive aussi qu’il nous permettes de redevenir ce que nous étions par le passé, il peut nous rendre ce que nous avons perdu en route, un souvenir, des images, une vie entière...
Les événements sont des facteurs de bouleversement et les personnes sont-elles même des facteurs de changement. L'arrivée de nouveaux habitants, au sein de la charmante bourgade, avaient effectivement provoqué quelques changements au sein des habitants. Anodin comme le cambriolage survenue dans la propriété de Madame le Maire, acte délictueux commis par Chandler Banister qui par la suite à fuit la ville. Mais parfois les faits sont moins anodins, comme la découverte d'un corps dans la vieille usine située dans les bois. Un inconnu sans papier, sans attache, sans identité. L'inconnu ainsi nommé n'avait que sur lui des vêtements semblant sortir d'un autre temps. Le malheureux portait aussi des traces de morsures et l'un de ses membres avait été arraché. C'est à partir de ce moment, que Connor Stoker a senti monté en lui un intérêt soudain pour la ville dans laquelle il vivait dans l'anonymat la plus totale depuis des années.

Fils d'une vieille fortune, l'homme à la carrure imposante, vivait jusqu'alors reclus dans son manoir, près du cimetière dans les bois. La vie de Connor était d'une insipidité déconcertante, la comparaison avec une vie monastique était même toute trouvée. Connor vivait seul derrière les vieux murs de son manoir grinçant. Il n'avait que peu d'activité en ces lieux. Il parcourait ainsi sans grande conviction, les nombreuses pièces du manoir familial, entretenait ses roses rouges qu'il aimait tant et terminait sa journée par une bonne lecture au coin du feu. Tout semblait minimal chez lui, ses sorties, son allocution, ses distractions... Sa vue n’avait d’intérêt ni pour lui, ni pour les habitants de Taleville qui pour la plupart ignoraient même jusqu'à son prénom. D'autres jouaient les mauvaises langues et le faisait passer pour un marginal vivant à l'écart de la société. Jusqu'alors Connor s'en moquait éperdument, mais ça c'était avant tous les profonds changements qui ont ébranlé la tranquillité de Taileville.

Ces derniers temps Stoker pensait a beaucoup de choses, reprendre sa vie en main, allé de l'avant, offrir à son existence une réelle importance. Mais plus encore, il y a aussi et surtout les cauchemars à répétition. Encore et toujours la même chose. Connor se voyait parcourir de nuit, une pleine enneigée surplombant un château niché dans les montagnes. Le vent soufflait toujours aussi fort, portant d'abord un son presque inaudible qui se transformait peu à peu en parole. L'écho de moins en moins fort se transformait, les mots de plus en plus clairs, laissés deviner que l'interlocuteur se rapprochait de plus en plus de Connor. Et au même moment, des gouttes de sang pourfendent la blancheur du manteau neigeux pour venir mourir au sol et grossir une tâche pourpre. Et c'est encore et toujours cette même silhouette « capuchée » qui par surprise enfonce un bout de bois dans la poitrine de Connor qui se réveille comme toujours en sueur dans son grand lit froid.

Avant ces manifestations oniriques étaient plus ou moins espacées, mais désormais les cauchemars survenaient à chaque nuit, à chaque fois que Connor osait fermer un œil. La nuit était devenue une sorte d'angoisse pour l'homme qui ne dormait plus que le jour, du moins durant quelque heure après avoir pris l'air.
Il occupait ses nuits comme il pouvait, dernièrement il s'était lancé dans plusieurs enquêtes sur la ville, intrigué par tout ce qui s'y était passé. Il lisait avec intérêt tous les articles du journal, il lui arrivait même d'en conserver quelque un. Cette nouvelle lubie lui prenait ses nuits, mais il lui arrivait néanmoins de s'endormir laissant ses vieux démons l'assaillirent.

Mais s'en était trop, il lui fallait trouver une solution. Appeler Regina ? Connor réprima cette idée, il ne voulait pas paraitre faible aux yeux de madame le Maire. Il avait beau l'apprécier, voir plus, il ne voulait néanmoins pas laisser paraître une quelconque faiblesse, il voulait encore moins qu'elle ne le prenne pour un fou et qu'elle s'éloigne. Car oui, Connor Stoker aussi mystérieux soit-il, en pinçait pour madame le Maire et ça, ça n'avait surement pas échappé au « Loup » de Taileville qui avait brièvement évoqué dans une des rubriques du journal, une éventuelle liaison entre madame le maire et monsieur Stoker.
Alors, qui appeler ? Connor n'avait aucun ami, aucun confident, personne susceptible de se soucier de lui. Devait-il pour autant rester ainsi, privé de ses nuits de sommeil ? Il savait qu'il avait besoin d'aide et l'hôpital semblait être le meilleur endroit où trouvé une solution à ses problèmes.




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MessageSujet: Re: Mémoire instable    Mar 12 Mar - 17:46

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]La vie pouvait paraitre un cauchemar. Mais pour ma part, elle ne l’était pas… Enfin, je dirais qu’elle ne l’était plus depuis le jour où j’avais pris conscience que c’était moi –et moi seule – qui avait en mains les meilleures cartes à jouer. Depuis ce moment, la roue avait changé de sens. A présent, elle tournait en ma faveur. J’étais comblée, totalement satisfaisante ce qu’il en était. J’avais eu Spencer. Spencer avait trompé sa belle Jude. Et Jude… Elle devait être effondrée. Jude n’était pas ma cible. Elle était juste un dommage collatéral pour atteindre mon but, soit de faire souffrir Spencer, de faire surgir la bête sauvage qui dormait à l’intérieur de Spencer. J’aimais ça. J'aimais la bête qui demeurait secrètement en Spencer. Elle m'excitait, et je refusais que Jude la fasse disparaitre avec ses effets de belle princesse blonde. C’était tellement jouissif de voir Spencer dans un état second, qu’un sourire s’était louvé dans le coin de mes lèvres depuis ce jour de victoire. Je m’en fichais bien de toutes les conséquences. Ce qui m’importait était l’état de Spencer actuellement. Et la cerise sur le gâteau n’était qu’autre le « break » entre Spencer et Jude. Je n’avais pas prévu un tel évènement dans mes plans, mais quand je l’entendis, je ne pouvais nier que ça me faisait encore plus plaisir.

Désormais, Spencer était perdu. J’en étais certaine.

Aujourd’hui était un jour ordinaire. Mon quotidien avait repris son cours normal depuis ce qui s’était passé avec Spencer. J’étais heureuse, satisfaisante et ça pouvait se lire sur mon visage. Mes collègues infirmières avaient peut être fait le lien, et connaissant mon caractère, elles avaient préféré ignorer cette soudaine bonne humeur. Personne ne m’avait adressé la parole depuis que j’avais pris mes services, ce matin. La plupart m’évitait, et j’entendais à certains moments des murmures dès que je passais dans les couloirs. Je m’en fichais bien. C’étaient eux les débiles… Moi j’avais juste atteint un de mes buts, ce qui n’était certainement pas le cas de la plupart des employés de l’hôpital. Je pouvais être heureuse.
Je sortais d’une chambre d’une patiente qui avait eu besoin d’une piqûre, quand je percutais de plein fouet une masse osseuse masculine. Perdue dans ma joie de vivre, je n’avais pas vu l’inconnu.

« Pardon » dis-je, rapidement, en contournant le corps masculin que je venais de bousculer, sans relever mon regard. Ainsi, je ne remarquai pas que c’était un personnage on ne peut plus intéressant…

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Dernière édition par Noelie J. Woodward le Dim 24 Mar - 9:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mémoire instable    Mer 13 Mar - 15:54

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Certain pouvait se contenter de peu de chose pour être heureux…mais moi j’avais besoin de plus. Toute ma vie j’ai toujours eu besoin de plus, encore et toujours, tout dans la surenchère. Ais-je été heureux pour autant ? Non, probablement pas.
Me voilà aujourd’hui le centre des préoccupations, la cause étant mon nom sur le testament de ce pauvre Ronnie BANNISTER. Me voilà donc pourvu d’un siège au conseil municipal. Moi qui souhaité m’investir un peu plus au sein de la ville, me voilà servi. Je n’en attendais pas tant néanmoins. Comme quoi le destin peut parfois nous jouer de sacré tour. J’ai l’impression en tout cas qu’il prend un malin plaisir à se jouer de moi. Jamais au grand jamais, je n’aurai pu imaginer que ma vie changerait du tout au tout en si peu de temps. D’ailleurs peut-on le prévoir, peut-on aisément deviner qu’en un rien de temps le monde dans lequel nous vivions jusqu’alors peut s’évanouir et remettre en question le fondement même de notre vie.

Monsieur BANNISTER était une belle surprise, la gentillesse incarnée, bien que d’ordinaire je n’affectionne pas ce genre de personne. Lui faisait figure de petite exception. Nous nous rencontrions quelque fois non loin du cimetière pour marcher un peu. Nos conversations, en y repensant, étaient dérisoires, mais j’appréciais cet homme. Peut-être parce qu’il représentait un peu cette figure paternelle à laquelle je pouvais me rattacher.
Feux Oscar Stoker est mort depuis longtemps, mais a-t-il était vivant un jour dans mon cœur de pierre ? Non, jamais. Une raclure, une pauvre ordure de snobinard, un sale chien, un égoïste perverti par ce désir de toujours paraître bien sous tous rapport. Je n’ai que peu de souvenirs de mon père, mais ceux qui me reste me suffise amplement.

Mes cauchemars certes moins fréquents, n’en restaient pas moins présent. Plus d’une fois je mettais décider à en parler à Regina, l’une, si ce n’est la seule personne en qui j’ai réellement confiance. Mais à chaque fois je m’étais ravisé, j’avais peur, peur qu’elle me prenne pour un dingue, peur qu’elle ne me regarde plus comme avant. Cette femme c’était quelque chose et il serait mentir que de dire que son charme me laissait de marbre. Au fond de moi j’espérais naïvement qu’elle ne me regarde pas simplement comme le pauvre type qui vient à peine de sortir de sa tanière pour découvrir le monde.
Oui, Regina Mills ne me laissais pas de marbre et c’est bien pour elle (entre autre) que j’avais décidé de traiter ce problème de cauchemar au plus vite. Donc aujourd’hui, c’est sans grande conviction que je quitte ma demeure pour regagner le centre-ville. A l’hôpital je trouverai surement quelqu’un pour m’aider, j’imagine que ça fonctionne comme ça.

Mon périple dura une bonne heure avant je ne parvienne enfin à trouver l’hôpital. Serrant fort le pommeau de ma canne, me voilà hésitant à passer l’entrée. Je prends alors une grande respiration et entre le plus discrètement possible dans les locaux.
Beaucoup me pointe du doigt depuis ma nomination, Spencer Weber le premier. J’ai suscité bien malgré moi un déchainement d’insulte. Tous me voient comme un étranger, un intrus occupant une place qui n’est pas la sienne. Je dois donc paraître irréprochable, car on m’attend au tournant et ma première épreuve, l’organisation du marché et loin d’être chose aisée. J’espère régler tous mes problèmes et vite.
J’entre enfin dans l’hôpital. J’avance à l’aide de ma canne. Les lieux ne me sont pas inconnus, mais je n’ai pas le temps pour les souvenirs, je dois trouver quelqu’un, mais qui ? C’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin et on ne peut pas dire que le personnel à l’accueil soit très conciliant. Encore une fois on me regarde de la tête aux pieds. Peut-être qu’à l’avenir je devrais porter un écriteau sur mon front avec écrit « je vis ici, je ne suis pas un étranger ». L’idée me fit bien rire, mais ça n’est pas ça qui va m’aider à trouver la personne que je cherche. Aller autant faire les choses soit même. Je quitte alors l’accueil et voyage en parfait inconnu dans les couloirs blancs et aseptisés. C’est alors que je percute quelqu’un que je n’ai pu éviter.

« Pardon »

« Non, non c’est moi qui suis désolé, j’aurai dû regarder devant moi. »

C’était une jeune femme que jamais je n’avais encore rencontré, comme la plupart des habitants. Elle ne releva pas son regard et s’apprêtait à s’éloigner, je saisis alors ma chance

« Excusez-moi. Je tourne en rond depuis dix minutes. Personne n’est en mesure de me renseigner vous pourriez m’aider ? Je cherche un psychothérapeute, ou quelqu’un qui s’en rapproche. »


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MessageSujet: Re: Mémoire instable    Ven 15 Mar - 9:51

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]« Non, non c’est moi qui suis désolé, j’aurai dû regarder devant moi. » bredouilla l’inconnu que je venais de percuter. Je ne bronchai pas, préférant passer outre et surtout finir mes quelques piqûres qui me restaient. Cependant, l’inconnu n’en avait pas décidé comme ça. Et il reprit la parole, ce qui fit arrêter ma marche. « Excusez-moi. Je tourne en rond depuis dix minutes. Personne n’est en mesure de me renseigner vous pourriez m’aider ? Je cherche un psychothérapeute, ou quelqu’un qui s’en rapproche. » me raconta-t-il. Je me mis à soupirer, levant légèrement au ciel, me demandant qu’avais-je fait pour avoir attrapé… un boulet. Finalement, je décidais de me retourner, afin de faire face à mon inconnu. Je lui adressai alors un sourire de courtoisie, et revint sur mes pas. « Normalement, l’accueil aurait dû vous aider… Ce sont juste des bandes d’incapables, j’ai l’impression. » marmonnai-je, mécontente de l’incompétence de cet hôpital. « Et ça ne fait rien pour la bousculade. » rajoutai-je, en me souvenant de ses premières paroles. Tout en parlant, je m’amusais à le dévisager (sans discrétion) de la tête aux pieds, puis des pieds à la tête. Mon sourire s’élargit, reconnaissant bien évidemment Stoker, soit le gars qui venait de rentrer dans le Conseil municipal, à cause d’un certain testament. Vive les ragots entre les vieux, ou les petites infirmières niaises. « Donc, vous cherchez de l’aide ? Un psychothérapeute ? » demandai-je, pour en être certaine. « C’est votre jour de chance, Monsieur. Car je peux peut être vous aider… » répondis-je, avec un sourire en coin, finalement satisfaite de ma rencontre imprévue.

Je n’étais qu’une infirmière en psychiatrie, et la psychiatrie et la psychologie étaient assez différents, j’en convenais. Mais, comment refuser après tout ? C’était la parfaite excuse pour en savoir un peu plus sur cet homme, ce qui pourrait plaire à Spencer, ce dernier devant « adorer » la fameuse nouvelle à propos de Stoker. En plus, j’avais quand même quelques notions dans la psychologie, donc ça pourrait certainement m’aider. Tout ce que je voulais, c’était d’en apprendre un peu plus sur lui (curiosité certes), de le rapporter à Spencer. Ainsi, Stoker allait encore en baver (ce que j'adorais), et moi, je serais encore satisfaisante de mon coup. A présent, il fallait que ça marchait. Souriante, je me mis à réfléchir à mon plan.

« Venez, allons dans un endroit un peu plus tranquille… » dis-je, en reprenant ma marche. Il me suivit, sur mes talons. On déambula dans les couloirs, esquivant les autres employés et patients. On resta silencieux, et ce fut à ce moment là que je remarquai qu’il avait l’air d’être assez soucieux. Quel était son souci ? Quelques minutes plus tard, on arriva devant une porte. Ce n’était pas spécialement mon bureau, mais je savais que personne n’allait venir par ici… Comme ça, on allait pouvoir être tranquille pendant un certain moment. Je pris une clé dans ma poche, la fis rentrer dans la serrure. Après deux tours, la porte fut déverrouillée et je l’ouvris. « Entrez, et asseyez vous. Mettez vous à votre aise… » lui dis-je, en le laissant rentrer en premier. Je le suivis, et refermai la porte ensuite.

Détachant mes cheveux - je les attachais uniquement quand je voyais mes patients - je pris place dans un fauteuil, attendant que mon « patient » en fasse autant.


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MessageSujet: Re: Mémoire instable    Ven 15 Mar - 17:57

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« Excusez-moi. Je tourne en rond depuis dix minutes. Personne n’est en mesure de me renseigner vous pourriez m’aider ? Je cherche un psychothérapeute, ou quelqu’un qui s’en rapproche. »

« Normalement, l’accueil aurait dû vous aider… Ce sont juste des bandes d’incapables, j’ai l’impression. »

La jeune femme avait marmonné ses paroles, mais j’avais parfaitement saisis le fond de sa pensée. Elle n’avait surement pas tort et j’en avais eu la preuve par moi-même. Le manque relatif d’attention à mon égard lorsque je m’étais adressé à l’accueil afin d’avoir un renseignement, m’avait je l’avoue laisser de glace. La vive incompétence de certains était ainsi apparut au grand jour. Encore une chose qu’il faudrait changer à l’avenir. Dans ma tête je me promis alors d’en parler à Regina histoire d’avoir quelque chose de constructif à dire lors du prochain conseil.

La jeune demoiselle que j’avais percuté quelques secondes auparavant me regardait à présent, dévisagea sans discrétion serait le terme le plus approprié. Légèrement mal à l’aise d’être autant observé je me contentais alors, pour dissiper mon trouble, de sourire légèrement, bien qu’en règle générale je n’apprécié sourire sans raison. Mais que voulez-vous, étant à présent un personnage publique, il me fallait prendre sur moi afin de faire quelques efforts.
Tiens, comme c’est étrange, la jeune femme souriait à son tour. Ca n’était pas un sourire polie, ni le genre de sourire que l’on adresse à quelqu’un pour le mettre à l’aise. Ce franc sourire laissait entrevoir ce qui pouvait s’apparenter à de la satisfaction. Intriguais, je ne répondis rien et me contenta simplement d’écouter ce que la jeune femme s’apprêtait à me dire.

« Donc, vous cherchez de l’aide ? Un psychothérapeute ? »

« Oui comme je viens de vous le dire. » dis-je le plus aimablement du monde.

Jusqu’à présent je n’avais jamais eu besoin d’aide, à vrai dire je crois n’avoir jamais eu de réels problèmes jusqu’alors. Peut-être que cette visite à l’hôpital n’était pas une si bonne idée, après tout ce n’était que de vulgaires cauchemars. Certes ils se répètent sans cesse sans que je ne parvienne à décrypter leur sens, mais est-ce si grave ? Pourquoi fallait-il qu’à chaque problème se posant à moi, je ne sois jamais en mesure de trouver une solution ?

« C’est votre jour de chance, Monsieur. Car je peux peut être vous aider… »

Ce fut à mon tour de l’observer de la tête aux pieds. J’étais intrigué car cette « charmante » demoiselle n’avait pas l’allure d’un médecin. A vrai dire j’aurai parié sur une simple infirmière au vue de la blouse et non sur une spécialiste en psychiatrie. Le sentiment qui m’assaillit à présent, ne présageait rien de bon. Je ne savais l’expliquer, mais il y avait chez cette jeune femme quelque chose de déplaisant. Etait-elle une peste invétérée. Oui probablement et il ne fallait pas être un géni pour le deviner. Néanmoins cela ne me dérangeai pas le moins du monde. Contrairement à beaucoup de personne, je savais apprécier à leur juste valeur les caractères bien trempés.
Je repris alors la parole en arborant un air hautain histoire de lui rendre l’appareil.

« Vous ? M’aider ? Vous êtes psy ? Ne le prenez pas mal mais vous avez l’air plutôt jeune pour exercer une telle spécialité?

Elle ne fit rien de ma remarque acerbe et se contenta de répondre

« Venez, allons dans un endroit un peu plus tranquille… »

Elle reprit sa marche. A priori les attentions de la jeune femme ne semblaient pas claires. Je ne crois pas qu’elle allait m’aider à trouver quelqu’un pour résoudre mes problèmes. Par ailleurs voulait-elle vraiment m’aider ? Aucune réponse ne me vint à l’esprit je me sentis alors obliger de la suivre.
La démarche claudicante comme toujours, je me déplaçais moins vite que la jeune femme. J’avoue que par moment, si je le pouvais, je me passerai bien de ma chère canne. Nous marchâmes ainsi dans les couloirs, sous les regards des patients avançant à contre sens et des membres du personnel vraisemblablement surprit de me voir en ces lieux.
Je n’étais pas fier d’être ici, l’odeur aseptisée m’était de plus en plus désagréable. Toute cette pâleur, tout ce blanc…les hôpitaux ne sont définitivement pas des lieux pour moi.

Après quelques minutes de déambulation, la jeune femme me mena enfin à destination. Elle sortit une clé qu’elle inséra dans la serrure qui se déverrouilla instantanément. Une fois la porte ouverte la jeune femme attendit que je pénètre à l’intérieur de la pièce pour refermer l’imposante porte. L’endroit ne ressemblait pas à l’idée que je me faisais du bureau d’un psy, mais était-ce un bureau ? Oui probablement vu le mobilier. Etait-ce celui de cette femme ? Non, sauf bien-sûr si elle s’appelle Gabriel Hunter ce qui n’était bien sûr pas le cas.
Par politesse je ne lui avais pas demandé son nom, mais fin observateur que j’étais, j’avais vu le badge. Je savais donc que j’avais affaire à mademoiselle Noelie WOODWARD.

« Asseyez-vous. Mettez-vous à votre aise… » me dit-elle en s’approchant.

Elle détacha ainsi ses cheveux ce qui me surprit, puis elle passa derrière le bureau et s’assit dans le fauteuil à roulette. J’en fis de même en posant ma canne sur le côté.

« Je suppose que je n’ai pas besoin de me présenter mademoiselle WOODWARD. »

Elle parut surprise que je mentionne son nom.

« C’est écrit sur votre badge, dis-je comme si je devais me justifier d’être bon observateur. Je n’ai pas l’habitude de faire ça. Je n’ai jamais vraiment eu besoin d’être aidé. A vrai dire je crois n’avoir jamais eu de réels problèmes. »

J’étais sur mes gardes certes, mais je ne voulais pas trop en dire tout de suite. Quand on a un bon jeu de cartes, il est fort dommage de mal l’utiliser…


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MessageSujet: Re: Mémoire instable    Dim 24 Mar - 10:22

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Mon aide. Je venais de lui proposer mon aide. Mais, il me dévisagea de la tête aux pieds, à son tour. A priori, il ne me croyait pas. Certainement à cause de mon jeune âge, ou de ma blouse, trahissant mon statut dans cet hôpital. J’étais juste une infirmière certes, mais j’étais dans la psychiatrie et je possédais quelques notions en psychologie. Alors pourquoi se permettait-il de me dévisager tout en pensant que j’étais une incompétente ? « Vous ? M’aider ? Vous êtes psy ? Ne le prenez pas mal mais vous avez l’air plutôt jeune pour exercer une telle spécialité ? » me dit-il. Ainsi, comme ça, c’était vrai. Il pensait bien que j’étais trop jeune. Je lui adressai un sourire aimable. Si je lui proposais, c’était que je pouvais l’aider. Après, on s’en fout des détails. « Je peux vous aider, un point c’est tout, Monsieur. » lui répondis-je, avant de quitter le couloir pour aller ailleurs. Etant donné qu’il doutait fortement de moi, j’étais presque sure qu’il pensait que j’avais des intentions pas claires. Je m’en fichais bien. Il verra qu’il avait tord plus tard.

Quelques minutes plus tard, on se retrouva devant une porte. Je l’ouvris et on pénétra dans la pièce. J’avais toujours cette petite clé, depuis que j’avais couché avec le propriétaire du bureau. Depuis, il était obligé de me donner un double de ses clés, sauf s’il voulait que sa carrière se finisse d’un coup. Je renfermai ensuite la porte une fois que mon patient fut à l’intérieur de la pièce. Je pris place dans le fauteuil, derrière le bureau. Quant à mon patient, il s’assit en face de moi. Il prit alors la parole.« Je suppose que j’ai pas besoin de me présenter Mademoiselle Woodward ». Je hochai la tête. Il était vrai que je connaissais son identité. Comment faire autrement depuis que le journal l’avait cité ? Il venait quand même de faire la une du journal de Taleville. Il n’était plus un « inconnu ». Cependant, je fus surprise quand il nomma mon nom de famille. Comment pouvait-il le savoir ? « C’est écrit sur votre badge. » répondit-il à mon air interrogatif. Je redevins alors normale, me trouvant pendant trois secondes idiote. J’avais zappé cette carte, accrochée sur la poche de ma blouse. Erreur due à la routine. « Je n’ai pas l’habitude de faire ça. Je n’ai jamais vraiment eu besoin d’être aidé. A vrai dire, je crois n’avoir jamais eu de réels problèmes. » rajouta-t-il. Je le regardai, calmement. Il semblait mal à l’aise. Pourquoi ? Avais-je une mauvaise tête ?

« Monsieur Stoker, on a tous besoin d’aide un moment ou un autre. Et c’est loin d’être un problème… » lui répondis-je, en croisant mes doigts. J’étais calme. Je voulais en savoir un peu plus sur lui, et surtout, il fallait qu’il se sente à l’aise, en confiance. Sinon, je n’aurais aucune information sur lui. « Vous savez quand même qu’on est lié par le secret professionnel hein ? Donc, mettez vous à l’aise. Je ne suis là que pour vous aider. Vous écouter. » rajoutais-je, toujours sur le même ton, niant le mensonge que je venais de commettre. « Ce n’est pas parce qu’on n’a jamais eu de problèmes pendant un long moment, qu’on n’en aura jamais. » finis-je par dire, en le regardant dans les yeux, avec un sourire aimable.

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MessageSujet: Re: Mémoire instable    Lun 25 Mar - 12:29

Mensonge, Mensonge...
DE: NUMÉRO INCONNU.

Toi, psychiatre ? Oh, cher Noelie, j'espère que tu sais ce que tu fais... .
LE LOUP.
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MessageSujet: Re: Mémoire instable    Mer 27 Mar - 10:40

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Une fois installé et après quelques échanges de politesse sommaires, je sentais que les choses sérieuses allaient commencées. Moi, qui d’ordinaire me sentait toujours en position de force face aux autres, je me trouvais à présent assit là, dans un petit bureau, face à une jeune fille résolument décidé à m’aider. Dans le fond mon instinct remettait en cause cette main tendue, mais parallèlement j’étais bien décidé à comprendre ce qui m’arrivait depuis quelques mois.
L’hypnose, la psychanalyse, je me sentais prêt à employer n’importe qu’elle méthode pour décrypter les mises en alerte de mon inconscient.

-Monsieur Stoker, on a tous besoin d’aide un moment ou un autre. Et c’est loin d’être un problème…

Le problème ne vient pas de là mademoiselle. La vérité c’est que j’ignore de qu’elle genre d’aide j’ai besoin.

La jeune femme croisa les doigts signe certain d’une assurance non feinte. Elle était d’un calme olympien contrairement à moi qui semblait de plus en plus mal à l’aise. J’ignorais de qu’elle façon commencer, ni quoi dire. J’avais beau me repasser le film de l’histoire dans ma tête, mais rien, aucun mot ne venait.
Visiblement conscience de mon mal-l’ être miss WOODWARD, toujours sur un ton sifflant de confiance, reprit la parole.

-Vous savez quand même qu’on est lié par le secret professionnel hein ? Donc, mettez vous à l’aise. Je ne suis là que pour vous aider. Vous écouter. Ce n’est pas parce qu’on n’a jamais eu de problèmes pendant un long moment, qu’on n’en aura jamais.

Son regard croisa le mien et par réflexe je tentais d’y lire quelque chose afin d’ébranler mon incertitude. Mais rien et ce malgré le sourire de la jeune femme. Néanmoins au vue de son attitude charmeuse, je pus en déduire très facilement qu’elle devait avoir auprès de la gente masculine, un franc succès.
Essayait-elle de me charmer ? Pourquoi ? On ne tente pas de charmer quelqu’un qu’on veut aider en règle générale. Dans le fond peut-être que mes observations étaient erronées. Solidaire et insociable, la compagnie des autres ne fait pas partit de mon quotidien.
Avant de me lancer je pris une grande inspiration et ferma les yeux l’espace d’une seconde. Puis j’ouvris les paupières et fixa mon regard sur le pommeau en argent de ma canne, les mots sortirent naturellement, sans que je ne m’en rende vraiment compte

-Depuis quelque mois…il m’arrive des choses que je ne parviens à expliquer.

J’ai marquais à présent une pause comme pour m’assurer de l’attention de mon interlocutrice, puis après avoir avalé bruyamment ma salive je repris mon récit.

-La nuit, quand je m’endors je fais encore et toujours le même rêve. Il fait nuit, une nuit froide et sombre, je lève les yeux au ciel et je n’y vois pas l’ombre d’une étoile, tout est si sombre. Le sol est recouvert d’un épais manteau neigeux. Puis je vois une brume qui épouse les ténèbres et qui s’approche de moi. Elle engouffre tout sur son passage, rien ne semble pouvoir l’arrêter. Et puis je vois perché sur les hauteurs, un château qui surplombe tout le paysage.

La jeune femme n’en perdrait pas une miette, elle prenait en note chacune de mes paroles. Peu à peu je me détendais et je compris alors à quel point cela m’alléger de parler de tout ça, bien qu’au début j’étais septique quant à la démarche à adopter. Je repris alors mon récit.

-Puis j'entends des voix, elles répètent encore et toujours la même chose, que je suis un monstre, un réprouvé, un rejeté, une personne à craindre et à plaindre. Alors je continue d’avancer dans la neige, mais les voix persistent et deviennent de plus en plus fortes. Elles se rapprochent et hurlent que la souffrance qui m’entoure fait de moi un être malheureux.

Plus j’avançais dans mon récit et plus je faiblissais, je peinais même à me reconnaître. J’étais loin d’imaginer que le fait de raconter mon récit me pomperai autant d’énergie.

-Les voix continuent et je vois des gouttes de sang perlaient au sol. Puis je me retourne et je ne peux éviter le coup qui s'abat sur moi. Une silhouette "capuchée" m'enfonce un morceau de bois en plein cœur et plus rien, je me réveille encore et toujours. Le plus étrange c’est que jamais ce foutu cauchemar n’évolue, c’est toujours la même chose. Qu’est-ce qu’il faut comprendre ? J’ai lu des dizaines d’ouvrages sur la symbolique des rêves et rien je n’ai rien trouvé. Et il y a ce Spencer Weber et tout un tas d’autres personnes qui n’attendent qu’une chose. Prouver aux yeux de tous que je ne mérite pas ce poste.

Une légère vibration se fit entendre, je sentis alors une légère vibration, émanant du mobile posait sur le bureau de marbre. La jeune femme prit son portable et riva son attention sur l’écran

-Un problème ?





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